Sans-Seiya


 
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 Dans la maison aux herbes

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Neos
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MessageSujet: Dans la maison aux herbes   Lun 24 Déc - 6:24

Post d'introduction

Il me fut plaisant de constater que le calvaire semblait toucher à sa fin. Le chemin devenait plus praticable et s’offrait même à présent le luxe d’une paire de bordure l’encadrant. Apparemment je venais de pénétrer dans une zone où un semblant de civilisation avait encore cours. Allant à présent d’un pas plus léger et surtout plus pressé, Edward et moi arrivâmes rapidement au village pour y découvrir une vision assez déroutante.

« Mais enfin à quelle époque sommes-nous ici ? »

Autour de nous, tout semblait provenir du fond des âges, où plus précisément de l’âge d’or de l’humanité comme l’avait une fois nommé Edward. Ici tunique et scandale semblaient etre de mise tel d’étranges uniformes. Nul besoin de préciser qu’avec nos vêtements disons, plus modernes, nous attirâmes rapidement l’attention sur nous. Les regards se posèrent sur moi et mon majordome par dizaines, des regards où se trouvaient nombre d’émotions palpables, peur, crainte, doute, interrogation… A croire qu’ils n’aimaient pas les étrangers par ici, ou tout du moins qu’ils n’aimaient pas ceux ayant un air aussi inhabituel. Il y avait dans leurs comportements quelque chose d’étrange, comme s’ils se préparaient à une action de ma part. Les femmes rentraient leurs enfants dans leur maison, les hommes semblaient sur leurs gardes, épiant nos moindres gestes.

« Je ne sais pas toi Edward, mais j’ai l’impression que leur dernier visiteur ne date pas d’hier.

Sans compter qu’il ne dut pas leur faire une bonne impression. »


J’eus un petit sourire devant l’euphémisme de mon majordome. De toutes évidences le passé de ce village souffrait de quelques évènements ayant profondément choqué ses habitants.

« Peu importe, je me passerais de leur hospitalité, je souhaite juste un bain et prendre le thé. »

Regardant alors sa montre gousset, Edward acquiesça alors d’un hochement de tête. Son attachement à cette montre me laisserait toujours aussi perplexe. Si je comprenais fort bien le coté sentimental de ce souvenir, le fait de s’en servir pour savoir l’heure était lui plus discutable. Ces montres étaient tellement archaïques que je ne comprenais pas pourquoi en tant que souvenir elle ne s’était pas vu laissée dans un coffre ou un placard alors qu’une montre bracelet digitale aurait pris sa place.

Me dirigeant à présent vers un groupe d’homme s’étant massé sur notre chemin, je me demandais si j’allais laisser Edward parler pour moi ou si j’allais au contraire prendre les devants.

« Halte là étrangers ! »

La voix de stentor d’un rude et imposant gaillard s’éleva parmi les rumeurs de ses compagnons, l’homme solidement charpenté fit alors un pas en avant et nous détailla l’un comme l’autre du regard. Semblant remarquer les valises que portait Edward ainsi que mon jeune âge, son air méfiant ne s’apaisa pourtant pas le moins du monde, il redoubla même lorsqu’il remarqua la bague luisante que je portai encore à mon majeur.

« Que venez-vous faire en ces lieux, vous qui n’êtes pas de ce monde. Quelle est la raison de votre venue en notre village, et d’abord qui êtes-vous ? Répondez ! »

L’air impérieux et autoritaire de cet homme commençait à me faire perdre patience, je n’avais aucune raison de perdre une seule seconde de plus avec un individu aussi rustre. J’allais le remettre à sa place lorsque la voix calme et douce d’Edward se fit entendre.

« Monsieur laissez-moi faire les présentations, je me nomme Edward Michaelis et voici mon jeune maître, le comte Neos Shadowhive. Nous ne cherchons pas querelles et ne faisons que passer. Voyez-vous nous nous rendons plus au sud car quelque chose y attends mon jeune maître. Cependant avant de poursuivre notre route nous aimerions nous reposer et nous restaurer, nous paierons bien sûr pour ce que nous consommerons. Vous acceptez les espèces ? »

Le regard de l’homme passa de la méfiance à l’incrédulité la plus totale, à croire qu’il n’avait jamais vu de touriste de sa vie ou bien qu’il ne comprenait pas un traître mot aux dires d’Edward.

Prenant alors un air harassé et implorant, j’usais de mes talents d’acteurs pour porter l’estocade.

« Oh, s’il vous plait monsieur, je suis fatigué et j’ai faim, vous pourriez me laisser utiliser votre salle de bain et me donner quelque chose à manger ? »

Mon visage innocent, mes yeux implorant et mes mains jointes eurent raison des derniers récalcitrants. Après tout ils n’avaient devant eux qu’un enfant de treize ans accompagné de son serviteur. L’homme massif s’avança alors pour poser sa main sur ma tête et m’ébouriffer les cheveux. Je fis alors tout mon possible pour conserver mon calme face à ce geste qui m’exaspérait au plus haut point.

« Excuse-moi bonhomme, notre quotidien nous rend méfiant et je le crains paranoïaque. Mais trêve de bavardage, vous semblez etre de bonnes gens et êtes mes invités pour ce soir. Venez chez moi, vous pourrez ainsi me raconter plus en détail votre histoire. Je suis sûr qu’elle doit etre passionnante. »

Sans que j’eus le temps de dire quoi que ce soit, l’homme me saisit alors pour me placer sur ses épaules. J’enrageais alors au point de risquer de me trahir mais pourtant je me forçais à sourire timidement tout en promettant de faire payer cher à Edward son sourire moqueur le moment venu.

« Merci monsieur, mais je peux encore marcher vous savez ?

Allons allons bonhomme, tu dois être exténué par ce voyage et puis ça ne me gêne pas le moins du monde.

Je vous remercie pour votre geste, il est vrai que mon jeune maitre avait besoin de se relaxer un instant. Détendez-vous jeune maître et profitez du voyage. »


Oui il allait me le payer cher…

Le feu aux joues, toujours sur les épaules de l’homme s’étant lui-même nommé Phaïos, nous arrivâmes rapidement à une modeste mais plutôt spacieuse demeure situé dans ce qui me semblait être le cœur même du village. Visiblement Phaïos était quelqu’un d’important ici et lorsque nous pénétrâmes chez lui, une forte odeur d’herbe fraîche monta à mes narines alors que suspendu au plafond se trouvait accroché de nombreuses touffes de plantes et de racines laissées là à sécher.

« Pardonnez le désordre, je n’ai pas l’habitude de recevoir du monde chez moi, aussi je laisse mon travail prendre plus de place qu’il ne devrait.

Ces herbes... De la camomille, du romarin, de la sauge… Vous êtes un herboriste monsieur ?

Oooooh, tu as un bon œil bonhomme. En effet je le suis, j’essaie d’aider mon prochain avec le pouvoir de la nature. Un pouvoir qui n’est hélas pas toujours suffisant et qui parait surtout bien dérisoire en comparaison de celui de la déesse…»


Phaïos se tut alors comme s’il venait de dire une énorme bêtise ou plutôt de révéler une information qu’il aurait voulu garder secrète.

« La déesse ? »

Je sentais qu’il cachait autre chose et je comptais bien apprendre la vérité de sa bouche.

« Hum oui la déesse de la nature, la déesse mère, elle a un culte dans les environs et il parait même que des miracles se sont produit grâce à ses bénédictions, enfin ce sont des histoires tout ça. Accroche toi bonhomme, je vais te montrer où se trouve la salle de bain et ensuite j'irai faire chauffer de l’eau, tu pourras alors prendre un bon bain le temps de préparer le repas.

J’en profiterais également pour laver vos vêtements jeune maître, ils en ont bien besoin. »


Lançant un regard furibond à Edward qui décidément s’amusait beaucoup à mes dépens, je le perdis de vue alors que sur les épaules de Phaïos je disparaissais dans le couloir menant à la salle d’eau. Si je m’attendais à une pièce préhistorique, la salle d’eau me laissa une expression de surprise évidente. J’étais là dans un véritable thermes, les murs comme le plafond étaient recouvert d’une mosaïque de petit carreaux doux au toucher alors qu’au centre de la pièce avait été aménagé un vaste bain pouvant sans peine contenir trois personnes.

« Voilà, ce n’est pas grand-chose, mais j’espère que ça te conviendra, je vais aller te faire chauffer de l’eau et chercher de quoi te sécher. Tu sais te laver tout seul j’imagine ?

Oui, oui bien sûr monsieur Phaïos, merci monsieur Phaïos. »


J’étais persuadé que si Edward avait été là, il aurait répondu que non, juste pour me faire enrager. Phaïos me déposa alors au sol après m’avoir ôté mes chaussures. Il me laissa alors seul un bon moment avant de revenir les bras chargé de deux énormes sceaux rempli d’eau chaude qu’il vida dans le bain et me tendit alors la serviette qu’il portait sur son épaule.

« Voilà, le savon se trouve dans le placard sur ta gauche, oh et avant que j’oublie... »

Il sortit de sa poche une brosse que je reconnus aussitôt.

« ...Ton serviteur m’a donné ça pour toi. »

Prenant la brosse en remerciant Phaïos, celui-ci me laissa alors seul, seul avec un bain chaud qui me tendait les bras. Retirant rapidement mes vêtement que je posais en tas sur un tabouret de bois, j’entrais alors avec ravissement dans l’eau qui quoi qu’un peu trop chaude, me fit un bien sans nom. J’oubliais un instant tous mes tracas, jusqu’au bandeau masquant toujours mon œil droit.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


« Pourrais-je avoir votre nécessaire à thé monsieur Phaïos ?

Mais bien sûr. »


Le majordome vêtu de noir sorti alors de sa valise une petite boite en métal dont l’ouverture dégagea une odeur presque irréelle, à la fois suave et puissante, envoûtante et subtile.

« Par Athéna ! Mais c’est vraiment du thé ça ?! »

Phaïos semblait ne pas en revenir et sa surprise lui avait arrachée un mot de trop, un mot auquel Edward ne réagit pourtant qu’avec un sourire.

Gêné, Phaïos cherchait une nouvelle parade pour expliquer sa phrase, mais Edward fut le plus rapide.

« Ne prenez pas la peine de vous justifier devant moi, je suis autrefois passé par ici avant de rejoindre le sanctuaire, il y a bien des années. Je n’étais alors qu’un enfant et ce village avait un autre visage. »

Phaïos resta un moment interdit par cette révélation, mais en même temps elle lui sembla etre la seule réponse logique à toutes les questions qu'il se posait depuis qu’il avait rencontré ces deux étrangers.

« Ainsi vous êtes un chevalier ?

Oh non. J’ai voulu l’etre il y a bien longtemps, mais je n’ai pas réussis à obtenir l’armure du corbeau, ce fut un autre qui la porta à ma place. A l’époque je ne l’ai pas supporté et j’ai quitté le sanctuaire, j’ai vendu mes talents comme mercenaire et j’ai erré sans trop savoir pourquoi ou pour qui. Jusqu’au moment où j’ai rencontré mon jeune maitre.

Cet enfant ? Mais il est au courant lui aussi ?

Non, sa famille ne connait notre existence qu’au travers de fables et d’histoires que les non initié se transmettent de bouche à oreille, mais lui et différent, en lui coule un pouvoir prodigieux, un pouvoir que j’ai tenté de porter à son apogée durant des années, mais qu’aujourd’hui je reconnais être bien au-delà de mes possibilités.

Mais enfin c’est impossible, je ne ressens pas le moindre cosmos émanant de lui.

Ne vous y fiez pas, il existe bel et bien, il n’est simplement pas perceptible si le jeune maitre ne le souhaite pas, tout du moins pas à nos sens.

Mais… Qui est-il vraiment ?

C’est une très bonne question et je pense avoir un élément de réponse, son pouvoir le destine à des sphères que je ne peux même pas imaginer et je sais que c’est au zodiaque d’or que nous guide nos pas. Je ne veux pas m’avancer, mais sachant quel est le signe du jeune maitre, je pense savoir ce qui nous attend là-bas.

Vous voulez dire… ?

Oui, un chevalier d’or. »


Phaïos tituba devant cette perspective, l’un des plus puissants guerriers du genre humain, un être dont la force pouvait accomplir tous les miracles se trouvait chez lui, dans sa salle d’eau. L’herboriste dut alors s’assoir pour digérer la nouvelle, laissant Edward mettre de l’eau à chauffer tout en préparant le repas avec une prodigieuse dextérité. Entre ses mains tous semblait comme magique, tel était l’habileté qu’avait acquise le majordome au cours de ses années d’exil. Phaïos restait cependant silencieux, cherchant à savoir si tout cela n’était pas un rêve. Ainsi s’écoulèrent les secondes, puis les minutes, et enfin Edward rompis le silence et annonça d’un air ravis que les préparatifs étaient terminés.

« Le thé est prêt. Veuillez en informer mon jeune maître tandis que je prépare la table. »

Machinalement Phaïos s’exécuta, rejoignant alors la salle d’eau où se trouvait encore le si jeune chevalier d’or. L’herboriste tremblait un peu plus à chaque pas, croyant à présent ressentir la puissance émanant de cet enfant. Il voulait se prosterner devant lui, lui demander de lui pardonner son ignorance, mais il ne put que tremblant toquer à la porte et parler d’une voix hésitante.

« Ex… Excusez-moi… Mais le thé est prêt. »


Dernière édition par Neos le Dim 13 Jan - 12:44, édité 1 fois
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Morgane
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MessageSujet: Re: Dans la maison aux herbes   Ven 28 Déc - 4:25

Cela la hantait même si elle ne faisait plus autant de cauchemars. Des années s'étaient écoulées depuis le drame mais les conséquences se faisaient ressentir davantage à chaque journée qui passaient. C'était terrifiant tout en ne restant que la première frappe d'ampleur d'un ennemi sans visage du moins pour l'un d'entre eux. Le sable poursuivait sa progression vers eux. C'était un processus qui ne semblait avoir guère de fin si ce n'était celle des Sanctuaires. Frapper vite et fort tout en décapitant le le camp de la déesse de la Guerre.

Saori...

Morgane l'avait vu mourir sous ses yeux juste avant de reconnaître la traîtresse. Tout s'était passé si vite sans qu'elle ne puisse rien faire et maintenant il lui faudrait aller de l'avant. La bataille n'avait même pas encore réellement commencé. Ce n'était sans doute encore que la partie immergée de l'iceberg et il était de taille.

L'idée de leur retour aurait pu la faire fuir mais en même temps, jamais, elle n'accepterait ce destin. Puis, il y avait aussi les deux apprentis d'Aldébaran qu'elle et Dioné avaient recueillis. Pour eux, elle avait trouvé la force de se relever et de passer au-dessus de sa douleur. Morgane, la Coupe d'Argent était une survivante et elle savait qu'un jour, elle recroiserait les meurtrières de la princesse Saori Kido.

Oui et ce jour là, qu'importe que vous soyez deux car ce seront la prêtresse d'Apollon et la sainte de la Coupe qui se dresseront face à vous. Même si j'ai du mal à reprendre mes visions, cela va repartir à un moment ou un autre, je retrouverais la lumière d'Apollon.

Ainsi, s'était-elle dirigée vers le village de Rodorio et la Maison aux Herbes pour se fournir en plantes rares. Plus que tout, elle aimait ce lieu calme et détaché malgré sa présence en plein centre de Rodorio. Des plantes et des buissons de toutes sortes y poussaient. De petits étangs en plus d'une fontaine encadrée de vieux oliviers et d'une ensemble de hautes pierres apportaient une touche de fraîcheur indispensable. Cette demeure était celle d'un herboriste mais les écrits anciens mentionnaient aussi qu'elle avait servie de maison à des chevaliers. Chose que la jeune femme se plaisait à imaginer. Les saints vivant auprès des hommes et non dans une tour d'ivoire, encore plus inaccessibles que la déesse elle-même. Le genre de comportement hautain dont qu'elle détestait. Repoussant, sa longue chevelure châtain, elle arriva devant la porte où elle frappa avant d'entendre le propriétaire lui dire d'entrer. Chose qu'elle s'empressa de faire car à sa grande surprise des vibrations cosmiques se dégageaient entre les murs.

Intriguée, elle se tourna vers Phaïos.

" Bonjour, comment cela va aujoud'hui ? Tu as d'autres clients venant du sanctuaire sacré ? "

A peine cette question avait-elle franchi ses lèvres que son regard tomba sur un homme qu'elle n'avait jamais encore croisé en ces lieux. Son habillement prouvait qu'il venait du dehors. Des vêtements très élégants, à la coupe parfaites et qui n'avaient pu être achetés que dans des boutiques de luxe. Vêtue d'une longue robe légère sur laquelle, elle avait jetée une sorte de châle, elle devait paraître tout droit sortie d'un livre d'histoire. Pourtant, ce fut en anglais qu'elle s'adressa à l'homme.

" Bonjour, soyez le bienvenu à Rodorio, je suis Morgane, sainte de la Coupe au service de la déesse Athéna. "
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Neos
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MessageSujet: Re: Dans la maison aux herbes   Ven 28 Déc - 6:57

Reposant simplement dans le confort indicible de ce bain chaud, j’avais eu la bonne initiative d’y verser une huile essentielle à base d’eucalyptus dont le parfum m’aidait à me détendre. Les vapeurs parfumés des thermes ainsi que la relaxation qu’elles me procuraient ne m’empêchèrent pourtant pas d’entendre la voix étrangement changée de Phaïos lorsqu’il m’annonça que le thé était prêt. Autrefois forte et pleine d'assurance, elle ne contenait à présent plus que déférence et timidité.

*Curieux... Enfin passons.*

« Merci monsieur Phaïos, j’arrive tout de suite. »

Quittant presque à regret la chaleur apaisante du bain, j’entrepris alors de me sécher et de m’habiller lorsque je ressentis soudainement un cosmos puissant s’approchant de la maison.

*Qui cela peut-il bien etre ? Un assassin ? Non il aurait masqué son cosmos… Alors qui ?*

« Oui entrez ! »

Je n’allais sans doute pas tarder à avoir la réponse lorsque la voix de l’herboriste se fit entendre invitant le mystérieux visiteur à entrer dans sa demeure.

*Hum, ils doivent donc se connaitre, ou tout du moins Phaïos n'est pas méfiant envers lui. C’est déjà ça.*

Remettant ma chemise à col ainsi que mon nœud en place, je terminais par mon gilet avant de quitter la salle d’eau, me laissant guider par le parfum entêtant du thé qu’avait préparé Edward.

~~~~~~~~~~~~~~~~~

*Enfin les voila.*

Le majordome vêtu de noir eut un petit sourire en coin alors qu’il ressentit l’approche d’un cosmos en direction de la maison de l’herboriste.

« Oui entrez ! »

La voix de l’herboriste s’éleva alors suite à un son en provenance de la porte d’entrée. Ainsi le propriétaire de ce cosmos serait également un invité.

*Fort heureusement le service à thé de Phaïos dispose d’assez de tasse.*

Un doute traversa l’esprit d’Edward alors qu’il se demandait s’il devait masquer d’avantage son cosmos, chose à quoi finalement il renonça pour se porter à la rencontre de ce nouvel invité du maître de maison.

*Un homme charmant sans l’ombre d’un doute, un peu imprudent, mais un homme bon.*

Traversant rapidement le couloir le séparant de l’entrée, Edward entendit alors une voix de femme s’élever avant que ses yeux ne rencontrent leur propriétaire.

Devant lui se trouvait une jeune femme vêtue d’une longue et belle robe légère sur laquelle avait été posé un châle tout aussi léger. Le cosmos qui émanait d’elle ne laissait planer aucun doute sur son identité ou plutôt sur son appartenance, il s’agissait là sans nul doute d’un chevalier d’Athéna, et certainement pas d'un chevalier de bronze.

Alors qu’elle semblait examiner Edward, celui-ci faisait discrètement de même, essayant de deviner ce que cachaient ses yeux.

Le fait qu’elle s’adresse à lui en anglais fit sourire le majordome qui ne s’attendait pas à une telle marque de politesse. S’inclinant alors avec respect devant le chevalier d’argent de la coupe, ce fut en anglais également qu’il lui répondit.

« Mes hommages my lady. Je me nomme Edward Michaelis et c’est un plaisir de faire votre connaissance. Croyez bien que j’apprécie grandement cet échange dans la langue de Sa majesté, mais je crains que cela ne soit pas très fair-play pour notre hôte. Aussi je vous propose de poursuivre en grec. Soyez sans crainte je sais aussi bien le parler, comme nombre de langue d’ailleurs. »

Jetant un rapide coup d’œil au visage perplexe de Phaïos, le majordome lui adressa un simple sourire avant de poursuivre dans la langue de l’herboriste.

« Vous arrivez juste à temps pour le thé my lady, puis-je vous proposer de le prendre avec nous ?

Tu comptes m’introduire quand exactement Edward ? »


Une voix enfantine et des bruits de pas en provenance du couloir menant à la salle d’eau se firent entendre distinctement alors qu’émergeait la silhouette du jeune comte Shadowhive, un air apaisé et heureux sur le visage.

« Veuillez me pardonner jeune maitre, j’ai crus que vous souhaiteriez le faire vous-même. My lady, laissez-moi vous présenter le comte Neos Shadowhive, jeune maître, voici Morgane. »

Le majordome vêtu de noir ne précisa pas ni le rang ni l’allégeance de la jeune femme, son maître n’était pas encore prêt pour ce genre d’information, et c’est ce qu’il tenta de faire comprendre d’un regard à la jeune femme avant de se diriger vers la salle à manger où attendaient un plateau sur lequel était posé trois tasses et une théière pleine.

« Si vous voulez bien patienter, je reviens dans un instant. »

~~~~~~~~~~~~~~~~~

*Ainsi c’est elle la source de ce cosmos. Une bien agréable surprise.*

Tant le visage que la voix de cette jeune femme semblait m’inspirer confiance, tout du moins c’est ce que je crus aux premiers abords. Restant cependant sur mes gardes sans rien en montrer, je poursuivais le rôle débuté plus tôt dans la journée.

« Salutation lady Morgane, et merci pour vos mots de bienvenues. Je rejoins Edward lorsqu’il vous demande de bien vouloir partager le thé avec nous. Croyez-moi Edward est vraiment le meilleur dans ce domaine, vous ne le regretterez pas.

Vous êtes trop bon jeune maître. »


Edward semblait à son aise en ces lieux, en cette compagnie, comme s’il ne faisait que retrouver tout cela, comme si pour lui cela n’avait rien de nouveau.

*Que me cache-t-il donc. Et qui est cette femme en vérité ?*

Suivant Edward du regard alors qu’il disparaissait dans le couloir, je remarquais le regard étrange que me lançais à présent Phaios, un regard où je crus discerner un mélange d'admiration et de crainte. Ne comprenant pas ce changement soudain de la part de l'herboriste, je reportais mon attention à la jeune femme avant qu'Edward réapparaissait soudainement portant un plateau contenant tout un service à thé.

« Sans sucre pour moi.

Pa... Pareil.

Et vous lady Morgane ? »


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MessageSujet: Re: Dans la maison aux herbes   Ven 4 Jan - 6:47

Un doux sourire s'était dessiné sur le visage de la sainte de la Coupe tandis qu'elle écoutait la réponse du majordome qui s'était incliné devant elle avec un tel respect. D'un même geste tout aussi respectueux, elle laissa retomber une partie de son châle. Ce qui découvrit les bijoux enserrant le haut de ses bras. Des serpents aux yeux d'émeraude d'une finesse incroyable. Chaque écaille semblait avoir été réelle tant les détails étaient précis, tout ce qui lui restait de son passé en tant que prêtresse d'Apollon. Des ornements qui ne l'avaient plus quittée depuis ainsi qu'un bracelet que lui avait offert Ikki lorsqu'il l'avait ramenée au Sanctuaire. Un signe de son appartenance à l'armée de la déesse avec le consentement du dieu de la Vérité. Belle et empreinte du mystère propre aux oracles du dieu Apollon, telle apparaissait en cet instant la sainte aux longs cheveux châtain. Sainte qui ne tarda pas à reprendre la parole, d'une voix calme et étonnement sereine.

" Enchantée, monsieur Michaelis, je vous le répète, c'est une joie de vous rencontrer ainsi que celui qui ne tardera sans doute plus à nous rejoindre. "

Puis, faisant un sourire à Phaïos.

" C'est aussi un plaisir de parler cette langue qui n'est pas inconnue de la majeure partie des villageois peuplant Rodorio qui se trouve si près du domaine sacré. Ce qui, si je me fie aux volutes cosmiques s'échappant de ces lieux ainsi que de ses occupants, ne doit nullement vous surprendre. "

Puis, s'adoucissant encore avant d'entrer sous l'invitation de l'herboriste.

" Mais, c'est très intentionné de votre part et nous serons tous les deux ravis de parler avec vous dans cette langue qui est la nôtre. Moi-même ait passée toute ma vie sous la douce lumière du brillant Hélios. "

Une lueur de tristesse traversa son regard noisette lorsqu'elle se remémora son passé. Elle qui appréciait depuis toujours les talents d'herboriste de Phaïos avait parfois croisé la Rose d'or dans cette même demeure. La Maison aux Herbes, nul endroit en ce village ne portait aussi bien ce nom que cette demeure ancienne. Certaines rumeurs allaient jusqu'à dire que des divinités elles-mêmes s'y étaient parfois arrêtées. Une part de légende qui ajoutait encore au charme de ce lieu encerclé de centenaires oliviers. Un lieu parfait pour se reposer et goûter à la simple joie de cultiver un jardin aux innombrables vertus. Enfin, ce n'était pas cela qui devait retenir son attention en ce moment mais bien la visite de deux possesseurs de cosmos. Chose qui pouvait augurait du meilleur...

L'éclat de son regard sembla soudain se ranimer lorsque Edward lui proposa de rester pour prendre le thé avec eux. Chose plutôt surprenante mais qui lui plaisait.

" Avec plaisir, je suis certaine que vous avez pas mal de choses à nous compter. "

Elle ne savait pas pourquoi mais cette rencontre lui semblait de bonne augure pour le Sanctuaire. Elle qui se sentait désespérément vide depuis l'horrible attaque qu'avait subi le Sanctuaire avait l'impression de vivre quelque chose qui allait annoncer le renouveau après le carnage. Elle en était presque à porter la main à son cou que la femme avait enserré lorsqu'elle entendit une voix d'enfant.

Aussitôt, le regard de Morgane se posa sur lui avant qu'Edward ne prenne les devants et ne les présente. A ces mots, la jeune femme se releva avec élégance et salua le jeune garçon avec toute la grâce des prêtresses.

" Enchantée, compte Neos Shadowhive. Je suis ravie de vous connaître. J'espère que vous vous plaisez en ces lieux. "

Puis, reprenant place sur l'un des sièges, elle répondit à la question sur le thé.

" Un peu de sucre pour moi, merci... "

D'un regard, elle interrogea le majordome. C'était étrange que cet enfant ne se rende pas encore compte de sa véritable nature d'éveillée au cosmos. Et ce bandeau sur son oeil ? Etait-il si dangereux qu'il avait besoin de cela pour contenir sa puissance. C'était surprenant mais en même temps laisser présager la venue d'un combattant exceptionnel sur les terres du domaine sacré qui en avait bien besoin. Enfin, pour l'instant, elle avait décidé de continuer encore quelque temps, laissant au jeune Shadowhive le temps de savourer ce qu'il lui restait de vie normale.
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MessageSujet: Re: Dans la maison aux herbes   Ven 4 Jan - 10:49

*Rodorio, domaine sacré, volutes cosmiques… *

Ces mots résonnaient encore à mon esprit alors que je poursuivais discrètement mes investigations concernant la jeune Morgane. Il émanait d’elle une puissance indéniable et dans ses yeux pouvait se deviner un passé que je n’aurai su même concevoir.

*Tant de vécu et de souvenirs dans ces yeux… Qui est-elle ?*

Les mots qu’elle avait prononcés alors que j’avançais dans le couloir ne m’étaient surement pas destinés, mais le fait qu’elle s’adresse de la sorte à Edward montrait deux choses.

*Elle a perçu mon cosmos pourtant très diminué par ma volonté, elle en connait long sur cet endroit et peut etre même est-elle au courant pour l’arche d’alliance. Dois-je m’en méfier ?*

Songeant alors à ma bague se trouvant pour le moment dans ma poche, je songeais à la meilleure méthode à adopter si je devais par la suite compter sur sa compagnie. Etait-elle aussi à sa recherche ? Etait-elle une gardienne ? Ou alors était-elle simplement une habitante de ce village ?

Répondant à son salut gracieux par une révérence on ne peut plus respectueuse, j’avançais alors dans la lumière de la pièce principale avant de m’adresser d’une voix joyeuse et innocente à cette mystérieuse jeune femme.

« Tout le plaisir est pour moi Lady Morgane. Je vous remercie de porter intérêt à mon confort et pour vous répondre franchement, j’avoue que malgré le coté pittoresque et rustique de cet endroit, je ne m’attendais pas à y trouver un si bon accueil, ni une salle d’eau si relaxante. »

Adressant alors un sourire reconnaissant à Phaïos, celui-ci semblait déglutir devant mes compliments. Son attitude envers moi avait tant changée que je me demandais si lui aussi n’avait pas pris conscience de mon pouvoir malgré ma volonté.

*Aurai-je donc tant relâché mon attention dans le bain que mon cosmos soit visible par tous ?*

Quelle que soit la réponse à cette question, il était désormais trop tard pour faire machine arrière, une diminution soudaine de mon cosmos serait des plus intrigantes tant pour Morgane que pour Phaïos, aussi je devais faire avec ma situation.

Rejoignant Morgane pour m’assoir à mon tour sur les sièges semblant nous attendre, je remarquais à présent les bijoux ornant le haut des bras de la jeune femme alors que Phaïos approchait de nous une table en prévision du thé qui ne saurait tarder.

*Des serpents… Qu’est-ce que cela peut vouloir dire ?*

Nombre de religion et de culte sur Terre usaient de cet animal comme symbole, mais il pouvait aussi bien s’agir de simples bijoux ornementaux, des bijoux d’une étonnante finesse semblant presque etre fait à partir de l’animal même.

« J’étais en train d’admirer les splendides bracelets de bras que vous portez si bien. Jamais je n’avais vu semblable bijou auparavant, leur créateur a sans nul doute reçu un véritable don du ciel pour avoir été capable de réaliser une telle perfection. »

Edward revint alors de ce que j’imaginais etre la cuisine et une fois nos réponses énoncées, il nous servit avec sa dextérité et sa célérité habituelle. Tasses, sucre et théière semblaient danser entre ses mains, et dans un ballet parfaitement maitrisé sans le moindre geste superflu Morgane, Phaïos et moi nous retrouvâmes presque immédiatement avec une tasse posée devant nous sur la table.

« Merci Edward.

Jeune maître. »


Mon majordome déposa alors le sucre sur la table et s’inclina respectueusement avant de prendre place derrière moi, attendant comme à son habitude un ordre de ma part.

« Prend place auprès de nous Edward, ne reste pas ainsi debout. Oh et, c’est un ordre.

Yes, my lord. »


Un petit sourire en coin, je savourais alors le délicieux breuvage qu’Edward avait concocté, encore une fois entre ses doigts un peu d’herbe et de l’eau s’étaient transformés en une boisson divine dotée d’un sublime bouquet aromatique à la fois vif et gourmand.

« Ce parfum… Huang Dan n’est-ce pas ?

Exact, du Huang Jin Gui précisément, j’espère qu’il vous plaira, la complexité de ses arômes ainsi que son exceptionnel longueur en bouche m’ont séduite. »


Décelant des notes très fruités que juxtaposé harmonieusement des notes végétales, je me prenais au jeu de tenter d’identifier chacune d’elle.

« Huuum… Pamplemousse rose, pèche, nectarine… Peut-être de la menthe… Et…De la sauge ? »

Edward ne me répondit que par son sourire malicieux, un sourire auquel je répondis par le mien avant de retourner savourer l’étonnant breuvage à la robe limpide et jaune où se dissimulaient des magnifiques reflets verts.

L’entourage semblait tout autant séduit que je ne l'étais moi-même et le regard de Phaïos semblait être celui d’un homme venant d’accéder au royaume des dieux. Son regard se porta sur Edward puis sur sa tasse avant que, semblant ne plus pouvoir tenir, il vida sa tasse d’une traite.

« Par la déesse ! C’est… Prodigieux ! Tout simplement prodigieux ! Edward il faut absolument que vous me donniez votre recette ! Le monde entier doit la connaitre ! »

Légèrement gêné par l’explosion de joie ayant emporté l’herboriste, Edward, pour sa part, restait souriant.

« Certainement monsieur Phaïos je n’y manquerais pas. Heureux qu’il vous plaise tant.

Et vous-même lady Morgane, qu’en pensez-vous ? »


~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le majordome vêtu de noir n’avait pas réagi pas lorsque Morgane parla de son jeune maitre pourtant encore invisible tant à ses yeux qu’à ses sens. Visiblement la jeune femme disposait d’un talent bien supérieur au sien en matière de localisation du cosmos. En revanche il avait levé un sourcil perplexe en apprenant qu’ici, dans ce village si isolé du reste du monde, la langue anglaise avait court parmi la plupart de ses habitants.

*Les choses ont bien changées depuis ma dernière venue ici.*

S’exécutant sans bruit, Edward avait remarqué sans rien dire les bijoux que portait aux bras le chevalier de la coupe.

*Des serpents. L’un des attributs du dieu des arts. Apollon… Pourquoi porte-elle de telles représentations sur elle ?*

Quel passé pouvait-elle bien dissimuler derrière ses yeux parfois si tristes et parfois pétillants ?

*Peut-être nous le dira-t-elle, peut-être pas. En tout cas elle représente mon premier lien avec les évènements survenu ici dernièrement.*

Il ne faisait aucun doute dans l’esprit du majordome que depuis son départ devait s’être déroulé plus d’une bataille impliquant le sanctuaire sacré. Quel était l’état du sanctuaire ? Combien de chevalier restait-il actuellement ? Quel avait-été le dernier ennemi contre lequel les guerriers de l’espoir avaient dut batailler ? Autant de question qui ne pouvaient pas être posés directement à la jeune femme en présence du jeune comte encore ignorant de ces secrets.

*Est-il prêt pour cela ? Comment réagira-t-il devant son destin ?*

Réfléchissant à la manière dont il pourrait orienter la conversation à son avantage, c’est néanmoins avec son talent et sa précision habituelle qu’Edward servis les trois compères. Prenant place suite à l’ordre de son maitre, le majordome vêtu de noir en reçut alors les compliments pour ce nouveau thé qu’il avait préparé.

*Son palet s’affine, bientôt il pourra choisir le thé qui lui sera propre.*

Laissant Morgane répondre à la question du compte, Edward décida d’orienter à présent la discussion vers le sujet qui appelait à lui tout son intérêt.

« Merci pour vos commentaires my lady, l’avis d’autrui est toujours le bienvenue pour celui cherchant à s’améliorer. »

Souriant simplement, le majordome se leva pour resservir l’herboriste qui lui tendait sa tasse un air avide dans les yeux.

« Une chance que vous soyez passé par là lady Morgane, nous ne faisons nous même que passer en ces lieux, mon jeune maître ayant soudainement souhaité prendre un bain et savourer un thé.

Edward ! »


L’air gêné et furieux du comte firent sourire d’avantage le majordome qui décidément s’amusait bien au dépens de son jeune maître.

« Voyez-vous lady Morgane, nous nous rendons plus au sud, là nous attend et nous appelle un objet de grande puissance et…

Assez ! Tu es devenu complètement fou ou quoi ?! »


S’étant levé brusquement devant les révélations surprenantes de son majordome, le jeune comte avait par là même abandonné son air innocent et enfantin. Son regard glacial à la dureté du métal foudroyait littéralement Edward lui interdisant formellement sous peine de mort de prononcer le moindre mot. Qui sait ce qui pouvait se passer dans l’esprit du jeune Shadowhive alors que son œil unique balayait les convives, cherchant à les percer à jour.

« Essaies-tu de me trahir Edward ? Que me caches-tu ? Qui est cette femme ? Que sait-elle sur moi et sur mon objectif ? Et pourquoi ai-je l’impression que tu es ici en terrain connu ? Réponds !

Jeune maître… Je… »


Conservant son calme légendaire, Edward ne prit pourtant pas le risque d’attiser d’avantage le courroux se son jeune maître et se tournant vers Morgane, lui demanda d'un regard de répondre pour lui.


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Phaïos

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Capricorne
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MessageSujet: Re: Dans la maison aux herbes   Sam 5 Jan - 7:20

Le quotidien de l’herboriste avait été plus que chamboulé ce jour-là, que ce soit par l’annonce de l’arrivée imminente de deux étrangers dans Rodorio, puis par la découverte de leur identité et enfin par les dires d’Edward prophétisant que ce si jeune garçon n’était autre qu’un futur chevalier d’or.

*Un chevalier d’or chez moi… Décidément c’est à croire que cette maison mérite bien sa légende.*

Demeurant un instant à la fois ravis et apeuré par sa situation, l’herboriste se calma les nerfs en lustrant sa barbe tout en réfléchissant aux augures que cette arrivé pouvait présager.

*Pour une surprise c’est une surprise. Avec l’état actuel du sanctuaire cette arrivé est providentielle.*

Phaïos n’arrivait toujours pas à concevoir cet enfant si jeune, si frêle et si innocent revêtir l’une des douze armures d’or du zodiaque, symbole de la puissance humaine face à la fureur des dieux. Il voulait bien admettre que l’absence de cosmos chez l’enfant n’aidait pas, mais il y avait autre chose.

*Rien en cet enfant n’évoque un guerrier. Il fait juste… enfant. Sauf pour le bandeau sur son œil…Ce bandeau… Que peut-il bien dissimuler ?*

Phaïos n’osait pas le demander et encore moins le vérifier par lui-même. Après avoir été annoncer au jeune garçon que le thé était prêt, il entendit un son en provenance de la porte d’entrée suivit bientôt par une voix familière.

*Ce cosmos… Mais c’est…*

« Entrez ! »

La voyant maintenant apparaître dans l’encadrement de la porte, le massif herboriste eut un sourire affectueux en découvrant que ce nouvel invité n’était autre que Morgane, chevalier d’argent de la coupe et une amie fidèle.

Il eut juste le temps de la saluer comme il se doit que déjà Edward lui proposait de rester pour prendre le thé, un thé qui s’il était seulement moitié aussi bon en gout que ne l’était son parfum devait sans l’ombre d’un doute rivaliser avec le nectar des dieux.

Ce fut à cet instant qu’il revint de la salle d’eau, lui, cet enfant promis selon son serviteur à accéder à l'élite de la chevalerie. A présent propre et relaxé, l’enfant arborait toujours cet air aimable et innocent, l’air d’un enfant ne sachant rien du monde dans lequel il entrait.

*Il dispose pourtant d’un cosmos prodigieux si j’en crois Edward. Alors pourquoi arbore-t-il toujours ce visage ?*

Tentant d’imaginer ce que fut l’existence du jeune compte avant ce jour, Phaïos restait silencieux, chose qui ne lui ressemblait guère. De folles idées lui courraient dans la tête alors que devant lui tant Neos que Morgane ou même Edward devisaient sans trop qu’il les écoutes.

Ce fut l'envoûtant parfum du thé qu'apporta Edward qui le fit sortir de ses pensées. Pour l’herboriste, imaginer le gout que devait avoir ce breuvage fut presque aussi éprouvant que d’imaginer le vécu du jeune Shadowhive. En grand amateur de thé qu’il était, c’est tout naturellement qu’il n’ajouta pas de sucre à sa tasse.

*Nature. Ça serai criminel de couper une telle merveille avec du sucre.*

Ayant tiré une table en direction des fauteuils où tant Morgane que Neos avaient trouvé place, l’herboriste les imita machinalement, ne sachant plus trop où se mettre au milieu de toutes ces personnes extraordinaires.

Si une relation d’amitié et de complicité l’unissait désormais au chevalier d’argent, l’herboriste conservait tout de même envers elle une certaine révération pouvant passer pour de la timidité. Après tout, en dépit de ses talents, il restait un simple humain et sa connaissance du cosmos n’allait pas bien loin. Aussi pour lui ces êtres maniant la puissance divine pour le bien de l’humanité étaient source de respect et d’inspiration.

La première gorgée du thé jaune et limpide se trouvant dans sa tasse fut pour Phaïos la découverte d’un nouveau monde, celui des grands thés.

« Whouahahaha ! Merveilleux ! »

N’ayant pu retenir cette effusion de joie qui sembla déstabiliser quelque peu le jeune Neos, l’herboriste aux anges vida d’un trait sa tasse avant de prier Edward de lui donner sa recette, tout le village devait goûter cette merveille.

*Et dire que Neos doit en boire tous les jours lui du thé comme ça…*

Phaïos l’enviait, oui c’était même une pointe de jalousie innocente qui naissait dans le cœur tendre de l’herboriste alors que comme par jeu, le jeune comte détailla les notes composant la complexe saveur de ce thé.

*Impressionnant…*

Plus le temps passait, plus ce petit garçon l’impressionnait. Au-delà de son air naïf l’herboriste percevait autre chose, comme une autre personne, un autre visage.

Ce fut lorsqu’Edward commença à évoquer à Morgane le but de leur voyage que les doutes de Phaïos trouvèrent leurs réponses. A ses cotés se trouvait un Neos métamorphosé. Toute innocence semblait avoir abandonné son visage, ses traits toujours doux irradiaient à présent d’une force insoupçonnée et son corps si frêle semblait dégager une aura proprement divine, comme s'il était entouré de flammes.

* Ça alors ! Ce n’est pas du cosmos… Ce regard…*

L’herboriste connaissait bien ce regard, il l’avait vu des dizaines et des dizaines de fois sur le visage des survivants des assauts répétitifs que subissait Rodorio, le regard d’un être ayant vu le fond de l’enfer et en étant pourtant revenu.

Alors que Neos foudroyait littéralement son majordome du regard tout en le sommant de s’expliquer, ce fut Phaïos qui le premier rompit le pesant silence.

« Bonhomme, écoute moi bien, je ne prétends pas connaitre ton passé, mais sache que quelle que soit la puissance que tu obtiendras, jamais elle ne pourra combler le vide de ton cœur. »

Neos sembla extrêmement surpris par la déclaration soudaine de l’herboriste, tant par sa pertinence que par sa spontanéité, et après avoir dévisagé l’herboriste d’un air incrédule il reporta alors son regard sur Edward l’air plus furieux que jamais.

« Ne blâme pas ton serviteur, il n’y est pour rien. Je sais reconnaître de loin une soif de vengeance lorsque j’en vois une. Tu crois peut-être être le seul à avoir connus la cruauté de la vie ? Tu crois peut-être tout savoir de l’enfer ? Alors laisse-moi te dire que tu te trompes gamin. Aussi cruel que fut ton passé, tu ne sais rien du sombre empire, crois-moi. Tu…

Ça suffit, monsieur Phaïos. »


Ce fut Edward qui mit un terme de lui-même au discours de l’herboriste d’une voix ferme mais inoffensive. Neos semblait ne plus savoir ni que faire ni que dire, sans doute les mots de Phaïos avaient-ils trouvé en lui plus d’échos que tous ne l’auraient crus possible.

Le comte semblait perdu, tant de questions semblaient occuper son esprit, tant de questions qui appelaient des réponses, des réponses que seul Morgane et Edward pouvaient lui donner.


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Morgane
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MessageSujet: Re: Dans la maison aux herbes   Ven 11 Jan - 11:00

Un sourire à la réponse de Neos. Ainsi, le jeune éveillé appréciait le confort que lui offrait la Maison aux Herbes. Sans doute s'était-il trop fié aux apparences de Rodorio. Il fallait reconnaître qu'elles pouvaient être trompeuses.

Comme toi, jeune comte de Shadowhive. Songea Morgane en le regardant les rejoindre.

Ces lieux sont plus que parfaitement aménagés sous leurs apparences antiques. L'écorce du passé sur le présent. N'as-tu donc pas remarqué l'hôpital de pointe que notre Grand Pope a spécialement fait construire pour les guerriers mais aussi les habitants de ce village. Pourquoi t'étonner tout qui cache ta véritable puissance sous le masque de l'innocence ? Le jeu du paraître, face à un oracle d'Apollon...

Ainsi s'étaient écoulés quelques instants dans le plus grand calme avant qu'elle ne réponde d'un ton serein.

" Rodorio est un village comportant bien plus de ressources qu'on ne peut le songer au premier regard. Certains fruits ne cachent-ils pas leur saveur merveilleuse sous des peaux peu attirantes tout comme certaines breuvages peuvent naître de simples feuilles sans éclats. Rodorio est aussi un peu comme cela. Un coeur d'or sous une enveloppe antique. En même temps, cela est symbolise l'amour des villageois pour la déesse et leur respect envers ceux qui les protègent "

Un nouveau silence tandis que Morgane sentait le regard curieux du garçon sur les bijoux qu'elle portait avec tant de fierté mais aussi d'amour. Elle y tenait. La belle sainte y tenait à ce cadeau du passé. Profitant du regard du garçon dont l'un des deux yeux se cachait sous un bandeau, elle se surprit à songer.

Ce garçon ira loin. Il sait comment s'adresser aux autres sans éveiller les soupçons mais cela ne fonctionnera jamais face à des chevaliers aguerris. A nous de le guider et de lui apprendre que son don est loin d'être unique. Un tel garçon est un espoir pour le Sanctuaire.

Une nouvelle vague de tristesse en se rappelant le carnage et sa propre impuissance. L'image de la déesse assassinée sous ses yeux sans qu'elle ne puisse rien faire. Brisée qu'elle n'osait plus user de ses dons d'oracle. Ceux-ci l'avaient comme bloquée dans des visons de souffrances qu'elle ne pouvait plus supporter.

" Merci... "

Glissa-t-elle en l'entendant évoquer ses serpents d'or. Elle se laissa aller encore un peu à une tristesse non feinte avant de se reprendre et de répondre d'une voix douce.

" Oui, ils ont été ciselés de la main du plus merveilleux des artistes. Une main divine que personne ne pourra jamais égaler. "

Une réelle ferveur faisait briller ses yeux noisette, tandis qu'elle posait un doigt qu'elle fit glisser sur l'un des bijoux d'or.

" J'y tiens immensément, ils sont tout ce qu'il me reste d'une époque révolue. Celle où je vivais auprès de ma famille et d'amis uniques. Les serpents sont liés à bien des divinités. Celui qui me les as offerts est celui de l'Inspiration, de la Lumière et de la Vérité...

Un présent à son élue et un danger... Se retrouver face à la Lumière et la Vérité. On peut s'y apaiser ou s'y brûler. "


Elle se tut sur cette phrase énigmatique et tandis que le majordome revenait avec un breuvage d'un arôme aussi unique qu'enchanteur. Aussi conquise par la qualité de ce thé que les autres, elle laissa les première gorgées glisser dans sa gorge, la baignant des saveurs exquises de ce mélange avant de répondre à la remarque de Phaïos et à la demande de Neos.

" Délicieux... Une véritable merveille, vous êtes en effet d'une rare talent, Edward... "

Puis, se tournant par la pensée vers l'herboriste.

~ ° Un crime, non ma punition pour ne pas avoir été à la hauteur, Phaïos, ai-je le droit d'un tel breuvage alors que je n'ai pas eu la force de... ° ~

Elle attendait la réponse de l'homme lorsque la conversation prit un tournant inattendu. Le majordome avait pris sur lui de mettre fin à cette petite réunion et à l'ignorance du garçon sur ce qu'il était venu chercher en ces lieux. Le ton monta presque aussitôt, provoquant même la réaction du propriétaire des lieux. Le résonner, Phaïos et Edward essayaient de ramener le jeune garçon. La vengeance, oui, l'herboriste avait raison mais ses tentatives se heurtèrent à la fureur naissante de Neos.

Ainsi, tu montres ton vrai visage.

Les choses étaient bien parties pour s'envenimer lorsque la voix très douce de la Coupe s'éleva.

" Comment osez-vous, reprenez emprise sur vous-même, Neos, seigneur à l'habit d'or. Cette attitude est indigne d'un comte et encore plus de la part d'un chevalier à l'habit d'or. Croyez-en la parole d'une éveillée tout comme vous. Pour découvrir enfin ce que vous cherchez, il vous faudra réapprendre à faire confiance aux autres. Ne serait-ce que pour au moins l'effleurer. "

Elle se leva avant d'embraser doucement son aura, laissant apparaître son cosmos avant qu'elle ne fasse briller les serpents d'or qui semblèrent s'animer avant qu'elle n'étende les bras comme la prêtresse qu'elle n'avait cessé d'être.

Le cosmos si doux de la femme s'étendit jusqu'à Neos et sans crainte, elle lui dit.

" Précieux... Ce que tu cherches est infiniment précieux, Neos, et bouleversera ta vie à jamais, lui donnant un nouveau sens. Ce que tu cherches porte un nom. Et ce nom te mènera à l'Espoir ou aux Démons. "

La pose de la jeune femme changea et elle finit par s'agenouiller devant le jeune garçon avant de lui dire.

" Pourquoi ne fais-tu plus confiance à celui qui t'a guidé jusqu'ici ? Es-tu aveuglé par la vengeance au point de ne pas voir que ton désir de vengeance risque de te faire échouer si près du but ? "

Elle s'inclina davantage avant de reprendre.

" Es-tu si craintif pour ne plus oser faire confiance en celui qui t'a servi avec dévouement ? Ou crains-tu de découvrir enfin ce pourquoi tu as consacré tant d'années ? Ce qui t'a tant arraché ? Ta jeunesse et sans doute aussi ta pureté. Tant de souffrance, tant de souffrance...

Ose enfin faire confiance et sans doute comprendras-tu pourquoi je ressens si bien cela en toi ?

Tes questions... Qui mieux que moi peut y répondre. Songe au nom de celui qui m'a éveillée avant que je rejoigne la déesse avec sa bénédiction. "


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Neos
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MessageSujet: Re: Dans la maison aux herbes   Sam 12 Jan - 3:54

*Tuons-les, tuons-les tous.*

A nouveau cette voix s’invitait dans mon esprit, un compagnon qui apparaissait quand bon lui semblait.

*Edward t’a trahit, l’herboriste est inutile et cette femme est un obstacle. Tuons-les sur le champ.*

Je restais silencieux à ces déclarations, ne sachant pas comment réagir face à cette situation. Les dires d’Edward devant cette femme ressemblaient certes à une trahison, mais en même temps le fait qu’il le fasse devant moi rendait cette situation trop improbable pour etre aussi simple.

*Non, il doit y avoir autre chose. S’il avait dut me trahir il l’aurait fait de manière à ce que je ne remarque rien.

Tu t’illusionnes, ce n’est qu’un imbécile, c’est aussi simple que ça. Maintenant que l’arche est à portée il la veut pour lui et pour lui seul, voilà pourquoi cette femme est là, pour l’aider à nous vaincre. Détruisons-les avant qu’ils ne le fassent.

Ils n’ont encore rien tenté pour nous nuire, leur cosmos n’est même pas encore embrasé alors…

Imbécile ! Attendre une attaque est une grave erreur ! Prenons les devants ! Si tu es incapable de le faire alors je le ferai pour nous !*


A nouveau je me sentais glisser dans mon propre corps tandis que progressivement le sceau perdait de sa puissance, mon esprit troublé ne me permettant plus la concentration nécessaire à son maintien.

*Oui, laisse-moi faire, ça sera vite fini. Une fois ces obstacles balayés nous pourrons reprendre notre recherche de l’arche.*

Devais-je le laisser faire ? Je ne parvenais pas à me faire une idée claire de la situation. Tout ici semblait sujet à interprétation. Trop d’éléments semblaient si anormaux.

*Non.

Quoi ?!

Non, tu ne les toucheras pas. Pas tant que je n’aurai pas tiré cette affaire au clair.

Tu ne comprends vraiment rien ! Mais je vais t’épargner la déception de ton impuissance, je vais en finir !*


Mon cosmos s’éleva alors en flèche, cet etre ne voulait pas s’embarrasser de préliminaire et déjà des flammes bleu nuit m’entouraient, prélude à une mort fulgurante.

« Silence marchand d’herbe ! Je t’interdis de penser pouvoir me comprendre ! Tu ne sais rien de moi ou de mon passé alors cesse de te prendre pour ce que tu n’es pas ! »

La voix avait pris le contrôle, à présent elle parlait par ma bouche et commandait à mon bras qui se leva au ciel d’un air menaçant.

* Arrêtes !

Laisse-moi faire, ça sera bientôt fini.*


Ce même bras vint alors ôter le bandeau masquant mon œil droit.

« Je vais vous envoyer en enfer. »

Le bandeau tomba, et alors que mon œil droit était révélé, le sceau désormais apparent menaçait d’etre totalement ouvert et avec lui toute ma puissance serait à présent accessible.

Spoiler:
 

« Jeune maître, combattez-le ! Seule votre volonté peut le réfreiner ! »

*Edward ?*

S’inquiétait-il pour sa vie et me suppliait-il de stopper cet être avant qu’il ne les tue tous ?

Non, dans son regard se trouvait de la crainte certes, mais elle ne semblait pas etre focalisé sur lui, mais bien sur moi.

*Edward !

Il essaie de se jouer de nous ! Ne l’écoute pas ! Tout ici n’est que mensonge ! Un nid de serpent n’oublie pas !*


Les serpents… Oui. Bracelets de bras lié au dieu de la lumière et de la vérité aux dires de Morgane.

« Comment osez-vous, reprenez emprise sur vous-même, Neos, seigneur à l'habit d'or. Cette attitude est indigne d'un comte et encore plus de la part d'un chevalier à l'habit d'or. Croyez-en la parole d'une éveillée tout comme vous. Pour découvrir enfin ce que vous cherchez, il vous faudra réapprendre à faire confiance aux autres. Ne serait-ce que pour au moins l'effleurer. »

*Morgane ?*

Seigneur à l’habit d’or ? Eveillé ? Que voulait-elle dire par là ?

« Comment oses-tu me parler de la sorte vipère ?! Qui es-tu pour me dire ça ?! »

Étendant alors les bras vers moi, je vis alors ses bracelets comme animés d’une vie propre. Ils semblaient se mouvoir avec le cosmos de Morgane qui ne tarda pas à m’atteindre. Ce fut comme une vague de chaleur, sans la moindre violence, sans le moindre sentiment agressif. Apaisant et affectueux, même mon autre moi semblait y être réceptif.

« Précieux... Ce que tu cherches est infiniment précieux, Neos, et bouleversera ta vie à jamais, lui donnant un nouveau sens. Ce que tu cherches porte un nom. Et ce nom te mènera à l'Espoir ou aux Démons.

L’arche ? Tu parles de l’arche ? Que sais-tu à son propos ? Réponds ! »


Et alors sans que je ne comprenne pourquoi, Morgane s’avança pour s’agenouiller devant moi.

* Ça alors. Mais enfin pourquoi ?

C’est une ruse ! Ça ne peut être qu’une ruse !

Assez !*


Le bras foudroyant qui allait s’abattre sur elle fut stoppé net malgré les efforts de mon alter ego.

*Mais qu’est-ce que tu fais ?! Laisse-moi faire imbécile ! Elle doit être éliminé !

Pas question ! Elle sait des choses et n’a rien fait contre nous, même son cosmos est inoffensif !

Et si elle pouvait comme nous dissimuler la majeure partie de son cosmos, et attendait simplement le meilleur moment pour en finir avec nous ? Tu y as pensé ?!

A ce moment-là, si jamais il doit arriver, nous agirons en conséquence, en attendant elle vivra, car telle est ma volonté.*


Le sceau regagnait en puissance, je reprenais également peu à peu le contrôle de mon corps alors que mon alter égo disparaissait dans les profondeurs de mon esprit.

« Pourquoi ne fais-tu plus confiance à celui qui t'a guidé jusqu'ici ? Es-tu aveuglé par la vengeance au point de ne pas voir que ton désir risque de te faire échouer si près du but ?

Echouer ?! Hahahaha ! Je ne peux pas échouer ! J’ai avec moi le pouvoir des dieux et mon chemin et tracé par leurs lumières ! Avec ou sans vous je réussirais ! Je n’ai pas besoin de lui, pas plus que je n’ai besoin d’aucun d’entre vous ! »


*Ça suffit ! Disparaît ! Rend moi mon corps !

Tu oses me défier ?! Mais tu n’es rien sans moi ! Que serais-tu devenu si je n’avais pas pris les devants ce jour-là ? Tu serais mort ! C’était moi ! Nous avons survécu grâce à moi !

Plus maintenant ! Je n’ai plus besoin de toi ! Tu vas m’obéir et me rendre mon corps ou alors c’est toi que je détruirais !*


« Es-tu si craintif pour ne plus oser faire confiance en celui qui t'a servi avec dévouement ? Ou crains-tu de découvrir enfin ce pourquoi tu as consacré tant d'années ? Ce qui t'a tant manqué ? Ta jeunesse et sans doute aussi ta pureté. Tant de souffrance, tant de souffrance...
Ose enfin faire confiance et sans doute comprendras-tu pourquoi je ressens si bien cela en toi.
Tes questions... Qui mieux que moi peut y répondre ? Songe au nom de celui qui m'a éveillée avant que je rejoigne la déesse avec sa bénédiction.


Non ! Tu ne sais rien ! Tu ne peux pas savoir ce que j’ai vécu ! Tu ne peux pas me comprendre alors ne fait pas semblant ! Je ne veux pas de ta pitié et je n’ai que faire de ta confiance ! Je veux mon arche et je l’aurai !

Assez ! Disparaît démon ! »


J’avais enfin assez de force pour pouvoir parler à mon tour, mon corps tremblait alors que je me battais contre mon alter ego pour son contrôle, chacun voulant renvoyer l’autre dans les tréfonds du sommeil.

« Morgane… Je…

Idiot ! Ne l’écoute pas ! Ses paroles sont du poison ! Elle…

Je vais vous faire confiance pour le moment…

Pauvre fou ! Je ne te laisserai pas faire ! Je vais…

Edward ! Aide-moi ! »


Il était trop fort, je ne parvenais pas à prendre l’avantage, nous étions de niveau rigoureusement identique aussi ce combat pouvait bien durer mille jours et mille nuits sans voir le moindre vainqueur se désigner.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

*Jeune maître.*

Edward s’attendait bien sûr à une réaction de la part du jeune comte, mais rien ne l’avait préparé à une telle escalade. Si la fureur de son maître pouvait déjà atteindre des sommets vertigineux lorsque le majordome était seul avec lui, cette fois la présence de Morgane de la coupe et de Phaïos le maladroit herboriste risquait bien de réveiller le démon tapis dans les tréfonds de l’esprit du jeune Shadowhive.

Edward ne pouvait pas réellement en vouloir à Phaïos pour ses mots, ils étaient justes et vrais, mais toutes les vérités n’étaient pas forcément bonnes à entendre, surtout annoncé aussi brutalement. Y mettre rapidement un terme fut ce qui parut le plus sage au majordome vêtu de noir, y mettre un terme avant que la situation ne dégénère en quelque chose de terrible.

« Silence marchand d’herbe ! Je t’interdis de penser pouvoir me comprendre ! Tu ne sais rien de moi ou de mon passé alors cesse de te prendre pour ce que tu n’es pas ! »

Le cosmos de Neos s’embrasa alors que cette voix menaçante et étrangère sortait de sa bouche.

*Oh non, le démon est réapparut !*

Le jeune comte leva alors un bras menaçant chargé de cosmos vers le ciel, qui sait quelle attaque le démon préparait.

« Jeune maître, combattez-le ! Seule votre volonté peut le réfreiner ! »

Le sceau utilisait la volonté du jeune comte comme principale source de puissance, mais sans elle-même sa réplique ne pouvait venir endiguer la progression du sombre Neos.

Ce fut alors le tour de Morgane de braver la colère du jeune Neos, mais avec un tact des plus appréciables cette fois.

*Chevalier à l’habit d’or ? Mais comment le sait-elle ? C’est impossible à moins que… Apollon.*

Cela lui apparaissait clairement à présent, Morgane avait des dons qui la rendaient bien plus perspicace que ne pouvaient l’etre le plus sage des mortels.

*L’a-t-elle vu dans l’avenir ou l’a-t-elle lu dans mes pensées ?*

Dans un cas comme dans l’autre cela faisait d’elle un chevalier extrêmement puissant, un véritable atout pour le sanctuaire sacré. Restait encore à savoir quels étaient ses liens avec le dieu des oracles.

« Prenez garde Morgane, ce n’est pas le jeune maître ! »

La voir ainsi braver sans armure la colère du démon était une source d’inquiétude pour le majordome, elle semblait savoir parfaitement ce qu’elle faisait, comme si elle avait vu la résolution de cette scène dans le futur, ou alors les pensées qu’elle lisait lui donnaient un avantage décisif.

Pendant ce temps le corps du jeune comte semblait comme etre le terrain d’un affrontement terrible entre deux êtres, un affrontement pour le contrôle de cette enveloppe corporelle.

« Combattez-le, jeune maître, vous êtes plus fort que lui ! »

Il devait gagner du temps, gagner en assurance, Edward pouvait lui fournir son aide mais pour cela encore fallait-il que Neos la lui demande, ou plutôt qu’il soit en mesure de la recevoir.

*Il doit émerger, simplement émerger.*

Le sombre Neos semblait tenir bon, malgré la force du jeune comte, son alter ego était un redoutable adversaire à la puissance terrifiante.

*Un jumeau, un jumeau malfaisant.*

Morgane semblait si vulnérable, agenouillée devant ce démon de cosmos qui malgré la volonté de Neos arma son bras pour en finir avec elle, un bras tremblant qui jamais n’atteint sa cible.

« Es-tu si craintif pour ne plus oser faire confiance en celui qui t'a servi avec dévouement ? Ou crains-tu de découvrir enfin ce pourquoi tu as consacré tant d'années ? Ce qui t'a tant manqué ? Ta jeunesse et sans doute aussi ta pureté. Tant de souffrance, tant de souffrance...
Ose enfin faire confiance et sans doute comprendras-tu pourquoi je ressens si bien cela en toi.
Tes questions... Qui mieux que moi peut y répondre ? Songe au nom de celui qui m'a éveillée avant que je rejoigne la déesse avec sa bénédiction.


Non ! Tu ne sais rien ! Tu ne peux pas savoir ce que j’ai vécu ! Tu ne peux pas me comprendre alors ne fait pas semblant ! Je ne veux pas de ta pitié et je n’ai que faire de ta confiance ! Je veux mon arche et je l’aurai !

Assez ! Disparaît démon !

Jeune maître ? »


Enfin la voix du jeune Shadowhive se faisait de nouveau entendre, il regagnait le contrôle, il parvenait à revenir.

« Morgane… Je…

Idiot ! Ne l’écoute pas ! Ses paroles sont du poison ! Elle…

Je vais vous faire confiance pour le moment…

Pauvre fou ! Je ne te laisserai pas faire ! Je vais…

Edward ! Aide-moi !

Yes, my lord. »


Instantanément, le majordome ôta son gant droit, révélant sur le dos de sa main l’exacte réplique du tetragrammaton se trouvant dans l’œil de son jeune maitre. Le sceau de contrôle s’illumina alors, bientôt suivi par son jumeau.

Spoiler:
 

« Je suis là jeune maître, à vos côtés, nous sommes unis dans l’ombre du mental. »

L’union des deux cosmos et le lien qui unissait à présent le maitre et son serviteur fit prendre un tournant décisif à cette scène. L’œil gauche du majordome prit alors une teinte écarlate ainsi que celui du jeune Shadowhive tandis qu’Edward rejoignait le combat opposant son maitre à son alter égo démoniaque.

*Ensemble nous le vaincrons.*

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Edward ne se fit pas attendre, à peine eus-ai-je demandé son aide que son sceau se dévoila pour venir renforcer le mien, à présent unis face à un adversaire commun, nous partagions l’influence néfaste de mon alter-égo à présent hors de lui.

*Vous ne pourrez pas me museler éternellement !

Je crains que si. Effectivement nous sommes tous deux de même puissance, mais il suffit d’un grain de sable pour faire pencher la balance, et Edward est loin d’etre un grain de sable.

Vous êtes trop bon my lord.*


Ainsi disparaissait mon sombre coté. Devant morgane toujours agenouillée, je mis moi-même un genou à terre pour ramasser mon bandeau puis, portant ma main à son menton, je l’invitais à relever la tête et plongea mes yeux dans les siens.

Spoiler:
 

« Je suis sincèrement désolé que vous ayez du assister à ça. »

Me relevant tout en l’invitant à se relever également, je remettais alors mon cache œil tandis qu’Edward remettait son gant blanc avant de s’avancer à son tour.

« Jeune maitre, laissez-moi vous présenter le chevalier de la coupe et ancien oracle d’Apollon. »

Je restais un moment silencieux devant cette révélation, encore trop d’élément restaient incompréhensibles pour que je puisse réagir.

« Je crois que nous avons à parler, je crois qu’il est temps pour vous de tout me dire et je crois être prêt à entendre la vérité, même au prix de brulure. Morgane de la coupe, Edward, racontez moi tout. »


Dernière édition par Neos le Dim 13 Jan - 13:20, édité 1 fois
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Eléa

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MessageSujet: Re: Dans la maison aux herbes   Dim 13 Jan - 8:17

Eléa était revenue à Rodorio, directement après les évènements qui s’étaient déroulés dans le volcan islandais. Suite à l’attaque du Sanctuaire par les seigneurs des brumes, son maître l’avait envoyée s’entraîner en Islande, auprès de son père, Pyros, qui était lui-même chevalier de Bronze du Volcan. Elle avait donc retrouvé ce père qu’elle rencontrait pour la première fois. Au fil des jours, une certaine complicité, discrète, mais véritable, s’était installée entre le père et la fille. Malheureusement, cela n’avait pas duré longtemps. Un des Seigneurs les avait retrouvés dans la montagne fumante que protégeait son père dans le but de provoquer son éruption. Pyros avait voulu s’interposer et l’avait payé de sa vie. L’ennemi l’avait exécuté de la pire des façons en le précipitant dans le cœur de lave en fusion sous les yeux horrifiés de la jeune Eléa. Celle-ci était entrée dans une rage telle que sa puissance avait étouffé la lave pour les siècles à venir. Son adversaire, « impressionné » par la passion de la guerrière, la laissa en vie, lui promettant le pire à leur prochaine rencontre.

Eléa était encore sous le choc. D’une part parce qu’elle venait de vivre un traumatisme, mais aussi parce que l’armure d’or du Taureau s’était révélée à elle. Il y avait trop d’informations et trop d’émotion qui s’agitaient en elle. Il lui fallait retrouver le calme de son foyer et surtout la douceur de sa mère. Elle arriva enfin devant cette maison qu’elle connaissait si bien et toqua à la porte. Elle entendit un bruit de pas précipité qui se rapprochait et la porte s’ouvrit sur Aurélia, sa mère, qui ouvrit de grands yeux surpris à la vue de la jeune femme qui se tenait devant elle :

- Eléa, ma fille ! Tu es enfin revenue !

Sans même attendre une réponse, Aurélia serra sa fille dans ses bras sans plus vouloir la lâcher. Eléa se dégagea doucement de l’étreinte de sa mère et se mit à rire :

- Tu comptes me faire entrer ou dois-je rester sur le palier ?
- Mais bien sûr, entre, entre ! Je suis si heureuse que tu sois là. Cela fait maintenant trois ans que tu as quitté le village et le Sanctuaire. Je pensais ne plus jamais te revoir…

Le regard d’Aurélia se fit plus triste. Celle-ci avait le visage marqué par l’inquiétude. Eléa se rendit compte à quel point sa mère avait dû penser à elle durant ces trois longues années.
Les deux femmes se dirigèrent toutes deux vers la cuisine. Eléa prit la parole la première :

- Assieds-toi, maman, j’ai beaucoup de choses à te dire…

La jeune chevalier relata alors toute l’histoire. Aurélia écouta sa fille sans jamais l’interrompre. A la fin de son récit, elle dit ces simples mots :

- Ma petite fille… Un chevalier d’Or…

Aurélia était partagée entre le chagrin causé par la mort de Pyros, son ancien amant, et la fierté de voir sa fille atteindre le plus haut rang de la chevalerie au service d’Athéna. Durant deux jours, elle prit soin d’Eléa comme autrefois, lorsqu’elle n’était encore qu’une enfant. Eléa fit comprendre à sa mère qu’elle devrait la quitter une nouvelle fois prochainement, car elle devait rejoindre le Sanctuaire au plus vite, comme il était son devoir de protéger le deuxième temple sacré. Elle se laissait encore quelques jours avant de prendre ses fonctions. Elle voulait profiter de ces derniers instants de quiétude absolue. Elle aidait sa mère afin de la soulager des tâches domestiques. Celle-ci l’envoya acheter des herbes médicinales.

Lorsqu’Eléa poussa la porte de l’herboriste et tomba au beau milieu d’une scène des plus étranges. Elle vit trois personnages les uns en face des autres dans une intense discussion. Quelque chose était sur le point d’être révélé. Lorsqu’Eléa entra, trois visages se tournèrent vers elle. Il y avait là un jeune garçon, un homme plus âgé et une jeune femme aux cheveux châtains en tunique traditionnelle. Eléa se sentit gênée de les interrompre. Cependant, elle se mit sur ses gardes car elle ressentait une vive énergie résiduelle qui émanait du garçon. Cette énergie paraissait malveillante, mais son intensité baissait progressivement. Eléa reconnu également la cosmo-énergie d’un chevalier d’argent venant de la jeune femme. Elle se présenta :

- Bonjour, veuillez m’excuser pour mon intrusion, je cherche Phaïos. Aurélia, m’envoit lui chercher quelques herbes.
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Phaïos

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MessageSujet: Re: Dans la maison aux herbes   Dim 13 Jan - 10:51

"Tu as lu dans mes pensées Morgane ? Excuse-moi si je t’ai blessé en pensant cela, ce n’était pas contre toi, c’est juste que je prends toujours mon thé nature, le gout du sucre masquant trop selon moi les notes composant un vrai thé. Mais je t’en prie fait comme tu le souhaites et cesse donc de t’en vouloir pour ce qui s’est passé il y a trois ans. Ressasser tes échecs ne changera pas l’avenir, tire en les leçons qui s’imposent et avance, avance sans jamais te retourner."

La réaction du jeune comte ne se fit pas attendre, tout comme celle d’Edward, l’herboriste n’avait pas usurpé sa réputation de grand maladroit, un cœur d’or mais parfois très direct.

Devant la fureur de Neos semblant à chaque seconde s’embraser un peu plus, Phaïos préféra suivre le sage conseil du majordome vêtu de noir et garder le silence, bien que ce n’était pas l’envie de parler qui lui manquait.

Cependant, malgré son impétuosité, il reconnaissait qu’à présent la situation avait dépassée son entendement, les éveillés au pouvoir des dieux étaient là devant lui et leurs puissances emplissaient la pièce, lui donnant l’impression de n’être guère plus qu’une simple poussière attendant d’être balayée d’un souffle.

*Qu’ai-je fait ?*

Phaïos avait peur, il savait bien sûr que Morgane ne lui ferait rien, mais qu’en était-il de cette voix inquiétante, qu’en était-il de la source de ce cosmos glacial et se refroidissant encore et encore au fur et à mesure que le temps passait ?

Phaïos n’en revenait pas de la transformation qu’avait subie le jeune garçon en seulement quelques secondes, tant sa voix que son visage et même son cosmos semblaient avoir sombrés dans les abîmes infernaux.

*Qui est-il vraiment ? Comment un cosmos aussi sombre pourrait-il devenir symbole d’espoir et de lumière ?*

Bien sûr il y avait eu des précédents, cela même Phaïos le savait, des chevaliers ayant tant le cœur que l’âme souillé par les ténèbres, et cela jusqu’aux plus hauts rangs.

*Saga, Masque de mort, Aphrodite et j’en passe.*

Pour l’herboriste, il n’était pas question de laisser se reproduire les erreurs du passé, pour lui seule la lumière devait habiter le cœur des chevaliers d’Athéna, autrement ils ne vaudraient pas mieux que les spectres servant le sombre empire.

*La lumière comme barrière contre les ombres, le bien comme rempart contre le mal, l’espoir comme armure contre le néant.*

Ne sachant plus comment réagir face à cette scène irréelle où Morgane et Neos semblait etre au centre d’un univers dont Phaïos ne pouvait qu’imaginer le contenu, il restait là, assit sur sa chaise, le regard fixé sur les deux protagonistes devisant toujours sans violence physique jusqu’au moment où la voix d’enfant du jeune garçon revint comme par miracle.

« Bonhomme c’est toi ? »

Phaïos s’était levé au son de cet appel, un appel du jeune comte envers son serviteur, un appel qui donna lieu encore une fois à une scène incompréhensible à l’herboriste.

Suite à cette étrange cérémonie, les yeux et le cosmos du jeune Neos redevinrent ceux qu’ils furent alors que le jeune garçon avait franchi l’entrée de la maison aux herbes, deux yeux d’un bleu limpide mais au sein d’un desquels brillait toujours un tetragrammaton inquiétant, le même que celui qui se trouvait sur le dos de la main droite d’Edward.

*Ce symbole… c’est un sceau cela ne fait aucun doute.*

« Je suis sincèrement désolé que vous ayez du assister à ça.

Ne t'en fait pas bonhomme, tu as dis vrai, je ne peux pas imaginer ce que fut ton passé, ni même imaginer ce que tu ressent maintenant. Mais ne crois pas pour autant avoir été le seul être animé par la vengeance à croiser mon regard. Je sais d'avance que rien ne te détournera de ton objectif, mais je te demanderai quand même de te poser une simple question, demande toi ce que tu feras après. Ne vis pas pour elle, vis pour ce qui la suivra. »


Tout semblait etre résolu, et cela de la meilleure des façons possibles, tant Neos que Morgane ou encore Edward semblaient s’en être tirés avec plus de peur que de mal alors que le jeune comte remettait en place son cache œil et déclara être prêt à entendre l’entière vérité à propos de l’histoire de ces lieux, de la déesse, son histoire en vérité.

*Dit adieu à ta vie d’autrefois bonhomme, dit lui adieu car jamais plus tu ne pourras y retourner.*

Se rasseyant l’air épuisé par tout ce stress, Phaïos avala d’un trait sa tasse de thé et ce fut avec ravissement qu’il constata que son gout divin n’avait pas été altéré par tout ceci. Se reposant à présent alors que ses invités devisaient sérieusement à propos de choses et d’autres, Phaïos entendit alors un son en provenance de la porte d’entrée.

« Entrez ! »

Quittant sa chaise pour rejoindre le nouvel arrivant, l’herboriste tomba alors sur une jeune femme aux longs cheveux noirs et au regard familier. La cosmo énergie qu’elle dégageait ne laissait planer aucun doute sur son statut d’éveillé au pouvoir des dieux et sa voix bien que changée par les années ravivèrent dans le cœur de Phaïos de bons et parfois douloureux souvenirs.

« Ça alors ! Eléa ! La petite Eléa ? C’est bien toi ? »

Dévisageant la jeune femme d’un air songeur et amusé, il ne faisait aucun doute que l’herboriste avait déjà la réponse à cette fausse question.

« Mais si c’est toi ! C’est bien toi ! Hahahaha ! »

Partant d’un rire joyeux pouvant paraitre nerveux, l’herboriste évacuait ainsi le trop plein de pression que les dernières minutes avaient causées avant d’inviter d’un geste la jeune femme à entrer.

« Eh bien on peut dire que tu as grandis ma petite. Si ta force a progressé au même rythme que ta taille, je n’ose pas imaginer ce que tu sais à présent faire de tes deux mains. Ça faisait longtemps qu’on t’avait pas vu dans le coin, tu étais partis où dis-moi ? »

L’herboriste ressenti alors dans son dos les regards de ses trois autres invités. Se retournant alors vers l’assistance, Phaïos posa sa main sur l’épaule de la jeune femme et lui sourit.

« Oh mais laissez-moi vous présenter Eléa, elle fut sans le savoir un de mes principaux pourvoyeur de plantes médicinales, en particulier celles luttant contre la douleur. Une brave fille ayant un peu de mal à contrôler sa force si mes souvenirs sont bons. Hahahaha ! »

Phaïos désigna alors le chevalier de la coupe.

« Eléa je te présente Morgane, une très bonne amie à moi, attention à tes pensées lorsque tu es avec elle. »

Faisant un clin d'oeil à Morgane, Phaios désigna alors le jeune garçon.

« Et voici mon hôte de marque, le comte Neos Shadowhive. Ne te fis pas aux apparences, malgré son vixage d'ange il peut devenir effrayant Hahahaha ! »

Un regard vexé en provenance du comte et un raclement de gorge discret en provenance d'Edward mirent fin au rire de l'herboriste qui se repprit avant de poursuivre.

« Hurm hum, excusez moi, et enfin Eléa, voici Edward Michaelis, le serviteur du comte et un majordome diablement doué. »

L’air content à nouveau, Phaïos déplaça une nouvelle chaise pour la placer auprès des quatre autres déjà présente autour de la table où se trouvait toujours le thé fabuleux.

« Tu arrives à point nommé Elia, il faut que tu goûtes ce thé ! crois moi je n’ai jamais rien bu de semblable, c’est juste hallucinant. »
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Morgane
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MessageSujet: Re: Dans la maison aux herbes   Jeu 17 Jan - 1:40

Elle crut voir la lutte intérieure secouant Neos. Agenouillée devant le jeune comte, Morgane demeurait immobile tout en laissant son cosmos se répandre vers le garçon. Quel singulier regard que le sien alors que la lutte interne se poursuivait. Ce fut sans crainte pourtant qu'elle plongea son regard noisette dans celui de Neos. Il fallait que les choses avancent, elle sentait en cet instant son courage revenir. Phaïos lui avait conseillé de laisser le passé derrière elle ou plus exactement de cesser de s'en vouloir. C'était louable de sa part. Ô combien louable mais l'herboriste ne saurait sans doute jamais quelle horreur la jeune femme avait vécue en cet instant de carnage. Si court si dévastateur, une plaie ouverte qui n'était pas prête de se refermer.

La sainte de la Coupe espérait juste qu'elle tiendrait assez longtemps pour ramener le futur saint d'or vers son destin. Ce jeune garçon avait lui aussi sa blessure profonde dans son âme et son corps mais jamais elle n'userait de son savoir pour forcer le passage vers sa mémoire. Jamais, elle ne commettrait un tel acte...

Nul geste lorsque le bras de Neos se leva. La frapper était sans doute dans le désir de cette force qui le poussait à la rejeter. Souhaitant l'aider, elle intensifia son énergie tout en demeurant rassurante. Elle était l'oracle d'Apollon le Guérisseur.

Mais est-ce qu'il en aura la force. Neos, réagis avant qu'il ne soit trop tard. Ce pas, tu dois le franchir comme tous ici.

Elle ne frissonna même pas aux nouvelles paroles lourdes de menace. La prêtresse était reparue au coeur de la bataille mais combien de temps tiendrait-elle avant que ses plaies ne se réveillent et ne la rejettent au plus profond de sa douleur ? Morgane ne le savait mais elle devait tenir. Pour ceux qui l'avaient accueillie et acceptée dans un ordre qui n'était pas le sien, elle le devait au moins pour eux, pour Ikki et Shun.

Un geste brutal alors que le bandeau était tombé et qu'elle contemplait cet oeil si particulier.

Voici donc ce que tu nous caches. Un tel pouvoir et ta part d'ombre. Ta dualité, celle qui t'a sans doute aussi permis de survivre.

Bouger en dépit de la menace imminente s'avérait être une erreur. La sainte devait se maîtriser. Elle le devait tandis que les serpents entourant ses bras semblaient comme s'animer. Une illusion peut-être mais les serpents n'étaient-ils pas dédiés à Apollon et Asclépios. Lumière, Vérité et Guérison, les serpents semblaient danser sur le corps de la prêtresse aux longs cheveux châtain.

Le cri du majordome suivit, la rappelant à la réalité. Cela devait finir. Tout comme elle, il encourageait le jeune Shadowhive à combattre sa force, à reprendre l'emprise sur lui-même.

~ Il le faut... Il le faut, que deviendras-tu si tu ne sais te maîtriser et faire tienne cette immense énergie qui se dégage de toi ? ~

Les pensées de Morgane frappèrent directement l'esprit du garçon. La lutte en lui ne cessait mais elle sentait qu'il reprenait le dessus. Toutes les paroles de l'ancienne Pythie ne faisaient que le pousser à revenir vers eux, à réapprendre à faire confiance à ceux qui seraient un jour ses frères et soeurs d'armes, sa nouvelle famille.

Soudain, elle l'entendit appeler à l'aide.

~ Bien, tu as fait le premier pas. Reprend confiance en ceux qui tiennent à toi. ~

Un sourire alors qu'il venait de lui accorder sa confiance tandis qu'Edward volait à son secours. Sans un mot, elle le laissa faire, se contentant de regarder ce qu'il se déroulait sous ses yeux. La façon dont le majordome calma l'autre tapis dans le corps de Neos était plus qu'intéressante. Cela présumait de pouvoirs spéciaux qui seraient précieux pour l'avenir du jeune garçon mais aussi du Sanctuaire.

Ensemble le comte et son majordome avaient muselé l'autre mais cela ne serait que partie remise. Elle le savait, ce genre de cas ne pouvait être aussi simplement résolu. Elle devrait sans doute se préparer à une autre crise.

Un sourire quand il lui releva le menton en s'excusant. Ses manières étaient revenues depuis qu'il avait remis son bandeau sur son oeil. Puis, aux paroles d'Edward, elle se releva avant de le saluer à nouveau.

" Oui, comte de Shadowhive, je suis un des chevaliers de la déesse Athéna et comme vous avez du vous en rendre compte une éveillée au cosmos tout comme vous. Ceux qui au fond d'eux même recherchent ce que tu nommes " l'arche " alors que son véritable nom est tout autre ne sont autres que les protecteurs de la déesse de la Guerre et de la Sagesse. Leur cosmos leur donne une puissance inimaginable...

Celle que tu as en toi et as tenté de déchaîner sous l'influence d'un autre.

En toi, je reconnais un prétendant à l'une des douze armures d'or. L'un des membres de l'élite de la garde dorée. Bien des questions suivront mes paroles mais pour cela, il te faudra me suivre sans hésiter. "


Une voix digne de l'oracle d'Apollon, empreinte de la sérénité du dieux des arts. Elle se tourna alors vers Phaïos. Bien sûr, elle ne lui en voulait pas. Pourquoi lui en aurait-elle voulu ? Puis, soudain, une nouvelle personne fit son entrée. Une jeune femme qui semblait juste venir pour chercher des herbes.

Se remettant doucement debout, elle tendit l'oreille aux paroles de l'herboriste, cachant doucement sa joie face à la nouvelle venue. Le destin semblait se remettre en marche si seulement.

Une chaleur passa près d'elle. Une énergie qui semblait vouloir la frôler.

Non !!!

Une lueur paniquée passa dans ses yeux avant qu'elle ne se reprenne. Morgane sentait bien cette présence qui lui rappelait de trop ce jour funeste où la princesse Saori avait été assassinée sous ses yeux.

Un autre instant pour se calmer et elle se tourna vers la jeune femme.

" Enchantée de vous rencontrer, dame Eléa, je suis Morgane de la Coupe. Nous comptions rejoindre le Sanctuaire une fois que nous aurions pris le thé, vous joindrez-vous à nous ? "
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Neos
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MessageSujet: Re: Dans la maison aux herbes   Ven 18 Jan - 5:06

Les dés étaient jetés, il n’y aurait plus de retour en arrière possible pour le jeune Neos. Alors que Morgane lui révélait une partie seulement de ce qui deviendrait très bientôt son quotidien, le jeune compte écoutait sans dire un mot, son regard trahissant les lourdes pensées qui devaient occuper son esprit. Ainsi devait débuter son voyage au sein des forces de la déesse de la sagesse, ainsi devait débuter sa nouvelle vie.

Edward avait craint ce jour depuis qu’il avait découvert les talents latents de son jeune maitre, le cosmos du jeune comte lui offrait d’innombrables possibilités mais encore fallait-il lui donner les moyens de l’exploiter convenablement.

*Ce n’est qu’au combat que vous trouverez votre propre vérité jeune maitre. Puisse l’avenir me donner raison.*

Sans interrompre le chevalier de la coupe, le majordome vêtu de noir resservait les convives avant de se redresser à l’approche d’un cosmos puissant, un cosmos digne de l’élite de la chevalerie.

*Un chevalier d’or ?*

Neos l’avait également repéré, ce nouvel arrivant accourait-il suite à l’altercation entre le jeune comte et son alter-ego ?

*Non, son pas est trop lent.*

Le comte était prêt, si combat il devait y avoir, combat il y aurait.

Cependant Phaïos ne l’entendait pas de cette oreille, et lorsqu’il ouvrit la porte, ce fut avec un éclat de rire qu’il présenta la jeune Eléa à ses invités, dissipant du même coup la tension du moment.

« Salutation lady Eléa.

Mes hommages lady Eléa. »


Comte comme majordome s’étaient inclinés respectueusement devant la jeune femme, remarquant au passage le regard paniqué de Morgane à l’arrivée de cette mystérieuse jeune femme déployant un tel cosmos.

*A la différence du jeune maitre, personne ici ne semblent vouloir masquer son pouvoir. Etrange comme pratique.*

Si en effet seul les sens les plus affinés pouvaient déceler chez le jeune Shadowhive son pouvoir d’ordinaire scellé, ceux de Morgane ou d’Eléa sautaient littéralement aux yeux rendant tant leurs rangs que leurs capacités estimables par n’importe quel guerrier initié.

*Une tactique à double tranchant.*

Et tandis que Phaïos comme Morgane invitait la jeune Eléa à partager le thé, Neos lui restait silencieux. N’ayant toujours pas répondu à la déclaration de l’ancien oracle d’Apollon, le jeune comte avait mis la main dans sa poche pour y saisir quelque chose.

« Je suis prêt. »

La voix calme et décidée du jeune comte vint trancher net les rires de l’herboriste ainsi que les pensées d’Edward.

« Jeune maitre… En êtes-vous sur ? Il n’y aura pas de retour en arrière possible. Vous n’êtes pas obligé de faire ça. »

Regardant alors intensément son majordome, Neos sortit de sa poche la bague frappée en son cristal du symbole des Dioscures avant de la dévoiler aux yeux de tous.

« De mes ancêtres jusqu’à mon père, ceci est venu à moi Edward. Ma famille a payée le prix fort pour que cet héritage me parvienne. Tous autant qu’ils étaient ont rêvés du jour où l’arche serait enfin entre les mains d’un Shadowhive. Qu’importe le prix que je devrais payer, qu’importe ce que l’avenir me réserve. Il n’y a pas d’autre chemin possible. Pas pour moi. »

Et d’un geste solennel, le jeune comte mit de nouveau la bague à son doigt. Le bijou réagit alors instantanément à son porteur pour s’illuminer avant de projeter de nouveau le rayon de lumière devant conduire le jeune comte à sa suprême récompense.

« [color=blue]Monsieur Phaïos, merci pour tous. Edward, prépare sur le champ notre départ, nous y allons dès que tu auras terminé.

Yes my lord.

Morgane de la coupe, je vais vous suivre, amenez moi jusqu’à elle, comme ce rayon de lumière devenez mon guide pour le moment. Lady Eléa, vous pouvez nous suivre si vous le souhaitez, mais ne nous ralentissait pas. »


Avec une célérité et une habileté étonnante, Edward débarrassa la table et disparut dans la cuisine où l’on entendit quelques bruits d’eau et de vaisselle avant de voir le majordome revenir une valise à la main.

« Tout est prêt ?

Juste une dernière chose jeune maitre. »


Edward tendis alors une note à l’herboriste, une note qui lorsqu’il l’aurait lu lui garantirait un thé des plus délicieux.

« Pour vous monsieur Phaïos, je vous ai également mit quelque variété de grandes qualité, si vous pouviez devenir notre fournisseur en vous approvisionnant régulièrement nous serions vos plus fidèles clients.

Monsieur Michaelis… C’est… C’est un honneur… Je… Bien sûr que je vais les commander, tous doivent y goûter.

Vous m’en voyez heureux. Tous mes remerciements pour votre hospitalité. Nous nous reverrons bientôt. »


D’un signe de la tête, le jeune comte dit au revoir à l’herboriste et se dirigea vers la porte, suivant la lumière qui émanait de sa bague.

« Lady Morgane, lady Eléa, nous y allons ? »
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Eléa

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MessageSujet: Re: Dans la maison aux herbes   Sam 26 Jan - 8:12

Face à la joie très démonstrative de Phaïos à revoir Eléa, celle-ci se mit à rire et lui dit à quel point elle était heureuse, elle aussi, de revoir un visage familier :

- Bonjour cher Phaïos ! Ca me fait plaisir de vous voir. Comment allez-vous ?

Mais l’herboriste ne l’écoutait pas, il semblait masquer une certaine nervosité par un flot de paroles. Malgré tout, elle se laissa guider par l’homme et se présenta au fur et à mesure aux personnes présentes dans la pièce, en commençant par celle qui se prénommait Morgane et qui se disait chevalier d’Argent de la Coupe :

- Bonjour Morgane, je suis de même enchantée de connaître un autre serviteur d’Athéna, dit Eléa en souriant poliment. Ce serait avec plaisir de partager avec vous le thé que vous me proposez.

C’est alors que le jeune homme au visage encore juvénile, désigné comme un comte par Phaïos, salua à son tour distraitement la nouvelle venue. Son majordome s’inclina également. Le jeune Neos ne laissa pas le temps à Eléa de lui répondre. Il semblait impatient d’agir, il échangea un regard appuyé avec son majordome avant de dévoiler un anneau qu’il expliqua faire partie du patrimoine de sa famille.

La curiosité d’Eléa était piquée au vif, elle cherchait à comprendre l’importance des évènements qui se déroulaient sous ses yeux. La stupéfaction de la chevalier d’Or atteignit son comble lorsque le comte fit passer l’anneau à son doigt et déclencha, par ce simple geste, un rayon de lumière. Cette lueur intense était la manifestation concrète du cosmos, et Eléa comprit instinctivement que le jeune homme venait de faire un choix pour sa future destinée. Quelque chose faisait écho en elle, quelque chose qui lui rappelait ce moment où, à terre et gravement blessée, l’armure du Taureau lui était apparue. Etait-ce pour cela que Morgane fit allusion au Sanctuaire tout à l’heure ? Si le destin de Neos était lié à ce lieu sacré, alors celui-ci devait être une personne ayant un rôle des plus importants. L’instinct d’Eléa la menait proche de la vérité, elle semblait sur le point de deviner qui il était réellement.

Les réflexions d’Eléa furent stoppées net lorsque le jeune homme s’adressa à elle en lui proposant de les accompagner sans toutefois les ralentir. Il n’en fallait pas plus pour la représentante du Taureau pour répondre sèchement :

- Le premier enseignement qu’on m’a donné a été de faire taire mon orgueil. C’est un conseil que je te donne également. D’autant plus que tu sembles percevoir mon cosmos et que tu dois deviner qui je suis. C’est la dernière fois que je te laisse me parler sur ce ton. Ton rang ne doit pas te faire manquer de respect à tes aînés.

Puis, Eléa se dirigea calmement vers le comptoir de l’herboriste pour un y prendre un morceau de papier sur lequel elle écrivit quelques mots, avant de s’adresser à lui :

- Phaïos, puis-je vous demander de remettre ce mot à ma mère, dites-lui que je ne l’oublierai pas et que je reviendrai pour elle dès que je le pourrai. Et merci pour l’accueil que vous m’avez réservé, j’ai été heureuse de vous revoir.

Le ton qu’Eléa avait prit donnait un caractère définitif à ces au-revoir. Tel était le sacerdoce des chevaliers sacrés. En exprimant le vœu de protéger Athéna, ils devaient quitter leur famille et leurs amis pour mener à bien les missions qui leur étaient attribuées. La seule famille qu’ils étaient désormais autorisés à reconnaître était celle de la déesse et de ses serviteurs.

La chevalier d’Or se tourna vers ses nouveaux compagnons et prononça ces seuls mots en réponse à Néos :

- Après vous, jeune comte.
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MessageSujet: Re: Dans la maison aux herbes   Dim 27 Jan - 13:59

Ainsi étaient réunis ceux qui serait appelés à devenir les héros de la nouvelle génération du sanctuaire. Un creuset de talentueux guerriers en devenir, prêt à se nourrir à la source du cosmos pour faire régner ordre et justice dans ce monde en perdition.

Pourtant, il leur faudrait passer bien des épreuves pour accomplir leur mission. Des difficultés qu'aucun ne pouvaient imaginer. En ces temps annonciateurs d'apocalypse, il avait écouté juste à quelque mètres de là, surplombant cette maison aux herbes depuis une corniche rocheuse, masquant son énergie, la petite réunion des saints d'Athéna.

Souffle roque sous sa capuche il regarda en arrière deux silhouettes féminines masquant leur armure d'une longue cape refermé s’éloigner.

*Restez loin en retrait, je vous appellerai au besoin... ça ne devrait pas être long !*



S'élançant dans les airs, une brise pourpre le suivit comme un animal fidèle.


Aucun des invités ou habitants de la maisonnée n'aurait pu le sentir. Chacun d'entre était à des années lumières des facultés de cet intrus. Il n'attenda pas que ces derniers décide de sortir de la battisse.

Un mouvement de main, puis, un éclair similaire à celui précédent une explosion atomique aveugla les environs.

RED CLASH !



Une sphère d’énergie sauvage et destructrice déchira la maison aux herbes, la pulvérisant avec tout ce qui s'y trouvaient à l’intérieur, la déchirant jusque dans ses soubassement, laissant à sa place un cratère d'une vingtaine de mètres, brûlants de rocailles en fusion. La fumée se dispersant, on distinguait que les maisons entourant l'antique battisse à présent disparue avaient été soufflées, transformant, une grande partie du village en champ de ruine. Il fut quelques secondes pour entendre les premiers hurlements, des survivants des alentours. Le deuil allait toucher Rodorio, comme par souvent dans le passé. Car tel était le destin de ceux qui acceptaient de vivre au pied du sanctuaire d'Athéna.

Alors qu'un sable rouge et corrosif roulait sur le sol du village en panique, se répandant à grande vitesse, le pied du seigneur se posa au bord du cratère, il écarta un pan de sa cape laissant apparaître son armure aux couleurs de sang. Son plastron représentait un crane et ses bras et jambes ressemblaient aux tranchants d'une épée. A présent seules ses épaules et son visages étaient masquées par la large capuche noire qui le recouvrait.

Malgrès les ombres recouvrant son visage, on pouvait lire une expression amusée sur ses lèvres

« Peut etre y suis-je allé un peu fort, cette fois ci... »

« Néanmoins, cela ne vous à pas tué, il me semble ! »


« Relevez vous, Saints, je suis curieux de voir ce que vôtre génération à dans le ventre ! »



**************************************************************************

Hrp : Vous êtes victimes d'une attaque surprise d'un des seigneurs des ombres.

Le fait est qu'aucun de vous n’est en armure: Vous prenez donc, tout les dégâts sur vos pv.

Pour Neos, normalement, tes pnj (particulièrement Phaios) devraient être atomisés par l'attaque car en tant que tel , ils n'ont pas franchement de stats. Néanmoins, je te laisse le choix de les avoir fait survivre ou pas. ( Si ils survivent, il faudra une bonne raison rp à trouver, car l'attaque qui vient d'avoir lieu est superieur à une attaque de chevalier d'or et équivaut en puissance à celle d'un dieu). En revanche, quoi qu'il arrive, ils sont hors d'état de nuire pour très longtemps.

Dégats :


Red Clash :

Attaque 8eme sens
80CS
80HP Attaque physique de zone

ce seigneur des brume est le fou ravageur des dieux et son titre n’est pas usurpé. En une fraction de seconde il peut concentrer une énorme quantité d’énergie en un point précis de l’espace et la faire exploser. Il en résulte une onde de choc qui balaie tout sur un rayon de vingt mètres et qui inflige 15 points de dégâts supplémentaires au prochain tour des adversaires touchés par la technique.



Soit un total d'une perte de 80 PV pour tout les joueurs présents.



A vous de jeter l'initiative, pour savoir qui va agir en premier, le seigneur des brumes ayant réalisé l'attaque surprise, il passera après le dernier d'entre vous à avoir joué.


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MessageSujet: Re: Dans la maison aux herbes   Lun 28 Jan - 4:34

Lancé de dé alors ^^'
J'en lance 3, les dés se lisent de gauche à droite et l'on ne prend en compte les suivants qu'en cas d'égalité.

Edit: Bon, je crois que je commence ^^


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MessageSujet: Re: Dans la maison aux herbes   Lun 28 Jan - 4:34

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MessageSujet: Re: Dans la maison aux herbes   Mer 30 Jan - 4:34

Bien, voyons pour moi. voila
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MessageSujet: Re: Dans la maison aux herbes   Mer 30 Jan - 4:34

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MessageSujet: Re: Dans la maison aux herbes   Dim 3 Fév - 1:16

Je lance le dé
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MessageSujet: Re: Dans la maison aux herbes   Dim 3 Fév - 1:16

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MessageSujet: Re: Dans la maison aux herbes   Lun 4 Fév - 3:22

Le seigneur pourpre, s'amusait. Les saints, s'apprétaient à riposter... Tout du moins, c'est ce qu'ils pensaient.

“Maintenant...”

Surgissant du néant, deux fantomes aux formes féminines encapuchonnées, apparurent de part et d'autre du cratère dans lequel se débattaient les jeunes saint.

La premiere enserra dans ses bras le guerrier envahisseur.
La deuxieme aparue juste au dessus de la sainte du taureau et l'aggripa par la nuque.
Les deux fantomes parlaient de concert.


Quelle jolie créature...


un joyaux brute.”

Le seigneur ordonna d'une voix rauque.

“Allons-nous-en mes belles... Il est temps de nous amuser ailleurs.”


les yeux des deux fantomes brillèrent d'une aura commune, déchirant le voile de la réalité, Le sombre seigneur, ses suivantes et la nouvelle sainte du taureau disparaissaient du village de Rodorio, laissant derrieure eux, panique, ruines, désolation, et un sable rouge aussi corrosif que la lave en fusion s'éparpillant aux quatre vents.

********************************

Hrp: Vous ètes désormais hors combat. Cette attaque surprise à permis au seigneur des brumes de kidnaper Elea du taureau à travers une porte dimensionnelle dont la destination est inconnue.
Le village est partiellement en ruine et un sable corrosif charge l'atmosphère et recouvre le sol.


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MessageSujet: Re: Dans la maison aux herbes   Mar 5 Fév - 10:53

*Qui tu es ?*

Si mes mots semblaient avoir déplut à Eléa, son caractère et ses mots attirèrent mon attention. Son cosmos semblait proprement prodigieux, sans doute supérieur au mien et pourtant ce fut d’un ton sec mais non menaçant qu’elle me demanda un respect qui selon elle était dut à tous les aînés.

*Voilà bien un raisonnement de personnes âgées. Prendre les plus jeunes de haut et leur imposer le silence sous prétexte de l’âge.*

Si je fus vraiment à la fois fasciné et impressionné par l’aura qu’elle dégageait, ce sentiment n’allait pourtant pas jusqu’à la crainte référentielle. Elle était plus puissante et plus âgée rien de plus, rien de moins.

Un sourire amusé orna mon visage alors qu’elle terminait ses injonctions voilées à mon encontre.

« Toutes mes excuses lady Eléa, je ne voulais pas vous offenser. Cependant je me dois de clarifier certains points que vous avez évoqués. Si en effet je peux percevoir le pouvoir qui semble être le vôtre, en revanche j’ignore tout de votre identité ou de votre statut, après tout vous ne vous etes pas présenté à moi et je ne connais que votre prénom. »

Toujours le sourire aux lèvres, j’avais incliné légèrement la tête tout en prononçant ces mots.

« Toutefois, laissez-moi vous donner une nouvelle information à mon sujet. En ce qui me concerne, le respect ne se doit pas, il se mérite, tout du moins le véritable respect, et non les simples usages de politesses et autre mœurs de bonne conduite. Si vous souhaitez obtenir le mien, alors prouvez-moi que vous en êtes digne. »

Le regard malicieux posé sur elle, je ressentais à son égard comme les prémices d’une relation durable se créer en ce moment même. C’était une sensation indéfinissable, mais également indéniable, elle et moi partagerions beaucoup dans le futur, j’en étais certain.

La laissant s’en aller pour remettre à Phaïos un mot adressé à sa mère, j’échangeais alors un regard complice avec Edward alors qu'il semblait regarder tout ceci d’un air à la fois amusé et intéressé.

« Allons-y à présent. »

Tendant alors la main vers la poignée de porte, j’eus alors comme la sensation d'un poids incroyable me tombant dessus, comme si tout mon corps se trouvait à présent écrasé par une masse démentielle.

*Qu’est-ce qui se passe ?*

L’instinct... Fusse mon alter égo qui prit les devants encore une fois aujourd’hui ? Fusse lui qui activa mon cosmos dans la fraction de seconde qui suivit cette sensation ? Peut etre, peut etre pas, toujours est-il qu’il resta silencieux alors que je retrouvais ma liberté de mouvement pour instinctivement me retourner vers ce qui semblait etre la source de ce malaise.

*Mais… Qu’est-ce que ?*

Devant moi, scintillante, à quelque dizaines de centimètres au-dessus du sol, se formait à une vitesse démentielle une étoile écarlate contenant en elle une puissance impossible à décrire. Jamais encore je n’avais pu ressentir une telle sensation de crainte que celle que je ressentis en apercevant cet astre de mort enfler encore et encore alors qu’implacablement défilaient comme au ralenti les fractions de seconde.

*Je dois… Me protéger. Je dois la faire disparaître. Je dois réagir !*

Trop tard hélas. L’étoile devint sous mes yeux supernovæ et avec sa transformation, ce fut le monde entier autour de moi qui en fut bouleversé.

*Non !*

J’assistais alors à l’implosion phénoménale de l’orbe pourpre et à l’annihilation pure et simple de toute chose ayant le malheur de se trouver sur son chemin. Tel allait être invariablement notre sort à tous si rien n’était fait. De matière nous étions fait, à ce titre nous n’étions pas différent d’une fleur ou d’une table de bois. Face à une puissance pareille, nos corps ne tiendraient pas.

*Plus vite ! Plus vite !*

Comme mon corps me faisait défaut en cet instant, peinant à suivre mes pensées alors qu’encore une fois je faisais appel à ma plus grande technique, celle qui avait tenue en échec la confrérie des ombres lors de ma cérémonie de passage à l’âge adulte.

Dans ma main droite se matérialisait une sphère obscure un orbe de nuit déformant l’espace autour de lui, à chaque centimètre qu’il parcourait, c’était sa taille qui s'en voyait augmenté.

*Encore, encore ! Pourvus que ça soit suffisant !*

Je n’avais pas le droit à l’échec, cette fois aussi c’était la réussite ou la mort, la mort pour moi et pour tous ceux se trouvant dans cette maison, voir bien plus.

D’où venait cette sphère de mort lumineuse ? Comment était-elle arrivée céans ? Etait-elle là dans un but précis ? Qui l’y avait mise ? Autant de question qui pour le moment devraient attendre. La survie passait avant les considérations de ce genre.

Implacablement la sphère de lumière progressait et progressait, déjà elle avait atteint l’herboriste qui disparaissait dans sa lumière pourpre, un air effrayé sur le visage. Je devais aller plus vite, ou nous y resterions tous.

*Allez ! Allez ! Plus vite !*

Centimètres après centimètres notre promesse de salut prenait forme. Si peu, il me restait si peu de temps avant que nous soyons tous atteint.

*Maintenant !*

L’ombre alla à la rencontre de la lumière sanguine alors qu’enfin j’avais accumulé suffisamment de puissance pour dresser entre elle et nous mon ultime barrière. Dans un déchaînement d’enfer, la déferlante de puissance quasi-infinie percuta mon arcane. Jamais encore je n’avais ne serai-ce qu’imaginé devoir un jour tenir bon face à une force si extraordinaire. Face à elle qu’étais-je en vérité ? Qui pouvait bien déployer une telle force de frappe en ce monde ? Etait-ce bien là la manifestation du pouvoir d’un seul etre ?

*Impossible. Ca ne peut etre que l’association de dizaine et de dizaine de force.*

En vérité qu’importait en cet instant si je faisais face à des centaines ou à un unique, ma vie était en jeu et je devais tenir pour elle, pour mon futur et pour ceux qui se trouvaient près de moi.

M’autorisant un rapide coup d’œil vers ceux que ma sphère tentait de protéger, je voyais que chacun d’eux luttaient à leur manière pour leur survie, chacun avaient réagi à leur façon et bien qu’en cette occasion leurs actes demeuraient obscurs à mes yeux, je fus surpris par leur célérité.

*Edward ?*

De toutes les réactions que je pus observer, ce fut la sienne qui attira le plus mon attention, quelque chose en lui semblait changée, comme définitive, dans son regard défilaient mille et mille expressions allant de la fierté aux regrets en passant par la nostalgie.

Un profond bruit s’éleva alors autour de moi, comme si deux élément infiniment lourd se fissuraient en glissant l’un sur l’autre, levant les yeux vers mon dôme d’espace confiné, je découvris avec horreur que sa résistance ne suffirait pas pour tenir face à cette attaque sans commune mesure, et qu’avec sa disparition, ce serait la fin de nos existences.

« Edward ! »

Il ne me répondit pas, devant moi il se dressait, silhouette noire impassible faisant face à un chaos de lumière et d’énergies indomptables. Son geste en cet instant fut un simple regard en arrière, un regard qui croisa le mien, un regard portant en lui tant de messages.

« Adieu, jeune maître. »

Quelque mots, les derniers que je devais entendre de sa bouche avant que semblant sortir du néant n’apparaissent des milliers de plumes noires. Jamais encore je n’avais vu Edward utiliser une telle technique et pourtant il n’y avait aucune doute dans mon esprit, c’était bien lui qui faisait apparaître ces plumes sombres s’amassant autour de nous comme un nuage duveteux.

Mon dôme vivait là ces dernières secondes, il allait céder face à la déferlante sans fin qui le frappait de plein fouet et ne trouverait pour lui résister qu’un maigre mur de plume.

« Edward ! Arrête ! »

Entendit-il seulement mes mots alors que se brisait mon dôme ? Quelles furent ses pensées à ses derniers instants alors que le feu sanglant perça au travers de ma défense cosmique ?

*Edward.*

Ma défense semblait si dérisoire face à cette étoile, mais pourtant il n’y avait nulle trace de déception sur le visage d’Edward alors qu’il disparaissait à son tour dans la lumière.

« Edwaaaaaaaaaaaaaaaaaard ! »

Un dernier flash de lumière avant que le monde ne sombre dans les ténèbres.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Moins de quelques secondes, c’est tout ce qu’il fallait au destin pour basculer du tout au tout. Par la force des choses le majordome vêtu de noir avait appris cette simple vérité et ainsi vivait avec la certitude sereine qu’à chaque instant pouvait accourir la faucheuse. Aujourd’hui allait etre son dernier jour et aujourd’hui il allait connaitre son plus grand regret.

Sous la forme d’un orbe de lumière pourpre vint la grande ennemie du genre humain. Surgissant du néant la faucheuse accourue vers eux masquée d’un voile de lumière. L’ironie du destin lui aurait bien arraché un rire si la vie de son plus précieux trésor n’était pas en jeu.

*Il ne doit pas mourir, pas maintenant.*

Edward devait cependant se rendre à l’évidence, il était trop lent, trop faible. Face à une attaque de ce gabarit il ne pourrait rien faire. Il lui aurait fallu plus de temps, il lui aurait fallu plus de préparation, il lui aurait fallu… Mais le destin en avait décidé autrement.

*Allons-nous donc tous mourir ainsi ?*

La lumière s’avançait et s’avançait, annihilant déjà celui qui quelques secondes auparavant avait savouré avec autant de plaisir un thé en leur compagnie. Capricieuse et injuste était la mort en cet instant.

Pourtant même dans les plus profondes ténèbres, la plus petite lumière n’en brillait qu’avec plus d’intensité. Face à cette fin imminente, ce fut la lumière du jeune Shadowhive qui s’embrasa en un dôme d’espace condensé, une protection qui dans une autre situation aurait amplement suffit, mais comme c’était le cas pour Edward, Neos manquait encore de préparation, d’expérience et de puissance. Si jeune, si jeune était celui qui incarnait les espoirs du majordome vêtu de noir.

Cependant les quelques secondes qu’allait durer l’ultime protection du jeune comte ne seraient pas gachées, elles seraient la dernière chose dont Edward serait fier avant la fin.

*Black Wing Shaft.*

Ainsi Edward fit appel à sa carte maîtresse, sa technique scellée serait son dernier présent envers son maître.

Les unes après les autres, les milliers de plumes noires nées du cosmos du majordome s’agglutinèrent autour de ceux qu'ils voulaient protéger, comme un dernier barrage dressé contre la lumière fatale, un manteau duveteux recouvrit bientôt chacune des personnes encore sous le dôme. Peut-être l'arcane du jeune Neos aurait-elle déjà détournée suffisamment de puissance pour que les plumes chargées de cosmos d'Edward puissent prendre le relais. Tant d’être devaient être protégés aujourd'hui. Bien sur il y avait surtout son jeune maitre, mais pas uniquement. Si Neos devait survire, il ne devait pas etre seul, quelqu'un devait le protéger des ténèbres couvant dans son coeur. Quelqu'un devait poursuivre ce qu'Edward n'avait pas put terminer, quelqu'un devait devenir le nouveau gardien du jeune comte, et aujourd'hui, alors que la vie du majordome vétu de noir touchait à son terme, il n'y avait qu'une seule personne aux alentours qui pouvait prendre sur elle cette tache.

*Lady Morgane, nous n'avons pas eu le temps de faire ample connaissance, mais je sais reconnaitre une âme exceptionnelle lorsque j'en vois une. Aussi pardonnez moi pour cela je vous en prie. Je vous confie mon jeune maitre, protégez le comme je n'ai pas su le faire. Guidez-le vers la lumière, guidez le vers son destin.*

Avec les plumes sombres recouvrant délicatement le corps du chevalier de la coupe, ce fut aussi une partie du cosmos d'Edward qui lui fut ainsi transmis, une partie bien précise, un dernier lègue, un dernier présent.

Ainsi l'héritage serait transmis, la conscience tranquille, Edward savait que son choix ne serait pas une erreur.

« Adieu, jeune maître. »

Le dôme céda, et la lumière engloba le majordome, masquant ainsi son dernier sourire alors qu’autour de lui ses créations accomplissaient leur tâche avec vaillance.

*Ce fut un honneur d’avoir vécu à vos côtés.*

En cet instant où la vie du majordome défilait devant ses yeux, il lui apparaissait évident que son existence n’avait été qu’une suite d’échec, d’abord en tant que chevalier, puis en tant que mercenaire et enfin en tant que maître. Tant d’échecs et d’erreurs et pourtant il y avait une chose, une unique chose dont le souvenir lui procura une profonde sensation de fierté.

*Ses yeux à ce moment-là, ses yeux à chacun de ces moments.*

Sa première tasse de thé, son premier entrainement, son premier repas… Tant de souvenirs sans prix durant lesquels le bonheur de son trésor chérit apparaissait clairement.

*Finalement ce ne fut pas une si mauvaise vie. Si seulement j'avais eu plus de temps. Il m'aurait fallu encore si peu de temps, cinq petites minutes m'auraient suffi.*

Ainsi, le sourire aux lèvres et un dernier regret envers son maitre, disparaissait Edward dans la lumière rougeâtre.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Je me réveillais dans un monde d’ombre. Un calme dérangeant y régnait et les ténèbres avaient pris la place de la lumière pourpre.

*Suis-je mort ?*

Une violente sensation douloureuse m’arracha à la douce torpeur qui m’étreignait jusqu’alors. J’avais là ma réponse, les morts ne souffraient pas.

*Si je ne suis pas mort, alors où suis-je ?*

Un a un mes sens me revenaient, avec la douleur revenait le monde autour de moi, un monde peuplé de point lumineux perçant tant bien que mal au travers d’un voile ombrageux.

*On dirait…*

Amenant ma main à mon visage, ce fut le contact avec l’étrange manteau duveteux me recouvrant qui me révéla ma condition.

*…Des plumes ?*

Me frottant le visage pour en décoller le duvet sombre, je m’aperçus alors que j’étais intégralement recouvert de cet étrange plumage et que plus important encore, j’étais vivant.

*Comment est-ce possible ?*

La première chose qui me frappa suite à cette découverte fut la vision d’apocalypse qui se dévoilait autour de moi. De sang et de folie le monde semblait s'etre paré d'une teinte pourpre comme si une brume de sang venait de tomber sur les lieux de cette explosion mystérieuse et cataclysmique.

*Qu’est-ce que c’est que ça encore ? De la rouille ?*

Je voulu me relever immédiatement, mais chacun de mes muscles semblaient envoyer le même message à mon cerveau. Douleur, douleur et faiblesse. J'étais désormais immobilisé pour un temps, encore endoloris par les derniers évènements et même incapable de savoir s'i j'étais blessé.

La situation devint alors critique lorsque je me rendis compte des effets que provoquait le contact avec cette rouille corrosive alors qu’elle s’amassait sur le sol près de moi et sur le village aux alentours. Elle aussi semblait porter la mort en elle, et le vent la poussait dans notre direction. Déjà le centre du village ne ressemblait plus à grand-chose si ce n’est à l’antichambre de l’enfer, et cette peste écarlate venait achever les éventuels survivants.

Il fallait que je réagisse, il fallait que je fasse quelque chose et il fallait que je le fasse maintenant.

*Ce n’est qu’un nuage, il faut que je le souffle au loin, loin d’ici, loin de moi et des autres.*

Les autres ! Qu’étaient-ils devenus ? Où étaient-ils maintenant ?

« Edward ! Morgane ! Eléa ! »

Mes cris restaient pour le moment sans réponse. Allongé sur le dos et contemplant la mort venir vers moi, il me fallait rapidement trouver une solution sous peine de disparaitre comme les bâtisses devant moi.

« Par tous les dieux ! Je ne finirais pas comme ça, rongé par la rouille telle une vieille épave pourrissante ! »

La rage et la colère devant mon impuissance eurent un effet inattendu, un effet qui cette fois s’avéra salvateur. Avec mon ire s’élevait mon pouvoir et avec lui s’envolait la rouille loin des décombres m’entourant.

*C’est ça !*

« Piquons une grosse colère. »


Dernière édition par Neos le Sam 9 Fév - 1:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Dans la maison aux herbes   Jeu 7 Fév - 2:27

[HRP : post fait en accord avec Neos]

Rapide tout fut si rapide que personne n'eut le temps de réagir. Pas avant qu'il ne fut trop tard et que le destin les frappa avec la dernière des cruautés. Entre les murs de ce qui ne serait désormais plus qu'un cratère fumant, Morgane avait tout d'abord ressenti une oppression ancienne, une sensation connue qui lui resserra la gorge et le coeur tandis qu'elle blêmissait enfin le peu de temps que cela lui fut permis. Atroce, c'était atroce que de découvrir cette énorme pression se refermer sur soi...

Pas le temps de penser, réagir, elle devait réagir en tant que sainte de la Coupe. Elle était une femme chevalier aux côtés de deux frères d'armes, d'un majordome éveillé au cosmos et d'un vieil ami.

Non !!! Pas encore pas maintenant !!!

Colère et négation. Les serpents qui dansaient sur ses bras venaient de se réveiller, ondulant sur le corps de l'ancienne prêtresse d'Apollon. Un sursaut et ce désir de maintenir de la vie si puissant qu'il avait pris le pas sur l'ancienne terreur. Pas le temps de trembler de réaliser. La fulgurance de l'attaque avait au final empêcher la peur de prendre ses quartiers dans l'âme traumatisée de Morgane. Seules importaient les vies présentes et rien d'autres. L'instinct de survie et la volonté féroce d'une combattante dévouée au dieu des Arts et à la déesse de la Sagesse.

Choc...

Tout vira au rouge sans qu'elle ne puisse rien faire pour les âmes fauchées en quelques secondes. Tout ce qui les entourait avait été comme désintégré, remplacé par une masse rouge ondulante par à coups sous les effets des courants cosmiques se dégageant des guerriers encore en vie. Et ce fut sur cette immense masse que les yeux noisettes de la combattante se fixèrent tandis que son cosmos ne cessait d'enfler, se sublimant jusqu'à approcher le septième sens mais il était tard... trop tard pour Phaïos alors que le majordome lui luttait encore pour celui qu'il avait choisi de guider de protéger.

Phaïos... Toi et tant d'autres, puissiez-vous nous pardonner de n'avoir rien pu empêcher.

Un instant de répit ? A moins que cette brute immonde ne savourait son carnage ou ne désirait se jouer d'eux. Instant dont l'amazone profita pour déclencher son pouvoir et se concentrer sur ce qui se cachait au travers du sable. Un homme et deux femmes...

Femmes ? Amber ? Serais-tu revenue pour nous frapper de nouveau ?

Morgane se concentra tout en injectant en continue son pouvoir curatif. Ces femmes n'étaient que des folles aux corps enfiévrés pour le plaisir d'un seul homme.

Rien de commun avec celles qui trois ans auparavant avaient escalader les marches de la route du zodiaque dans un calme quasi olympien. Rien de commun avec elles.

D'autres ? Il y en encore combien de ses êtres se déplaçant dans le sable.

Une telle façon d'agir. Elle ne s'en serait sans doute plus crue capable. Seulement, Morgane n'était plus dans son était normal. Face à l'imminence de sa fin prochaine, elle était tombée dans un état second qui avait comme effacé en elle tout trace de peur ou de terreur. Elle n'était même plus capable de les ressentir en ce moment. Ce qui lui sauva sans doute aussi la vie tout en la faisant redevenir la Pythie d'Apollon.

Un bouleversement cosmique lorsqu'elle se rendit compte de la chute prochaine d'Edward. Le majordome l'avait comme appelée tandis que Neos avait usé d'une technique encore maladroite mais ne laissant plus le moindre doute sur la nature de certaines de ses techniques. Cela serait pour plus tard ne comptait en ces dernières secondes que ce que souhaitait lui demander le majordome même si au fond d'elle-même, elle s'en doutait.

Son regard noisette plongea dans celui du maître du jeune Shadowhive tandis que ses cheveux châtain dansaient en tout sens.

~ Edward !!!

Pardonnez-moi, je ne puis rien faire de plus que ce que je fais en cet instant pour vous... Pardonnez-moi cette faiblesse... J'aurais tant voulu vous emmener au temple des Gémeaux. ~


D'un geste quasi désespéré, elle tendit le bras vers le majordome tandis que la technique des plumes noires apparaissait pour défendre le jeune comte en l'un de ses derniers gestes de fidélité et aussi...

Une nouvelle explosion alors que le nuage se faisait plus violent et que la sainte sentait ses vêtements lui être presque totalement arrachés.

~ Edward...

Au nom du grand Apollon, j'accepte de recevoir votre secret et de veillez à ce que Neos devienne l'un des plus grands protecteurs de notre grande Athéna. Pour lui, j'accepte de recevoir la charge et le sceau qui vous me confiez.

Adieu... Mon ami... ~


Une nouvelle explosion juste après que les plumes noires eurent submergé le jeune garçon. L'ultime instant échangé entre Morgane de la Coupe et le Majordome Edward. La fin d'un homme remarquable suivant de peu celle d'un ami herboriste... Et même pas le temps de sentir une larme couler sur sa joue pour ces vies et toutes les autres qui venaient d'être si injustement soufflées avec une vaste partie de Rodorio.

Lorsque le soleil revint, des plumes sombres voletaient dans le vent avec les derniers grains de sable rouge. Le sol lui semble soudain si bas et ce fut à ce moment qu'elle réalisa. L'attaque les avaient fait tomber au fond d'un cratère dont le centre ne pouvait être que le salon où seulement quelques minutes auparavant, tous dégustaient encore le thé. Les rayons du soleil semblèrent la caresser, réchauffant son corps douloureux et en grande partie dénudé. A ses bras, les bijoux brillaient de mille feux, signe que ses dieux ne l'avaient pas oubliées. Chancelante, il lui fallut quelques instant pour reconnaître un cosmos tout proche.

" Comte Neos... "

La jeune guerrière avait bien du mal à se lever avant d'arranger au mieux ce qu'il restati de ses vêtements en lambeaux et de rejoindre, telle une antique amazone le futur chevalier qu'Edward lui avait confié.

" Comte Neos, jeune maître... " Elle avait spécialement repris les termes du défunt majordome pour le faire réagir avant d'approcher et de poursuivre d'une voix qu'elle espérait ne pas être trop blessée. " Chevalier Neos, nous ne pouvons plus rien faire d'autre qu'avancer. J'ai perdu bien des amis et des êtres si proches que je peux comprendre ce que vous ressentez en ce moment... "

Il ne semblait toujours pas bouger aussi approcha-t-elle sa main avant de montrer ce qu'Edward lui avait laissé.

" Mais regardez ceci... "

Une ou deux seconde et une marque apparut sur le dos de sa main si fine et meurtrie.

" Neos des Gémeaux... Edward avait reconnu une partie des mes pouvoirs et m'a demandée de lui servir d'ultime vaisseau juste le temps de me transmettre ce qu'il lui restait à faire... Pour vous, pour vous seul... "

Sur ces dernières paroles, elle posa sa main sur l'épaule du jeune garçon avant que son regard ne repère quelque chose de surprenant entre les décombres mais cela attendrait. Ils n'étaient plus que deux et devraient s'entraider tout en espérant retrouver au plus vite la jeune Eléa qui semblait avoir disparu.
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MessageSujet: Re: Dans la maison aux herbes   Ven 8 Fév - 11:02

Que s’était-il passé ? Comment et pourquoi ? Où étaient-ils tous passé ? Qu’étaient-ils devenus ?

La peur, le doute, la rage et la douleur démultipliaient cette force incroyable qui alors gonflait mes veines. Implacable, enivrante, brûlante tel un puissant alcool, c’est au rythme enragé des battements de mon cœur que se propageait en moi ce pouvoir miraculeux, un pouvoir nommé cosmos, un pouvoir altérant déjà la réalité autour de moi.

« Edwaaaaaaaaaaaard ! »

Je sentais ma puissance grimper en flèche à nouveau, comme lors de cette fameuse nuit où l’héritage de ma famille m’avait été révélé. Déjà loin de moi été chassée la rouille environnante, comme bannie à jamais hors d’une zone étrangement sphérique interdisant le passage aux particules pourpres encore en suspensions dans l’air.

* Qui et pourquoi ? Qui et pourquoi ? Qui et pourquoi ?! *

« Morgaaaaaaaaaaaaaaane ! »

Où étaient-ils tous passé ? Etais-je le seul à avoir survécu à l’explosion ?

Une sensation de froid m’envahissait alors qu’une à une tombaient les secondes tel des poignards sur mon agonie. Impitoyable et implacable était le temps pour celui qui doute.

Toutefois aussi cruelle que fut mon attente, elle prit fin avec l’émergence à proximité d’une cosmo-énergie familière.

« Comte Neos...

Morgane ?

Comte Neos, jeune maître... »


Jeune maître ? Que venaient faire ces mots dans sa bouche ? Pourquoi m’avait-elle nommée ainsi ? Perplexe et abasourdi je la vis émerger devant moi, pratiquement dénudée mais indemne, tout du moins le semblait-il à mon œil.

« Chevalier Neos, nous ne pouvons plus rien faire d'autre qu'avancer. J'ai perdu bien des amis et des êtres si proches que je peux comprendre ce que vous ressentez en ce moment... »

*Perdu ? Que veut-t-elle dire ? Perdu ? Qui est perdu ?*

« Qui est perdu ?! Qu’est-ce que je devrais ressentir ?! Dites le moi Morgane ! »

Je le cherchais partout du regard sans m’en rendre compte depuis un moment déjà, pourtant je ne le trouvai nulle part. J'avais beau scruter le moindre recoin, guetter la moindre trace de son cosmos, je ne le trouvais pas, ni lui ni personne d’autre. Seuls, nous étoins seuls Morgane et moi, seuls survivants au milieu des décombres et de cette rouille malfaisante.

* Non. *

L’information était tout simplement irrecevable en l’état, ou plutôt je ne voulais pas la recevoir, je ne voulais rien entendre d’autre à ce sujet, ça ne pouvait pas être ainsi.

« Non. »

En moi il s’opéra comme un blocage, tout mon esprit cessa de fonctionner jusqu’aux fonctions les plus essentielle alors que s’écroulait ma réalité, une réalité que depuis près de six ans j’avais partagé avec Edward, Edward que je ne devais plus jamais revoir sur cette terre.

« Nooooooooooooooon ! »

Colère, haine, vengeance, folie. Le désespoir ne pouvait pas tenir longtemps dans mon cœur embrasé, trop de fois déjà j’avais pleuré jusqu’à croire avoir épuisé toute les larmes de mon corps, trop de fois je m’étais lamenté sur la fatalité du destin et avait dépendu d’autrui pour me relever.

« Non pas cette fois ! Pas cette fois ! »

Le corps submergé par une force nouvelle qui m’embrasait littéralement, je parvins à nouveau à me relever, l’esprit totalement obnubilé par une chose, une seule chose.

* Où…? Où sont-ils ? Où sont-ils ? *

« Où sont-ils donc terrés ?! »

Totalement hermétique à ce qui se passait autour de moi, je n’avais même pas remarqué les prodigieuses émanations de cosmos bleutés qui jaillissaient de mon corps meurtris. Mon monde devenait de plus en plus petit, tendant à se réduire à une silhouette sombre se tenant devant moi, un sourire carnassier sur le visage et me ravissant un à un les êtres qui m’étaient chers. La mort, la grande faucheuse, voilà celle qui se jouait de moi encore aujourd’hui, celle qui de ses doigts avides prenait sans pitié et sans considération pour ceux restant derrière.

Un monde, une silhouette, une vision qui tend à s’assombrir, jusqu’au contact improbable d’une main sur mon épaule.

* Qui… ? Qui… ? Me… ? Touche ? *

Dans un état second, je tournais alors un visage déshumanisé vers cette source de chaleur, une douce chaleur au milieu d’une réalité plus froide que les abysses.

* Qui… ? Qui… ? Me… ? Parle ? *

Une voix m’appelait, elle était belle, elle m’appelait hors des ténèbres, elle devenait plus forte au fur et à mesure que je la suivais mais elle était encore si loin, et le monde devenait si sombre, si froid.

* Où est-elle ? *

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Où étais-je tombé ? Pourquoi faisait-il si noir maintenant ?

« Tu sais où nous sommes.

Cette voix. »


Je me retournais tout en bondissant en avant pour découvrir derrière moi ce que je crus reconnaitre comme ma propre silhouette, mon reflet à une nuance près, seul ses yeux étaient visible au sein des ténèbres qui semblaient constituer son corps.

« Ces yeux, ces deux yeux rouges !

Oui, on se connait bien tous les deux. »


Avant même que je ne puisse esquisser le moindre geste, la silhouette sans membre glissa vers moi comme portée par un coussin d’air silencieux, en un éclair nous étions nez à nez.

« Sais-tu combien d’années j’ai attendu cet instant ? Celui où tu viendrais à moi de ton propre chef ? Maintenant plus personne ne se mettra entre nous.

Edward ! Tu veux dire qu’il… ?

Oui, tu le sais aussi bien que moi, après tout je suis toi, ce que tu sais je le sais également, sauf que je suis suffisamment grand pour accepter cette simple vérité, comme je suis suffisamment vif pour avoir déjà un premier indice concernant les auteurs de cette attaque. »


Sa voix, son regard, tout en lui m’inspirait un profond sentiment de méfiance, et pourtant en cet instant, je me refusais à lever la main sur lui, je savais déjà d’expérience que cela ne nous mènerait à rien.

« Si tu es moi, et que je suis toi, comment pourrais-tu avoir une piste alors que je n’en ai aucune, je n’ai rien vu, rien entendu et je ne suis même pas sur que cela soit une attaque.

Oh ? Tu es sur ? Repense donc à ce qui s’est passé, juste quelques seconde avant que tu n’exécutes lamentablement ton arcane défensif. Songe à la réaction d’une personne en particulier, une personne qui avait déjà réagis étrangement à la venue de cette Eléa.

Mais enfin de quoi tu… »


J’avais compris.

« Morgane, elle sait, elle sait quelque chose !

A la bonne heure. Maintenant ta nouvelle question, comment vas-tu sortir d’ici ? A supposer que tu aies au moins reconnu l’endroit. »


Les yeux de mon alter-égo devinrent des plus éloquent, il jubilait vraiment de ma nouvelle situation, il jubilait de la mort d’Edward, il jubilait de mon tourment, il jubilait…

« Si tu voyais ta tête, la haine te va si bien.

Tu dois en savoir quelque chose, vu que tu es moi n’est-ce pas ?

Hahahahaha ! Excellente répartie, je n’en attendais pas moins de moi-même. Tu m'amuses beaucoup je dois dire, mais tu sais, j’ai vraiment hâte de pouvoir enfin revenir à la surface après toutes ces années, cette fois Edward ne m’arrêtera pas et toi non plus.

Toujours cette obsession ridicule.

Doucement, tu deviens vexant. Comment pourrais-tu me comprendre, toi qui t’ai vu doté de la lumière dès notre naissance ? Comment pourrais-tu comprendre mon désir ? »


En effet, je ne le pouvais pas, et si j’avais raison, j’étais ici dans ce qui lui servait de résidence depuis maintenant plus de treize ans.

« Si sombre, si froid. C’est surprenant que tu ne sois pas devenu fou.

C’est surprenant que nous ne soyons pas devenu fou tu veux dire, nous sommes un ne l’oublie pas.

Je n’ai rien à voir avec toi et jamais ça ne changera !

Oh ? Vraiment ? Nous verrons. En attendant réponds donc à cette nouvelle question, entre deux individus, qu’est-ce qui fait un roi ? »


Je n’eus pas le temps d'etre surpris par cette énigme qu’un bras noir émergea de cette silhouette et vint frapper violemment mon plexus solaire. La puissance de l’impact me propulsa dans les airs alors que je vibrais encore de la violence du coup reçu.

Retombant lourdement sur un fond dur et uniforme que je supposais etre le sol indéfinissable de cet endroit oh combien reculé de mon esprit, c’est d’un rire glacial que je fus accueilli.

« Et je ne te parle pas de balivernes du genre la force ou l’intelligence non. Entre deux individus rigoureusement identiques, qu’est-ce qui fait de l’un un esclave et de l’autre un roi ? »

Encore sonné par son dernier coup, je n’eus que le temps de me jeter sur le côté pour esquiver son nouvel assaut alors qu’il s’écrasait sur le sol avec ce qui semblait etre son genou.

« Arrêtes imbécile ! Tu sais très bien que ça ne résoudra pas notre différent, mille et mille fois nous nous sommes affronté, et autant de fois Edward à dut intervenir car aucun de nous ne parvenait à prendre le dessus.

Et c’est là que tout a changé, maintenant plus personne ne viendra pour nous stopper. Répond à ma question et tu sauras où je veux en venir. »


A nouveau il se lançait sur moi, avec un corps de plus en plus humain, des bras, des jambes, une tête, une bouche… Il me ressemblait de plus en plus. Son premier coup de poing lancé en un uppercut contre mon visage ne rencontra que le vide alors que m’abaissant, je dus esquiver sa riposte en la matière d’un fulgurant coup de genou avant de lui porter un puissant coup de paume sous le menton, de quoi lui faire sauter la tête d’un mouvement sec, fort et rapide, un coup qui se retrouva quant à lui évité par son saut arrière, nous renvoyant à nos positions de départ.

« Oui, cette sensation, cette merveilleuse sensation. Qu’en dis-tu ? Ces chocs d’os, de tendons, l’adrénaline du combat qui monte, le souffle qui s’accélère, la vision qui devient claire, l’esprit qui s’éveille enfin à son plein potentiel, là où les pensées elles même deviennent superflues. Reprenons cher moi-même, reprenons notre valse jusqu’à ce que tout devienne blanc ! »

Fou. Il était fou, et apparemment je l’étais aussi, car alors qu’il se jetait sur moi, j’imitais son mouvement. Pourquoi ? Je n’aurai su le dire, peut etre par pur instinct de conservation, peut etre par rage aveugle, pour simplement arrêter de penser, peut être.

Mon pied rencontra ses deux bras placés en croix avant qu’il ne se saisisse de ma jambe pour m’attirer à lui alors qu’il préparait mon accueil d’un quart de tour tout en armant son bras libre. Matérialisant alors une fenêtre dimensionnelle devant moi, j’y engouffrais alors mon bras pour le faire jaillir à mon côté et ainsi dévier moi-même ma trajectoire, trop tard cependant pour éviter le poing sorti de nulle part qui jaillit devant mon visage.

L’impact me projeta au sol pour m’y étendre de tout mon long alors que s’approchait tranquillement mon alter-égo.

« Tututut, si tu utilises ce genre de technique, je les utiliserai aussi.

Héhéhé. »


Il venait de faire un pas de trop, sous ses pieds le sol disparaissait pour le voir s’enfoncer jusqu’aux épaules dans un trou sans fond. Je ne pourrais pas en finir avec lui de cette manière, mais ce petit tour me donnerait assez de temps pour simplement pivoter sur ma main posée à plat sur le sol et lancer mon pied à la rencontre de son visage, une rencontre qui lorqu’elle eut lieu l’envoya voir un peu plus loin si j’y étais.

« Et ce n’est qu’un début ! »

Usant et abusant des fenêtres dimensionnelles, ce fut une myriade de coups qui accompagnèrent, projetèrent, stoppèrent et accélérèrent sa course sans qu’il ne semble vouloir réagir, se contentant d’encaisser encore et encore.

« Pourquoi ! Pourquoi tu ne réagis pas ! »

Etait-il vaincu ? Non, aucune chance de ce côté-là, j’étais bien plus coriace que ça.

Stoppant alors mon déluge de coups, je le laissai retomber lourdement sur le sol où il resta inerte.

« Allez debout, je sais que tu fais semblant, c’est toi qui a voulu ce combat stupide, alors au moins poursuit le.

Hu… Huhuhuh… Hahahahaha ! HAHAHAHAHAHAHAHAHA ! »


Ravis, il semblait simplement ravis de notre situation alors que pourtant je n’y voyais rien de ravissant. Nous étions tous deux condamnés à nous affronter dans un duel pouvant durer jusqu’au trompettes célestes du jugement dernier tout ça sans doute pour rien.

« C’est ridicule, nous ne pourrons jamais en finir ainsi et tu le sais, alors pourquoi ? »

Je n’eus pour toute réponse que l’apparition soudaine de son poing à la gauche de mon visage, un premier échange devant précéder à son propre déluge de coup.

« Si tu trouves la réponse à ma question, alors peut etre comprendras-tu pourquoi ! En attendant bas-toi au lieu de geindre, et n’espère pas une intervention providentielle cette fois ! »

Edward. Il m’avait laissé seul avec mes questions, seul dans ce monde glacial et sans merci. Tout en opposant à ses assauts dimensionnels mes propres attaques trans-spatiales, je me remémorais les jours m’ayant conduit inexorablement ici, aujourd’hui.

« Un prix à payer pour chaque choses, y compris pour le pouvoir dont je dispose… Est-ce là le prix à payer pour obtenir l’arche d’alliance ?

Un maigre cout pour la promesse d’un pouvoir absolu n’est-ce pas ?

Tait-toi ! »


Me jetant sur lui tout en passant outre ses assauts dimensionnels, ce furent ses bras qui stoppèrent alors les miens. A présent les mains jointes, bloqué l’un contre l’autre, j’oubliais alors nos forces identiques, nos corps si semblable et nos ressemblances au-delà du physique, je devais sortir d’ici et pour ce faire je devais déjà en finir avec lui.

« Oh ? C’est beaucoup mieux. Oui c’est bien ! Laisse toi aller ! Ouvre les vannes ! Accroche-toi à ta fureur ! C’est ce que l’on garde lorsque l’on a tout lâché ! Le dernier rempart ! La suprême feuille de vigne !

Tait-toi ! »


Il ne souhaitait qu’attiser ma colère, et cela dans un but que je ne parvenais pas à saisir. Ma rage accumulée contre le destin trouvait enfin un exutoire, et désormais toute ma haine se trouvait focalisée sur lui, sur cet autre moi. Une lutte éternelle devait nous opposer, une lutte qui ne pourrait voir de fin qu’avec la disparition de l’un d’entre nous.

« Mais ? Qu’est-ce que c’est que ... ? »

Une lumière pale illumina soudainement notre arène aux dimensions infinies, telle une étoile en formation, un astre de lumière venait de percer soudainement des ténèbres nous surplombant.

« Par tous les dieux ! Pas encore ! »

Je ne comprenais pas encore, mais je savais une chose, cette lumière me plaisait, son éclat, sa lueur, la sensation qu’elle me procurait. C’était doux, si doux.

« Mais… »

Je ne le remarquais qu’à présent, mais j’avais déjà quitté le sol de notre arène pour me diriger involontairement vers la lumière. Vers où exactement ? Je ne pouvais en etre sur. Visiblement, notre lutte ne prendrait pas fin aujourd'hui.

« Ce n’est que partie remise ! Nous nous retrouverons ! »

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

La lumière, un visage humain dans celle-ci, flou, tout était flou.

* Qui… Qui est-ce ? Edward c’est… ? *

Ma main alla à la rencontre de ce visage pour y découvrir une peau d’une extraordinaire douceur.

* Mais… ? Ce n’est pas Edward. *

De longs cheveux bruns, des serpents sur les bras, des yeux noisette.

« Morgane, Lady Morgane de la coupe. Vous êtes vivante, quelle joie. Mais… Où est Lady Eléa et monsieur Phaios ? »

Morts. Sans doute trépassés ainsi que l’était à présent mon seul ami. J’aurai voulu pleurer pour eux, mais je n’en avais plus la possibilité, je m’étais juré il y a longtemps de ne plus jamais pleurer et je tiendrais parole. Seuls, nous étions seuls Morgane et moi, et désormais sur sa main brillait le sceau du tetragrammaton.

« Lady Morgane, vous… Le sceau. Ça veut dire que… »

Un bruit de dissolution et des cris de panique me firent émerger de mon attitude contemplative où mon regard se perdait sur la main nouvellement ornée du chevalier de la coupe.

« Lady Morgane, nous devons chasser cette rouille loin d’ici, aidez-moi à éparpiller ce nuage aux quatre vents. »

Avec son aide et aux prix de quelques souffrances, je parvins à me remettre debout tout en faisant de mon mieux pour rester concentré sur le nuage et non sur le nouveau lien indéfectible nous unissant désormais.

A présent debout, les pieds fermant campés sur le sol, c’est avec une volonté acérée et une hargne intacte que j’otai mon cache oeil, révélant ainsi dans mon oeil droit le jumeau du sceau marquant désormais la main droite de Morgane et libérant ainsi ma pleine puissance. M'enivrant de cette force qui à chaque combat semblait croître d'avantage, j'embrasais alors mon pouvoir, le faisant grimper en flèche encore et encore, jusqu’à ce que je ne puisse plus tenir debout.

A mes côtés, Morgane devait faire de même et à l’unisson nous allions devoir frapper vers ce ciel menaçant, à l’unisson nous devrions crever les nuages chargés de mort pour enfin dégager le ciel.

« Prêtes, Lady Morgane ? »

Son sourire fut ma réponse.

« Maintenant ! »

Focalisant alors l’ensemble de mon énergie entre mes deux mains, ce fut sous la forme d’un unique vecteur bleuté que j’envoyai vers les cieux ce message destiné à tous ceux qui le verrait. Un message prenant la forme d’une immense colonne de lumière à la couleur du saphir qui balaya sur son chemin toute trace de poussière écarlate.
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MessageSujet: Re: Dans la maison aux herbes   Mer 13 Fév - 10:20

Un cri. Son prénom avait résonné à ses oreilles avec tant de forces et de désespoir. Neos avait-il déjà réalisé ou était le premier appel après la catastrophe ? Celui du survivant qui réalise qu'il a perdu ses proches et compagnons. Que ceux avec qui il avait tant partagé durant des années n'est plus.

Le fait de le découvrir, perdu, la dévisageant de son oeil unique et pas uniquement à cause de sa quasi-nudité venait de lui donner sa réponse. Le jeune garçon ne savait pas encore quel était le sort de son majordome. Il commençait seulement à réaliser.

Elle ne put dissimuler son émotion quand il lui demanda qui était perdu. Son visage si beau reflétait une infinie tristesse. L'ancienne prêtresse ne pouvait lui dissimuler la terrible réalité. Tout ce qu'elle pouvait faire, c'était lui ouvrir les bras en faisant non de la tête. Une façon de dire que le malheureux était passé pour protéger son jeune maître. Que pour lui, il avait tout donné jusqu'à sa vie. Elle resta en attente, lui laissant le temps de se reprendre. Que pouvait-elle savoir du combat qu'il menait. Ou peut-être le ressentait-elle par ricochets. Elle avait reçu la prière d'Edward et l'avait acceptée.

Le temps viendrait où le jeune Neos devrait lutter contre cette part de lui-même et où son destin s'accomplirait mais cet instant n'était pas encore arrivé. Bien des épreuves allaient se succéder. La première n'allait d'ailleurs plus tarder. Gagner son armure serait une étape décisive qui bouleverserait sa vie juste après cette horrible tragédie. Ainsi en allait-il de la vie des chevaliers. Un instant, elle passa la main dans ses longs cheveux châtain, chassant la poussière qui s'y accrochait encore. Puis, enfin, Morgane l'entendit lui parler.

" Oui, Neos, je suis en vie. Malheureusement, nous avons perdu Edward et Phaïos. Bien d'autres flammes se sont éteintes en ces quelques instants. Rodorio a été en partie soufflé tout comme la demeure de notre malheureux herboriste. "

Elle se pencha un instant, reprenant son souffle avant de poursuivre.

" J'ignore tout du destin d'Eléa mais j'ai du mal à croire qu'une femme dotée du pouvoir des chevaliers d'or n'a pu survivre là où une simple femme à l'armure d'argent est encore en vie. Elle doit être quelque part et si tel est la volonté de la grande Athéna et des Parques, elle nous reviendra. "

Un autre silence et sa voix se fit plus subtile, plus mystérieuse.

" Reste à voir comment et dans quel état, elle nous reviendra. Mes paroles peuvent paraître cruelles mais c'est une triste possibilité que nous ne pouvons négliger. "

Puis, elle sentit le regard de Neos s'attarder sur le sceau qu'elle avait sur la main. Quelques mots hachés par l'émotion et cela sortit enfin.

" Oui, cela veut dire qu'Edward m'a fait confiance et m'a confié à vous pour que je vous guide sur le chemin de votre destinée et vous aide de mon mieux. "

Un sourire se dessina sur ses lèvres quand elle entendit la demande du jeune Neos. S'il désirait chasser ce nuage nocif, c'est qu'il allait déjà bien mieux et venait de faire un nouveau pas vers ce qui serait sa nouvelle existence.

" De toutes vos requêtes, celle-ci est celle d'un chevalier. En mon nom et ceux de feu Edward et Phaïos, je vois en remercie. "

Puis, tendant le bras, elle l'invita à se relever. Des gestes précis et pourtant toujours empreints d'une certaine douceur lorsqu'elle l'aida à se remettre bien droit sur ses deux jambes et enfin cette volonté qui se faisait jour en lui. Il était prêt à user de ses forces à pleine puissance pour dissiper et chasser cette masse qui brûlait les chairs des habitants déjà si meurtris par l'attaque de ces trois monstres déments. De sa main, il arracha son bandeau, révélant le jumeau qu'il tenait caché et contre lequel seul le sceau dont lui avait fait don le valeureux majordome semblait avoir un réel effet. Enfin, en cet instant ne comptait que le sort de tant d'âmes désireuses de vivre encore et d'un seul geste, la jeune femme intensifia son cosmos qui monta en flèche.

Une immense explosion et toute la brume délétère disparut, emportée par la puissance des chevaliers. Ils ne pouvaient malheureusement rien faire de plus mais ils avaient au moins accompli cela.

Un autre instant se passa, leur accordant un maigre répit avant que la sainte de la Coupe ne reprenne la parole d'une voix douce mais ferme.

" Nous venons d'accomplir tout ce que nous pouvions faire en ces lieux. "

Pourtant, elle hésitait à partir, son regard noisette s'attardant sur les fondations mises à jour de la Maison aux Herbes, enfin, ce qu'il en restait. Elle se focalisait même sur un point bien précis que Neos avait sans doute repéré en suivant son regard. Ces lieux valaient la peine que l'on y retourne. Ce qu'elle ferait dès que possible.

" Rendons-nous au Sanctuaire. Les gardes sont déjà en train de secourir la population et nous ne pouvons plus rien faire, si ce n'est te mener à ton armure et faire de toi l'un des plus puissants chevaliers. "

Et sur ces mots, elle lui indiqua le chemin, celui que désignait aussi la bague de Neos.


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