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 Le Loup d'Asgard en cage

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Fenrir D'Alioth
Guerrier Divin de l'étoile d'Epsilon
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MessageSujet: Le Loup d'Asgard en cage   Sam 4 Juin - 6:28

Fenrir d'Alioth était assis sur un vieux banc arnaché au mur par de lourdes chaines. Le dos vouté, coudes posés sur ses genoux, la mine sombre, il passait douloureusement sa main sur sa mâchoire, la même qui avait percuté quelques dizaines de minutes plus tôt les grilles de la geôle dans laquelle il était à présent séquestré.
Les geôles du palais de Polaris étaient un endroit où l'on savait recevoir, même pour un prisonnier, l'hospitalité asgardienne ne faillait pas à sa réputation.

Dès que le guerrier d'Epsilon était arrivé devant le palais, il avait été très aimablement escorté par un garde peu fute-fute qui avait posé sa grosse paluche sur le collet du jeune homme, il avait été poussé en avant, sans que son escorte ne se soucie du trébuchement qui manqua de le faire tomber... Pas plus que du bleu que laisserait cette étreinte forcée qui parvenait quasiment à entourer la totalité de sa nuque. Pendant ce temps, le héros qui était parvenu à l'appréhender en lui sautant dessus s'était mis à vociférer des ordres pas peu fier de son exploit que ne manquait pas de lui rappeler ses compagnons d'arme.

Puis ils étaient arrivés tous ensemble devant les grilles de la cellule, pendant qu'un sous fifre ouvrait la porte, le supérieur enorgueillit lui fit face. Fenrir n'avait pas levé les yeux, toujours plongé dans ses cruelles pensées, mais lorsque le garde posa sa main ganté sur la mâchoire du Loup d'Asgard afin de capter son attention, celui ci le fusilla du regard .

« Alors comme ça on rôde dans les domaines sacrés et on s'en prend à une Valkyrie, ne sais tu pas qu'en faisant cela c'est à toute la patrie d'Asgard que tu t'en prends. »

Pour tout réponse, un rictus moqueur s'afficha ostensiblement sur le visage de Fenrir. Le ton du garde changea, devenant plus sec.

« Qui es tu pour oser défier ainsi l'autorité de la grande Asgard ? »

« Fenrir ! » lâcha dans une sorte de grognement le jeune homme provoquant par la même le rire moqueur des gardes alentours.

« Fenrir ! Rien que cela ! Tu devrais mieux te renseigner et savoir que le noble guerrier divin descendant de la famille d'Alioth est passé de vie à trépas il y a de cela bien longtemps ! » s'exclama une voix derrière le chef.

Si de nombreux rires avaient retentit, il était un être qui lui n'avait pas apprécié la blague, ses mâchoires se crispèrent, tandis que ses lèvres se pincèrent révélant tout le mépris qu'il ressentait à cet instant. L'atmosphère se tendit subitement, plus aucun bruit, plus aucun mot, tandis que tous jetaient des regards vers le haut gradé.
Le face à face dura quelques secondes, Fenrir ne quittait pas l'homme du regard, animé du même mépris.
Finalement ce fut le gradé qui rompit le silence.

« Sale vaurien ! Tes paroles plus que tes actes sont une insulte à notre patrie. La violation de nos terres sacrées était un crime qui aurait dû te coûter cher, mais te faire passer pour un illustre guerrier de notre royaume est le pire des sacrilèges. Tu es soit un fou, soit le pire des criminels car plus que le mensonge, c'est la mémoire de nos ancêtre que tu bafoues. »

L'homme était grave, mauvais, visiblement atteint par les prétentions du Loup d'Asgard. Son regard s'intensifia, jetant comme un froid dans la prison.

« Qui es tu ? Oublies tes infâmes prétentions et parles ! »

Fenrir ne détourna pas le regard, pas une seule seconde, d'un terrible calme apparant, il se contenta de prononcer plus clairement qu'auparavant cette seule chose dont il était sur à son sujet.

« Je suis Fenrir. »

Le poing du garde se serra, à nouveau un pincement de lèvres, il soupira et se détournant du jeune homme fit signe à la brute du groupe. Celui ci affichant un large sourire attrapa la nuque du Loup, laissa la porte de la cellule s'ouvrir dans un grincement tandis que lui plaqua violemment Fenrir contre les grilles.

« Je t'avais prévenu, devant un tel crime le châtiment doit être exemplaire, on ne bafoue pas Asgard sans vergogne. Je ferais part de ton cas à notre princesse, elle seule décidera de ton sort... Prie Odhinn pour qu'il t'accorde sa grande clémence dans cette vie ou dans la prochaine. »

Ces mots prononcés, Fenrir fut repoussé dans la cellule, tandis que la grille se refermait derrière lui, tombé à genoux, le Loup resta immobile quelques instants alors que le silence succédait au bruits de pas...

« Les hommes ! Leur sang de traitre devrait repeindre les murs de cette prison ! »

Le hurlement de Fenrir brisa le silence, tandis que sa colère se perdait dans son souffle saccadé.

« Il aurait été tellement facile de lui briser la nuque... De trancher sa chair et rependre son sang ! »

Son visage disparut dans les paumes de ses mains, qui se perdirent dans ses cheveux jusqu'à sa nuque douloureuse.
Mais l'image de la belle valkyrie et l'écho de ses pleurs semblèrent étouffer cette rage sourde... Du poing il frappa le dallage de pierre puis résigné alla s'asseoir sur le banc près de là. Il n'y avait plus qu'une chose à faire, rencontrer cette Hilda dont il sentait qu'elle détenait la clé...
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Hilda
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MessageSujet: Re: Le Loup d'Asgard en cage   Jeu 21 Juil - 10:03

Je viens d'ici

Sol commençait à peine à parcourir le ciel lorsque la princesse déboucha dans la large allée menant à l'aile renfermant les geôles. le ciel était bien sombre. De lourds nuages faisant ressentir leur charge neigeuse tandis qu'au loin, des loups pleuraient à une lune désormais invisible. Des traces de pattes étaient d'ailleurs encore visibles sur le blanc manteau de la neige, des empreintes de loups. Hilda en auraient juré puis de nouveau la sérénade aussi lugubre que triste reprit mais cette fois bien plus proche.

Ainsi, les loups étaient présents sans que personne ne puisse vraiment les voir. Ils attendaient juste leur heure. C'était donc dans une ambiance particulièrement froide et pesante que la grande prêtresse remontait le chemin conduisant aux geôles. Un nouveau tournant et elle s'engagea sur la dernière portion y menant, un passage sobre et froid encadré de hauts murs lisses et gris sombre. Les flambeaux se situaient hors d'atteinte malmenés par un courant froid faisant se soulever le long manteau clair de la princesse.

A son approche, les nombreux soldats s'inclinaient avec empressement devant elle. Tous rudes et fiers, tous désireux d'apprendre la sanction que choisirait la redoutable représentante à l'égard de ce misérable qui entachait de honte le nom des Alioth.

A chaque salut répondait la douce Hilda avec sa majesté habituelle puis, enfin, elle arriva au large escalier menant au sous-sol. Le geôlier alerté aussi bien par les rumeurs que ses confrères s'approcha à son tour avant de s'incliner bien bas devant elle, son lourd trousseau de clés à la main.

- Votre Altesse, c'est toujours un honneur pour nous de vous accueillir en ces lieux. Nous connaissons tous votre grand sens de la justice et ce sera un nouvel honneur pour moi que de vous voir à l'oeuvre. Permettez que je vous escorte...
- Merci, Baldrik, mais j'aimerais m'entretenir seule avec le prisonnier. Pouvez-vous aussi me remettre les clés de sa geôle.
- Mais Altesse, veuillez excuser mon impertinence mais cet imposteur est dangereux. Il n'a pas hésité à s'en prendre à une Valkyrie et je ne peux vous laisser seule avec lui.


Il l'implorait presque de sa voix plus que grave. C'en était presque touchant mais Hilda n'était point décidée à se laisser fléchir.

- Une nouvelle fois, je vous remercie de votre dévouement mais je ne crains rien. Puis, vous serez là, à deux pas.

Le ton était toujours aussi calme tandis que le regard se faisait si assuré que même une force de la nature comme Baldrik ne pouvait qu'être impressionné.

- Bien, comme vous le souhaitez mais je serai là, prêt à intervenir au cas où il oserait seulement vous manquez de respect.
- Bine, alors escortez moi, jusqu'à la porte de son cachot.
- A vos ordres, princesse.


Un sourire finit même par apparaître sur le visage tané de la brute. Etre estimé malgré, son rôle peu apprécié, par la princesse de Polaris était déjà une récompense en soi. Hilda ne méprisait aucun des occupants du Palais. Tous avaient leur rôle à jouer. Et sous ses apparences rustres, Balrik tout comme ses collègues accomplissait son devoir pour faire régner la paix du Royaume et contribuait à protéger ses habitants.

Il bomba enfin le torse puis passa devant, menant la princesse jusqu'à la geôle où croupissait l'infâme imposteur.

Le garde s'écarta devant la grille avant de marquer un arrêt, espérant sans doute que la représentante terrestre du grand Odhinn finisse par changer d'avis mais il n'en fut rien. Et ce fut la mine sombre que l'homme s'inclina et ouvrit la grille aprè! avoir toiser le captif, lui faisant bien comprendre qu'il paierait très cher tout acte malveillant envers la douce pricnesse de Polaris.

Quant à Hilda, son regard n'évait pu se détacher de cet homme enchaîné qui avait été frappé et malmené avant d'être enchaîné à l'un des murs. Sa nuque et s mâchoire en portaient les traces et la princesse en était peinée. En plsu, Fenrir semblait ne rien comprendre à ce qu'il venait de lui arriver. Mais comment pourrait-il en être autrement ? Songea la prêtresse avant d'approcher à pas lents après avoir demandé au geôlier de les laisser.

- Bien, laissez-nous seul, je vous appellerai dès que tout sera éclairci.
- Bien, Altesse.


Un dernier regard lourd de menaces envers le captif et il s'éloigna d'un pas lourd.

Restée enfin seule avec Fenrir, Hilda s'approcha avant de s'asseoir en face de lui et de poser une main très douce sur son épaule. Aussitôt son cosmos bienveillant se répandit soulageant la doucleur des coups reçus. Et ce n'est qu'une fois les plaies, bosses et écchymoses effacées que la jeune femme prit la parole.

- Je m'excuse de la façon dont mes hommes vous ont traité mais cela a du leur paraître si dément. Je sais qui vous êtes... Mais vous, vous souvenez-vous de moi...

Le merveilleux regard d'azur plongea alors dans celui de Fenrir et la prêtresse attendit qu'il lui réponde.

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Fenrir D'Alioth
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MessageSujet: Re: Le Loup d'Asgard en cage   Jeu 21 Juil - 21:35

Les heures lui avaient paru être interminables, seul dans cette cage que les hommes avaient choisie pour lui. Et si le loup d’Asgard s’était apaisé, si ses hurlements de rage ne retentissaient plus dans la geôle du palais, il avait en revanche trouvé refuge dans le coin le plus sombre de sa prison, attaché par une chaine au mur de pierre. Dans l’obscurité, seules deux lueurs jaunâtres trahissaient sa présence, des pupilles animales qui fixaient ceux qui osaient ne serait ce que passer dans le couloir à quelques mètres de là.

Un courant d’air frais entra dans la cage, ramenant avec lui l’odeur des siens, ceux qui l’avaient traité avec plus d’affection et de respect que ces brutes bipèdes ne l’avaient jamais fait tout au long de sa vie… Le visage de celle qu’il avait rencontré dans la désolation des ruines familiale lui apparut, éclatante sous les rayons de lune. Mais très vite, il chasse cette idée, à présent, il devait trouver un moyen de sortir d’ici, cette rencontre qu’il avait espéré pendant un instant avec la princesse Hilda comme le lui soufflait une petite voix dans son esprit était sans doute vaine et son instinct lui ne lui dictait qu’un ordre.

-Tu dois sortir d’ici, tu vois comment ils te traitent ? Les choses n’ont pas changés, jamais…

Fenrir baissa les yeux, sombre.

-Que crois tu qu’ils t’aient apporté ? Rien ! les tiens sont dehors, ils sont venus te chercher n’hésite plus, ta captivité n’a que trop duré.

Fugacement, le loup d’Asgard avait hoché la tête, il savait que cette part de lui avait raison et refusait que son destin ne soit mit entre les mains d’humains quel qu’ils soient, après tout, qui savait combien de temps son emprisonnement durerait et ce que la prêtresse de Polaris ferait de lui… Non, ça il le refusait, il n’était pas un pantin, pas un homme, ni même une chose soumise à la justice humaine… Une grimace de dégout apparut sur son visage.

« C’est bien un comportement humain de vouloir tout controler, tout régenter ! Comme ils avilissent la terre, les animaux et les plantes, ils pensent pouvoir me soumettre… »

Le murmure sombre s’échappa de ce recoin sombre, un nouveau courant d’air entra dans la prison et le sourire cynique du loup se fit plus grand encore.

« Mais moi, je suis un loup, personne ne me dira ce que j’ai à faire ! »
Dans l’ombre de son esprit, son instinct souriait, satisfait. Il savait à présent qu’il avait gagné, conquis cette partie trop sensible, trop humaine qu’il restait de lui.

Il y eut un bruissement, une porte que l’on ouvre et que l’on referme, des bruits de pas dans le couloir centrale, le moment était tout trouvé… D’Alioth était allé s’asseoir sur le banc, sa lourde chaine pendant dans le vide lui faisait courbé la tête comme un chien en laisse. S’il avait l’air résigné, en lui, son sang bouillait, prêt à tout pour se sortir du mauvais pas dans lequel les hommes et leur bêtise l’avaient conduit.

Le bruit de pas se fit à chaque seconde plus fort, au son que cela produisait, à l’écho qui se répercutait sur le mur de pierre, Fenrir comprit que celui qui marchait en tête était le gros balourd que plusieurs fois il avait vu. Il esquissa un sourire, il ne lui faudrait rien de plus qu’un peu de provocation pour qu’il n’ouvre la porte et vienne lui donner une bonne correction et là, le Loup saurait quoi faire.

Ses pupilles animales parcouraient le dallage au sol et seule son ouïe dirigée vers ce couloir qui s’étirait derrière les barreaux lui permettrait de savoir où se trouvait sa prochaine victime… Quelques secondes encore… Sa main passa sur la chaine dont on l’avait affublé au cours de sa détention, ne faisant qu’accentuer le cri silencieux de son instinct à l’intérieur de sa tête.

Lorsque le garde était entré dans son champs de vision, le loup d’Asgard s’était levé, mauvais, sombre, prêt à tout pour se libérer de ses chaines, les bras le long du corps, ses mains, ses doigts s’étaient pliés de telle sorte que l’on aurait dit qu’il possédait les griffes les plus acérées du règne animal, encore quelque seconde…

Et enfin le grand baraqué dans son armure rutilante arriva, le cliquetis des empiècements, sa démarche, jusqu’à son odeur, tout semblait irriter un peu plus Fenrir, lui donner la force, la bravoure d’une bête acculée, blessée, prise au piège.
Mais alors qu’il se tournait vers la masse de muscles, il remarqua cette présence légère et gracieuse qui le suivait, l’incrédulité lui fit entrouvrir la bouche et les mots cinglant qui devaient en sortir se perdirent dans les méandres de son esprit. Cette femme, sa douceur, sa prestance le ramena à une autre femme qu’il avait connu dans la mort, une femme qu’il pensait à présent qu’elle s’était incarnée dans le corps de celle qu’il avait rencontré sur ses terres, mais peut être que cela n’était qu’une idée qu’il se faisait.

Quelque chose germa dans son esprit, comme un souvenir lointain, flou, étrange et fugace dont il ne parvenait pas à se rappeler les contours. Sans un mot, et tout en fixant celle qui s’apprêtait à entrer, Fenrir s’était retrouvé assis sur le banc et son instinct avait beau hurler, aboyer, vociférer en lui, le guerrier divin était comme absorbé par l’arrivante, par ce qu’elle renvoyait. Le regard mauvais du garde ne lui apparut même pas, trop occupé qu’il était à détailler cette femme, à chercher à mettre un nom, des évènements, quelque chose sur cette candeur mêlée d’assurance.

Elle s’était assise à côté de lui, près, si près que l’odeur qu’elle dégageait, douce, lui paraissait familière, hagard, il la regarda poser sa main sur son épaule et le cosmos qui s’en dégagea lui fit prendre conscience de ces plaies, de ces bleus dont souffrait son corps. Il tressauta, mais ne parvenait pas à se dégager de l’apaisante emprise. Et puis, elle s’adressa à lui.

« Je… » fut le seul mot qui passa ses lèvres… « Je… » Reprit il son esprit tentant encore de déchiffrer le souvenir lointain, inaccessible qui semblait être la clef.

Et dans le silence, lui parvint de nouveau les mots de son instinct. Lui n’avait pas oublié qui elle était, lui savait, après tout, c’était lui et lui seul qui avait soufflé à Fenrir de se rendre au château de Polaris, d’y retrouver Hilda, espérant qu’il se souvienne de ce qu’il s’était produit avant sa mort.

-Moi je sais qui elle est… Regarde comment ce gentil toutou en armure lui obéis, comment il bombe le torse devant elle… C’est…

Mais l’instinct n’eut pas le temps de finir.

« Oui je sais. » avait fini par cracher le loup d’Asgard. « Vous êtes celle qui commande aux hommes de ce château, celle à cause de qui je suis enfermé ici ! »

Sa part d’instinct qui avait un instant craint qu’une autre version des choses plus heureuse sorte de sa bouche fut soulagée. Pourtant, quelque chose semblait cloché, l’instinct s’attendait à ce qu’une fois ces mots lâchés, ce corps sous son emprise ne fasse ce pourquoi il était fait, déchiquète, arrache, broie, morde et là, rien ne se produisait, le cosmos de la belle asgardienne et sa présence semblaient l’empêcher d’agir, de porter la main sur elle.

La tension entre ce corps qui refusait d’agir et son esprit qui ne rêvait que de carnage l’avait fait se lever, dégageant la main douce de son épaule et tel un fauve en cage, retenu par ses chaines, le loup d’Asgard s’était mis à tourner en rond, à faire des allers et retours séparant la belle Hilda du garde qui craignait pour elle. De temps en temps, son regard se portait sur celui de l’asgardienne.
« Relâchez votre emprise ! » Cria t’il pensant qu’elle le controlait alors qu’il n’en était rien.

Et puis le souvenir dans son esprit se fit un peu plus net, ou tout du moins une impression sans doute venue du fin fond de son instinct émergea.

« Je veux voir Hilda ! »

Et un fort sentiment de haine s’était associé à ce nom sans que son image ne lui revienne, c’était cette Hilda la cause de tout ses malheurs, soufflait son esprit en pensant secrètement qu’elle était la seule qui pourrait le ramener aux hommes et à leur service, cet esprit qui ne voulait que l’affranchissement de son corps.
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Hilda
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MessageSujet: Re: Le Loup d'Asgard en cage   Sam 23 Juil - 5:44

Un calme étrange régnait dans la solitude de cette geôle ou plus exactement un silence rappelant le calme avant la tempête. Ce genre de moment suspendu dans le temps où les secondes s'étirent, les muscles se crispent, la tension augmente alors que l'on retient son souffle, prêt à bondir, prêt à enfoncer ses crocs dans le corps de sa victime.

Le silence lourd entourant les chasseurs à l'affut...

Dans la pénombre Hilda avait ressenti le danger de cette présence tapie en Fenrir. Il lui fallait être prudente face à ce qu'elle lisait au plus profond de ses yeux et de son cosmos si troublé. Le loup alpha, le dominant de la meute...

La lutte entre son côté humain et animal... L'esprit et l'instinct. Tous deux devaient s'accorder et non se combattre et Fenrir redeviendrait si puissant...

Et malgré la menace de ce tueur fixé sur elle, elle parvenait à garder son calme. Un loup ou un lion ne pouvait éternellement tourner en cage. Tôt ou tard, il se libèrerait...

Fenrir, puisse tes souffrances s'apaiser que déjà la douleur de ton corps disparaisse. Et toute souffrance envolée, tu seras déjà nettement mieux même si tu n'en auras pas forcément conscience...

Le regard se faisait toujours aussi doux alors que la lutte ne faisait que commencer.

Un doux sourire se dessina sur les lèvres de la prêtresse lorsque le guerrier divin se décida à parler mais celui-ci s'estompa presque aussi vite. En effet, le jeune homme devint subitement agressif, allant jusqu'à repousser la main qu'Hilda avait posée sur son épaule avant de se mettre à harpenter furieusement l'intérieur de sa prison.

Ce qui fit aussitôt réagir le garde. D'un seul geste, il se plaça entre sa souveraine et le captif prêt à assommer cet espèce d'imposteur doublé à présent d'un sacrilège.

Il levait d'ailleurs déjà son arme lorsqu'une main très fine et douce se posa dessus.

- Il suffit, Baldrik, laissez-nous...
- Mais votre Altesse, cet homme... ?


Un seul embrasement suivit. Ainsi, Hilda rappelait son autorité sans violence inutile.

- Merci, Baldrik, mais je ne crains rien. Laisse-nous maintenant, Fenrir n'est pas dans son état normal..
- Fenrir ? Fenrir d'Alioth ?


Elle désigna un instant le captif des yeux avant d'achever.

- Oui, c'est bien lui, Baldrik, l'un des héros de la guerre ses Sept Saphirs qui est enfin de retour mais il a besoin d'aide.
- Votre Altesse, je...
- Laissez-nous...


Et comme abattu par cette nouvelle, le geôlier s'éloigna sur un dernier salut, la tête basse. Lorsqu'il raconterait cela aux autres. Le véritable guerrier d'Alioth, ils avaient jeté en cellule et brutalisé le véritable guerrier d'Alioth, l'un des plus grands héros de cette époque...

La honte coupable qu'éprouvait l'homme était si palpable que la prêtresse pouvait la ressentir mais l'état de Fenrir ne lui laissait pas le temps de s'apesantir sur les états d'âme de son gardien de prison. Il lui fallait avant tout aider celui qui se tenait enchaîné à quelques pas d'elle.

Le bruit des mailles de métal se rappela douloureusement aux oreilles de Hilda. Cette chanson lugubre qui s'élevait si souvent dans le froid des geôles. Les chaînes...

Un loup ne supportait pas la servilité...

Jamais un loup un chien ne serait...


Une lueur d'espoir dans les yeux d'Hilda. Fenrir avait oublié mais son corps lui se rappellerait.

Et de nouveau seule, elle se redressa face à lui, Fenrir hurlait, vociférait qu'il voulait voir Hilda. Et si la prêtresse fut surprise, elle n'en laissa rien paraître.

Elle déploya juste son immense cosmos. Et au fond de la geôle un froid immense s'abattit sur les deux êtres. Des plaques de glaces complètes vinrent recouvrir les murs prenant des formes étonnantes, se modifiant sous la volonté d'Hilda.

Les armoiries d'Alioth apparurent ainsi avant que la jeune femme ne s'empare de l'anneau retenant le loup et, d'un seul mouvement, libère l'homme de son entrave de métal. La chaîne tomba lourdement sur le sol en un claquement sinistre alors que le froid anesthésiait tout, puissant si puissant, un froid glaçant jusqu'aux os...

Puis ce fut la forme d'un énorme loup qui apparut, un loup de glace appelant lui aussi aux souvenirs.

- Fenrir, loup d'Asgard. Tu souviens-tu de Ging ? En cette nuit où les étoiles de la Grande Ourse s'illuminèrent Ging et toi étiez au manoir d'Alioth en compagnie de votre meute...

Le cosmos se fit encore plus énorme plus puissant, celui que la prêtresse avait déployé lors du réveil de la God Robe d'Epsilon...

- Fenrir d'Alioth, guerrier divin d'Epsilon, le grand Odhinn t'a rappelé à lui après t'avoir rendu la vie...

Cette vie que je vais aussi te rendre, va, tu es libre...

Je suis le seul obstacle sur ta route.


Et elle présenta son bras au guerrier comme on le ferait envers un loup pour qu'il y enfonce ses crocs.

Hilda avait confiance en lui. Il ne pouvait avoir tout oublié.

- J'ai un nom, Fenrir, un nom que tu n'as pas oublié...

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Fenrir D'Alioth
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MessageSujet: Re: Le Loup d'Asgard en cage   Lun 25 Juil - 22:18

Dès que la main gantée s’était posée sur le pommeau de son épée, Fenrir avait assuré sa prise sur le sol, armé ses mains telles des griffes, prêt à bondir et un grognement mauvais s’était échappé de ses lèvres entrouvertes dévoilant ses crocs acérés dont il n’hésiterait pas à faire usage. L’état dans lequel il se trouvait à présent était à cent lieu de celui d’un humain, le Loup d’Asgard ne voyait plus qu’une chose, une seule, cet être qui se dressait devant lui, prêt à l’attaquer. Oui, Fenrir ne se trompait pas, il pouvait sentir la peur mêler à l’adrénaline qui submergeait à présent le garde, il vit ses yeux se poser sur lui, une lueur implacable dans le regard… Un seul bruissement de muscle, un seul tressautement et le signal de départ serait lancé. Fenrir n’hésiterait pas, pas une seconde.

De la discussion entre les deux humains présents, le guerrier divin n’en avait que faire, son esprit, son être tout entier était focalisé sur cette attaque imminente qu’une grande partie de lui-même à présent désirait au plus haut point. Dire qu’ils étaient venus le chercher, sur son territoire pour le ramener dans une cage. Un hurlement bestiale comme de ceux que l’on entend les nuits de pleines lunes dans une forêt sombre retentit dans son esprit, son instinct était là, tout prêt, il n’attendait que le bruissement de l’acier que l’on sort du fourreau et qui siffle dans les airs pour sortir et s’adonner au carnage qu’il attendait tant.

Quant au cosmos de la prêtresse, Fenrir n’y prêta pas la moindre intention, bien sure, il l’avait ressentit, il l’avait vu, perçu, et mesurer toute sa puissance, mais poussé par sa conscience toute primitive, seul l’acier comptait, comme si à lui seul, il rejouait des millénaires d’affrontement entre l’homme et l’animal. Et subitement, l’homme relâcha sa vigilance, son arme ne s’abattit pas, rentrant sagement à sa place et toute la tension qui faisait de lui un fier combattant avait disparue dans l’incrédulité la plus totale. Subitement, il n’était plus une menace, pas même une proie, il était devenu la chose la plus insignifiante de ce château et Fenrir s’était donc détourné de lui.

-Encore une fois tu te conduis en lâche !

Qu’importe ce que lui crachait son instinct, tandis que dans le vent qui s’engouffra dans la cellule apparaissait de nouveau l’odeur des siens. Il fallait qu’il sorte de là, voilà la seule vérité qu’il connaissait, quant à sa seule certitude, c’était que la seule qui pouvait l’en délivrer se trouvait devant lui… Cette femme qu’il regarda un instant, avec son sourire aimable, sa douceur, cette beauté qui lui rappelait celle des servantes d’Odin dans son palais. Un poids plus rude s’abattit sur son cœur tandis qu’une violente impression l’emportait. Oui, avant qu’il n’arrive dans cette neige, sur ce territoire, il y avait quelque chose, quelque chose auquel on l’avait arraché. Et cette chose était si douce, si confortable, si stable.

-Te voilà encore prit d’un excès de sensiblerie ?!

La faiblesse était entrain d’emporter sa part d’humanité et l’instinct qui guettait trouva l’opportunité trop tentante. La douceur, le regret que l’on put lire un instant dans le regard de Fenrir disparut, à présent on ne pouvait lire que bestialité, cruauté et pourtant une grande maitrise, une sorte de calme étrange comme si le givre était parvenu à prendre sur la cascade la plus vive.

Dans la cellule, le cosmos de la prêtresse s’embrasa, et un froid mordant, vif et traitre s’empara des lieux, mais le loup ne bougea pas, pas d’un pouce, ce froid là c’était sa vie, c’était ce qu’il était, le froid des grandes steppes, le froid des tempêtes et des blizzards, celui qui entre jusqu’à la moelle et glace les os… Dans une profonde inspiration, il laissa cet air envahir ses poumons et comme pour le narguer laissa s’échapper son souffle chaud qui forma une maigre buée devant lui. Son sourire se fit plus grand encore, il était dans son élément, chez lui.

D’un geste, Hilda l’avait libéré de l’emprise de l’acier, les chaines tombèrent lourdement sur le sol, l’étreinte douloureuse soumise à la morsure du gel provoqua un léger rictus qui disparut instantanément. Fenrir avait sentit que cette humaine avait à lui parler, et si lui savait que ses mots resteraient vain, que si sa décision était déjà prise depuis bien longtemps, il n’avait pas l’intention de s’en prendre à elle. Certes, il haïssait ces humains, leur présence, leur sensiblerie, tout jusqu’à leur odeur perfide le révulsait, ils avaient fait tant de mal aux siens, tant de mal à sa part d’humanité… Mais Fenrir n’était pas de ceux qui mordait la main qui l’avait détaché de ses chaines tout du moins pas pour l’instant.

Un loup géant de cosmos apparut dans la cellule et immédiatement, d’Alioth l’avait reconnu, et s’il ressentit comme un pincement au cœur, cet instinct qui maitrisait encore son corps, lui trouva la parade de la prêtresse attendue…

-C’est donc ainsi que tu comptais le piéger… pensa t’il cynique, tandis que relevant subtilement le menton, il plongea son regard presque défiant dans celui d’Hilda.

Puis elle reprit la parole et ses mots semblèrent briser la glace qui retenait la cascade en lui. Lui n’avait pas oublié, pas un instant, pas une seconde, pas un souffle… Et comme il voyait la scène qui avait fait de lui un god warrior défiler devant ses yeux, il revoyait également celle de l’avalanche et de cette misérable créature qui l’avait trainé de force jusqu’aux portes de l’autre monde.

« Vous avez raison votre Altesse, je n’ai rien oublié. Rien de la traitrise des hommes, rien de vos erreurs, ni du caprice d’Odhinn lui-même qui m’a fait quitter les miens. »
Sa voix était d’un grand calme, mais derrière ressortait une haine que l’on devinait viscérale, sanglante, mauvaise.

Il prit une inspiration de cet air gelé qui lui donna un peu plus de vigueur.

« Quant à votre nom Altesse sa simple évocation est la plus cuisante des insultes. Vous ! Vous avez fait de moi ce que je suis devenu, un jouet rien de plus dans les mains d’un dieu ! »

Il s’était avancé vers elle et ce bras qu’elle lui tendait comme une ultime épreuve, ses yeux plantés dans les siens, il s’approcha jusqu’à ce que leurs souffles se mêlent, là si proche à quelques centimètres à peine.

« Regardez moi ! regardez ce que vous avez fait de moi ! Et aujourd’hui vous osez me rappeler ! Ne vous ais je pas déjà tout donné ! »

La colère, la haine dévorait l’animal, ses mots violents fusaient dans la cellule se répercutant sur les murs de glaces, mais son attitude elle était très calme… Une tension incroyable tendait ses muscles comme si deux forces contraires s’opposaient de même puissance, de même volonté.
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Hilda
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MessageSujet: Re: Le Loup d'Asgard en cage   Mar 26 Juil - 6:18

La réaction de Fenrir, les mots qu'il avait prononcés, son regard plongé droit dans le sien et cette haine plus que visible étaient un véritable supplice pour la souveraine d'Asgard.

Tous deux souffraient et s'affrontaient dans le froid glacial de cette geôle sous leurs fausses apparences de calme. Le guerrier divin était prêt à lui sauter à la gorge, à la massacrer, assouvissant sa vengeance en la détruisant, elle, la cause de tous ses malheurs. Hilda de Polaris, la grande prêtresse d'Odhinn...

Ainsi, c'est bien cela que tu penses, mon pauvre Fenrir. La douleur, le sentiment de trahison t'ont conduit sur cette pente... Il y a un tel vide, une telle détresse en toi en plus de cette colère qui menace de tout engloutir...

Une ire si vaste qu'elle éclipsait tout ce que le guerrier avait pu connaître de bon ou d'heureux dans sa vie d'humain. Ne restait plus en lui que l'instinct du loup, son désir de fuir et d'enfin retrouver sa meute. Une réaction toute viscérale. Pourrait-elle raisonner l'homme loup ? Elle qui représentait tout ce qu'il haissait au plus profond de lui comme sa voix le criait si bien.

Autant de coups de poignards dans l'âme et le coeur de la princesse. Nul doute que Hilda aurait préféré de loin recevoir d'innombrables coups physiques plutôt que ce rappel de sa propre faiblesse. Elle en avait déjà tant souffert. Elle en souffrait toujours d'ailleurs, sans jamais pouvoir le montrer, excepté à Siegfried et à sa merveilleuse Perle. Ceux qui la soutenaient, l'une depuis la fin de la guerre, l'autre depuis son retour au monde des vivants.

Et pour en revenir aux mots de Fenrir. Ils comportaient bien une part de vérité ainsi qu'une part d'erreur. Mais comment lui en faire prendre conscience tant que son esprit serait à ce point égaré ?

- Je...

Elle s'efforçait de ne pas trembler avant de reprendre sur un ton qu'elle voulait très doux.

- Si tu souhaites tant que ça retrouver ta vie, reprend-la, Fenrir.

La jeune femme était sérieuse. Cela n'était que justice après tout. Fenrir avait perdu la vie au service d'Odhinn. La lui rendre était sans doute le mieux à faire mais il fallait qu'il sache que cela correspondrait aussi à un nouveau renoncement...

- Oui, quitte cette geôle, ce lieu où les hommes t'ont jeté par respect pour toi, ton nom et pour ton sacrifice. Tu étais l'un des grands héros et nul ne savait ton retour. Tout a été si vite que je n'ai pu alerter l'ensemble des habitants...

Sur ces quelques mots, elle se dégagea avant d'avancer vers le fond de la cellule, tournant sciemment le dos à son interlocuteur, se mettant de nouveau en danger avant d'achever.

- Oui, pars, nul ne t'empêchera de reprendre ta vie là où elle s'est arrêtée. Nul ne t'obligera à devenir ce que tu ne souhaites pas...

Le froid se fit alors moins mordant.

- La grille est ouverte et le chemin dégagé. Il faut juste que tu saches que si tu renies la God Robe d'Epsilon, elle retournera en sommeil jusqu'à ce qu'un nouvau porteur en soit digne. Odhinn t'offre le choix, Fenrir...

Pars ou reste cela ne dépend que de toi...

Mais ce choix sera définitif...


Hilda s'approcha encore davantage du mur avant d'y coller presque son front. Les larmes brillaient mais jamais elle ne forcerait l'un des guerriers à revenir vers elle. Odhinn avait besoin d'hommes de confiance ayant foi en lui, et non d'enrôlés de force...

Si elle devait perdre Fenrir, au moins, cette fois, ce serait pour lui rendre le bonheur auquel il avait droit après avoir perdu sa vie au service du Grand Odhinn...

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Fenrir D'Alioth
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MessageSujet: Re: Le Loup d'Asgard en cage   Mar 26 Juil - 23:00

Le premier mot que la grande prêtresse d’Odhinn laissa échapper, ce simple « Je » dans lequel il pouvait sentir à loisir toute l’hésitation, toute la culpabilité que pouvait ressentir cette femme si puissante avait fait apparaitre un sourire jubilatoire sur les lèvres acides du Loup d’Asgard. Le vent tournait, ce n’était plus elle qui était toute puissante, mais lui, lui qui était devenu le prédateur et elle la proie, petite chose fragile qu’il briserait entre ses mains.

La chose était terrible, terrible mais tellement merveilleuse que le froid que l’asgardienne commençait à adoucir était chassé par une chaleur nouvelle dans le poitrail du guerrier divin. La situation ne fit que s’accentuer d’avantage, surtout lorsqu’elle lui permit de reprendre cette liberté qu’il chérissait tant et que réclamait son âme à corps et à cris. Chaque syllabe qu’Hilda prononça lui parut plus doux que les chants des Valkyrie qu’il avait entendu dans le palais doré d’Odhinn lui-même.

-Enfin Hilda, enfin, tu reconnais tes erreurs, tu révèles ta véritable nature, simple humaine, tu ne vaux pas mieux que tout les autres.

Une lueur de mépris profond brillait dans son regard, et ses traits déformés par la jubilation et la cruauté le faisait apparaitre bien loin de tous les Fenrir qu’affichaient les portraits accrochés sur les murs du château de Polaris.
Lorsqu’elle lui tourna le dos, le prédateur esquissa un pas dans sa direction, pour sentir un peu mieux cette odeur de malheur et de désespoir. Il avait obtenu ce qu’il souhaitait à présent, la liberté et le malheur de la grande Hilda chérit par tous et portée aux nues et pourtant, cela ne lui suffisait plus. Comme toutes les bêtes sanguinaires, le gout du sang obsédant ne se contenterait pas d’une fois… Et cette peine, ce désespoir était tel le sang dont il se repaissait à loisir en cet instant.

-Pourquoi ma belle Hilda me contenter d’un instant, d’une heure, d’un jour lorsque je pourrais te tourmenter de ma présence chaque seconde de ta misérable existence. Que ton bonheur à dû être grand lorsque Siegfried nous a quitté pour venir te retrouver, autant que ton malheur le sera à présent que je suis de retour.

Dans le fond, Hilda n’y était pour rien, elle n’était que la figure de proue, la représentante de ce que cette part là de Fenrir haïssait tant, les hommes, leur justice, leur destin et ces dieux qui les conduisaient à leur guise. Une dernière bouffée d’air emplit ses poumons, une dernière fois, le parfum exquis de la douleur…
En une seule seconde l’instinct de Fenrir perdit le contrôle de ce corps qu’il partageait à regret, et s’il concédait à sa part d’humanité un peu de terrain, c’était pour mieux par la suite assouvir sa vengeance. Comme le froid se retirait, la haine, la colère qui transparaissait du guerrier divin disparut.

Un instant de silence, un soupir las…

« Je quitte le palais votre Altesse. »

Un nouveau silence pesant, comme si Fenrir lui-même ne savait pas trop ce qu’il se passait, ce qu’il devait penser ou faire.

« Mais comptez moi parmi vos dévoués. Je sais que lorsque vous aurez besoin de moi vous saurez où me trouver. »

Fenrir d’Alioth avait esquissé un signe de tête dans la direction de la prêtresse, les traits tirés, comme désemparés, nul doute qu’il reviendrait à Polaris et peut être même plus tôt qu’il ne le pensait, mais avant cela, il y avait cette femme, cette valkyrie qui attirait ses pensées et ses pas. Il ne s’excusa pas auprès de la princesse, mais quelque chose dans son comportement montrait qu’il était sincère lorsqu’il avait prononcé ces mots, qu’il acceptait de lui faire confiance.
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Dernière édition par Fenrir D'Alioth le Jeu 4 Aoû - 2:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Loup d'Asgard en cage   Mer 27 Juil - 9:56

Un soupir dans le froid de la geôle, un souffle qui en disait long. Et Hilda demeura impassible lorsque Fenrir lui annonça qu'il quittait le palais. Il n'en fallait guère plus pour que le coeur de la grande prêtresse se remette à saigner.

Le vent soufflait toujours de l'autre côté des murs, gémissant presque comme si la nature elle-même ressentait l'immense vide menaçant de s'emparer de la jeune femme. Parfois même il parvenait à s'inflitrer avant de noyer dans le froid ambiant tandis qu'au dehors un autre chant s'élevait. Le cri des loups exhortant le guerrier à venir les rejoindre. La meute appelait son enfant vers elle...

Un nouveau frisson parcourut Hilda alors que les chsess étaient comme en équilibre instable. Des pas nerveux sur le sol si froid, les mouvements du loup qui tourne qui hésite. Son corps qui s'échauffe malgré le froid. Son coeur qui battait si vite. La lutte que Fenrir livrait contre lui-même était si intense si vibrante qu'elle transpirait à travers son cosmos.

C'était l'un de ces moments où le destin aimait à se faire sentir de tout son poids sur les âmes... Le destin et le temps qui file, lentement comme pris dans l'air glacial et pourtant si court. Et Hilda retenait ses larmes...

Elle était et demeurait la grande prêtresse, la représentante du garnd Odhinn, elle se devait d'être forte. Puis, enfin, les mots s'échappèrent. Et Hilda se crispa.

Quitter le palais... Ainsi tu renonces, Fenrir ? Une larme glissa le long de la joue blême de la souveraine.

Elle sentait pourtant ses nerfs se détendre. L'attente était finie. Le loup avait porté son premier coup et avait choisi sa liberté. Hilda ferma les yeux, elle inspira à son tour longuement, reprenant contenance. Un mouvement gracieux indiquait qu'elle relevait la tête.

Elle allait parler mais Fenrir sans s'en rendre compte l'interrompit...

Il n'avait pas achevé. Il lui restait dévoué et s'éclipsa sans ajouter d'autres mots. Hilda resta seule ainsi quelques instants avant de se décier à quitter les lieux à son tour. Son doux et pourtant si puissant cosmos l'enveloppa avant de la trasporter directement dans un autre coin du palais. Elle ne souhaitait voir personne en cet instant. Les gardes étaient maintenant au courant et tout était consumé...

Et puis, Siegfried, son merveilleux époux devait être si heureux de retrouver Hagen, son frère d'armes. En maintenant, c'était au tour de Fenrir de faire sa réappartion...

Tout allait au mieux et elle, elle ne voulait en rien ternir toute cette joie qu'elle sentait autour d'elle. Ainsi son cosmos la plongea-t-elle dans l'ombre... L'ombre si douce qui endort tout, l'ombre qui garde tout...

== > Ecrin des Ombres

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