Sans-Seiya


 
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 Une chasse qui tourne court.

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Natassja
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20/06/2011

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MessageSujet: Une chasse qui tourne court.    Lun 27 Juin - 9:21

Dans les forêts asgardienne, il y avait une petite bicoque appuyée contre un arbre, une sorte de petite chaumière de bois un peu petite mais très confortable dans laquelle la jeune Natassja avait échoué... Après son départ de l'Ile d'Andromède, après la perte de celui qu'elle aimait de tout son coeur, le chevalier d'Andromède avait erré, allant là où la justice menait ses pas et si possible le plus loin possible du sanctuaire.

Un jour, elle s'était retrouvée sur les terres gelées d'Asgard, le vent glacé avait parcourut son corps, caressant son visage, emplissant ses poumons, sa longue natte blonde glissant de son épaule, chutant sur ses reins... En expirant, elle avait sentit le poids de la lassitude, la nécessité de se poser quelques temps à l'abri des regards, des préjugés... Il était temps.

Guidée par le destin ou le hasard, par les dieux ou simplement sa raison, elle s'était retrouvée dans une forêt, et dans cette forêt près d'un cours d'eau Natassja avait trouvé les décombres d'une vieille baraque abandonnée, à moitié en ruine. Un sourire était né sur ses lèvres rosées, elle qui aimait les défis, travailler à la sueur de son front rendrait tout ceci habitable et décida de passer l'hiver ici et peut être même plus encore...

Ce matin là, Andromède s'était levée tôt, comme tout les matins d'ailleurs, elle n'était pas du genre à se laisser vivre et aimait à pourvoir elle même à ses besoins. A l'aube, sa silhouette avait quitté la demeure qu'elle occupait, une fronde à la ceinture, des projectiles dans sa besace. Depuis plusieurs mois à présent elle se tairait là, évitant soigneusement de rencontrer du monde, pourvoyant elle même à ses besoins par la chasse dans laquelle elle excellait et la pêche.
Féline sous sa cape de fourrure qui se parsemait de flocon, elle s'était enfoncée dans les bois, à l'affût du moindre bruissement.

Ce n'est qu'après plusieurs heures qu'elle trouva sa proie, un lièvre à la robe blanche qui gambadait joyeusement dans la neige, la chasseresse s'immobilisa, dégainant sa fronde, elle s'était accroupie derrière un tronc mort, coupant sa respiration, remerciant les dieux que le vent ne se lève pas. La première pierre vint se loger dans la pièce de cuir, l'arme tournoya au dessus de sa tête, et dans un mouvement sec la pierre vint frapper un rocher à quelques centimètres de sa cible. Immédiatement une grimace de mécontentement s'était affiché sur son doux visage, et tandis que le lièvre s'était élancé, la prédatrice avait suivi son exemple... Dans un enchainement de foulées lestes et rapides, Natassja avait poursuivit son prochain diner, passant les obstacles avec agilité, mais la neige au sol rendait sa chasse difficile, elle savait qu'elle ne pourrait pas l'avoir, mais si au moins elle parvenait à repérer son terrier...

Sautant par dessus un ruisseau, elle glissa sur une plaque gelée, prit appuie sur le tronc imposant qui gisait sur le sol, lorsqu'elle se retrouva de l'autre coté, à genoux dans la neige fraiche, le lièvre avait disparut... La jeune femme s'était mordue la lèvre, reprenant son souffle devenu court après sa longue course, mollement elle s'était laissée tomber sur le sol, le dos appuyé contre le tronc. Il lui faudrait à présent trouver une autre proie et si cette idée la faisait bouillir intérieurement, l'idée du défi qui l'attendait l'avait presque fait sourire.

« Tu as eut de la chance cette fois ci, mais la prochaine fois je t'aurais ! »

Son murmure laissa derrière lui le silence des lieux, quand tout à coup retentit au loin un cri.

« A moi ! A l'aide ! Au secoure ! »

La voix était celle d'un homme, un jeune homme, sans perdre de temps, la jeune blonde s'était élancée à sa rencontre, la forêt autours d'elle disparut subitement, laissant place à une vaste clairière dans laquelle coulait une cascade, l'eau semblait avoir gelé, une silhouette s'y débattait, oubliant toute idée, toute nécessité, tout danger, la jeune sainte s'était engagée, son cosmos rougeoyant recouvrant son corps, sa cape tomba sur le sol, tandis qu'elle posait le premier pied sur la glace, un sinistre craquement retentit et à son tour, elle passa au travers. La morsure du froid paralysa ses muscles l'espace d'une seconde, coupant son souffle net, mais la chaleur de son énergie flamboyante l'avait très rapidement réchauffé, en quelques brassés, elle arriva jusqu'à lui, un pauvre adolescent devenu soudainement pâle, les lèvres bleuis, il perdit connaissance. Rapidement, du moins autant qu'elle le pu, la blonde ramena la victime à terre, Athéna l'avait guidé jusqu'ici, une fois encore pour la bonne cause, pour la justice et la vie.
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Erik
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20/06/2011

MessageSujet: Re: Une chasse qui tourne court.    Jeu 7 Juil - 8:38

Après plusieurs heures de marche, seule les traces de pas dans la neige témoignaient du passage du jeune homme dans la forêt sombre, loin des sentiers battus, Erik s'était engagé dans les voies les plus tortueuses, jusqu'à gagner le coeur secret de cette terre de mystère. Heureusement pour lui, les flocons qui parvenaient à passer le couvert des pins étaient entrain de recouvrir ces marques indiscrètes, quoi que de toute façon, ils n'étaient que peu nombreux à venir par ici.

C'est dans la paix et le silence, qu'il avait voyagé, de temps à autre les notes de sa flûte répondaient aux chants des oiseaux, et malgré ceci, il ne parvenait pas à tromper son inquiétude, sa soeur était bien loin de lui et ce qu'elle faisait l'intriguait au plus haut point. A chaque pas son manque, ses craintes revenaient lui coller à la peau laissant derrière eux une désagréable sensation...

Quel dommage que tu ne sois pas à mes côtés ma douce Lénore, tu aurais tant apprécié ce petit tour en forêt.

Il soupira une nouvelle fois tandis qu'il parvenait à l'orée des bois, l'âme en peine, il écarta une branche de son chemin, lorsqu'il se stoppa net, parcourant d'un oeil avertit la scène qui se déroulait à quelques mètres de là. Dans cette clairière enneigée coulait une cascade limpide résistant même aux plus rudes gelées, le lac dans lequel elle se déversait avait lui finit par se figer sous une mince couche givrée qui luisait sous les quelques rares rayons de soleil qui parvenaient à percer.

« Donne moi ça où je te fais la peau ! »

Un type un peu louche tenait dans sa main une dague serré contre la jugulaire d'un jeune homme qu'il avait empoigné, quelque chose vola dans les aires, avant de percuter la surface gelée et de glisser un peu plus loin encore du bord.

« Imbécile ! »

L'homme armé avait rejeté sa victime au sol avant de s'élancer vers l'étendue de glace, l'autre, ne tarda pas à se relever et à son tour il se mit à courir... Erik lui n'avait pas bougé, seul un sourire moqueur était apparut sur son fin visage, la politique de la Famille était et avait toujours été de ne pas se mêler des affaires des autres, que ces deux inconscients mettent leur vie péril ne le regardait donc en rien, ce n'était pas lui qui allait les interrompre, pas même pour sauver une vie.
L'homme armé s'était à présent engagé sur la glace, mais son adversaire bien plus svelte et léger avait fait de même et quelques grandes enjambées plus tard, il l'avait rattrapé pour mieux par la suite le dépasser. Tout c'était par la suite passé très vite, le baraqué avait plongé au sol attrapant les jambes de son concurrent qui s'écrasa sur le lac dans un craquement sinistre.

L'espace d'une seconde, un silence pesant avait écrasé la scène, les deux hommes s'étaient figés, sans doute mesuraient ils le coût/avantage qu'ils retireraient à continuer leur affrontement sur un terrain aussi instable... Lequel des deux oserait récupérer l'objet tant convoité et ce visiblement au péril de sa propre vie; puisque déjà s'était creusé dans l'étendue miroitante un épais sillon...

Ni une ni deux, le poursuivant qui avait jeté à terre son adversaire s'était relevé, la chose qui trainait sur la glace ne devait pas avoir tant de valeur que cela, puisque déjà il faisait demi tour, laissant son concurrent en proie à un dilemme beaucoup plus inextricable. Il était amusant et tout à la fois tragique de voir comment les hommes pouvaient s'attacher à des choses sans importances, des objets qui creuseraient leur tombes et qui malheureusement pour eux les laisseraient sur le seuil de celles ci. Et tandis que le plus couard des deux mais à la fois le plus raisonnable s'en était allé au pas de courses sur le sentier enneigé, le jeune homme lui gisait encore sur la glace avec l'espoir secret de pouvoir encore récupérer ce qui malheureusement pour lui ne l'était déjà plus.

Il esquissa un mouvement, un seul, et le sillon devint une crevasse qui céda sous son poids, même si à vrai dire le jeune homme n'était pas bien épais, un claquement et il fut accueillit dans les eaux mordantes qui l'avalèrent instantanément.

Quel destin tragique les dieux t'ont choisi mon ami... Quel dommage qu'il n'y ai personne pour te prêter main forte...

Les épaules d'Erik s'étaient haussé, écartant un pan de sa cape, il avait sorti sa flûte, bien décidé à jouer une ode à la gloire de cet imbécile qui avait cru pouvoir échapper au bon vouloir des esprits de la forêt. Et tandis qu'il avait fermé les yeux et porté l'instrument à ses lèvres, la voix torturée du malheureux émergea parmi les flôts. Peut être Erik l'avait il enterré, ou plutôt noyé trop vite, mais ce n'était qu'une question de seconde... Oui, dans une poignée de seconde le cadavre de ce pauvre être flotterait à la surface du lac, bleuis et boursoufflé. Une moue de mécontentement s'était affiché sur les traits mélancolique de l'asgardien, ce lac n'avait pas mérité cela, aussi, lentement et sans bruit, il était sortit de sa cachette afin le moment venu de jouer les fossoyeurs... Au même instant, un bruissement furtif et rapide attira son attention, tandis qu'une belle blonde auréolée d'une flamboyante énergie rougeyante sortit des bois à plusieurs mètres de lui, bien décidée elle a intervenir.

D'un regard l'asgardien avait détaillé cette créature providentielle, un sourire plus grand s'était affiché sur son visage, tandis qu'avec douceur et nonchalance, il porta à ses lèvres sa flute et entonna une mélodie discrète, rien de tel pour ponctuer un sauvetage tragique qu'un petit air... Et pendant que la blonde salvatrice se jetait corps et âme dans l'eau, Erik vit dans cette rencontre bien plus qu'un simple hasard.
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Natassja
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MessageSujet: Re: Une chasse qui tourne court.    Ven 8 Juil - 21:52

Natassja faisait à présent ses premiers pas dans l'eau gelée, son regard perçant fixait, décidé, le pauvre homme qui arrivait difficilement à maintenir sa tête hors de l'eau tant celle ci était mordante. D'ailleurs, elle aussi l'avait ressentit, la morsure glacée qui avait coupé l'espace d'un instant sa respiration, qui avait ankylosé ses membres, tétanisé ses muscles.

L'espace d'une seconde, elle avait revu cette épreuve qui avait fait d'elle le chevalier d'Andromède, mais Natassja n'était pas femme à se morfondre et sans plus attendre, elle chassa cette idée morbide de son esprit, rien ne comptait, rien hormis la vie de ce pauvre type qui allait vers une mort certaine... Si au moins elle pouvait parvenir à éviter cette tragédie, son statut de chevalier et les efforts qu'elle avait fait pour le devenir n'étaient pas vain.

L'eau à présent était bien trop profonde pour qu'elle ne puisse continuer sa marche aussi, Natassja s'était mise à nager jusqu'à sa cible, enfin, elle étira son bras dans la direction du corps qui se débattait en vain, perdant peu à peu vie et parvint à saisir son poignet, puis son bras, jusqu'à enfin blottir contre elle l'être inanimé.

Il lui fallut malheureusement plus de temps pour faire le chemin en sens inverse, le froid bien qu'elle fut protéger par sa cosmos énergie parvenait à atteindre ses muscles, et le corps gelé jusqu'à l'os du jeune homme était un poids mort qui ralentissait un peu plus ses mouvements. Heureusement la rive ne fut bientôt qu'à quelques mètres, puis qu'à quelques centimètres et enfin, elle posa un pied sur le sol enneigé, trainant tant bien que mal la malheureuse victime inanimée.

Il ne semblait plus y avoir d'espoir, à présent qu'elle était penchée au dessus du corps inconscient, tentant en vain d'insuffler de nouveau de souffle de vie qu'il avait abandonné dans le lac asgardien, Natassja comprit qu'il était trop tard, que le froid avait eut raison de cet être, qu'il était parvenu à éteindre son cœur, figer son sang dans ses veines...
La belle tombée à genoux, ramena alors le corps inconscient contre sa poitrine, la mort était pour elle une chose tellement injuste, tellement lâche que bientôt la rage remplaça la déception.

« Qu'attends tu pour te relever ! Ne donnes pas raisons à ceux qui t'ont poussé vers ta fin ! Bats toi ! »

Elle asséna une violente gifle sur la joue de l'homme, mais rien ne se produisit. Dans ses veines coulait à présent un flot de colère et de rage, flot qui coula jusqu'à son cosmos rougeoyant dont l'écarlate s'intensifia davantage à mesure que les secondes s'écoulaient.

« Tu n'as pas le droit de mourir ! Pas ainsi ! Il y a tant d'être qui sont mort pour une cause juste que tu ne peux pas abandonner devant un tel obstacle, qui que tu sois ! »

Peu à peu autours d'elle la neige s'était mise à fondre sous la chaleur que véhiculait la cosmos énergie, son regard d'azur s'était assombrie, tandis que son éteinte résignée commençait à se détendre. Le temps semblait s'être arrêté sur cet instant étrangé, tellement étrange qu'elle se mit à entendre une mélodie, d'abord timide qui semblait s'intensifier, s'approcher, un peu comme la mort qui jusque là rodait avant de se décider enfin à fondre sur sa proie.

L'image lui glaça le sang, la belle blonde ferma les yeux et serra les poings, le visage de celui qu'elle aimait lui revint en mémoire apportant avec lui un déchirement violent, comme un coup de poignard dans le cœur.

« Tu n'as pas le droit ! »

L'énergie autours d'elle éclata soudainement tandis que dans ses bras s'était mis à frémir celui qu'elle croyait avoir perdu. Le frémissement d'un muscle, puis une grande bouffée d'air qui s'engouffre dans des poumons restés vides peut être pendant trop longtemps. L'euphorie de l'instant l'avait fait sourire, d'un sourire éclatant qu'elle pensait être la seule à connaître l'existence, mais lorsqu'elle releva les yeux, elle le vit. Lui le joueur de flûte.

Ses traits s'étaient assombris, tandis qu'elle le détailla d'un regard, elle ne pensait pas être en présence d'un spectateur et la chose la contrariait au plus au point, personne n'était censé savoir qui elle était ni où elle se trouvait.... Et puis si c'était bien de lui que venait cet air léger, cela voulais dire qu'il la guettait depuis un moment déjà et qu'il avait assisté sans bougé à la noyade d'un être humain.

« Tu ferais mieux d'aller te terrer joueur de flûte, tu n'aurais pas du quitter ta cachette, pas pour rester là sans rien faire d'autre que de te délecter de ce spectacle morbide ! »

Tranchant ses mots s'échappèrent de ses lèvres dont les dernières traces du froid qui l'avait atteinte disparaissaient enfin. Sa franchise ne lui permettait pas d'être complaisante surtout avec ce genre de type qui pire que d'être impuissant où tétanisé semblait se plaire à assister à ce genre d'accident... Ne pas porter secoure à une vie était sans doute pire que d'assener le coup de grâce.

Du plus profond de son cœur, le chevalier d'Andromède espéra qu'il disparaisse, son regard s'était reposé sur celui qu'elle tenait contre elle et dont les premiers signes de vies commençaient à se manifester, prudemment elle posa sa main sur la poitrine du noyé et mesura les battements de son cœur. Puis une sorte de curiosité l'avait fait relevé la tête, son regard avait plongé dans celui du joueur de flûte qui ne semblait pas avoir bougé, un rictus agacé apparut sur son visage. Qu'attendait il ainsi pour déguerpir ?


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Erik
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MessageSujet: Re: Une chasse qui tourne court.    Mar 12 Juil - 10:00

Il est vrai que dès les premiers instants, le joueur de flûte avait regarder cette étrange créature sortie de nul part se jeter sans plus de précaution, sans plus d'intérêt pour sa vie dans l'eau gelée du lac qui engloutissait par instant l'inconscient qui s'y était risqué... Et un rictus de loup s'était immédiatement affiché sur son visage.

-Une amoureuse transi peut être, ou une pauvre folle inconsciente...

Et c'est avec une certaine tendresse qu'il l'avait admiré les premiers instants, d'ailleurs, il esquissa presque un geste dans sa direction pour la retenir, mais le presque faisait toute la différence. Erik n'était pas de ceux qui tendent la main, bien trop sûr que ceux à qui il la tendait finirait par la lui mordre, aussi pour lui il ne comptait que son seigneur, sa famille, son clan et ceux ralliés à sa cause...
Mais alors qu'il pensait le destin de ces deux âmes innocentes scellées, une flamboyante énergie teintée de rouge et d'écarlates, aux nuances subtiles et splendides vint entourer la belle inconnue et son sourire presque narquois s'était lui aussi adoucie.

-Allons bon, il n'y a pas plus ici d'amoureuse que de folle... Et d'où que soit cet oiseau rare, nul doute qu'elle parviendra à tirer ce bougre de la tourmente dans laquelle il s'est lui même jeté.

Mais d'ou pouvait bien provenir cette créature, ses longs cheveux blonds lui glissaient sur les épaules, dévalaient son échine, un blond de la même teinte que celui de sa sœur, peut être même plus froid. Immédiatement, en fin observateur, le jeune homme avait remarqué ses yeux, d'un bleu d'azur et dans ceux ci la pointe d'obstination, de détermination. Son nez fin, ses traits graciles et son port de tête qui signifiait à lui seul son indépendance et son honneur.

-Oui, voilà un oiseau bien rare.

Ses doigts agiles caressaient déjà le bois de sa flûte laissant s'échapper sa mélodie dans sur les rives glacées, et même si l'air semblait lourd, presque funeste, il trahissait la curiosité que l'asgardien éprouvait envers la blonde salvatrice.
Dans son silence à lui, il avait détaillé à nouveau du regard chaque mouvement, chaque soubresaut qui animait ce corps qu'elle plongeait sans ménagement, et même si elle était protégée par sa flamboyante énergie, Erik n'était pas dupe sa barrière écarlate n'était pas sans faille, et aussi ténue fussent elles, le froid mordant y pénétrait sans ménagement, atteignant les muscles, les os au plus profond, sa cadence d'abord rapide s'était peu à peu ralentit, et pourtant elle ne renonçait pas.

-Alors c'est donc vrai, il existe toujours bel et bien des êtres dévoués à autrui, capable de perdre leur propre vie par pur amour de leur prochain...

Cette pensée le laissait béa, ne sachant trop s'il fallait louer ces personnes ou bien les plaindre. Toujours aux aguets, il assista à la progression, puis au retour sur la rive, difficile, long, périlleux. Et malgré tout, malgré cela, le visage de la belle ne trahissait rien de son effort, seule la détermination pleine, entière l'habitait, lui donnant cette force dont elle ne semblait pas disposer, elle qui paraissait trop frêle, trop menue.

-Et pourtant c'est dans les plus frêles fleurs que ce cachent souvent les plus grands poisons.

Immédiatement il pensa à sa sœur bien aimée et sa mélodie se fit plus triste, plus sombre... Le corps inanimé fut trainé sur plusieurs mètres avant qu'elle ne le dépose au sol, qu'elle s'agenouille patiemment près de lui, le berce dans ses bras mouillés, le tienne contre son sein avant de le bousculer, l'insulter.

L'étonnant spectacle ne pouvait qu'attirer le spectateur silencieux, et le fait qu'elle ne semblait pas avoir remarqué sa présence ne pouvait que le réjouir davantage, comme si la merveille du corps humain ne pouvait s'exprimer pleinement que loin des regards indiscrets. A pas de loup, il la rejoignit, du corps inanimé il n'avait guère intérêt, mais il s'était demandé à plusieurs reprises si tout ceci n'était pas qu'un mirage, qu'une illusion... Une utilisatrice de cosmos pouvait se révéler être un atout considérable, un appuie apprécié et plus qu'utile, et plus que cela encore, il fallait dire aussi que quelque part, elle le fascinait, par sa grâce, ce charisme qui la rendait agréable à regarder, à admirer, et par cette dignité qu'elle portait dans les muscles de sa nuque, dans la droiture de ses épaules et la ténacité de son regard. Plus encore, il se demandait d'où pouvait bien provenir cette soif de vie, ce refus de la mort même d'un simple inconnu, lui qui savait sentir les choses, apaiser les sens et ceux qui les éprouvent, pouvait percevoir la rage bouillonnante qui coulait dans ses veines et réchauffait son sang, or en homme avertit il savait qu'une telle chose pouvait se révéler utile pour approcher, saisir et parfois même rallier une âme à sa cause.

Et lorsqu'enfin la créature se tourna vers lui, plongeant son regard plus sombre dans le sien, un étrange frisson lui avait parcourut l'échine, ces deux pierres d'azur semblaient le transpercer, le haïr, le maudire presque. A cela, le joueur de flûte comme elle l'appelait s'était contenté de fermer les yeux avec délice, lui qui avait vécu si longtemps entre initiés aimait à sentir la véritable haine.

Puis à ses mots cinglants, il répondit par une profonde révérence, la vie de l'homme ne l'intéressait guère et déjà il sentait s'approcher un petit groupe du village voisin. Sa flûte avait cessé de jouer et regagna sa place, il était temps pour Erik le silencieux, Erik le discret d'entrer en piste.

« Qui parle ici de se délecter, je ne faisais qu'accompagner un sot trop hardi dans sa dernière demeure... Qu'il plaise aux dieux d'intervenir, je ne suis pas de ceux qui suivent leurs desseins et puis sans doute connaissaient ils mes intentions puisqu'ils t'ont envoyé toi sortir cet idiot des griffes de la mort. »

Sa voix avait résonné aussi clairement dans son esprit qu'elle ne l'eut fait dans les airs, et qu'importe que ce secret là soit dévoilé puisqu'il sentait les gens d'Asgard approcher. Entre les bras de la belle l'être s'était éveillé, Erik, lui avait disparut dans l'ombre des bois, certain que la jeune femme en ferait de même, voulant échapper aux regards inquisiteurs de la foule, et persuader que sa voix dans son esprit allait attiser sa curiosité. Quand bien même cela ne serait pas le cas, son instinct murmurait à son oreille qu'il ne devait pas s'en faire, que leur destin se croiserait de nouveau.

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Natassja
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MessageSujet: Re: Une chasse qui tourne court.    Mar 26 Juil - 5:42

Les mots qui lui parvinrent directement dans son esprit ne semblèrent pas le moins du monde la choquer, ni même l’interpellé. Peut être tout ceci était du au fait que dans sa vie de voyage, de périple, elle avait connu trop de choses étranges pour s’émouvoir au premier tour de passe-passe, à moins que cela ne soit à cause du regard qu’elle lui avait lancé et qui avait été happé, subjugué par cet être étrange, ce joueur de flûte comme sortit de nulle part.

C’est vrai qu’il était parfait dans le rôle qu’il se vantait de posséder, celui d’un être discret, observateur, audacieux venu uniquement pour poser sur cet instant tragique un regard qui disait que malgré l’anonymat de cette forêt sombre, il y avait un être, au moins un qui avait assisté à tout ceci et qui rappellerait aux dieux cette mort injuste qu’ils avaient eux même provoqués.

Un regard à la victime que Natassja tenait entre ses bras aux manches mouillées et l’être aussi furtivement qu’il s’était présenté à elle avait disparut dans la noirceur du bois. Serait il possible qu’il ne soit qu’une chimère, une illusion ? Son regard d’azur avisé se porta sur le sol recouvert de neige dans lequel des traces de pas fraiches demeuraient.

« Il n’y a pas plus là d’illusion que de magie ma fille ! » se lança t’elle moqueuse en pensant qu’elle avait imaginé l’espace d’un instant qu’il fut autre chose qu’il n’était, un être humain fait de sang et de chair.

Mais alors qu’elle reportait son intention sur le blessé, un bruit lointain l’interpella, le vent qui souffla ramena vers elle des relents de feu, des éclats de voix bien trop nombreux pour que le secret de son existence ne passe inaperçu. Profitant du vague qui berçait encore l’esprit du noyé, Andromède relâcha l’étreinte, déposant avec efficacité mais dans une certaine délicatesse la tête sur un tas de neige, quelques pas près du bassin pour ramasser sa cape, un long frisson glacé qui parcourut ses reins et l’anonyme exilée disparut à son tour dans les bois.

Malheureusement pour elle, avant que sa silhouette ne regagne le couvert végétal, elle avait aperçu du coin de l’œil la foule venue nombreuse pensant déplorer la mort de l’un des leurs et si pour cette fois ils ne la prendraient pas pour un assassin, le rôle de sauveteuse lui déplaisait tout autant. A perte de vue devant elle s’élevait des arbres fiers et droits, il lui faudrait courir, vite et loin sans se retourner pour espérer échapper discrètement à ceux qui la traqueraient et déjà leur voix s’élevaient par ici.

Faisant un pas en avant, son pied disparut dans un amas de neige et une douleur déchirante lui arracha un cri perçant, meurtrie auquel avait répondu comme pour la narguer un cliquetis métallique. Des gouttes de son sang souillaient à présent la neige fraichement tombée et d’une main mal assurée, elle découvrit l’objet qui la condamnait.

Peu à peu était apparue des dents d’aciers, enfoncées dans sa chair brulante de douleur, un étourdissement l’emporta une seconde avant que l’acier mordant ne se rappel à la main qu’il le tenait… Les voix se faisaient de plus en plus proche, le chevalier de Bronze avait dans une montée d’adrénaline saisit les mâchoires acérées et tirée de toutes ses forces pour les écartées. Dans la souffrance, dans l’empressement elle perdit toute notion, toute évidence, il n’y avait que le bruit de la foule menaçante, que les gouttes d’eau gelée qui coulaient le long de sa jambe pour s’engouffrer jusqu’à l’os dénudé. Des larmes lui montaient aux yeux, ce n’était pas la souffrance qu’elle craignait, mais la morsure du givre qui venait lui glacer la moelle.

Sa respiration haletante semblait avoir du mal à assouvir son besoin de respirer, la panique s’était emparée d’elle pendant une poignée de seconde avant qu’à nouveau les voix lui parviennent. Il fallait qu’elle agisse, qu’elle se libère maintenant, ou sinon.
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Erik
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MessageSujet: Re: Une chasse qui tourne court.    Mar 26 Juil - 21:49

Erik ayant retrouver la protection de Dame Nature, de ses bois sinistres et funestes qu’Elle avait décidé de placer là, avait stoppé sa course pour s’adosser à un arbre, là à quelques mètres à peine de l’orée des bois. S’il s’était volatilisé lorsqu’il avait perçut les bruits de la foule ce n’était pas par peur d’être découvert non, lui qui était bien trop discret pour que l’on ne prête attention à sa présence n’avait pas le moindre envi que l’on associe sa personne à ce futile fait divers, et puis pour pouvoir approcher un oiseau de proie, le seul moyen était encore de l’imiter, de se faire passer pour l’un de ses semblables.

Les raisons qui poussèrent la jeune femme a emprunter le même chemin que lui, restèrent pour Erik un mystère, sans doute un reflexe, peut être parce qu’il se trouvait à l’exact opposé de la provenance des villageois à moins qu’une fois encore le Destin ne s’en mêle.
Lorsqu’elle passa près de l’arbre contre lequel il avait trouvé refuge, elle ne sembla pas le voir et pourtant, la blonde salvatrice était passé près, si près de lui qu’il avait dû se serrer un peu plus contre le tronc glacé. Il la regarda hésiter sur la marche à suivre, prendre son courage à deux mains et faire le premier pas.

Lorsqu’elle posa son premier pied dans le tas de neige, innocente, forte et sure d’elle, Erik esquissa une grimace, les bois pouvaient receler bien des dangers pour ceux qui ne prennent pas garde, lui ne le savait que trop bien, mais visiblement ce n’était pas le cas de cette créature venue de nulle part. Son cri attira l’attention des villageois, oui, de là ou il était, il pouvait sentir le trouble mêler d’exaltation et déjà on disait qu’un ange s’était posé sur la vie de cet être insignifiant.

-Je suis persuadé que ce n’est pas ce que tu souhaites ma toute belle. Tu n’es pas plus un ange que je ne suis un saint.

Son bras s’écarta du bois humide et glacé, s’avançant au plus près des boucles blondes qui glissaient sur ses épaules sans jamais les toucher, ni même les effleurer, l’un de ses nombreux secret qu’il ne souhaitait pas dévoiler, surtout si l’oiseau parvenait à se libérer de sa cage d’acier.
Resplendissante plus que lorsqu’elle s’improvisait ange gardien, le regard sombre d’Erik parcourut à loisir ce corps qui cette fois avait perdu son assurance, il admira cet esprit prit de panique, soumis à la peur et pu sentir jusqu’au courage et la bravoure qui ne tarderait pas à reprendre le dessus… Oui, déjà alors qu’elle enfonçait ses doigts dans sa chair, son cœur se calmait, peut être qu’elle-même ne le sentait pas encore, mais Erik n’était pas né ainsi sans contre partie.

Les pas crissant dans la neige se rapprochaient davantage, et si Erik n’était toujours pas quelqu’un qui intervenait, préférant son rôle d’observateur silencieux, quelque chose de fort le poussa en avant, quelque chose de brulant qui réchauffa sa poitrine. Son bras avait enserré les hanches de la captive, tandis que l’autre barrait sa poitrine afin que dans sa prise, sa main vienne se poser contre ses lèvres et étouffer le cri d’effroi qu’elle laisserait sans doute échapper alors qu’il l’attirerait contre lui et déplacerait de quelques centimètres sa jambe prisonnière.

« N’ai crainte petit oiseau, ce n’est que moi, le joueur de flûte. Je suis navré, je vais devoir te garder ainsi près de moi le temps que ces indiscrets ne disparaissent. Ils ne nous verront pas, pour eux nous n’existerons pas, mais pas un geste, pas un mot entends tu ? » avait il soufflé dans son esprit avec douceur.

Les traces de sang sur le sol avaient disparut également dans ce tour de passe-passe dont Erik était devenu expert et comme la douce inconnue avant eux, ces humains ne verraient rien de la supercherie. Oui, tant qu’elle resterait là, près de lui, son corps serré contre le sien, peau contre peau, ils demeureraient invisibles.
Sauf si bien sure l’un de ces stupides êtres venait à les approcher d’un peu trop près… Erik ferma les yeux, prenant une longue inspiration, dans un calme et une sérénité qui semblaient toujours l’accompagner. Et les hommes qui s’approchaient un peu trop près furent pousser au loin par une envie subite, une sorte de certitude étrange qu’un bruit ai résonné, qu’une trace de pas se soit profilée et qui les mena loin, très loin.

Pendant quelques secondes encore, alors que le calme et le silence retombaient dans la forêt sombre, Erik prolongea l’étreinte, ce corps transi de froid qu’il sentait contre lui, cette douleur qu’il sentait lui déchirer l’esprit sans qu’elle ne prononce un mot, un murmure, une plainte. Il ne pouvait pas, lui l’éternel observateur, la laisser ainsi.
C’est presque à regret que son corps relâcha le sien, que le parfum de ses boucles blondes quitta ses pensées, que la douceur de sa peau même glaciale ne frissonna plus contre la sienne. Sans un mot, il avait posé un genou au sol, prit sa cape dont il protégea ses mains puis avec une force insoupçonnée il écarta les mâchoires, libérant le petit oiseau rare de sa prison d’acier.

« Avec cette blessure petit oiseau tu n’iras pas loin… Les chasseurs qui chassent les animaux blessés sont bien trop nombreux dans les environs. Si tu le souhaites je peux te soigner et ainsi, lorsque tu iras mieux tu pourras retourner sauver des imbéciles dans les eaux gelées. »

Il s’était contenté de tendre vers elle une main, tandis que impassible il plongeait son regard dans le sien. Il ne tenait qu’à elle de faire un choix plein de bon sens, après cela il verrait bien s’il avait bien fait de la tirer de ce mauvais pas.

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Natassja
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20/06/2011

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MessageSujet: Re: Une chasse qui tourne court.    Ven 5 Aoû - 0:57

L'étreinte sortie de nul part avait fait s'engouffrer dans ses poumons un vent d'air frais, piquant, avant de lui couper le souffle, Natassja avait bien tenté de se débattre, mais à peine eut elle ramener en arrière son coude pour frapper que les crocs d'acier avaient lacéré un peu plus ses chairs, dans une douleur violente. Un gémissement avait passé ses lèvres, retenu tant bien que mal par ses mâchoires serrées et la main posée sur sa bouche, un vertige l'avait emporté et si ces mains, ces bras ne l'avaient pas retenu, sans doute serrait elle tombé dans la neige.

L'espace d'un instant, lorsque ces membres étaient apparus sortant d'on ne sait où alors qu'elle était bien certaine qu'il n'y avait là personne hormis elle, Natassja avait presque cru à un esprit malin, cette forêt lugubre qu'elle avait eut l'occasion d'approcher sans jamais y entrer devait surement être hanté... Pourtant, cette voix qui s'adressait à son esprit était bien celle d'un homme. De cet homme qu'elle avait vu au bord du lac. Ce joueur de flûte.

-Comment ? Comment pourrait il être ici, s'il est partit avant moi ? Je ne l'ai pas vu et pourtant...

Pourtant il lui semblait qu'elle était attentive, observatrice, la jeune russe était une chasseresse. Il n'était pas là, c'était certain. Peut être dans un arbre... Non, elle l'aurait entendu atterrir sur le sol.
A ces mots qu'il avait fait résonner dans son esprit, la jolie blonde s'était contentée docilement d'acquiescer, les hommes du village se rapprochaient et bientôt ils seraient là. Son coeur s'était mis à battre plus fort, s'ils restaient là, ils seraient découverts.

-Mais pourquoi ne bouge t'il pas ?

Son coeur s'emballa lorsque les premiers hommes passèrent l'orée des bois, là à quelques mètres à peine, elle avait eut certes du mal à les voir, mais elle avait entendu leurs pas dans la neige, les mots qu'ils s'étaient échangés... Le chevalier d'Andromède avait fini par fermer les yeux, la morsure cuisante de l'acier, la peur et, à présent qu'elle demeurait immobile, le froid lui nouait les entrailles, déchainaient en elle mille tourments.

Les secondes s'écoulaient une à une, interminables et à tout instant, elle s'attendait à se faire attraper, dévisager, exhiber. Sans y prêter garde, le froid qui l'entourait à présent, dans ses vêtements mouillés, ce froid qui passait sous sa peau, pénétrait sa chair et ses os, engourdissait ses muscles l'avait poussé à se serrer un peu plus contre le joueur de flûte, à laisser la chaleur qui émanait de lui l'envelopper. La bronze saint se sentait mieux à présent, son corps avait cessé de trembler, son coeur devait avoir calmé sa course car elle ne le sentait plus s'affoler dans sa poitrine... C'était un peu comme ci ces bras la protégeaient, plus rassurée, elle ouvrit les yeux et tomba alors nez à nez avec un villageois qui leur tournait le dos. Heureusement pour eux le joueur de flûte la tenait fermement, tellement fermement que le mouvement de recule qu'elle avait eut n'avait pas trahi leur position.

-Comment cela est il possible ?! Comment ne nous voient ils pas ?

Et pourtant ils étaient là, rôdant autours d'eux, marchant dans leur direction, regardant ce même arbre devant lequel ils se tenaient tout les deux. Et puis l'homme qui était tourné à quelques mètres des deux fugitifs s'était retourné et avait avancé d'un pas. Natassja avait reculé, comme si elle avait espéré ne faire qu'un avec lui. Le villageois s'immobilisa, son regard fixait droit devant lui, comme si il pouvait voir la blonde demoiselle. L'immobilisation dura quelques secondes, puis un cri retentit un peu plus loin signalant que des pas avaient été trouvés, des bruits entendus, la forêt se vida aussi rapidement qu'elle s'était animée, la russe qui retenait sa respiration soupira de soulagement, tout son corps qui n'était que tension se relâcha et la douleur qui semblait avoir disparut se raviva lui arrachant une grimace.

Rapidement, avec la plus grande douceur possible, il l'avait libéré de sa prison d'acier, la blonde étrangère qui s'était alors appuyée contre le tronc de l'arbre s'était immédiatement penchée en avant et avait soulevé sa jambe pour laisser le piège se refermer dans le vide. L'effort et la douleur l'avaient fait vaciller, le sang qui n'avait plus de retenu s'était mis à couler plus abondamment tandis que le froid lui pénétra ses os heureusement encore intact. Il n'y avait que sa cape qui demeurait plus ou moi sèche, d'un geste rapide, elle en déchira une bande, et utilisant le coté peau se fit un bandage de fortune, au moins pour éviter de se vider de son sang.

Elle devait se rendre à l'évidence, il avait raison, elle ne tiendrait pas longtemps dans sa position et surtout avec cette blessure... Et pourtant, lorsqu'elle leva les yeux vers lui, elle eut une sorte de longue hésitation, ses prunelles azurs fixèrent quelques instants cet être étrange, était il un utilisateur de cosmos ? Mais alors pourquoi ne l'avait elle pas identifié comme tel ?
Un dernier coup d'oeil à sa blessure, puis elle considéra cette main qu'il lui tendait... Pouvait elle seulement avoir confiance ? Après tout, il lui avait sauvé la mise et s'apprêtait à lui sauver la vie. Mais Natassja n'avait jamais fait confiance à personne, enfin si une seule, mais il faisait partit du monde des morts.

« Merci. »

C'était elle contenté de murmurer en attrapant sa main et se hissant tant bien que mal sur sa jambe. Très vite, elle fut rattrapé par la douleur, tituba et se stabilisa grâce à sa main. Oui, il avait définitivement raison, si elle restait là, seule dans la neige, les choses n'iraient pas en s'arrangeant... Mais ce n'était pas pour ça qu'elle relâcherait sa garde.

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Erik
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MessageSujet: Re: Une chasse qui tourne court.    Sam 20 Aoû - 10:16

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MessageSujet: Re: Une chasse qui tourne court.    

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Une chasse qui tourne court.
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