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 Poste de secoure au coeur des ruines de L.A.

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Héloïse
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14/05/2010

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MessageSujet: Poste de secoure au coeur des ruines de L.A.   Ven 14 Mai - 7:41

Le silence de l'explosion avait laissé place au vacarme du chaos, la ville des Anges cette nuit là semblait être descendu au plus profond des Enfers... Au centre d'une rue soufflée par l'explosion, au milieu des débris de verres, des éclats de bétons, des morceaux d'immeubles, d'acier éparpillés, se trouvait un corps inanimé... L'atmosphère s'était alourdie, il ne tarderait pas à pleuvoir... L'air saturé accueillait les premiers gyrophares, les premières alarmes des ambulances, on criait, pleurait, souffrait, mourrait à chaque coin de rue, tentant de rallier les premiers secours désespérément.

C'est que cet incident avait été si soudain, si violent qu'il avait fauché tout ceux qui se trouvaient là, jeunes, vieux, femmes et enfants... Ses paupières se mirent à battre difficilement, la douleur était fulgurante et l'avait fauché comme un simple fétus de paille, l'explosion faisait encore un bruit assourdissant à ses oreilles, la réalité semblait être loin d'elle...

Des larmes de douleurs qu'elle ne pouvait maitrisé s'étaient mise à couler sur ses joues, la sueur et le sang collaient ses cheveux à sa tempe, lorsqu'elle ramena ses mains devant son visage, de longues coulées de sang striaient ses bras blancs, un sanglot secoua son corps meurtrie, des bouts de verres émergeaient de sa peau...

Tout s'était passé vite, trop vite pour que cela n'ai de sens... Quelques minutes plus tôt, elle se trouvait à quelques rues de là, dans cette allée marchande de Los Angeles, avec sa classe, ils étaient en voyage scolaire, sortaient d'un ballet donné dans le théâtre à quelques ruelles de là, tout se passait bien jusqu'à ce que...
Héloise se tenait à l'écart des autres, comme à l'accoutumée, c'est qu'elle avait du mal à s'intégrer même s'ils avaient dépassé la moitié de l'année, la jeune fille trainait des pieds, cachée derrière ses longs cheveux bruns, elle tenait refermée contre elle, un cahier dans lequel elle avait prit ses notes, le reste de la classe était bruyant, c'est que des jeunes, visitant L.A après plus de deux heures de musique classique et de danse ne pouvaient être que agités et excités.
Elle se souvint que son professeur, s'était retourné vers elle, il allait tenté d'amorcer la discussion histoire qu'elle ne reste pas encore à l'écart quand une première détonation avait retentit. D'instinct, tous avaient sursauté et tout les regards de la ruelle s'étaient portés dans la même direction, un vent de panique avait soufflé dans le quartier, tandis qu'à une poignée de kilomètres de là, une épaisse poussière opaque s'était élevée dans le ciel...

Tous s'étaient mis à courir, dans des cris de panique et de peur, un nouvel attentat ? Les élèves s'étaient éparpillés, les accompagnateurs aussi, dans la folie, elle avait sentit la main de son professeur se refermer sur son bras, Héloïse elle avait été hypnotisé par ces volutes gracieuses... La paralysie et la fascination avaient bloqué tout son corps, c'était à se demandé si cette pauvre fille, invisible et seule avait eut un instinct de survie... L'emprise sur son bras s'était affirmé un peu plus et avec force, tout son corps avait été entrainé...

« Héloïse cours... Viens te mettre à l'abri. »

Elle avait croisé son regard paniqué et s'était laissée portée, elle avait trébuché, tant de gens affluaient de nul part, s'engouffrant dans les mêmes comme des rats quittant le navire... La pression sur son bras s'était relâchée, elle était tombée sur le sol, s'écorchant les genoux et les mains, on l'évita comme on put, la jeune fille s'était relevée péniblement pour se mettre à l'écart, attendre que tout cela se calme c'était le mieux à faire...

Il s'était passé plusieurs minutes, la foule s'était calmé, le quartier était vide à présent, un silence de mort planait et Héloïse marchait seule dans la rue, elle cherchait quelqu'un qui pourrait lui indiquer comment rentrer à l'hôtel maintenant qu'elle était séparée du reste du groupe... Difficilement, elle tentait de se repérer, de se rappeler telle ou telle enseigne, telle ou telle immeuble, mais rien... La soudaineté de l'explosion semblait avoir paralysé son cerveau, tandis que dans les vitrines, les télés allumées diffusaient en boucle les images de l'explosion, annonçant la liste des morts, des blessés, les dégâts... On disait attentat, on disait explosion... Il y avait des témoins hystérique qui hurlaient au démon...

Le flot de ses souvenirs adoucissait encore un peu plus sa peine, ouvrant les yeux à nouveau, elle vit le ciel, la nuit était tombée...
Autours d'elle tout semblait silencieux et calme, il commençait à faire froid, finalement, il n'avait pas plu et la chaleur semblait être retombée comme la panique générale... Inspirant l'air chargé de particule de poussière, la jeune fille s'était mise à tousser... C'est alors qu'elle la sentit, cette présence qui passait près d'elle... Elle avait tendu la main et sentit un morceau d'étoffe auquel elle s'était accroché, le mouvement s'était stoppé.
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Améliah
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MessageSujet: Re: Poste de secoure au coeur des ruines de L.A.   Ven 14 Mai - 23:14

Le voyage jusqu'à L.A avait été une partie de plaisir, le solstice d'hivers avait le don de conférer à tous une sorte de puissance supérieur, quelque chose d'intense et de plaisant. Améliah était apparut dans une rue un peu à l'écart du poste de secoure, poste qui n'était pas très difficile à trouver même dans la vaste ville avec la somme des gyrophares, des alarmes, la masse de monde, blessés et égarés qui avaient été ramené ici. Et puis les traces fraiches de ce magnifique cosmos, d'une puissance incroyable...
Pandore n'avait pas précisé qui en était l'auteur, mais cela ne pouvait être qu'une sommité infernale, un juge peut être... Oui peut être...
Et plus discrètement, plus subtile, elle put ressentir également l'énergie d'un second spectre, plus ténu et mesuré... Cette fragrance particulière, ce cosmos subtil la ramena à un souvenir demeuré intact dans son esprit.

Calia...

Un mince sourire apparut sur ses lèvres, mélange de respect et de fierté, elle aurait pu la reconnaître entre mille, cette emprise toute particulière qui une fois l'avait capturé dans une danse infernale... Puis elle serra les dents, elle qui avait gâché leur avenir à toutes les deux...
L'air de la nuit chassa ce souvenir tortueux, la suite de cette journée amazonienne était à proscrire des mémoires, le décor changea, elle était revenue dans la ruelle de L.A.

L'odeur de mort planait, délicate et si différente de la pestilence ambiante, Los Angeles, crasseuse venait d'être purifiée par les Enfers, au moins en partie... Lentement, elle entreprit de remonter la rue, marchant sur les débris, le regard fixé vers le bout de cette ruelle qui la ferait déboucher dans plusieurs centaines de mètres sur le poste de secoure.

La Succube aurait pu bien sure s'y rendre directement, apparaître discrètement parmi les hommes et faire son office, mais il y avait tant de temps qu'elle n'était pas sortie et s'imprégner de cette atmosphère mortelle était tellement agréable, comment aurait elle pu y resister... Toutes ces personnes encore à terre, agonisantes, approchant à chaque seconde un peu plus des portes de la mort, luttant pour survivre... Oui, il y avait tant de désir, tant de volonté, qu'il aurait été dommage de s'en priver... Aussi, la Succube arpentait cette rue avec délice... Charmée par les sanglots sourds, par les râles de mort, les cris d'agonies...

Toute cette atmosphère était parfaite, splendide, merveilleuse... Et tandis qu'elle poursuivait son chemin, quelque chose retint son attention.
Ce qui l'avait fait s'arrêter, n'avait pas été cette main blanche retenant le bord de sa cape... Au contraire, ce n'était pas le premier mourant à tenter de s'accrocher à elle, lui demandant sans vraiment la voir d'appeler du secoure, c'est qu'il était si doux de s'approcher, de provoquer un petit espoir supplémentaire, de les voir presque soulager de sa présence...
Non, ce qui l'avait arrêté avait été tout autre... Et perplexe, voire, curieuse Améliah s'était même arrêter pour regarder ce spécimen si rare.

Elle avait découvert, le visage d'une jeune fille, taché de sang, égratigné... De longues mèches sombres passaient sur ses joues, tandis que ses yeux étaient à demi ouvert... En somme, cette humaine n'avait rien d'exceptionnel, voir même était quelconque... Hormis ce léger détail, un détail que tout autre que la Succube aurait sans doute loupé...
Car cette petite humaine ne désirait pas vivre, non, son désir était tout autre et bien étrange... Elle ne voulait que disparaître... Oh bien sure, il y avait un résidu d'instinct de survie, mais complètement dérisoire...

Améliah s'était penchée au dessus d'elle, comme on aurait analysé un nouveau spécimen, elle avait d'un geste doux et presque maternel retiré ses cheveux qui cachaient son visage... Ce petit être semblait si faible, si chétif, qu'elle eut presque peur de l'abimer...

Ce que l'humanité peut être pitoyable...

Brusquement, la Succube avait saisi la jeune fille par la mâchoire inférieure et laissant son cosmos apparaître, l'avait maintenu à genoux devant elle, plantant son regard cruel dans le sien...

« Disparaître, vraiment ? Est ce cela que tu veux... que tu désires ? »

Elle approcha son visage du sien, inspirant profondément ce désir qui émanait de sa personne entière...

« Pathétique petite humaine... Ne t'en fait pas, ton heure est bientôt venue... »

Elle pouvait sentir au bout de ses doigts graciles le pouls si faible de cet être, puis elle s'était mise à sourire presque compatissante...

« Hadès, va t'ouvrir ses bras... Tu es chanceuse, car tu ne le mérites pas... »

Améliah se souvenait dans un lointain passé avoir été comme elle, naïve et frêle... Aussi, tant de lâcheté avait le don de provoquer sa colère...
Elle lui avait alors murmuré à l'oreille dans un souffle.

« Faiblarde, pitoyable... Non, tu ne mérites pas la bienveillance de notre Seigneur... »

Elle déposa un baiser sur sa joue avant d'ajouter.

« Je devrais te tuer sur le champs... Mais... »

Son regard venait de s'illuminer, au bout de la rue, des hommes venaient d'apparaitre, des secouristes, allant de blessé en blessé, ils étaient encore bien trop loin pour ne pouvoir la distinguer, mais...

« Vis ! Souffres de ta faiblesse... Tu ne vas pas mourir ce soir, mais je te promets d'être là pour ton dernier souffle. »

Et avec violence et sans autre considération, elle avait relâché le corps inanimé sur le sol. Son devoir était tout autre et le regard colérique de Pandore semblait s'être posé sur elle, lui reprochant ce contre temps... Juste une impression douloureuse...

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

L'orfèvre, créateur de mon avatar : Kaos.


« Alanguies toi dans mes bras... Poses ta tête contre mon sein, n'aies crainte Invité, ta mort n'en sera que plus douce. »


Spoiler:
 
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Sarah
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MessageSujet: Re: Poste de secoure au coeur des ruines de L.A.   Sam 22 Mai - 9:32

[HRP : Sarah est toujours emprisonnée dans la geôle secrète, seul son esprit et son cosmos entre en contact avec Héloïse]

L.A. La cité des anges...

Assez amusant vu la pureté incroyable qui se dégageait de la très faible énergie de Sarah. Doux et délicats soupçons de cosmos s'avançant dans le chaos de la nuit...

Car elle n'avait toujours pas renoncé, elle la suivait à la trace, veillant à garder une distance limite entre elle et l'éclatant cosmos de la sulfureuse Succube. Cette nuit de Solstice était unique et grandiose. Un crépuscule de fête où tous les serviteurs du sombre monarque voyaient leurs facultées décuplées.

Et même Sarah pouvait en ressentir les bienfaits quoique sa marge de manoeuvre resterait toujours aussi réduite. Tout juste arriverait-elle à frôler un esprit humain et encore, elle n'était même pas sûre de pouvoir se faire entendre de lui...

Mais cela lui offrait aussi une occasion de suivre au plus loin la belle Succube...

Dérisoire sensation de liberté mais qui sait... Peut-être pourrait-elle glaner de quoi amorcer quelque chose...

Oui, peut-être. Je suis la Mante religieuse tapie derrière les tiges et les corolles des fleurs. Je suis patiente... Si patiente et insignifiante...

Ainsi la mante poursuivait-elle sa promenade à longue distance dans les quartiers ravagés. Des âmes marchaient encore perdues et désemparées...

Bientôt mon maître vous accueillera en son pays... Laissez-moi juste me glisser parmi vous, aura spectrale enveloppée de la pureté d'une âme destinée à Elysion.

Et ainsi avait-elle fini par atteindre les premiers postes de secours. Aura calme et si douce, n'exprimant jamais rien de dur ou de malsaint, laissant ses idées de revanche et de révolte s'épancher sur le sol de sa prison.

Telle était sa réponse au traitement que lui infligeait Pandore. Une autre forme de résistance à la pression qu'exerçait jour après jour la terrible prêtresse sur elle...

Pression dont elle avait une nouvelle fois était la victime...

Victime des Enfers... Ame pure perdue, retenue dans les Enfers cherchant une lueur, une "main secourable" dans les rues dévastées de L.A. Suivant la route du souffre dans le noir jusqu'à ce qu'elle perçoive comme une lueur...

Voyons, qu'ai-je là ? Enfin, une ouverture... Un pâle rayon illuminant ma nuit éternelle

Une fragile mais bien réelle énergie enveloppée de l'aura au goût de souffre de la redoutable Succube.

Et du fond de sa cellule, la Mante plongea encore plus dans son étonnante concentration... Faisant le vide en elle, ou plutôt chassant tout sentiment morbide ou malsain qui aurait pu la trahir. Jusqu'à laisser tomber l'idée même de vouloir se libérer...

Triste et brisée, telle devait être son apparence...

Et ce fut ainsi que par cosmos interposé, elle s'approcha de la jeune fille inconsciente, effleurant la légère énergie qui vibrait en elle. Un soubresaut, une frêle étincelle exactement comme la sienne...

Deux lueurs dans la nuit, deux bougies presque soufflées par la même Succube...

Douce et merveilleuse Améliah... Merci pour ce cadeau...

Et la Mante laissa son pouvoir diffuser avec douceur...

Chuuut... Dors... Oui, dors encore... Laisse-moi te rejoindre dans tes rêves, ma jeune amie..

Du moins, est-ce ainsi que les choses t'apparaîtront. Penses à la belle Succube qui t'a si mal traitée. Pense à elle, vois son image... Vois la...

Songe à ce dernier moment... Revis le avec toute son intensité. Montre la moi... Montre la moi...

Enfin...


Et si la sombre Pandore avait pu surprendre le sourire qui inconsciemment se dessina sur les lèvres presque blanches de la belle, peut-être aurait-elle eu un doute...

Douce... Douce petite mortelle... Te voici donc, face à elle.

Et à cet instant l'image de la mante religieuse se matérialisa dans les pensées d'Héloïse. La fade humaine se trouvait agenouillée de force devant la Succube qui déchargeait son venin. Froide et cruelle Succube au somptueux cheveux roux.

Puis, elle la relâcha laissant derrière elle une toute jeune étudiante terrorisée...

- Chut... Du calme... Si tu laisses ton désir de mort et ton désespoir reprendre le pas, elle reviendra et me chassera sans que je ne puisse te secourir, est-ce que tu désires ?

Et elle vit soudain la jeune fille en pleurs, encore toute tremblante de sa rencontre avec la cruelle Améliah se tourner vers elle, avant de la dévisager de ses grands yeux remplis de larmes.

Nul doute que pour elle, tout devait être confus tant ce rêve se confondait à merveille avec la réalité. L'horrible réalité qu'elle venait de vivre quelques minutes, non quelques instants plus tôt.

Pauvre humaine as-tu seulement conscience d'être endormie ? Tant le rêve, l'illusion est parfaite...

Puis, elle avança lentement vers elle en longue robe grise et ternie. Mais cela passait presque inaperçu à côté de son incroyable éclat immaculé.

- Rassure-toi, tu ne vas pas mourrir si tu m'écoutes. Cette femme qui t'a terrorisée sache que moi aussi je peux la voir tout comme toi. Je ne suis malheureusement pas de taille contre elle... Pour l'instant... Mais tu acceptes mon aide, je peux te sauver de la mort et t'aider bien plus que tu ne peux l'imaginer... Alors si tu veux vivre, lève toi et tend la main vers moi...
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Héloïse
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MessageSujet: Re: Poste de secoure au coeur des ruines de L.A.   Lun 24 Mai - 11:47

En tendant la main dans la direction de ce tissus léger qui voletait près d'elle, jamais Héloïse ou son instinct de survie si faiblard qu'il soit ne s'était imaginer tomber sur une telle rencontre. La peur de la mort, inhérente au genre humain, avait rassemblé ses dernières forces pour arrêter l'être qu'elle croyait être un secouriste, un être humain qu'il soit blessé ou égaré comme elle... Mais ce qu'elle avait trouvé là n'avait rien d'humain, malgré le visage aux traits fins, la beauté envoutante n'était là que pour dissimuler un démon.
La première caresse avait pourtant été douce et tendre, presque maternel et avait fait naitre dans le cœur de la jeune femme une ombre d'espoir... Car c'était une chose de vouloir disparaître, c'en était tout autre de vouloir mourir... Un tel acte méritait un courage dont jamais cette jeune femme insignifiante ne saurait faire preuve. Savoir qu'il n'y avait pas de retour, être là et l'instant d'après n'être plus...

Héloïse avait entrouvert les yeux lorsqu'elle avait sentit le souffle chaud sur son visage glacé par l'horreur et la nuit qui était tombée... Elle avait aperçu le visage d'un ange. Rassurée, apaisée et la seconde d'après, une douleur brutale et lancinante l'avait saisi tout comme cette créature l'avait attrapé par la machoire et hissé avec tant de facilité sur ses genoux, comme une simple poupée entre ses mains aux doigts graciles qui s'étaient refermés dans sa chair comme les serres d'un oiseau de proie l'aurait fait. La grimace sur son visage fut instantanée... Lui faisant oublier l'espace d'une seconde celle qui meurtrissait ses bras striées d'écarlate... Des larmes lui étaient montés aux yeux, des larmes qu'elle ne pouvait réprimer tant tout son corps se révulsait de cette étreinte.

Que se passait il ? Que lui arrivait il ? Est ce qu'une nouvelle catastrophe venait de frapper L.A ? Mais lorsqu'elle trouva la force d'ouvrir à nouveau les paupières, l'ange s'était transformée, auréolée d'une nuée malsaine qui semblait perler des pores même de sa peau chatoyante. Héloïse devait se dégager, tout son être ne tendait qu'à ça, mais sa faiblesse était trop grande pour ne pouvoir y parvenir et après quelques secondes à peine, toute la tension de son corps s'évapora... Elle n'était ni plus ni moins qu'une simple marionnette, pendu par ses fils, soumise à la volonté de son gardien... Il n'y avait plus d'espoir, plus de moyen de lutter... Son esprit refusait à présent de penser... Elle ne pouvait que recueillir les mots si violent sans vraiment les comprendre, sans pouvoir réaliser le sens qu'ils prenaient mis bout à bout dans des phrases au ton si cruel.

Pathétique... Faiblarde... Tuer...

Tout cela tournait dans son esprit qui n'avait de cesse de demander intérieurement la fin de son calvaire, souhaitant revenir en arrière à l'instant ou elle avait tendu la main et sollicité l'aide du diable incarné... Se laisser dépérir sur l'asphalte usé... Abandonné son souffle à la nuit fraiche et sourde, loin du grondement des sirènes, loin de la tourmente et de la souffrance, dans le bourdonnement de ses tympans... Seule et apaisée...
Tout sa vie n'avait été que ça, et tout au long de ses persécutions, elle avait toujours appliqué une méthode simple, ne pas répondre, s'effacer... Et se dire que le temps passait inexorablement et qu'à un moment ou à un autre tout ceci prendrait fin. Les insultes, les coups... Les regards chargés de haine ou de dégout... La peur au ventre, le regard fixé sur le sol, si cela n'avait tenu qu'à sa volonté, elle serait devenue invisible, oui, si cela ne tenait qu'à la force de sa volonté, elle y serait parvenue à disparaître des yeux des autres.
Mais aujourd'hui, perdue seule et sans repère dans cette ruelle sombre et ravagée, elle ne parvenait à envisager ce moment futur ou tout aurait prit fin, ou la paix serait revenue... Non... Cette créature démoniaque était comme un taureau s'acharnant sur le toréador qu'il aurait encorné, tant qu'elle bougerait, elle ne la lâcherait pas.
Sa respiration s'était affaiblie, tout ses muscles s'étaient relâchés, elle acceptait son sort, espérant que le démon la lâcherait, la laissant pour morte ou presque... Son esprit avait sombré tandis que les dernières injonctions de l'ange déchue résonnaient dans ses oreilles...

Son corps, tas de chair molle, vide de volonté, vide de conscience ou presque, tomba sur le sol, touchant dans une sensation à la fois douloureuse et rassurante la surface encore tiède du goudron de la rue de la cité des Anges... Meurtrit, mais soulagé... Ce même corps inspira profondément, grimaçant sous les relents ferreux et âcre, l'odeur de gomme qui brulait encore quelques heures plus tôt... Une odeur désagréable, suffocante, chargé des particules de poussières qui lentement retombait sur terre.

Peu à peu la conscience revenait prendre possession de son enveloppe, tandis que sournoisement s'approchait sans qu'elle ne le remarque l'énergie pure d'autres prédateurs infernaux.
Après la violence des paroles de la créature, le silence en était presque rassurant, un silence qui ne dura pourtant pas, car déjà, soufflait la brise à son oreille... Aucun mot ne lui parvint, aucun son, tout était trop subtil, trop précieux pour être pervertie par l'ouïe de l'homme, non, ce message n'était destiné qu'à son esprit et son esprit seulement.

Héloïse entrouvrit les yeux. Déglutit difficilement tant l'étreinte qui la saisissait était étouffante... Dans la nuit noire de L.A, rien n'avait changé, le répit n'avait été que le fruit de son esprit fébrile, qu'un rêve illusoire qui venait de prendre fin dans la cruauté brulante des prunelles de son bourreau.
Les larmes se firent plus fortes encore... Il n'y avait pas de fin. Comme elle l'avait pensé avant que la peur et la fatigue ne l'emporte, cet instant ne finirait jamais.
Contre toute attente, sa gorge se libéra, laissant entrer une grande bouffée d'air frais, un vertige l'avait fait s'affaler sur le sol, tandis que la silhouette gracile s'éloignait... Cela n'avait duré qu'une seconde, une seconde à peine et déjà la pauvre humaine était secouée de sanglots... Sa peur, son désespoir libéré de cette étreinte comme son corps l'avait été. C'est alors qu'elle l'avait entendu... Non, d'abord sentit... Cette énergie... Et puis cette voix... Compatissante, presque rassurante... Et contrairement à ce qu'il s'était produit plus tôt, tout ceci avait un sens, un sens très clair, comme si celle qui les avait prononcé était une étoile dans la nuit.

Fébrile, tremblante de peur, la jeune adolescente avait levé les yeux... Est ce que tout ceci était réel ? La pureté de cet être tranchait tant avec la cruauté de celle qui l'avait agressé... Tout son corps tremblait encore, elle n'était qu'une petite chose chétive et paniquée... Tandis que la silhouette elle s'avançait, digne et belle... Son aura immaculée l'entourant comme un voile infinie, tellement pur qu'Héloïse avait été obligé de froncer les sourcils pour pouvoir la regarder...

Etait ce cela un ange ? Un ange sans aile... Un ange apparaissant aux martyres après que les démons aient essayé de les corrompre... Une seule chose était sure, l'énergie qui se diffusait était douce et rassurante, apaisante... Telle une apparition divine.
La fascination et l'admiration avaient prit la place de sa peur... Comment aurait elle pu avoir peur en présence d'un être d'une telle pureté ? Dieu lui faisait un signe, cela était évident.
Sans dire un mot... Ne sachant si c'était sa volonté de vivre qui l'avait fait se relever, ou bien si la pureté de cet être avait apporté en elle la sécurité et l'espoir qu'il lui manquait, Héloïse s'était relevée et avancée...
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Hermès
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28/04/2010

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MessageSujet: Re: Poste de secoure au coeur des ruines de L.A.   Ven 4 Juin - 0:52

Cela faisait déjà de longs moments que le soleil s'était couché. Et qu'Hermès profitait d'un dernier moment de paix sur l'une des terrasses du palais de Minos.

Enfin profiter ne signifiait pas paresser... Hermès, loin d'être aussi passif que sa soeur aînée, s'était plongé dans le cosmos...

Jamais, il ne se cacherait derrière des combattants comme le faisait la Saori. Non, Hermès agissait le plus souvent seul ou en tandem avec son frère ou plus récemment son blond neveu.

Neveu qu'il appréciait beaucoup sous des dehors ironiques.

Puis enfin, son cosmos divin acheva son voyage sur l'ensemble de la terre... Nombreux étaient les faits plus qu'intéressants à s'y être déroulés...

Ou s'y déroulant encore... Tandis que d'autres ne vont que commencer.

Bien, il est grand temps pour l'éternel voyageur d'entrer en scène...

Aussitôt pensé aussitôt en marche...

Et le divin Hermè se releva avant de déposer sa coupe de nectar sur l'une des tables de pierre érodées...


Pan... Prépare-toi à me rejoindre nous partons dans deux minutes terrestres faire le tour de la cité des anges...

Cité qui a du en rencontrer un fameux de faiseur d'anges ou de démons...


**********************

L.A. Du moins, ce qui aurait du être L.A.

En cette nuit de Solstice... Pourquoi avoir choisi L.A. comme destination première au périple que le dieu avait programmé pour lui et son neveu...

Simplement pour avoir au moins encore quelque chose à se mettre sosu la dent avant que toutes les âmes ne filent se mettre à l'abri sous les ailes de son cher oncle...


- Nuit du Solstice... Nuit où les spectres quittent les Enfers pour honorer leur sombre monarque...

Très belle oeuvre... En ce jour de renouveau, les spectres se sont vraiment surpassés... Est-ce aussi ton avis, Pan ?


Interrogea le messager des dieux en se posant au beau milieu des humains et des âmes perdues, certaines ne sachant même pas encore qu'elles venaient de rendre leurs derniers souffles. Puis, il attendit la réponse du jeune satyre du Flamboyant.

Un certain parfum flottait encore dans l'air et Hermès veillerait à ce que lui ou nul autre témoin de son passage ne vienne perturber son cher neveu...


Oui, ce serait bien trop tôt pour toi... Bien trop tôt pour t'ouvrir la voie...
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Pan
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04/05/2010

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MessageSujet: Re: Poste de secoure au coeur des ruines de L.A.   Jeu 17 Juin - 2:17

Le jeune Pan avait ainsi attendu la réponse de son ainé, la mélodie qui s'échappait de la flute du Satyre était empreinte de mélancolie. De temps à autre, cette mélancolie s'échappant dans les airs sous l'apparence d'une Ode était parsemée d'une noirceur abyssale, une noirceur digne d'Erèbe...

Les yeux du jeune et bel éphèbe s'étaient de nouveau clos, sondant cette terre et ses habitants... Un sourire, ou plutôt un rictus apparut alors... Nul autre que Pan ne sut les pensées profondes qui l'habitaient à cet instant précis, pourtant le rictus qui s'était figé sur son visage ne laissait présager rien de bon.

Si les phrases d'Hermès n'avaient d'autre but que de provoquer une quelconque réaction de la part de Pan, toutes ses tentatives se retrouvaient bien inutiles... Aucune remarque, aucun mot plus haut qu'un autre, aucune émotion... Seul un vide, un néant laissait résonner les paroles du Dieu des voleurs.

Pan ne se contentait que de peu de chose, sa mission... Les seuls échos de vie demeuraient sa musique, bien que cette dernière se voulait l'écho diaphane d'un monde Chaotique où régnait la barbarie la plus cruelle...

Il était devenu le porte étendard du Tartare, sa vie n'était à présent plus qu'un champ de ruine au centre duquel se tenait la toute puissance... Un pouvoir apte à annihiler toutes formes de vie ou de divinités d'un simple clignement d'œil... Un pouvoir entre les mains avides de son propre Grand-Père, le puissant, le terrible, le craint et vénéré Zeus, Seigneur de l'Olympe.

Les paroles suivantes d'Hermès avaient tardé à venir pourtant, Pan n'avait pas bougé, tel un automate, il avait attendu respectueusement le terme des pensées d'Hermès, sans pour autant les connaître.

Mais lorsque, son oncle lui répondit, l'ombre de lui-même qu'était devenu Pan n'avait relevé qu'une seule chose...

-Une Ariane ? Un thésée ?

Il n'y avait de place selon l'avis du Satyre, de place ni pour une Ariane, ni pour un quelconque Thésée. Aussi Pan n'hésita nullement à faire valoir son point de vue particulier.



« N'ayez aucune crainte, mon oncle... Je ne saurais tolérer la présence d'aucune Ariane, ni même celle d'un Thésée... Quiconque viendrait céans, périra dans les tourments infernaux du Tartare. »

Le regard du Flamboyant s'était embrasé de flammes sombres et obscures, porteuses d'une lumière aussi malsaine que puissante... Une lumière si puissance que le soleil lui même avait bien du mal à égaler. Sa voix se perdait dans l'immensité du lieu pourtant ses paroles ne purent échapper à son Oncle.

« Le premier vent de rébellion, la première réflexion dirigée à l'encontre de l'Olympe ou de ses seigneurs, sonnera l'heure de leur glas... Tout sera ramené au Néant primordial qui les a vu naitre... Ainsi, Zeus, notre seigneur et seul maitre pourra recréer des êtres dignes de lui... Des êtres parfaits et purs. »

Le jeune et bel éphèbe qu'était Pan avait fait un tour du propriétaire, il avait conféré au Labyrinthe préexistant une infime partie de son aura, une infime partie d'un tout, le rendant bien plus dangereux qu'il ne l'était jadis.... Toute personne autre que les deux divinités y pénétrant, se retrouverait inéluctablement plongée dans le Tartare sans autre forme de procès...

Ce ne fut que lorsque l'intégralité du Palais eut subit le même sort, que le bel Astérien se dirigea en direction de celui qui partageait sa Tache dans la pièce centrale de cette place forte imprenable, le cœur du Palais : La salle du trône où siégeait Hermès depuis sa venue.

La phrase d'accueil d'Hermès se heurta la psychorigidité du bel éphèbe... Celui-ci n'avait fait que ce que l'on attendait de lui, de manière aussi stricte qu'irréprochable.


« Cette demeure est une place forte à présent, il s'agit du pied à terre Olympien... C'est tout ce qui m'importe... Pour le reste, un rien me suffit. »

Il marqua une pause dans son discourt avant de reprendre.

« Si une divinité de l'Olympe désire venir céans qu'elle s'annonce au risque d'être engloutit dans le Tartare... Préviens nos semblables des mesures drastiques de protection que comporte ce lieu. »

[i] La réaction impétueuse d'Hermès, ne fit naitre aucune émotion sur le visage de Pan, qui s'était contenté de clore ses yeux pour les rouvrir, stoppant net en plein air, le déplacement du verre sans que la moindre liqueur ne se répandent...

Pan n'aimait point la souillure, il ne tolérait pas la moindre imperfection, aussi tel une machine, il prit place contre un des nombreux piliers dont la salle était peuplé. Pan s'était contenté de plisser le regard que le présent qu'Hermès venait de lui envoyer se disloqua avant de disparaître ainsi que son contenu, proprement et simplement annihilé.



« Je ne bois jamais en mission... Toutes les défenses sont dressées, j'ai finit ma tache aussi, avec votre permission

Pan avait porté à ses lèvres vermeilles sa flute entamant une nouvelle Ode parfaite, empreinte de mélancolie et de splendeur auquel nul ne pouvait résister.


* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

Les mélodies de Pan, installé yeux clos sur un des balcons de la terrasse du Palais de Minos, accompagnaient son ainé dans son immersion dans le cosmos... Pan pour sa part se contentait depuis son réveil, d'exécuter les ordres qu'on lui donnait...

Certes s'il s'accordait la liberté de mettre en place un plan et un schéma tactique, il se contentait de perfectionner les idées parfois limites de son ainé... Il ne tolérait aucunement les choses mal faite... Loin d'être maniaque, le jeune et séduisant satyre n'en demeurait pas moins perfectionniste.

Lorsqu'enfin le divin Hermès acheva son voyage sur l'ensemble de la Terre, Pan achevant sa symphonie réouvrit enfin les yeux avant de porter ses prunelles sur celui qui avait reçut la même mission divine...

Ce n'est que lorsque le divin Hermès ne se releva, déposant sa coupe de nectar sur l'une des tables de pierre, qu'un fin rictus se dessina sur le visage de Pan... Enfin, sa présence allait être utile, enfin il allait entrer en lice.


« Je suis déjà auprès de vous, mon Oncle...Aussi si vous n'avez aucun autre préparatif à faire, nous pouvons partir dans l'instant. »

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

Lorsque les deux Olympiens furent enfin sur les lieux, le visage de Pan n'avait cessé de grimacer, ce lieu était loin de tout ce qu'il avait imaginé... L-A ou ce qu'il en restait n'était qu'un immense dépotoir. Partout où le regard du Satyre se posait, il ne voyait qu'immondices...

La cité des Anges n'était pas à la hauteur de son nom... Seuls les anges les plus vils, les rejetés du Paradis pouvaient considérer ce lieu comme charmant... Un Enfer terrestre bien réel qui ne méritait pas le moindre pardon.

Chaque âme, chaque être peuplant ce lieu était corrompu par l'aura malsaine qui régnait en maitre dans cette cité... Une cité livrée aux pires atrocités, aux pires criminels... Aux rebuts, à la lie de l'humanité perverse qu'avait engendré une déesse bien trop portée sur le pardon et la protection que sur la vrai justice.

Le monde entier partait à la dérive et la déesse qui avait la charge de cette planète était une incompétente de premier ordre... Tolérer cela tenait du blasphème, et le blasphème envers les dieux n'était tout bonnement pas permis.


« Mon avis importe peu, mon oncle... Mais puisque vous me le demandez... Je pense que le travail qu'ont entamé les armées du Seigneur Hadès n'a pas était fait convenablement... »

Il avait plisser son regard en contemplant le comportement de certaines personnes, pillant çà et là en profitant du chaos engendré par ce qu'il s'était passé plus tôt.

« Si ces spectres étaient encore céans, il leur en cuirait... Je n'aurais aucunement pitié d'eux... Je détruirais leur âme afin de leur apprendre à faire un travail proprement. »

Relevant la tête, il croisa le regard de son compagnon avant de finir.

« Ce nid de pourriture est une offense, un doigt tendu en direction de l'Olympe et de son seigneur... Ce lieu ne mérite qu'une chose... que nous la réduisions à Néant. Qu'en dites vous ? Un seul mot de votre part et je mettrais personnellement un terme à cet insulte. »

Une nouvelle fois le regard de Pan s'était enflammé, la lueur brillant dans ses yeux et ne cessant de croitre était du fanatisme dans sa forme la plus vicieuse et malsaine.


Dernière édition par Pan le Jeu 17 Juin - 2:31, édité 1 fois
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Sarah
Représentante d'Hadès
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05/03/2010

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MessageSujet: Re: Poste de secoure au coeur des ruines de L.A.   Dim 20 Juin - 0:32

L'éclat sombre et irréel du rêve...

Songe devenant pourtant d'une incroyable réalité sous la volonté de la toujours belle Sarah. Sarah voyageant dans ce monde si particulier des rêves et chimères. Ainsi au coeur du royaume des songes, la terrible Mante Religieuse apparaissait-elle à sa jeune interlocutrice sous les traits d'une âme errante et immaculée, l'idéal pour séduire la triste Héloïse...

Et dans ce monde détruit en pleine agitation, elle avait tendu la main vers la jeune fille blessée, déployant juste pour elle, à demi ses ailes, laissant apparaître sous le feux des lampes jhumaines, le jeu chatoyant de ses longues ailes transprentes et irisées. Dissimulant ainsi au mieux ses rudes élytres, elle avait tout d'un ange aux ailes de fée...

Puis, soudain sa terne robe grise tomba sur le sol, laissant apparaître un corps frêle, pâle et amaigri souligné avec art par un étonnant voile de pureté...

Et elle attendit ainsi, debout au coeur des ruines, droite comme une sainte face aux armées des Ténèbres que la mortelle se relève et tende enfin la main vers elle.

Mortelle qu'elle ne manquait d'ailluers pas d'encourager.

- Douce humaine avance vers moi...

Ne doute pas... Mais sache que tu n'auras que cette seule et unqiue occasion de me rencontrer.


Le temps s'écoula ensuite avec un calme étonnant. Comme si tout bruit s'était soudainement éteint autour des deux femmes... Douceur après le déchaînement des Enfers...

Ainsi, l'approche continuait, le rêve s'était encore intensifié. Dans la noirceur de son cachot, Sarah puisait toujours les forces nécessaires aux autres, s'appuyant encore davantage sur les nouvelles âmes pures en transit vers Elysion...

Toutes régénéraient ses forces loin du regard sombre de Pandore et celui vicieux de la sulfureuse Améliah...

Améliah, la Succube qu'elle tiendrait un jour entre ses terrifiantes serres avant de la broyer avec lenteur et plaisir... Mais avant d'accomplir enfin ce programme réjouissant, elle avait une autre proie en vue, celle qui lui offrirait une nouvelle force... Celle que Pandore avait éloignée bien avant elle-même la Mante Religieuse...

Un lien existait entre ces deux femmes des Enfers et elle s'était jurée d'en découvrir un jour la clé. Enfin, pour revenir au présent, il lui fallait toucher au maximum cette terne mortelle. Insipide lui convenait aussi très bien, le genre dont personne ne se souciait.

Du moins pour l'instant...

Puis, enfin, leusr âmes entrèrent en résonnance tout comme leurs cosmos amoindris. Volontairement pour Sarah... Inconsciemment pour l'encore tendre et naïve Héloïse...

Et toute forme de souffrances s'estompa pour l'infortunée étudiante avant de disparaître totalement sous la douce caresse de la belle Mante.

- Bien mon enfant, te voici enfin à portée de ma voix et de mes gestes. Tiens bien ma main et mon énergie glissera vers toi. Ne lutte pas, laisse-moi te soigner et te sauver. Les naPïfs humains croiront à un miracle et peut-être que cela serait la vérité, douce Héloïse...

Et gardant la main de la brune jeune fille étroitement serrée dans la sienne, elle s'approcha et avança avec douceur son autre main avant de toucher et de caresser sa joue blessée avant de tendrement l'enlacer.

Ses longue ailes transparentes brilèrent alors davantage sous els feux humains tandis qu'elle serrait sa future complice tout contre elle, renforçant de la sorte le lien cosmique qu'elles venaient toute deux de tisser...

- A présent, Héloïse, ma douce enfant, tout ira bien... Jamais plus, elle ne pourra te retrouver ou te nuire... Cette vicieuse créature qui t'a malmenée est l'une des fleurs toute droit sorties des Enfers... Belle et sulfureuse mais aussi parée de tous les vices possibles et imaginables, elle est l'essence même du désir, la Succube dans toute sa puissance, sa cruauté et sa splendeur...

Et caressant encore le joue de la jeune femme, elle passa avec douceur sa main sous son menton sangant avant de lui relever la tête, plongeant ses doux et si pâles yeux bleus dans le regard apaisé de la désormais mortelle.

Et un sourire apparut sur son visage si blanc...

Héloïse n'en avait pas encore conscience mais son cosmos propre et sauvage venait de scintiller timidement, se mêlant instinctevement à celui de la Mante...

Guère plus, il ne m'en faut guère plus pour te rejoindre à chaque fois. Mon énergie est très faible mais je dispose d'une source à laquelle nul ne pense... Une source inépuisable et tout simplement incroyable pour des spectres...

Puis ses lèvres pâles se remirent en mouvement, murmurant avec douceur à l'oreille de l'étudiante...

Dès à présent, nous serons deux pour lutter... Deux pour tenir ses monstres au loin...

Tu ne le sais pas encore mais tu as un grand destin à accomplir...


Puis soudain, Sarah sourcilla... Contrariée puis inquiète... Un autre cosmos venait de faire son apparition à L.A. ou plutôt deux...

Sa "source" les avaient de suite reconnus et la Mante préféra s'éloigner. C'était encore trop tôt, oui, bien trop tôt, pour que la grande Héloïse s'éveille au grand jour et puisse la dissimuler derièrre son redoutable cosmos aux éclats sombres. Encore si faible mais déjà bien preceptible pour ces deux dieux si leur contact se prolongeait et ce fut avec une réelle tristesse que la Mante choisit de se replier dans sa geôle des Enfers...

Mais auparavant, elle avait un dernier message.

- Héloïse, belle Héloïse... Regarde autour de toi...

Et la réalité, enfin le rêve imitant la réalité revint avec toute sa force et son horreur. Les décombres, les ruines de L.A., le bruit des sirènes déchirant la nuit d'Hiver. Les secouristres, pompiers et policiers qui s'approchaient d'elle, ignorant la belle Sarah et la soulevant, elle, avant de la déposer sur la civière et d'enfin l'évacuer.

Et Sarah marcha auprès elle, lui tenant toujours la main alors que les hommes s'obstinaient à vouloir lui faire poser le bras sur le corps, avant de pouvoir la couvrir.

Un masque à Oxygène et des ordres fusant en tout sens...

Puis, enfin Sarah lui dit une dernière phrase.

- Ils ne peuvent m'entendre mais je suis là, âme prisonnière des Enfers. A présent, tu vas dormir et lorsque tu t'éveilleras ta mémoire te reviendra et tu n'auras qu'à rejoindre un lieu précis pour m'appeler.

Un lieu isolé que tu choisiras et là, il te suffira de dire mon nom...

Et mon nom est Sarah...

N'oublie pas, ferme les yeux et ta voix m'appellera au plus profond des Enfers...

Sarah... N'oublie pas...


Et soudain, le lien se rompit, l'ange s'effaçant pour laisser de nouveau place à la noirceur de L.A...

*************

Les Enfers...

Au plus profond de sa geôle, la Mante s'effondra presque sous le poids de l'effort. C'était en effet extrêmement difficile pour elle de maintenir un tel flot d'énergie tout en veillant à ne pas attirer l'attention.

Enfin, elle avait une ouverture.

Son plan était en marche... Aujourd'hui, elle avait du fuir devant l'irruption de deux divinités non négligeables mais cela ne se reproduirai sans doute pas souvent...

Le hasard...

Le hasard contre nous... Mais cela ne sera pas toujours le cas...


Puis un sourire cruel se dessina sur les lèvres décolorées de la belle captive.

L'ideé de voir la sulfureuse Succube aux prises avec ces deux-là était plus que jouissive...

Oui, tremble de les croiser belle Succube... !!!
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Hermès
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28/04/2010

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MessageSujet: Re: Poste de secoure au coeur des ruines de L.A.   Jeu 22 Juil - 9:04

Tout à son exploration des lieux du carnage ainsi qu'à l'interception de quelques âmes tremblant encore de peur sans savoir qu'elles étaient déjà mortes, Hermès ne manquait pourtant aucun mot ni aucun geste de son neveu.

Déjà, le blond Satyre avait fait preuve d'une bien belle cruauté lorsque le dieu des voyageurs avait évoqué l'existence d'une seule et unique Ariane...

La seule femme qu'il aurait jamais tolérée dans son repaire de l'Ile de Crète. Et Pan, lui, lui avait juste rétorqué qu'il la détruirait purement et simplement tout comme n'importe quel autre visiteur.

Olympien ou autre qu'importait au redoutable Satyre tant qu'Hermès ne lui signifiait pas son importance, tout visiteur n'aurait d'autre destin que de plonger dans les affres infernales du Tartare.

Oui, Pan était bien devenu tel que le souhaitait son père, le grand Zeus. Sans vraiment que cela ne surprenne le subtil Hermès. Oui, rien de tout ce que Pan avait fait ou dit n'avait surpris le dieu des voleurs et des bonimenteurs...

Disons juste que cela lui avait laissé un certain sentiment de tristesse avant qu'il ne décide de faire une petite mise au point. Il avait toujours apprécié son neveu, le blond éphèbe, séducteur tombant les plus belles nymphes tout en étant déjà ivre de justice. Le digne fils du grand Apollon, ce frère avec qui il avait vécu ses plus folles aventures...

Et qu'était-il donc devenu maintenant ? Rien, sinon une machine de guerre sans coeur ni sentiments...

D'ailleurs leur conversation lui revenait en mémoire tandis qu'il humait le parfum d'une rose flottant encore dans l'air surchargé de souffre et de mort... Le parfum d'une rose unique en son genre... Une sublime rose infernale.

~~~~~~~

Quelques longs instants auparavant...

Sur l'une des terrasses du repère d'Hermès.

- Quelles tristes paroles mon neveu. Soit ne tolère pas d'Ariane dans l'ensemble du domaine si tel est ton choix mais pour ce qui est de ma cachette personnelle, je te prie de ne pas, de ne jamais, intervenir...

Et son ton n'était alors plus du tout celui de la plaisanterie ou de l'ironie mais bien celui d'un dieu se faisant obéir... Un ton sans la moindre réplique..

- Oui, si un jour, elle doit effectivement apparaître, aussi stupide ou inutile puisse-t-elle alors te paraître, je te dénie le droit de lui faire le moindre mal...

Un autre ordre. Sans appel avant qu'il ne se radoucisse un peu, reprenant un attitude plus amicale.

- Bien des choses nous échappent, Pan. Bien des choses t'ont échappées à tout jamais... Et sans le savoir, certaine décision trop rapide pourrait gravement te nuire. Ou pire encore, aller à l'encontre de la volonté de notre bien aimé roi... Mon père et ton grand père, mon cher neveu.

Remuer le passé et rappeler à Pan son amnésie n'était pas quelque chose d'agréable en soi mais il fallait bien l'empêcher de nuire à celle qu'il avait choisie de préserver.

- Aussi, que tout soit bien clair entre nous, le jour où je la ramènerai, il te faudra tolérer sa présence... Ignore la, là où je la conduirai, elle ne te gênera de toute façon pas.

Puis, sans attendre la réponse de son neveu, Hermès avait donné le signal de départ. Ce qu'il savait, il le garderait pour lui... Pour la sécurité et la sauvegarde de Pan...

Cette Ariane... Une beauté sans pareille parmi les fleurs s'épanouissant aux rayons de la pleine lune... Une rose qui ne s'ouvre que lorsque le ciel est combre et que le sang s'écoule à ses pieds...

Pan...

Il y a une immense part d'ombre en toi... Je ne peux malheureusement t'être d'aucune aide pour cela. Je ne le puis même si je le voulais... Mais ta force, elle-même, pourrait un jour te revenir en pleine face et te briser... Oui, l'invulnérabilité n'existe pas... Même pour toi, Force du Tartare... Et moi, je suis là pour veiller à ce que tu ne sombres pas au cas où un jour ta mémoire te reviendrait dans le seul but de te blesser...


~~~~~

Puis, sortant brusquement de ses pensées, il se tourna vers son neveu du Flamboyant, cette si puissante arme entre ses mains et celles de l'Olympe. La force du Tartare enfouie dans l'âme-même de ce jeune dieu.

Et sa réponse vis-àvis des spectres était bien telle qu'il l'avait prévue.

- Les tuer ? Et pourquoi cela ? Que sais-tu de leurs ordres, cher Pan ?

Et un sourire ironique se dessina alors sur les lèvres de l'éternel voyageur.

Oui, que sais-tu de leurs ordres exacts.

Ajouta-t-il en attrapant l'une des âmes.

- Elle aura juste un léger retard mais mon cher oncle ne devrait pas s'en offusquer. Mais revenons-en à nous, cher Pan. Tu veux les tuer ? Mais dis-moi, entre les quatre manifestations spectrales hantant encore les lieux, qui sont les responsables de ce joyeux carnage.

Et il se détourna avant d'embrasser la ville en pleine crise.

- Oui, dis-moi qui sont les responsables et où ils se trouvent en cet instant. Et comment tu compterais t'y prendre avec eux sans nuire au monarque des Enfers. Sans oublier que notre mission est tout autre, Pan...
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Héloïse
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14/05/2010

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MessageSujet: Re: Poste de secoure au coeur des ruines de L.A.   Lun 9 Aoû - 22:04

Au premier regard, il s'était passé quelque chose et avant même celui ci, Héloïse avait comprit, sentit, perçu que cet être qui approchait n'avait rien à voir avec un quelconque membre de son humanité... La silhouette qui se dessinait était entourée d'un halo de douceur, d'un voile de pureté, quelque chose de puissant, de tendre, d'envoutant.

Tremblante la jeune femme l'avait admirée, fascinée par cet être mystérieux qui s'approchait d'elle après la tourmente qu'elle avait subit, et subjuguée par tant de charisme, de beauté, sa peur s'était éloignée, comme un animal que l'on aurait poussé à rentrer dans sa tanière. Le souffle court, elle s'était relevée, ni craintive, ni méfiante, bien au contraire, car cet être semblait parler à son âme, rassurant la jeune femme, lui apportant la lumière dans l'obscurité.

L'agitation humaine alentours avait cessé, en tout cas dans son esprit, elle ne voyait plus qu'elle, dressée telle une figure de proue dans les flots déchainées, à la fois si forte et d'aspect si fragile, nue et pure... Des larmes montèrent aux yeux de l'humaine, des larmes de compassion, de soulagement, de bonheur alors qu'elle pensait avoir la chance de rencontrer un tel être, si merveilleux, si touchant.

Douce et maternel, l'ange lui demanda d'approcher, lui confiant que ses doutes n'avaient pas de raison d'être, mais Héloïse ne doutait pas... Elle avait vu l'Enfers se déchainés sous les traits de sa terrible créature, elle avait sentit sa noirceur, son étreinte telle des serres, et comme elle avait su alors que cette femme n'avait rien d'humaine, elle avait su immédiatement que celle ci avait tout d'un ange. Un ange brisé, un ange bafoué, mais un ange tout de même.

Péniblement, Héloïse s'était approchée d'elle, trébuchant, vacillant sans cesse, faiblarde et insignifiante et plus elle gagnait du terrain, plus elle pouvait sentir la puissance même ténue de cet être, leurs âmes rentrèrent en résonance, une résonance parfaite, subtile, apaisante, vivifiante. Jusqu'à ce qu'enfin la souffrance qui assaillait son être disparut, purement et simplement...

Sans retenue, l'étudiante avait saisi la main tendue, offrant dans ce geste tout son être à son ange salvateur, comme si elle représentait la vie qui la tirerait de la mort, l'espoir coula dans ses veines comme un torrent, tandis qu'elle bu les paroles qu'elle reçu.

Chaque mot prononcé faisait écho dans son esprit, elle n'était en effet qu'une enfant, privée d'attention, privée de soutien et d'amour, elle s'était perdue dans sa vie, comme l'on se perd dans un dédale de ruelles, et enfin, apercevait la lumière au bout du tunnel. Sa main dans la sienne se resserra un peu plus, brisant sa solitude, sa peur et son désespoir, jamais auparavant elle ne s'était sentit à sa place, même l'espace d'une seconde seulement sa vie entière prenait un sens.

Un miracle oui, c'était un véritable miracle, et touchée par la grâce de cet être, Héloïse acquiesça à ses instructions, elle ne lutterait pas, s'abandonnant corps et âme à son ange.

Envoutée, l'humaine vibra sous la caresse qui passa sur sa joue, sa douceur n'avait pas d'égale et l'amour qu'elle semblait pouvoir ressentir n'avait pas de frontière... Il y avait tellement longtemps qu'elle n'avait pas reçu une preuve d'intérêt, un acte d'amour que son cœur dans sa poitrine se serra, des larmes silencieuses de soulagement coulèrent sur ses joues tachées et sans un mot, fermant les yeux, elle se laissa attirée dans les bras protecteurs qui s'ouvraient à elle, se serrant contre ce corps à l'apparence si fragile, se serrant contre cet être si pure. Ses plaies une à une s'étaient refermées, tandis que celle qu'elle portait en son cœur, en son âme avait suivi le même chemin que les autres. La solitude prenait fin à présent, de même que sa peur constante.

Une nouvelle caresse tendre effleura sa joue, faisant ouvrir les yeux à la pauvre enfant, plongeant son regard dans celui presque maternel de l'ange, écoutant avec attention la moindre de ses paroles.
Oui, lutter avec elle, elle en avait à présent la force... Elle serait forte à présent, digne de ce regard qui s'était posé sur elle, rassurée de savoir qu'elle ne serait plus jamais seule, et que sa vie c'était à elle qu'elle la devait. Et quelque soit le destin extraordinaire qu'elle pouvait lui prédire, ainsi tout contre cet ange, elle se sentait la force de déplacer des montagnes.

Suivant ses directives, la chétive humaine tourna la tête à gauche, puis à droite, l'horreur de cette nuit se rappela à son bon souvenir, cette tragique nuit faite de ruines, de sang, de souffrance, de peur... Elle eut l'impression d'être allongée à même le sol, respirant l'odeur brulante du goudron, les relent ferreux de sang, les cris et les sirènes... Les silhouettes s'approchaient, mais elle ne voyait que l'envoutante créature, tout le reste n'avait pas d'importance tant qu'elle serait à ses côtés. Elle qui lui tenait encore la main refusait de lui la lâcher, et tout ces êtres autours d'elle l'agaçaient presque, elle était sauvée, elle était en vie, elle était soignée et mieux encore, elle était enfin elle.

Chacune de ses dernières paroles s'était inscrit dans son esprit, elle serait présente à jamais, tel un secret qu'elle garderait pour elle, en elle... On pourrait bien lui dire plus tard qu'elle avait perdu la tête, mais la grâce de cet être qui l'avait sauvé en cette nuit résonnait si forte en elle que tout ceci ne pouvait être que vrai.

Et son nom résonna dans son esprit, porteur d'espoir et de douceur... Sarah... Ange prisonnier des Enfers...

Son poing se serra tandis que la silhouette envoutante disparaissait, laissant en elle un vide immense, et tandis qu'autour d'elle on gesticulait, criait, soignait, Héloïse dont le regard s'était perdu dans l'obscurité de la voute céleste, gardait dans son esprit l'image de celle qui l'avait sauvé...


« Bientôt. » Murmura t'elle. « Bientôt... Sarah. »


Et prenant une profonde inspiration, elle s'endormit, tandis que dans ses rêves elle ne cessait de sentir cet ange, son ange prisonnier au cœur des ténèbres.
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Améliah
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MessageSujet: Re: Poste de secoure au coeur des ruines de L.A.   Ven 27 Aoû - 20:53

Plus elle s'approchait du centre de secoure, et plus l'agitation autours d'elle se faisait pressante, dense, intense, partout, on criait, on pleurait, interpellait. A chacun de ses pas, elle pouvait sentir la douleur oppressante qui s'était abattue sur cette humanité pathétique, son sourire se fit grandissant.

Améliah au tréfond de son être se réjouissait de ce qu'elle était devenue au prix de tant d'effort, car l'espace d'un instant dans le regard perdu et terrorisé de cette jeune femme, elle s'était retrouvée alors qu'elle n'était qu'une enfant chétive en proie à toutes les moqueries de ses camarades.

Amélie...

L'évocation de ce prénom la fit grimacée, avec lui elle avait été humaine, aujourd'hui tout cela n'était qu'un lointain souvenir. Et tandis qu'elle s'approchait tranquillement de sa mission, elle croisa un secouriste, celui ci posa sa main sale et gantée sur son bras fin, l'arrêtant une seconde à peine.

« Vous allez bien ? Vous n'avez rien, y a t'il des survivants ? »

Stressé, tendu, pressé par son devoir si noble, Améliah avait plongé son regard dans le sien et sans ajouté un mot lui avait sourit avec douceur, tendresse puis acidité et sans répondre, elle s'était détournée de lui laissant son interlocuteur plongé dans la caresse du fantasme dans lequel son esprit venait de plongé sans aucune retenue...


Que tu te perdes dans les méandres de ton désir... Toute ta bonté ne te sauvera pas, à présent tu appartiens aux Enfers.

Les ténèbres de son cosmos quittèrent le corps immobile de sa proie, se retirant comme le sable sur la plage et l'homme tomba à genoux, bientôt entouré de deux de ses collègues qui passèrent près d'elle comme si ils ne la voyaient pas.

Voir des gens de tant de bonne volonté gâcher un tel chef d'œuvre m'emplit d'amertume... Je ne pouvais permettre une telle chose.


« Non, décidément pas. » Avait elle fini par murmurer pour elle même.


Achevant là sa marche parmi les âmes errantes, elle rejoignit bientôt le centre des opérations par de là les abris de soin qui avaient été mis en place, s'avançant à présent au devant de hautes tentes au sigle de l'armée américaine. Un périmètre avait été dressé tout autours, pensaient ils vraiment que cela suffirait à l'arrêter ?

Après quelques secondes à peine, elle se retrouva devant l'entrée du responsable, bien trop habile pour avoir à se soucier de la sécurité, quelle soit masculine ou féminine alors qu'à présent celle ci était plongée dans les affres de leurs désirs profonds. Avec douceur Améliah prit entre des doigts un morceaux de tissus épais, un pan de l'entrée de cette tente avant de se stopper net.

Quelque chose avait attiré subitement son attention, une énergie puissante malgré son intensité, une énergie qui ne tarda pas à se doubler.

« Les dieux ont ils décidé finalement qu'ils devaient se mêler des affaires mortelles ? »

Une moue désenchantée tordit ses lèvres charnues, avant qu'elle ne reconnaisse le cosmos de Pan... Elle se mordit alors la lèvre inférieur...

Cela faisait longtemps cher inconnu, Calia sera t'elle heureuse d'apprendre ton retour après ce que nous lui avons fait tout deux ?

Un rictus deforma son sourire.

Ne la tourmentons pas pour l'instant, veux tu... Elle a bien trop souffert pour se permettre de tomber dans la disgrâce dans laquelle tout deux nous l'avons amené... Aussi, prions pour que nos chemins pour l'instant ne se croisent pas...

Puis tandis qu'elle passait le seuil de l'abri plongé dans un silence éphémère, elle ajouta pour elle même.

N'inquiétons pas Dame Pandore pour l'instant, Hadès est avec moi, faisons en sorte d'agir avec habileté et prudence.

A cet instant, l'homme qui penché sur son bureau faisait s'enchainer les courbes et les traits sous la rudesse de sa plume, leva les yeux sur elle, d'abord surprit, il la regarda de haut en bas, s'attardant sur ses courbes pleines.

Il tenta de balbutié quelque chose, beaucoup trop confus pour qu'elles ne soient entendues, mais la surprise était bien présente, dans son regard, dans ses gestes. L'homme se leva près à chassé d'un mot cette intruse qui bien que charmante ne pouvait pas plus mal tomber. Alors, les vapeurs voluptueuses de son cosmos vinrent l'entourer, il se figea.
La spectre posa son index sur ses lèvres, murmurant à son oreille qu'elle atteignit en se dressant sur la pointe des pieds.

« Chut... Allons, vous et moi avons à parler de certaines choses... »

Sans le quitter des yeux, elle le contourna et vint s'asseoir sur le bureau, croisant ses jambes avec grâce... Celui ci hypnotisé vint s'agenouiller devant elle, attentif.

« Et bien... »

Elle lut le nom qui était inscrit en lettres capitales sur l'uniforme de son nouvel admirateur.

« Sullivan, qu'étiez vous entrain d'inscrire avec tant de vélocité sur cette feuille ? »

L'homme balbutia qu'il s'agissait là d'un rapport très troublant sur ce qui s'était produit... Pas de causes logiques ou naturelles...

Améliah afficha une moue dubitative, ayant saisi d'une main le précieux rapport, elle le parcourut du regard avant de replonger ses prunelles sombres dans celles de son interlocuteur...

« Allons, vous êtes pourtant un homme censé... Plein de bon sens... Vous ne pouvez décemment pas écrire qu'il s'agit là de deux êtres étranges qui se serraient « envolés » après leurs actes... »

Se moquant presque de ces faits, elle soupira avant de reprendre plus dur.

« Non decemment vous ne pouvez pas. »

La cruauté était apparut dans son regard avant de disparaître à nouveau...

« Venez par ici mon cher... »

Et avec douceur elle tapota sur le coin du bureau qu'il avait quitté.

« Reprenons cela, vous et moi... »

Sans bronché, l'homme était venu s'asseoir, puis prenant une nouvelle feuille dans son bureau prit la plume.

« Après tout, il ne s'agissait que de fuites de gaz provoqués par la volonté d'ignobles terroristes qui une fois de plus ont voulu atteindre notre chère patrie... D'ou les hallucinations et le véritable carnage... Heureusement qu'il y avait un héros parmi nous car en plus des deux explosions constatées, l'incident aurait pu se produire dans ce centre commerciale... »

Elle prit un air faussement attristé.

« Un véritable drame se serrait produit si personne ne les avaient arrêtés... »

Docilement, l'homme s'était mis à écrire, invoquant avec beaucoup de conviction ce qu'on lui avait dit d'écrire ajoutant des détails plus vrais que nature...
Le sourire de la spectre s'agrandit et lorsqu'il eut terminé, elle se pencha à son oreille ajoutant tendrement...

« Il y a quelque chose d'autre que vous pouvez faire pour moi... »

Son souffle chaud dans sa nuque fit vibrer son interlocuteur, suspendu aux moindres de ses ordres à la moindre de ses volontés...

« Faites venir l'un de vos hommes... »

Afin que nous apportions à cette humanité la preuve de vos dires...

Sullivan disparut pour revenir une seconde plus tard avec une jeune femme, Améliah haussa les épaules, cela ne lui ferait pas difficulté.

Quelques minutes plus tard, la jeune femme sortit de la tente, elle qui avait été aussi subjuguée allait se rendre sur les lieux, fabriquer des preuves tangibles à cette version de l'histoire...
Le spectre de la Succube réapparut dans les ruelles adjacentes, satisfaites de son travail, son regret avait été de ne pas emporter avec elle plus d'âmes sans éveiller les soupçons. Son regard se porta sur les cieux elle qui avait tenté d'être aussi discrète que possible devait rejoindre les enfers. En espérant qu'elle n'ai pas à croiser sur sa route celle des deux invités qui étaient venus prendre part aux réjouissances de cette nuit de solstice.

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Pan
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MessageSujet: Re: Poste de secoure au coeur des ruines de L.A.   Jeu 9 Sep - 2:24

Pan avait suivit avec la plus grande des attentions tous les agissements du spectre qui nettoyait à présent les traces de ses confrères... Le regard de Pan se faisait tour à tour dur, violent et haineux pourtant, il le dissimula sans grand peine à son oncle.

L'Astérien serra les points lorsqu'il vit la jeune spectre réapparaitre comme une fleur au milieux de ruelles sombre aussi, il fallait qu'il intervienne... Il devait apprendre à cette jeune spectre ce qu'il en coutait de faire un travail aussi impur car oui au regard de Pan ce travail avait été bâclé sur toute la ligne.

La jeune spectre était encore en train de contempler les cieux lorsqu'il se téléporta à moins d'un mêtre d'elle faisant exploser son puissant cosmos dans une vague d'énergie qui la balaiera tel un fétu de paille.

Le corps de la jeune femme heurta alors un des murs d'un immeuble avant de choir au sol... Sol dont elle ne put palper la consistance... Pan avait agit plus vite qu'un clignement d'œil, sa main avait enserré le coup de la rose infernale pour la plaquer avec violence, incrustant une parti du surplis de la succube dans cet création humaine.

Son cosmos s'éleva, un cosmos si lointain de ce qu'elle avait jadis connu de lui... Un cosmos plus obscur et profond qu'Erèbes. Son regard était injecté de sang, non rien de lui ne ressemblait à ce qu'il avait été... Pan n'était plus qu'une arme surpuissante entre des mains habiles.

Pan abattit son poing dans le ventre de la succube, incrustant son pauvre corps un peu plus dans ce mur avant de la laisser choir au sol tel un jouet cassé... Sa voix jadis si douce avait prit des intonations lugubres et caverneuses.


« Spectre... J'aime bien savoir à qui j'ai affaire donne moi ton nom. »

Il enflamma de nouveau ce cosmos afin de repondre au cosmos de la jeune femme qui tenta de se débattre... Le cosmos si terrible qu'était celui du Satyre absorba cette si faible contrefaçon du pouvoir divin, et sans même lui laisser le temps de répondre il reprit.

« Pauvre sotte, toute tentative pour t'échapper est inutile... Tu n'es que poussière. »

Il roua de coup de pied la succube qui n'avait put se relever avant de reprendre.

« Quand je pose une question... J'attends une réponse ! »

Il la releva par le menton puis soudainement la relâcha avant de se reculer d'un pas d'elle... Puis ce fut comme si quelque chose changea en lui, un rire doux, le même rire qu'elle avait put entendre jadis puis enfin ce sourire charmeur.

«  Bon ce n'est rien... Même si j'ignore ton nom belle rose infernale, je suis charmé de faire ta connaissance. »

Il fit un grande révérence qui se stoppa lorsqu'il commença à se relever puis ses yeux croisèrent ceux de la succube... Des yeux qui en l'espace d'une seconde laissèrent place à deux braises dans la nuit... Comme si le calme précédent avait annoncer une nouvelle tempête. Son cosmos se concentra alors dans sa main, une boulet de lumière aussi noire et ténébreuse que le tartare qu'il déposa avec douceur sur la poitrine de la jeune femme qui s'envola de nouveau avec violence pour heurter de nouveau un pan de mur.

« Tu y a crut , n'est ce pas... Voilà quelques choses de convainquant... N'oublie pas cette petite leçon Spectre et fait la passer à tes congénères. »

Il se tourna et entama une marche dans cette rue sombre avant de s'arrêter soudainement, se retourner et d'achever.

« A oui, encore une chose que j'oubliais... Tu diras à Pandore que l'Olympe garde un regard sur les agissements de chaque camps de ce dépotoir que vous nommé Terre... Pas de tricherie, sinon je me ferai un plaisir de vous rappeler à l'ordre »

Et sur ces derniers mots, il s'envola dans l'obscurité de la nuit.
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Améliah
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MessageSujet: Re: Poste de secoure au coeur des ruines de L.A.   Jeu 9 Sep - 22:29

Améliah marchait tranquillement dans les ruelles adjacentes au poste de secoure, tenant dans ses mains agiles le fichier qu'elle avait subtilisée au chef des opérations avant qu'il ne s'accorde sur sa version des faits.
Le sourire aux lèvres, la démarcher assurée, le spectre de la succube s'apprêtait à rejoindre le château d'Heinstein après s'être acquitté de sa mission.

Pour une fois, Pandore n'aura rien à me reprocher.

C'est alors qu'elle l'aperçut, la silhouette aux cheveux d'or, l'espace d'une demie seconde... Il ne se trouvait qu'à quelques mètres d'elle. Améliah n'eut pas même le temps de stopper sa marche qu'une puissante vague d'énergie se forma, une vague plus sombre encore que les ténèbres infernales, qui la projeta comme une poupée contre le mur en brique rouge de l'un des immeubles alentours dans un bruit glauque.
Tout s'était passé si vite, que le spectre de la Succube n'avait su résister à la déflagration, elle qui avait fermé les yeux, sonnée, les rouvrit sans comprendre ce qu'il s'était passé... De sa vision d'abord flou, elle vit les pages au sol emportées par le vent, puis la main qui étreignait sa gorge... La douleur ne vint qu'alors, tandis qu'elle réalisait par la même que cette main l'empêchait peu à peu de respirer...

Par reflexe, ses mains se portèrent à son poignet, son corps lui, douloureux avait tout oublié de sa souffrance et s'était tendu, gesticulant avant d'échapper à cette étreinte mortelle... C'est alors seulement, qu'elle leva les yeux vers lui, plongeant son regard dans le sien.

Pan ?!

La stupeur lui avait glacé le sang, ce n'était pas possible, ce ne pouvait être lui... Les images de leur rencontre lui revinrent en mémoire, son regard bienveillant, son sourire charmeur... L'ange tombé du ciel... A cent lieu de ce qu'elle voyait bruler dans ses yeux à cet instant.

Frappée par cette incrédulité, le spectre ne réagit pas immédiatement, pourtant, l'air se raréfiait faisant de plus en plus se torde son corps contre le mur... Ses yeux s'injectèrent peu à peu de sang brouillant sa vue, tandis que sa peau se constellait de tâches rouges...

En un instant à peine, sa dernière tentative fut engloutit par celui de son tortionnaire... Lui qui avait tout perdu de son charisme solaire, plus sombre que les ténèbres...
voilà la dernière image qu'elle aurait de lui, tandis que sa vision peu à peu se brouillait … L'Astérien n'était plus le même, n'était plus celui que Calia avait aimé... A moins qu'il ne soit là pour se venger d'elle...

Le poing du Satyre s'abattit, inattendue tandis qu'il la laissa retomber au sol... L'air s'engouffrant dans sa gorge parut à cet instant plus douloureux que le coup, pourtant, le goût ferreux du sang ne tarda pas à se faire sentir sur son palais.
Pendant quelques secondes, elle resta au sol, haletante, endolorie, ne parvenant pas à réaliser ce qu'il venait de se produire.

La voix caverneuse lui parvint immédiatement et si levant les yeux elle reconnaissait Pan, ce ne pouvait être définitivement lui... La stupeur fut plus forte encore que la douleur, et sans pour autant se relever, sans y parvenir, elle l'avait dévisagé un instant.

Se pouvait il vraiment qu'il l'ai oublié, après ce qu'elle avait fait... Qu'il l'ai oublié alors qu'elle était inscrite dans les premiers souvenirs qu'elle avait de sa sœur vampire...
Non, ce n'était pas Pan, ou ce n'était plus lui... Un être sans pitié se dressait devant elle. Elle se devait de fuir.

Comme ultime soubresaut, son cosmos brula, ravivant faiblement ses flammes. Améliah s'était appuyée sur ses mains, péniblement, son regard toujours fiché dans celui de cet être.
Immédiatement, le cosmos de ce dernier se propagea, allant jusqu'à engloutir le sien... Jusqu'à l'écraser elle, la faisant tomber à nouveau sur l'asphalte, ravivant la souffrance qu'elle était parvenue jusque là à oublier. Face au sol, elle n'entendait que sa voix, dans son nouveau monde de douleur, il n'y avait que lui, terrifiant et impitoyable, et chacun des coups de pieds qu'il lui asséna portèrent juste... Elle ne pouvait rien contre lui, ni se défendre, ni se relever. Sa voix quant à elle, lui parvenait lointaine et sourde, autours tout n'était que ténèbres.

En avait il finit avec elle ? Rien n'était moins sur... Très vite, il la saisit par la mâchoire, la ramenant à la terrible réalité. Incapable de répondre, la Succube pensa que la fin était proche... Et lorsqu'il la la lâcha, la laissant tomber lourdement à nouveau sur le sol, elle ne put retenir un gémissement, la douleur parvenait à lui arracher des sons tant elle était forte, tant elle la submergeait.

Ce rire inattendue, improbable lui fit ouvrir les yeux... Le Pan qu'elle avait rencontré se tenait devant elle, tel que dans son souvenir. Etait elle entrain de perdre l'esprit ?
Non... Ce regard qu'il plongea dans le sien fut plus violent encore que les coups qu'il lui avait porté, la sortant de cette torpeur dans laquelle son esprit s'était glissé, assommé par la souffrance et la douleur.

Projetée à nouveau contre un mur, sans vraiment comprendre comment, faisant s'élever un nuage de poussière lors de l'impact, elle rouvrit les yeux une fois qu'elle toucha le sol... La leçon qu'il venait de lui donner était bien cruelle, sa remarque acide quant à elle ne signifiait qu'une chose... Pan n'était plus le même... A moins qu'il ne les aient trompés dès leur première rencontre...

Le son de ses pas s'éloignant lui parvinrent peu à peu, provoquant une montée de larmes de soulagement... Lorsque sa voix résonna à nouveau, elle se raidit, était il entrain de partir pour mieux revenir ? Mais à la place, il lui laissa un message, chaque mot s'inscrivirent dans son esprit, plus terribles les uns que les autres...

Lorsque le silence retomba, il ne resta que la douleur... Péniblement, elle glissa sur le dos, l'image de Pan dans son esprit ne cessait de la hanté, tandis que se superposait celui qu'il avait été jadis et ce qu'il était devenu... Un filet de sang coula d'entre ses lèvres, tandis qu'Améliah fixait le ciel étoilé... Les alentours n'existaient plus, non, plus maintenant que son corps était devenu souffrance, que chacune de ses inspirations lui arrachait une quinte de toux. Peu à peu, elle ferma les yeux se laissant tomber dans la torpeur qui s'imposait à elle, joindre Pandore à présent serait un échec, elle devait attendre, attendre de reprendre des forces, même si à cet instant, cela paraissait impossible.

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Hermès
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MessageSujet: Re: Poste de secoure au coeur des ruines de L.A.   Mar 14 Sep - 1:46

Pan... Pan, mais qu'est ce que c'est que ce travail... ? Mon beau neveu, est-ce ainsi que tu penses renouer tous les fils brisés... ?

Et il secoua une nouvelle fois la tête devant toute cette brutalité, cette débauche d'énergie inutile avant de laisser de nouveau libre court à ses pensées.

Mais où as-tu donc la tête, mon pauvre neveu, si j'avais eu besoin d'une brute sans cervelle, j'aurais été pioché chez mon oncle, ma chère soeur ou même mon grand frère Arès... Mais pas chez mon cher Apollon...

Et ainsi s'enchaînaient les pensées de l'éternellement jeune dieu, messager voguant sur les courants, à la fois proche de la masse humaine ébranlée et si lointain. Car nul parmi ces malheureux blessés ou dévoués secouristes ne pourrait jamais le voir, lui, le plus étonnants des fils du roi des dieux.

Tandis que lui, rien ne lui échappait.

Et le flot de ses pensées reprenait toujours aussi éloquentes. A la fois triste de voir ce qu'était devenu Pan et heureux de pouvoir compter sur un tel pouvoir... L'arme ultime de Zeus... Une arme qu'il espérait pouvoir un jour faire revenir à un meilleur état mental... Et lui rendre tout ce qui faisait de lui l'ancien Pan... Le joyeux Satyre du Flamboyant, séducteur de nymphes avant d'enfin s'éprendre de la plus sombre de toutes ces beautés. Comme seuls les extrêmes peuvent parfois s'attirer, mon doux neveu.

Une beauté proche si proche de celle que tu malmènes avec tant de cruauté. Malheureuse Succube, mais après tout, n'est-ce pas un juste retour des choses...

Jamais, tu ne pourras souffrir autant qu'elle... Non, jamais tu ne goûteras à une telle déchéance...

Et il se pencha davantage vers le sol, concentrant toute son attention sur le pâle spectacle que lui offrait la spectre rousse, incapable de réaliser ou plutôt ne réalisant que trop bien l'ampleur du changement survenu chez Pan. Pan qu'elle avait connu autrefois avant de le laisser livré à lui-même, en compagnie de sa soeur d'armes, sans se douter un seul instant de l'ampleur qu'auraient les conséquences de cette seule et si insignifiante faute.

Puis, il approcha laissant son neveu achever une correction qui lui déplaisait au plus haut point mais en bon dieu des bonnimenteurs et des marchands, il se doutait bien que ce moment était loin d'être le plus propice pour avoir une bonne petite discussion oncle - neveu. Et que Pan, sous son aspect doux et angélique de jeune éphèbe blond, était une arme très efficace mais aussi bien difficile voire très périlleuse à gérer... Aussi lui faudrait-il toujours faire preuve du plus grand des doigtés.

Le résumé de la situation et ses éventuelles voire certaines remarques viendraient ensuite. Hermès avait pu interroger les âmes et résidus de cosmos. Et ceux-là annonçaient les pires troubles...

La terre, la terre allait d'ici peut connaître pas mal de bouleversements avant de retrouver un semblant d'équilibre... Bien des soucis pour toi, ma douce et si candide Athéna...

Puis, enfin, le dieu se posa devant ce qu'il restait de la sulfureuse Améliah. A la voir ainsi, on aurait pu croire qu'elle venait de se faire piétinée par un véritable éléphant, la splendide rose infernale.

Enfin, le moment n'était plus à la réfléxion et le dieu se pencha vers la jeune femme meurtrie.. Avant d'enfin se révéler à ses yeux....

- Bien le bonsoir, gente demoiselle, sublime Succube au service de mon cher oncle Hadès...

Le ton était doux, courtisant, mais aussi empreint d'une certaine majesté voire d'ironie...

- Hum... Je pense que je n'ai pas besoin de vous faire un long discours quant au grand changement qui s'est opéré en mon autrefois si doux neveu... Moi-même, j'ai bien du mal à reconnaître celui qu'a aimé et aime avec toujours autant d'ardeur la belle ténébreuse.

Et son regard se fit un instant plus triste avant qu'ils ne se relève et laisse son puissant comos divin diffuser vers l'autrefois splendide spectre encore allongée de tout son long sur le sol sale de L.A.

Ainsi, se refermèrent presque instantanément l'ensemble des plaies et bosses de la belle une fois l'ensemble des fractures refermées et cicatrisées.

Puis, une fois son acte de guérison achevé, le regard de Hermès se fit plus dur face à la jeune femme toujours immobile alors qu'il venait de parcourir du regard les quelques feuilles que la belle avait si habilement subtilisées au policier.

- Alors qu'attends-tu donc ? Debout, spectre !!! Tu m'as semblée bien plus redoutable lorsque tu t'en es prise à plus faible que toi !!!

Et cette fois il s'agissait d'un ordre.

- Ta misson est accomplie maintenant, avec un grand succès, aussi tu n'es plus la bienvenue en cette cité !!! Quitte-la, laisse donc ces pauvres hères respirer enfin et se remettre de leurs blessures... A vous quatre, vous avez fait bien assez de dégâts en cette seule nuit...

Puis redevenant aussi doux qu'au début, lui prenant pratiquement la main avant d'y déposer un doux baiser en jeune homme galant et séducteur qu'il avait toujours été et resterait, il enchaîna...

- Oui, j'oubliais, au cas où tu ne m'aurais pas encore reconnu, sache que je suis le messager des dieux et qu'il n'est nul lieu qui soit hors de ma portée. Je réprouve les actes de Pan. Mais il est devenu tel que le souhaite mon père...

Puis la relevant avec douceur, il répara les derniers dégâts sur le surplis de la spectre.

- Et si cela peut te consoler, sache que tes souffrances ne sont rien en comparaison de ce que celle qu'il aime a du endurer au cours de toutes ces années... Il lui en fallu de la force pour survivre... et rester telle qu'elle a toujours été...

Puis, levant la main, il détruisit les feuilles.

- De cela, tu n'auras nul besoin. Porte donc les paroles de Pan à Pandore. L'Olympe est bien là, et moi, Hermès, suis ses yeux alors que Pan...

Et son cosmos s'enflamma de nouveau tandis que le jeune dieu reprenait son envol...

- Je ne pense pas devoir te fournir d'explications quant à son rôle... Bien, adieu, belle et somptueuse Succube. Veille bien sur les trésors de ton maître. Certains sont si subtils et cachés qu'on ne se rend vraiment compte de leurs valeurs qu'après les voir perdus. Adieu, belle Succube et si tu veux un bon conseil, tiens-toi loin, très loin de mon cher neveu...

Et sur ce, le messager repartit, prenant rapidement de l'altitude avant de survoler une dernière fois la ville...


" Pan, mon doux neveu, si tu as un autre lieu à me montrer avant que je ne te fasse part d'un léger détail, c'est le moment... Appelle-moi, je suis toutes ouies !!!"
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Améliah
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MessageSujet: Re: Poste de secoure au coeur des ruines de L.A.   Dim 26 Sep - 22:31

La voix qu'elle perçut l'espace d'un instant semblait venir de loin, sourde et pourtant d'une incroyable clarté, fébrilement, la succube avait ouvert les yeux, ou plutôt papillonné, éblouit par une lueur brutale au dessus d'elle... Un réverbère bien placé, à moins que ce ne soit l'énergie que développait son interlocuteur.
Elle avait crut l'espace d'un instant qu'il était revenu...Son cœur accéléra brièvement sa course, mais très vite, elle comprit au son particulier de cette voix, trop douce, trop courtoise et un peu moqueuse qu'il n'en était rien...

Non, c'est vrai il n'y avait rien à ajouté... Et tandis que dans son esprit, elle voyait à nouveau le souvenir du bel éphèbe, la douleur qu'il avait arraché à son corps meurtrie ne se faisait que plus virulente encore... Ses dents se serrèrent, tandis que son corps tressaillit.

Mais alors, qui pouvait il bien être ?
Battant fébrilement des paupières, elle tenta de graver l'image de son interlocuteur, d'analyser ses traits.... Bien qu'elle ne l'ai jamais vu, les mots qu'il avait prononcé lui revinrent à l'esprit...

Son oncle Hadès ?

Tout son être se figea, qui d'autre qu'un dieu aurait pu suivre les pas d'un Pan aussi brutale, aussi radicale ? Rouvrant péniblement les yeux, elle s'attarda plus longuement sur ses traits... Il ne pouvait s'agir d'Arès, ni d'Apollon... Non, ces attributs, cette ironie moqueuse, ce beau parler autant cinglant que musicale...

Hermès...

Cela adoucirait il sa peine ? Rien n'en était moins sur, Dieu des messagers, Dieu des voleurs, aussi changeant que le vent qui le porte avec grâce et espièglerie...
Se forma alors un halo d'énergie autours d'elle, ses plaies, ses maux de toute sorte se refermèrent, preuve que contre toute attente, le Dieu messager était de bonne humeur...

Et pourtant, quelques secondes plus tard, Améliah plongea son regard reconnaissant dans celui de son bienfaiteur, et celui ci, sans raison apparente durcit immédiatement, comme le vent lui même aurait tourné... Sans un mot, la Succube s'exécuta, elle n'avait véritablement pas l'intention de rester dans les parages, avec un Dieu en colère et un Astérien dément, elle qui n'était venu que pour payer les pots cassés...

Et changeant à nouveau, il s'adoucit...

Comme Pan tout à l'heure.

Et un frisson remonta le long de sa nuque... Tandis que l'idée de s'échapper de la ville se faisait de plus en plus pressante... Chacun des mots qu'il prononça s'inscrivit dans son esprit sans que cela ne provoque véritablement de réaction, si elle tenait à rester en vie, mieux valait il ne pas se montrer trop hardie...

Le reste de leur entretien se déroula comme un long monologue, la belle ne préférant pas répondre sous peine de subir à nouveau les affres de la colère divine...
Ce n'est que lorsqu'il s'envola enfin, qu'elle s'autorisa à respirer... Guettant par des regards inquiets toute trace de présence néfastes aux alentours, si l'Olympe s'intéressait autant à la terre qu'on venait de le lui prétendre, alors dorénavant, la succube tacherait de ne pas rester dans les parages.

Marchant quelques pas afin de reprendre ses esprits, elle finit par prendre la direction du vieux continents, les paroles du messager revenant sans cesse à son esprit...
Petit à petit, tout ceci reprit un sens, une contenance, chaque mot anonyme jusqu'alors reprit sa place donnant une signification à cet enchainement de pensées...
Et avec un amusement amère, la succube comprit quelle était donc cette créature qui était tant à plaindre, ce mystère qui avait trouvé grâce aux yeux du Dieu espiègle...

Calia...

Sa mâchoire se crispa...Tandis qu'enfin elle posait pied sur son ancienne patrie, sur cette France qu'elle avait quitté...
Améliah tomba à genoux, le visage penché au dessus de sa terre... Tandis que les images de ses souvenirs à nouveau venaient cruellement la hanter...
Après quelques secondes, les yeux clos, alors qu'une perle coulait le long de sa joue, la jeune spectre se releva, son regard embrassant la voute céleste parée de ses atours scintillant... Et lorsque l'amertume de sa gorge s'estompa, elle osa alors, sachant que le dieu Hermès l'entendrait, ou qu'il se soit trouvé, espérant véritablement qu'il les perçoivent...

« Doit elle être plainte, ou blâmée pour avoir trouvé l'amour véritable ? Les milles souffrances qu'elle a enduré ne sont qu'autant d'épreuve qui j'en suis certaine un jour la ramènera dans les bras de son bien aimé. Et quand bien même cela ne serait pas le cas, je ne la pleurerais pas pour avoir ainsi connu l'espace d'une heure, d'une minute, d'une seconde même le bonheur du véritable amour... »

Oui, elle enviait l'amour que sa sœur avait connu, oui, elle haïssait le monde de désillusion dans lequel Pandore l'avait plongée... Mais ce qui la révoltait plus encore s'était que l'on puisse prendre en pitié cette rose infernale aux éclats écarlates...
Prenant une inspiration chargée d'embruns marins,elle reprit, plus douce, comme un murmure emprunt à la mélancolie...

« Mais avant de juger, dis moi, dieu des messagers, que connais tu de ma situation ? Que connais tu du fardeau que je porte, que sais tu des chaines qui me lient éternellement aux Enfers, que sais tu de l'amertume dans la voix de ma hiérarchie qui teinte mon nom ?
J'aime Calia, comme une sœur que j'aurais perdu beaucoup trop tôt... Mais que tu la sous estimes à se point en la croyant plus fragile qu'elle ne l'est en réalité, n'est pas digne d'elle, de sa grâce, de sa splendeur ou de sa force... Toutes ces épreuves qu'elle endure ne font que la rendre plus éclatante encore, et je sais qu'un jour, elle se relèvera... »


Ses derniers mots disparurent, happés par la litanie de cette mer paisible à quelques mètres de là... Un sourire admiratif devant ses dernières pensées qui s'acheva tandis que l'image de Pan apparaissait à nouveau dans son esprit.

Je suis désolée ma chère sœur, mais il y a des nouvelles dont je ne pourrais te faire part... Je ne souhaiterais pas piétiner la rose qui vient d'éclore, il n'est pas encore temps que tu fasses face à ce changement, mais bientôt... Alors, tu pourras compter sur moi...

Et sur ces dernières pensées, la belle succube reprit sa route en direction du château...



Suite

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L'orfèvre, créateur de mon avatar : Kaos.


« Alanguies toi dans mes bras... Poses ta tête contre mon sein, n'aies crainte Invité, ta mort n'en sera que plus douce. »


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Dernière édition par Améliah le Mar 9 Nov - 5:45, édité 1 fois
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