Sans-Seiya


 
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 Une petite Ile au large.

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Deus Ex Machina

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29/12/2009

MessageSujet: Une petite Ile au large.    Mar 19 Avr - 21:46

La petite île au large de l'ile de Crète ne faisait que quelques kilomètres carrés, mais, chose étrange, elle était recouverte d'une flore dense, une flore qui depuis bien longtemps avait prit possession des moindres parcelles de l'île.
Sur ce petit caillou avait été construit un temple en l'honneur d'une ancienne déesse qui n'était pas propre à la Grèce, disons plutôt qu'elle avait été "importé" d'une autre culture.

C'est pour ces deux raisons que l'équipe d'archéologue qui avait planté leur campement non loin des premières ruines avaient débarqué sur l'ile. Pour comprendre d'où venait cette flore luxuriante qui n'aurait pas du perdurer ici bas mais également pour identifier cette déesse. Officiellement enfin tout du moins d'après ce que disait le peu d'écrit que l'on avait retrouvé, le culte était celui d'Aphrodite...

Arrivé sur l'île la future spectre put ressentir comme un léger pincement, son âme de spectre qui s'éveillait ne semblait pas tellement à l'aise dans le coin... Peut être des mauvais souvenirs, à moins qu'elle ne soit pas aussi téméraire que son âme actuelle.

L'aube ne faisait qu'apparaitre à l'horizon, dans les tentes on pouvait entendre des bruissements en tout genre, preuve que le réveil était proche.
L'appel du surplis était étrangement plus difficile à identifier... Étrangement c'était devenu flou. Subtil presque inexistant.

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MessageSujet: Re: Une petite Ile au large.    Ven 22 Avr - 21:30

Arrow Entre Ombre et Lumière

Assise en tailleur sur son tapis volant, Zobeida arriva enfin à destination.

Alors qu'elle était au Château de Dame Pandore à se demander comment elle pourrait mettre la main sur ce fameux Surplis, une vision fulgurante avait surgi dans son esprit : une Armure de la même couleur que celle portée par Calia, mais d'un style différent, était posée sur une sorte de colonne ou de piédestal.
L'image s'estompa mais elle sentit en elle comme une sorte d'appel irrésistible : il provenait d'un endroit très éloigné.

Elle avait déployé son tapis sous le regard interloqué du garde, et, après s'être posé dessus, l'objet s'était envolé dans les airs, filant à toute vitesse vers le sud.

***

C'était une petite île, à peine un roc perdu au beau milieu de la Méditerranée. Au fur et à mesure qu'elle s'en était approchée, Zobeida y avait senti quelque chose. Ce n'était pas le Surplis - son aura avait l'air d'être plus ou moins masquée par une force inconnue - mais comme une sorte de présence hostile. C'était en tout cas ce qu'elle ressentait, ou tout au moins l'entité tapie au fond d'elle-même. C'était troublant.

La nuit allait bientôt toucher à sa fin et la Taftâni aperçut en contrebas un campement. Intriguée, elle fit descendre son tapis volant, le posa au sol, en descendit et l'enroula. Marchant silencieusement, elle sortit son cimeterre richement ouvragé de son fourreau et se dirigea vers les tentes. A côté d'elles se trouvaient des caisses. Elle en ouvrit une.

A la vue du matériel qui se trouvait à l'intérieur, elle comprit rapidement que les personnes qui avaient établi leur campement devaient être des explorateurs ou des archéologues. Ils ne représentaient pas un grand danger pour la syrienne : ce n'étaient que des humains ordinaires. Mais que recherchaient-ils ?

La meilleure idée serait tout simplement de leur demander ou de trouver des documents relatifs à l'expédition. Elle ouvrit une petite fiole et aussitôt une fumée bleutée en sortit qui gagna en volume pour finalement se solidifier, prenant la forme d'un humanoïde à la peau bleue de plus de trois mètres de haut. Il avait une musculature puissante, était vêtu d'un pantalon bouffant et de babouches, portait une barbe finement taillée et avait un visage débonnaire.

Les bras croisés, il attendit les ordres de Zobeida qui lui dit en persan : va me chercher tout papier important relatif aux recherches de cette expédition.

Le Djinn hocha la tête en signe d'incompréhension et la Taftâni fit la grimace : l'ordre était peut être un peu trop complexe pour cette entité. Il était sympathique - chose peu fréquente parmi ceux de son espèce - mais semblait avoir une intelligence parcimonieusement mesurée...

Va me chercher un des humains qui se trouve dans les tentes : je veux l'interroger.

Ça c'était plus dans ses cordes : bondissant dans les airs, le Djinn disparut pour revenir peu de temps après avec un humain qu'il tenait par le col au bout de ses doigts massifs. Chose amusante, il dormait toujours !
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Deus Ex Machina

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29/12/2009

MessageSujet: Re: Une petite Ile au large.    Lun 25 Avr - 2:48

Walter Mc Stinley, 45 ans, avait toujours rêvé de devenir archéologue et si au départ il avait dans l'idée d'être le digne successeur d'Indiana Jones, force était de constater qu'il n'avait pas les épaules pour et que le maniement du fouet resterait pour lui un art complétement étranger.
S'il n'avait pas eut beaucoup de prestige durant ses années supérieures, l'expédition archéologique qu'il avait mi sur pied serait, et ça il n'en doutait pas, sa plus grande réussite. Une réussite qui lui apporterait gloire et prestige.

La veille au soir, il s'était endormi sous sa petite tente personnelle et avait rêvé de la découverte du siècle.

Il s'y voyait déjà, à genoux au dessus du passage souterrain qu'il avait trouvé l'avant veille, regardant « ses petites mains » dégager les dernières dalles à sa place, sa petite assistante gentillette en extase devant lui.

« C'est la découverte du siècle Walter. »

Et lui murmurant à son intention.

« Allons Sidonie appelez moi... »

« Excusez moi « professeur ». »

Effaçant toute trace de familiarité entre eux dans un sourire gêné, elle le regarderait remettre ses lunettes rondes sur le bout de son nez.


« Ce n'est rien mon p'tit. »

Walter Mc Stinley cligna plusieurs fois des paupières, sa myopie sévère lui rendit ,sans ses lunettes, une vision bien floue de la réalité. Vaguement sa main tâtonna dans le vide à la recherche de ses verres, en vain... Il bougonna lançant à la silhouette féminine devant lui.

« Sidonie mon p'tit ce n'est pas une façon de réveiller un professeuuur. »

Ses mains avaient continué à tâtonner il se rendit alors compte qu'il se trouvait bien loin du sol, suspendu par le col de son pyjama en popeline bordeaux rehaussé de coutures roses pâles, bien peu approprié pour un séjour en pleine nature. Il ramena sa main derrière son col, tomba sur la grosse main du djinn à la pilosité toute masculine. Un léger cri strident passa ses lèvres surmontée d'une petite moustache ridicule.

Dans un éclair de lucidité, il trouva ses binocles dans sa poches de chemise, les vissa à l'envers sur son nez, manqua de les faire tomber... Une fois sa vue rendue, sa mâchoire se décrocha littéralement à la vue de la sublime créature qui se présentait devant lui. Il reluqua sans aucune gêne les courbes plus que généreuses de la spectre lui faisant littéralement oublier la situation délicate dans laquelle il se trouvait.

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MessageSujet: Re: Une petite Ile au large.    Jeu 28 Avr - 9:12

« Sidonie mon p'tit ce n'est pas une façon de réveiller un professeuuur. »

En entendant cela, Zobeida ne put s'empêcher de pouffer de rire. C'était surtout la façon dont il avait dit "professeur" qu'elle trouva particulièrement cocasse. Ce titre devait lui déformer la bouche et gonfler ses joues comme un gros morceau de gingembre ! Le premier instant d'amusement passé, elle le regarda avec une expression apitoyée, l'imaginant en train de peiner, penché sur des ouvrages et manuscrits poussiéreux, vivant une existence académique, dénuée de magie et de mystère.

Les yeux mi-clos, il commença à tâtonner, cherchant sans aucun doute la main de la dénommée Sidonie mais ne trouvant finalement que le contact des doigts du Djinn qui n'avaient rien de féminins. Le génie continuait à le tenir par le col entre son pouce et son index, un sourire débonnaire aux lèvres.

L'homme poussa un petit cri et Zobeida eut peur que cet imbécile ameutât le camp. Fort heureusement il n'en fut rien : fouillant dans son pyjama aux couleurs criardes -*Par Ahura-Mazda, comment peut-on porter une telle horreur ?!* - il finit par trouver ses binocles car bien entendu le "professeuuur" était myope comme une taupe !

Quand il eut enfin réussi à les chausser, il posa un regard émerveillé sur la Taftâni, comme s'il avait du mal à en croire ses yeux. Zobeida fut quelque peu étonnée de cette réaction : ce n'était pas la première fois qu'elle voyait de l'admiration dans le regard des hommes mais jamais elle n'aurait cru cela de la part de quelqu'un dans une situation aussi déroutante. D'un autre côté, peut être que le professeur pensait qu'il était en train de rêver....

Mieux valait en tirer profit !

Lui faisant son plus beau sourire, elle s'approcha de lui, rengainant son arme, et, tout en posant un index sous son menton, lui dit d'une voix suave et caressante un "bonjour professeuuur, puis-je savoir ce qu'un homme aussi brillaaant et séduisaaant que vous fait ici, sur cette petite île perdue ?"

Elle faisait papilloter ses cils, le couvant d'un regard de biche...
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Deus Ex Machina

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29/12/2009

MessageSujet: Re: Une petite Ile au large.    Mar 3 Mai - 8:43

Le professeur Mc Stinley était bel et bien conscient qu'il n'était pas dans un rêve, non, la créature qui se trouvait devant lui, si sublime, au parfum si délicat, au teint halé n'était pas le produit de son esprit, elle avait bien plus d'éclat qu'une quelconque illusion...

D'ailleurs la merveilleuse beauté de cette créature lui fit presque oublier la main velu qui le retenait par le col, oui vraiment Walter n'avait d'yeux que pour elle. Tentant de faire bonne figure après un instant d'égarement fantasmagorique, il se racla la gorge main devant la bouche, redressa à nouveau ses binocles sur son nez.

« Je viens mettre à jour la plus grande découverte archéologique, un exploit, que dis je une merveille de l'histoire... »

Clairement à ses mots, ce n'était pas la modestie qui aurait un jour la peau de ce professeur, il tenta de se mettre debout, se dégageant tant bien que mal de l'emprise du Djinn qui n'aurait aucune difficulté à le briser en deux comme une brindille, d'un geste, il remit la chemise de son pyjama toute froissée, épousseta son épaule avant de s'incliner bien bas.

« Mais permettez ma dame de me présenter... Walter Mc Stiley, professeur Mc Stinley devrais je dire... »

Il lui adressa un clin d'oeil et saisissant la main de la spectre la gratifia d'un baise main alambiqué et maniéré.

« Enfin je dis professeur, dans peu de temps nul doute que l'on m'appellera Sir Mc Stinley... »

Son regard brilla d'émerveillement, oubliant totalement la demande de la jolie créature, réalisant son erreur, surtout que cela l'aurait privé d'un instant de gloire et d'une discussion passionnante sur ses travaux, il reprit.

« A vrai dire, je suis ici pour déterrer un temple qu'à fait construire le roi Minos à la gloire d'une beauté antique. Mais que je vous raconte... J'étais dans ma bibliothèque universitaire lorsque par le plus grand des hasards j'ai découvert plusieurs témoignages relatant la présence d'un temple antique... Un temple antique en Grèce quoi de plus normal me direz vous... Et vous auriez bien raison, nombres d'yeux non avisés sont passé au travers de ce détail et pourtant cela m'a parut d'une flagrance inouïe... »

Il éclata dans un petit rire ridicule, avant de se ressaisir et de lancer un regard inquisiteur à la jolie spectre.

« Rassurez moi... Vous n'êtes pas envoyé par le professeur O'Bryan ou autre ? Car si vous êtes là pour me voler ma découverte sachez que je saurais faire preuve de la plus grande pugnacité. »

Un vague air méchant apparut sur son visage, il leva le poing en l'air plus ridicule que menaçant. Dans le campement à plusieurs mètres de là les premiers mouvements se faisaient sentir.
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MessageSujet: Re: Une petite Ile au large.    Ven 6 Mai - 20:36

Toujours tenu par le col par le gigantesque Djinn, le quarantenaire déclara qu'il venait de mettre à jour sur une découverte archéologique des plus extraordinaires puis, se rappelant les usages, il se présenta comme étant le professeur Walter Mac Stiley - il avait donc des origines écossaises - et il laissa paraître que sous peu il serait anobli par la Reine d'Angleterre en personne...

Bras croisés, la Taftâni avait écouté le personnage les bras croisés et l'air impassible. Elle n'en laissait rien paraître mais elle commençait à le trouver un peu agaçant... Elle se décida tout de même à lui dévoiler son identité :

"Enchantée de faire votre connaissance Mr Mac Stiley, je me nomme Zobeida... Si nous pouvions revenir au sujet qui nous intéresse.."

D'un geste elle fit signe au Djinn de déposer en douceur l'archéologue et lui ordonna de réintégrer son flacon. La créature s'exécuta, laissant une longue trainée de vapeur bleutée qui s'évapora dans les airs.

Le professeur continuait :

« A vrai dire, je suis ici pour déterrer un temple qu'à fait construire le roi Minos à la gloire d'une beauté antique. Mais que je vous raconte... J'étais dans ma bibliothèque universitaire lorsque par le plus grand des hasards j'ai découvert plusieurs témoignages relatant la présence d'un temple antique... Un temple antique en Grèce quoi de plus normal me direz vous... Et vous auriez bien raison, nombres d'yeux non avisés sont passé au travers de ce détail et pourtant cela m'a parut d'une flagrance inouïe... »

"Au fait !" coupa brutalement la syrienne, tapotant distraitement la garde de son cimeterre. Mais l'autre lui demanda alors si elle n'avait pas été envoyée par un certain professeur O'Bryan et la menaça d'user de violence si jamais elle était venue ici dans l'intention de voler sa découverte...

Pour toute réponse, Zobeida se mit à ricaner méchamment et dégaina son cimeterre richement ouvragé de son fourreau incrusté de pierres précieuses. Dans la faible clarté dispensée par l'aurore rhododactyle, la lame brillait d'un doux éclat bleuté, signe qu'elle avait été enchantée au moyen de sortilèges.
Elle pointa l'arme sur la gorge du "professeuuur" et dit d'une voix menaçante :

"Je ne viens pas de la part d'un quelconque rat d'université mais de mon plein gré. Maintenant tu vas me répondre, sans faire de salamalecs, sinon je..."

Elle s'interrompit car du bruit venait des tentes : le campement s'éveillait lentement. Plantant son arme dans la terre, elle sortit des plis de ses vêtements un petit flacon qui contenait du sable, elle en prit une poignée qu'elle jeta au milieu du campement tout en prononçant d'étranges paroles kabbalistiques. Aussitôt le mouvement au sein des tentes cessa et de puissants ronflements se firent entendre.

"Voila, ils vont dormir comme des souches pendant plusieurs heures, fit-elle en reprenant son arme. Comme ça nous serons plus à l'aise pour discuter. Où en étions-nous déjà ?..."

Elle réfléchit rapidement, le temps que le professeur prenne la parole. Elle avait certes une nature ardente et sauvage mais elle avait malgré tout un bon fond et avait donc des scrupules à déranger ce brave homme dans ses recherches. Si sa découverte était ce qu'elle pensait être - c'est à dire son Surplis - il n'aurait plus rien à offrir à la communauté scientifique et toutes ces années de recherche auraient été réduites à néant. Il lui vint alors l'idée de lui offrir une monnaie d'échange :

"Dites-moi, les Mines du Roi Salomon, ça vous intéresse ?..."
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Deus Ex Machina

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29/12/2009

MessageSujet: Re: Une petite Ile au large.    Dim 8 Mai - 6:13

« Mac Stinnley ma chère. »

Avait reprit bien évidement le professeur, insistant particulièrement sur le « n », lorsque sa charmante interlocutrice écorcha ce patronyme qui ne tarderait pas à devenir d'une inouïe célébrité oh combien mérité. Il avait bien entendu ponctué ces mots d'un petit coup de poignet, index dressé comme on fait la leçon aux petits enfants ou aux ignorants.

Puis la spectre révéla son vrai visage, sans doute particulièrement agacée de se faire baladé ainsi par un simple mortel prétentieux. Si la disparition du Djinn était comme passée inaperçue, lorsque Zobeida dégaina son splendide cimeterre, le professeur déposa sur le bout de son nez ses verres et s'approcha afin d'observer davantage et mieux la lame aux reflets étranges... Main sur le menton, en fin observateur, Walter se demandait si cette arme était authentique oubliant presque qu'elle était capable de lui ôter la vie.

Ôter la vie... Oui tiens, tandis que étrangement le camp redevenait calme, le professeur se rappela que sa vie était trop précieuse pour se perdre aussi futilement, nul doute qu'après avoir obtenu ce qu'elle voulait elle allait lui retirer la vie... Ou en tout cas c'est peut être ce que lui ferait... Ah que ne fallait il pas faire pour devenir « sir ».

Aussi tandis qu'elle reportait son intention sur lui, lui demandant de lui rappeler où ils en étaient, Walter Mac Stinley qui avant de devenir professeur avait eut furtivement l'idée de se lancer dans une grande carrière d'acteur dramatique. Malheureusement pour lui et heureusement pour la profession il avait abandonné, non pas parce qu'il avait comprit qu'il n'avait aucune crédibilité, mais parce qu'il avait estimé que son public n'était pas prêt à admirer son talent. Talent dont Zobeida allait avoir un extrait sous peu.

Se disant donc il n'allait pas tarder à nouveau à être menacé avec cette lame qui était plus vrai que nature, le professeur s'était dit que s'il faisait le mort ou au moins l'évanouie, peut être qu'elle irait massacrer quelqu'un d'autre, comme sa petite stagiaire... Quel dommage.

Aussi dans un geste plus vrai que nature, digne des pires navets, Walter Mc Sintley appuya le dos de sa main sur son front, révulsant les yeux, il eut un dernier regard pour vérifier ou il allait se laisser tomber et dans un gémissement grotesque, se laissa tomber dans les herbes hautes.

Il se passa quelques secondes, les quelques secondes pendant lesquelles Zobeida avait trouvé par quel moyen plutôt doux elle parviendrait à gagner ses infos.
Lorsqu'elle lui fit sa proposition, le professeur ouvrit un oeil et se releva à demi...

« Les mines du roi Salomon ?! LE roi Salomon ? »

Sa voix trahissait son incrédulité, il se releva époussetant son pyjama, puis éclatant d'un petit rire ridicule ajouta.

« Allons, ma chère cela ne se peut... Comment pouvez vous détenir un tel secret ? »

Malgré sa défiance, Walter était des plus intéressé, après tout Salomon enfin c'était Salomon quoi, rien à voir avec Minos et sa pseudo maitresse à pour qui il avait fait dresser ce maudit temple.

« Et quand bien même cela s'avèrerait exact, comment serais je sûr que vos paroles ne sont pas fausses ? »

Nerveusement, Walter avait plongé ses mains dans ses poches de pyjama, un léger sourire rassuré était apparut sur ses traits mais alors que son regard se porta sur le sol, il remarqua un détail qui le fit tiquer, discrètement, il fit un pas sur le coté, reportant son intention sur la belle.
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MessageSujet: Re: Une petite Ile au large.    Ven 13 Mai - 8:02

Zobeida n'avait pas relevé la petite réprimande de l'archéologue. Elle fut par contre étonnée par sa réaction lorsqu'elle dégaina son cimeterre : au lieu de trembler de peur et de blêmir, il chaussa ses petites lunettes et regarda attentivement l'arme, pareil à un antiquaire face à un meuble ancien ou une pièce de collection rare.

Il est vrai qu'après tout, il était archéologue et avait eu en quelque sorte un réflexe professionnel. Par ailleurs son arme était une antiquité puisqu'elle avait été forgée il y a environ 1000 ans de cela. Elle avait appartenu à son mentor, qui l'avait eu de son mentor et ainsi de suite.

Puis, tandis que Zobeida lançait le sortilège de Sommeil, l'éminent professeur Mac StiNley tomba dans les pommes d'une façon somme toute théâtrale. La Taftâni fut quelque peu étonnée car la portée de son sort n'allait pas jusqu'au duo. A moins qu'elle ait mal évalué les distances...

Mais quand elle évoqua les mines du Roi Salomon, ce fut magique : il ouvrit les yeux et redressa son buste, avec une expression d'incrédulité dans la voix.

« Les mines du roi Salomon ?! LE roi Salomon ? »

Qui d'autre ? fit-elle avec un petit sourire. D'où je viens on l'appelle Suleiman.

« Allons, ma chère cela ne se peut... Comment pouvez vous détenir un tel secret ? »

Hum, les habitants du Monde Invisible, que nous appelons Djinns, détiennent bon nombre de connaissances et de secrets. La plupart ont été perdus dans la mémoire des Hommes mais pas pour eux. Les contrées désertiques du Moyen-Orient sont moins inhabitées qu'elles en ont l'air...

« Et quand bien même cela s'avèrerait exact, comment serais je sûr que vos paroles ne sont pas fausses ? »

Pourquoi vous mentirais-je ? C'est la stricte vérité. Je vais vous en faire la preuve.

Elle déboucha un petit flacon pendu à sa ceinture et peu de temps après en sortit un nuage de fumée qui se solidifia pour se transformer en une créature humanoïde à la peau rouge comme du sang, de taille gigantesque, au torse puissant, à la barbe noire finement taillée et au crâne rasé. A sa ceinture était passée un cimeterre richement ouvragé. En dessous il n'avait pour ainsi dire pas de jambes ; mais il n'en avait nul besoin : il flottait dans les airs.

Voici Eldenourin, membre de la Garde Royale du Sultan Marrake al-Sidan al-Hariq ben Lazan, Maître des Efrits, les Génies liés au Feu. Eldenourin, révèle au professeur Mac StiNley ici présent, le secret des Mines du Roi Salomon.

L'Efrit prit la parole, sa voix était semblable au bruit produit par un feu de cheminée et des flammèches sortaient de sa bouche : "Eh bien voila, j'avais fini mon service quand j'ai surpris une conversation entre le vizir Qandrasseh et le Gardien des Archives, Kimah..."

Et au bout de cinq minutes, il lui donna la localisation exacte des Mines du Roi Salomon.


Dernière édition par Zobeida le Sam 21 Mai - 9:48, édité 1 fois
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Deus Ex Machina

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29/12/2009

MessageSujet: Re: Une petite Ile au large.    Sam 21 Mai - 7:57

S'il y avait bien une chose qui dans l'esprit de l'illustre professeur comptait bien plus que toute peur, c'était bien le profit, la renommée, la célébrité. Aussi, lorsqu'il vit sortir le « génie » de sa lampe magique, à peine eut il esquissé un mouvement de recul, bien trop intéressé qu'il était par les prétendues informations que détenait la splendide créature qui lui faisait face.

Après s'être frotté le menton entre l'index et le pouce, une fois le discours du Djinn terminé, et alors qu'il replongeait ses yeux luisant d'envie et d'intérêt entre autre chose, détaillant son interlocutrice de la tête aux pieds.

« Je ne sais pas trop ce qui vous motive à un tel geste... Après tout rien dans ce tas de ruine ne vaut les trésors, archéologiques bien entendu, du roi Salomon. »

Il était difficile de croire qu'il subsistait encore dans l'esprit du professeur Mc Stinley quelque doute que ce soit, et pourtant c'était bien le cas. Heureusement pour lui, s'écoutant parler, chose qu'il faisait constamment, il réalisa l'idiotie de sa remarque... Après tout, ce n'était pas sa faute à lui, si cette charmante créature décidait d'y perdre. Aussi, se perdant dans une révérence alambiquée, main sur le coeur et se penchant plus bas que terre, Walter Mc Stinley s'était redressé arborant un large sourire.

« My lady, ce sera avec le plus grand des honneurs que mon humble personne vous conduira jusqu'aux ruines de ce modeste cailloux. »

Il tapota du plat de la main sur sa pochette à mouchoir, car oui, son pyjama aussi était doté d'un mouchoir de tartan verdâtre.

« J'ai ici toutes les informations nécessaire à l'assouvissement de votre volonté. »

Puis quelque chose lui chatouilla les pieds, une sensation étrange qui lui fit baisser les yeux et constater qu'une petite fourmi était entrain de gravir ses chaussettes assorties à son mouchoir. Il fit dans un premier temps un petit bond de coté dans un gémissement puis se ressaisissant, arbora un sourire se voulant charmant.

« Permettez avant cela à votre humble serviteur de s'apprêter comme il se doit. »

Il avait bien fait un geste pour retourner au campement, mais se rappelant de la présence imposante du Djinn éclipsé bien évidement par sa charmante « maitresse », il lui lança un bref regard inquiet avant de s'adresser de nouveau à la sublime créature d'orient.

« Cela ne me prendra que quelques instants... »


Et à nouveau son sourire piteux s'affichait, nul doute que Walter Mc Stinley avait des prétentions séductrices, mais disons que celles ci avaient du mal à être transposées sur son visage...
Le reste de la route ne serait pas de tout repos, l'entrée détruite du temple se trouvait à plus d'une demie heure de marche, s'enfonçant dans la flore luxuriante, il leur faudrait crapahuter un peu, peut être creuser au final étant donné que l'équipe venait tout juste de trouver l'entrée...

Suspendu aux charmantes lèvres de son interlocutrice, Mc Stinley s'était mis à rêver, de renommé, de célébrité et pourquoi pas de plus si affinité.
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MessageSujet: Re: Une petite Ile au large.    Sam 25 Juin - 20:41

« Je ne sais pas trop ce qui vous motive à un tel geste... Après tout rien dans ce tas de ruine ne vaut les trésors, archéologiques bien entendu, du roi Salomon. »

Zobeida haussa les épaules à cette remarque. Il est vrai qu'archéologiquement parlant, la vieille ruine de cette île ne valaient pas les légendaires mines du Roi Salomon. Mais la Taftâni n'était pas archéologue et n'avait que faire de la gloire et du prestige ; en outre ce qui devait se trouver au sein de cette ruine valait infiniment plus, à ses yeux, que tous les joyaux de la Terre.

Ça ne regarde que moi... finit-elle par lâcher négligemment.

Le professeur fit un courbette quelque peu théâtrale et déclara d'une voix que Zobeida trouva un peu pompeuse :

« My lady, ce sera avec le plus grand des honneurs que mon humble personne vous conduira jusqu'aux ruines de ce modeste cailloux. »

*A la bonne heure !* pensa-t-elle.

Le "professeeeur" poussa un petit cri de vierge effarouché et Zobeida se demanda ce qui avait bien pu l'effrayer ainsi : se penchant, elle vit une fourmi en train de grimper vaillamment la cheville de Walter Mac Stinley. La jeune femme pouffa de rire : pour un archéologue, une personne habituée à farfouiller dans des constructions anciennes et poussiéreuses, il était plutôt nerveux...

- Encore heureux que ce n'était pas un serpent : vous auriez fait un bond de 100 mètres... railla-t-elle.

Le professeur fit mine d'aller vers le campement, dans le but de "s'apprêter" puis se retourna, une lueur d'inquiétude dans le regard : le gros Djinn qui se tenait à côté d'elle le fixait d'un air qui semblait dire : "cherche pas à fuir !". Mais le visage de sa maîtresse était serein : où pourrait-il aller vu qu'ils étaient sur une île ?

Et tandis que Walter Mac Stinley, archéologue de son état, allait se préparer pour la petite expédition, Zobeida attendit patiemment, se demandant si le Surplis qu'elle convoitait n'était pas protégé par des pièges ou un gardien. Voire les deux...
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29/12/2009

MessageSujet: Re: Une petite Ile au large.    Dim 3 Juil - 5:23

Les moqueries de la belle spectre n'eurent visiblement aucun effet sur l'ego surdimensionné du bon professeur Mc Stinley, celui ci à l'idée d'une probable rencontre avec un serpent s'était contenté de ridiculeusement bomber le torse, rajuster ses lunettes sur le bout de son nez et de se perdre dans une piteuse révérence.

"Madame ! N'ayez crainte je ne tarderai point à vous revenir."

Plusieurs longues minutes plus tard, Walter réaparru, lui qui ne négligeait surtout pas sa personne même au beau milieu de la jungle, avait prit le temps de faire une toilette sommaire, il avait également revêtu son complet de tweed élimé... N'est pas Indiana Jones qui veut...

Il avait prit sa besace, pleins de document et trainé un sac plein d'ustensile beaucoup plus "de terrain" piolets, gourdes, pelles et autres cordes. Le sac trop lourd pour lui attérie aux pieds du Djinn...

"Tenez pour vous mon brave !"

D'habitude c'était sa petite assistante qui prenait en main ce genre de détail, il était très étonnant que le prof eut penser à se munir de tels outils, alors il était bien évident qu'il n'allait pas en plus les porter.

"Et bien allons y ma chère."

Et sur ce, sortant son petit calepin qu'il n'avait pas quitté de la nuit, il pointa son index droit devant lui et la marche commença.

Heureusement pour eux, enfin surtout pour lui, le chemin avait été très nettement nettoyé afin de faciliter leur passage, ce qui leur évita d'assister à la piteuse tentative de l'universitaire de se servir d'une machette en l'agitant maladroitement et puis comme ça au moins personne d'autre ne perdrait un oeil.

La marche dura bien une heure, entre la traversée d'un petit torrent, l'escalade d'un flanc de montagne, ils s'enfoncèrent plus profondement dans la végétation jusqu'à ce que...

Le regard brillant de plaisir et de jubilation, le professeur s'arrêta subitement, il retira un branchage qui cachait l'entrée de ce qui s'avérait être les restes d'un étrange temple. La dite entrée se trouvait en flanc de montagne, le linteau minutieusement décoré était recouvert de plantes grimpantes, illisible à cause de l'érosion. A première vue, cela ne faisait pas très entrée d'ailleurs, c'était une sorte de gros trous et il fallait vraisemblablement s'enfoncer dans la grotte pour trouver ce qui était la véritable entrée. Après quelques mètres, le chemin débouchait sur une sorte de hall, au haut plafond, très sombre on pouvait à peine deviner dans l'obscurité la présence de colonnes faisant le tour tandis qu'en face d'eux était apparut deux autres colonnes de marbres incrustées dans la paroi, et entre les deux, un énorme bloc de la même matière, dans la pierre avait été gravé des lignes verticales et horizontales très abimées par le temps.

"Nous ne sommes pas allés plus loin..."

Il s'approcha dudit marbre, parcourut du bout des doigts les lignes à demi effacé, puis collant son oreille tapa du poing dessus.

"Ce bloc à l'air particulièrement épais, et nous n'avons pas trouvé de mécanisme pour entrer...

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MessageSujet: Re: Une petite Ile au large.    Dim 21 Aoû - 3:49

[HRP]Désolée pour le retard : quelques petits soucis de bécane mais ça va mieux ^^

Au fait, t'aurais pas un dessin de ce bon Pr McKinley, histoire que je me fasse une idée Very Happy [/HRP]

"Madame ! N'ayez crainte je ne tarderai point à vous revenir."

Y'a intérêt... fit-elle les bras croisés, une expression peu amène sur son beau visage sombre.

Elle n'eut pas à attendre longtemps : quelques minutes après, le brave professeur revint avec l'attirail typique de tout archéologue qui se respecte ; il jeta le tout au pied du Djinn qui, bras croisés, regarda sa maitresse d'un air interrogateur. Zobeida lui fit signe de prendre le matériel et le trio s'engagea sur les sentiers de la gloire et de l'aventure !

En fait le chemin avait été déblayé et était aisé à suivre. Donc nul besoin de se frayer un passage à coups de machette, au sein d'une végétation hostile et remplie d'une faune non moins hostile.

La marche dura une heure mais Zobeida n'en sentit pas les effets car elle était perchée sur l'une des épaules massives de son serviteur surnaturel tandis que de l'autre bras, il portait sans effort le lourd sac rempli de matériel : un Djinn "moyen" pouvait porter au moins 250kg sans se fatiguer.

Ils arrivèrent donc à une sorte de temple dont l'entrée se trouvait au flanc d'une petite montagne. Une fois entrés à l'intérieur - la Taftâni éclaira l'endroit avec une sorte de sphère lumineuse qu'elle avait fait apparaître par magie et qui flottait à un mètre du sol ; sa luminosité était égale à quatre lampes de bonne intensité - ils virent au fond un énorme bloc de marbre qui semblait barrer le passage.

"Ce bloc à l'air particulièrement épais, et nous n'avons pas trouvé de mécanisme pour entrer...

Zobeida hocha la tête et sortit d'une de ses poches un petit pot contenant du khôl. Elle en mit un peu autour de ses yeux tout en prononçant quelques paroles étranges. Au bout de quelques secondes, elle put voir, gravées sur les deux colonnes qui encadraient la porte, des inscriptions invisibles à l’œil nu et qu'elle lit à voix haute, passant de la colonne de gauche à celle de droite :

"Si tu veux entrer en ces lieux,
Prononce le nom du Dieu."

"Faisant partie des trois souverains
Il reçut le monde souterrain."

*Eh ben, c'est pas très dur comme énigme !* pensa-telle, amusée.

Hadès ! fit-elle à voix haute, espérant que ce fut la bonne réponse.
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Deus Ex Machina

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29/12/2009

MessageSujet: Re: Une petite Ile au large.    Dim 18 Sep - 8:12

[C'est à mon tour d'être désolée pour le retard. Pour Walter, je n'ai pas d'image précise disons que c'est Milo Thatch avec quelques années en plus.]

La sphère lumineuse qu'avait fait apparaître la belle spectre avait fasciné l'universitaire qui se tenait près d'elle et ne parvenait pas à la quitter des yeux. Il faut dire que le tour de passe-passe était impressionnant tout comme l'était la beauté de la Taftanie surtout sous les lueurs blanchâtres, dans ce temple sauvage et inexploré.

Et puis, elle avait un esprit, un esprit aiguisé, affuté comme la lame qu'elle portait autours de ses hanches... Habitué à être le centre des attentions, s'imaginant être l'objet des fantasmes de toutes les représentantes du beau sexe l'approchant à moins de 50 mètres, le professeur Mc Stinley ne pouvait pas envisager que cette fleur orientale ne puisse pas être elle aussi attirée irrémédiablement par son charme.

Ses lunettes rajustées, ses épaulettes époussetées d'un geste négligé de la main, lui qui avait laissé la créature infernale s'approcher du bloc de marbre jusqu'à le dépasser, s'apprêtait à s'adresser à elle, approchant même sa main de l'épaule de sa partenaire de recherche lorsque la voix de la belle s'éleva, retentissant dans un écho moqueur, comme si elle narguait celui qui avait osé poser cette devinette si facile à résoudre.

« Hadès ?! » avait répété, hébêté Walter, avant qu'irrémédiablement le puit de science qu'il était ne se mette à vomir les informations qu'il détenait sur le seigneur de la mort, les yeux clos comme pour savourer d'autant plus ses propres paroles et finir par ajouter. « Vous n'y pensez pas ma chère, il n'y a aucune raison rationnelle qui justifierai la présence d'un culte à cette divinité morbide dans ces lieux... »

Mais alors qu'il s'apprêtait à poursuivre sa diarrhée verbale, un grincement s'échappa du bloc dans une longue vibration pour laisser apparaître une entrée sombre.

Dans la pièce qui venait de se révéler il y avait un long couloir au plafond élevé, des colonnes de part et d'autres accompagnaient les voyageurs jusqu'à une unique pièce à l'entrée étroite. En face de l'entrée dans cette pièce parfaitement préservée dont seule une épaisse couche de poussière trahissait son inoccupation, se trouvait une sorte de boite posée sur un piédestal, sur les murs étaient dessinés des mosaïques aux formes géométriques ornées de fleurs et autres fioritures qui encadraient deux phrases qui étrangement elles étaient débarrassées de toute poussière.

« Gare au labyrinthe menant jusqu'au Tartare, les maitres des lieux veillent. »

Et sur le mur de droite.

« Dans le palais d'un roi absent et perdu pour ce siècle. »

« Etrange ! » s'exclama Walter qui s'était approché de la boite contenant le surplis de la spectre, une baguette en bois dans la main, il appuya cette dernière contre la paroie. « Je dirais même plus, fascinant ! »
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MessageSujet: Re: Une petite Ile au large.    Dim 1 Jan - 5:05

Spoiler:
 

Quand Zobeida prononça à voix haute le nom du Souverain des Enfers, le dénommé Walter avait commencé à se gausser d'elle :

« Vous n'y pensez pas ma chère, il n'y a aucune raison rationnelle qui justifierai la présence d'un culte à cette divinité morbide dans ces lieux... »

Il fut interrompu par le léger grondement de la lourde dalle qui s'effaçait pour laisser place à une ouverture qui menait vers un nouveau passage. La Taftâni considéra le professeur avec un petit sourire à la fois supérieur et moqueur. Comme quoi il ne fallait jamais se reposer sur ses acquis et s'attendre à être surpris, surtout dans le domaine de l'archéologie.

Au-delà de l'arche, on traversait un corridor au plafond soutenu par des colonnes de pierre. Visiblement cet endroit n'avait pas reçu de visiteurs depuis des temps immémoriaux car la couche de poussière n'avait pas été soulevée ; *même pas trace de la présence de rongeurs ou d'insectes !* pensa-t-elle. Derrière elle, le Djinn la suivait placidement...

Le couloir aboutit à une petite pièce au centre de laquelle se trouvait un piédestal où était posée une sorte de boîte noire dont les côtés étaient recouverts de motifs étranges. A cet instant là, Zobeida sut qu'elle avait devant elle ce qu'elle était venue chercher ! Excitée, elle bouscula quelque peu le professeur qui examinait l'urne ténébreuse, et la regarda sous toutes les coutures : pas de doute c'était bel et bien le coffre qui contenant son Surplis, celui du Djinn ! La sculpture sur l'une des faces - une lampe orientale, similaire à celle décrite dans Aladin et la Lampe Merveilleuse - en était la preuve flagrante !

Légèrement au-dessus, se trouvait une sorte de poignée qu'elle tira. L'instant d'après, un léger bruit se fit entendre : le couvercle était en train de s'ouvrir tout seul...
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Deus Ex Machina

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29/12/2009

MessageSujet: Re: Une petite Ile au large.    Dim 4 Mar - 6:52

Walter observait cela d'un oeil acéré. Exercice quelque peu malaisé lorsque l'on souhaite à la fois être le point de mire de tous dans sa plus belle tenue et surveiller ses arrières.

Pourtant, cette inscription avait de quoi surprendre. Cela valait bien quelques menus risques. Un rêve sur le point de devenir réalité. Déjà ce bon vieux Mc Stinley se voyait en couverture de tous les plus grands quotidiens ou paradant sur la toile avec ces plus belles photos et pourquoi pas un petit film à sa gloire.

Après tout, retrouver un roi inconnu ne pouvait que lui apporter la gloire et attirer encore plus les femmes dans son sillage. De quoi couronner un parcours déjà plus que brillant.

Il en était déjà à rêver à sa future expertise et peut-être même fortune lorsque son regard tomba sur cette beauté aussi séduisante qu'écervelée.

« Aller manipuler ainsi un coffre sans prendre de précaution ??? »

Voyant cela, le professeur fit ce que tout grand savant de son accabit doit faire en telle circonstance : sauver le génie. Et quoi de mieux que de se reculer, de préférence, derrière le gorille de service.

Il retenait son souflle lorsque soudain l'ensemble de la pièce s'illumina d'un ensemble de couleurs qui loin d'être d'une noirceur extrême s'avéraient être d'un ton aussi chaud que ceux du lointain Orient. Des secousses et une sensation de vertige avant qu'il n'aille percuter le premier obstacle sur son chemin. En l'occurence le Djinn.

S'efforçant de reprendre contenance, il se frotta les yeux avant s'intéresser de nouveau à sa fabuleuses future découverte ainsi qu'à ce qu'il devait rester de cette charmante demoiselle. Il se voyait déjà qualifier de héros en plus du plus grand archélogue de cette génération.

Une nouvelle photo où il tenait la demoiselle dans les bras, devant un gigantesque coffre débordant de richesse.

Encore fallait-il que ces fichues lueurs s'estompent. Ce qui finit par arriver, découvrant une forme en train de flotter tranquillement au-dessus de sa caisse. A vrai dire, elle semblait même se prélasser. Et soudain...

Booong..

« Que... ? »

Une pierre venait de choisir son crâne enflé comme piste d'atterissage, les autres préférant le sol dallé. Cette fois, cela ne venait plus du coffre mais bien de l'île elle-même. Plus exactement un tremblement de terre venait de secouer les îles dans leur ensemble.

Aussitôt, le surplis du Djinn réagit en recouvrant celle qui ne faisait plus qu'un avec l'étoile Terrestre du Rêve, provoquant une nouvelle tempête qui acheva les lieux en envoyant le tout valser des kilomètrres à la ronde.

Les spectres n'avaient pas coutume de faire dans la dentelle de toute façon. Quoique cette fois, cela fut un peu différent. Le professeur Walter Mc Stinley vivait toujours. Il s'en tirerait juste avec une bosse et un petit accident technique.
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MessageSujet: Re: Une petite Ile au large.    Mar 6 Mar - 10:09

Lorsque l'urne s'ouvrit, une fulgurance de couleurs en jaillit, illuminant la pièce. Des odeurs s'y répandirent : parfum d'orient, épices, sable blond, rose, jasmin... Les lueurs étaient aveuglantes et Zobeida mit une main devant ses yeux pour se protéger de cette lumière multicolore aveuglante.

Au bout d'un moment elle se dissipa enfin et le Surplis du Djinn de l’Étoile Terrestre du Rêve apparut dans tout sa splendeur ! L'armure des Enfers avait la forme d'un génie des contes orientaux qui semblait sortir d'une petite lampe. Contrairement aux autres Surplis, celui-ci n'était pas d'un noir brillant : la majorité des plaques le constituant offrait une belle couleur jaune, pareille à celle du sable du désert, l'autre couleur étant le bleu ciel.

Les pièces se détachèrent et recouvrirent le corps de la Taftâni qui sentit une force immense affluer en elle, comme les vagues d'une mer chaude, comme le vent brûlant du désert, comme les rayons du soleil à son zénith. Cette sensation de bien être durant plusieurs secondes.

Quand elle en émergea, elle s'aperçut enfin que l'ile tremblait sur ses fondations et que le temple ainsi que tout ce qui l'entourait allait s'effondrer. Elle se tourna vers le professeur : elle allait quand même lui sauver la vie, après tout il l'avait aidé et s'était montré coopératif (c'est fou ce que les gens deviennent coopératifs avec un cimeterre effilé sous la gorge...). Puis ses pensées l'amenèrent à l'équipe d'archéologues qui étaient dehors et qui allait probablement mourir dans le séisme...

Une aura violette, teintée d'or et de safran l'enveloppa et elle se concentra sur la personne du Pr Mac Stinley et sur les tentes à l'extérieur. L'instant d'après, dans un flash lumineux, Zobeida, le scientifique, le djinn et les autres archéologues furent transportés en lieu sûr, sur la falaise du Cap Sounion, non loin de l'ancien temple de Poséidon.

Voila, ici vous ne risquez plus rien ! dit-elle aux hommes et aux femmes de l'expédition, tout en s'envolant rapidement sur son tapis volant, filant droit vers l'entrée des Enfers, suivie par le Djinn.

L'un des membres se tourna vers le professeur et demanda d'une voix interloquée :

- On a loupé quelque chose ?...

==> Enfers
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