Sans-Seiya


 
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 En route pour le palais à dos de loup.

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Natassja
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MessageSujet: En route pour le palais à dos de loup.    Dim 1 Juil - 0:01

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Le choc qui avait traversé son corps lui avait coupé le souffle, refroidit ses ardeurs aussi violemment qu’un bain forcé dans de l’eau glacé. Sa hargne s’était pourtant décuplée, surtout devant le peu de considération que son adversaire lui avait porté, refuser un combat comme si elle n’était qu’une vulgaire gamine… Une grimace tordit ses traits rien qu’à cette idée… Elle voulut jurer, mais aucun son ne sortit de sa gorge, rien d’autre qu’une râle de souffrance et d’amertume. Ses jambes se dérobèrent sous son poids, tandis qu’il l’avait attiré contre lui et déposer comme si elle n’était qu’un sac de plume sur son épaule musculeuse.

Pendant plusieurs secondes, elle ne réalisa pas ce qu’il se passait, tout autour d’elle devenait de plus en plus flou, et son regard avait été attiré par celui de la valkyrie qui n’avait pas daigné lever le petit doigt pour la sortir de ce pétrin. Elle aurait aimé lui hurler un chapelet d’insultes, mais ses forces ne le lui permettaient pas… Vaguement, elle abattit son poing dans le dos de son ravisseur, mais la douleur dans sa tête devenait de plus en plus violente, de plus en plus engourdissant jusqu’à avoir raison d’elle.

…….

Le ballotement avait tout d’abord été agréable, berçant… Un instant, l’animal qui la tenait contre lui s’arrêta, rajusta sa prise et d’un bond, reprit sa course. L’épaule enfoncée dans ses cotes la ramena à la réalité, tandis que la course du Loup d’Asgard s’était accélérée. Natassja ne savait pas depuis combien de temps elle avait perdu connaissance, en tout cas les images saccadées qui lui parvenaient de temps en temps n’avait plus rien à voir avec les majestueuses cascades qu’elle avait le tord d’approcher.

Vaguement, elle se tortilla entre les bras de Fenrir, cherchant à trouver une position plus confortable, ou en tout cas meilleure. C’est alors qu’elle sentit les griffes plantées dans sa chair, la décharge électrique qui se produisit alors secoua tout son corps. La réalité lui revenait en pleine tête, Natassja prit conscience de la douleur, celle qui lui vrillait la tête, de son sang qui montait jusqu’à son visage, qui coupait sa respiration et nouait sa gorge. Le ballotement de plus en plus puissant lui retournait presque l’estomac, serrant les dents, la jeune femme tenta de reprendre ses esprits, une décharge d’adrénaline se diluant dans ses veines.

L’idée reposait sans doute sur l’instinct de survie, son cosmos brula soudainement quelques instants à peine tandis que son coude vint percuter de toute sa rage la nuque vulnérable du loup. Oui, elle cherchait à lui faire mal, oui elle n’était pas certaine que ce coup serait salutaire, mais sa rage d’injustice et d’impuissance tentait de faire payer la violence de son ravisseur.

« Chien d’Asgard ! »

Hurla t’elle tournée vers lui, sa voix montant dans les aiguës, les sanglots de rage dans le voix.

« Laaachee moooii ! »

Son orgueil de guerrière était sacrément amochée, elle ne savait pas si elle avait vraiment envie de se battre contre un type de ce genre là, qui ne semblait avoir dans le fond rien d’humain, mais elle savait qu’elle ne supporterait pas une mort sans avoir l’opportunité de défendre sa vie… Et encore moins, une existence de servitude, enfermée dans une geole… Non, elle aimait trop la liberté pour ça… Alors oui, Asgard et Athéne étaient liés, mais elle avait fuit Athéne, le Grand Pope. Elle avait déserté et ne se doutait que trop bien le sort qui était réservé aux traitres de son espèce.


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Fenrir D'Alioth
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MessageSujet: Re: En route pour le palais à dos de loup.    Sam 7 Juil - 9:47

C’est avec regret que Fenrir avait laissé derrière lui sa tendre Ragnhild, même si cela ne se voyait peut être pas de prime abord, le Loup d’Asgard n’était pas certain de la suite des évènements, et ne voulait pas mêler la valkyrie à ses déboires. Il faut dire que la requête qui le menait au palais était une lourde demande. Pas tant parce qu’il n’estimait pas les prêtresses d’Asgard et notamment Hilda, capables de lui rendre ses capacités cosmiques, mais justement parce qu’il pensait que l’ainée des Polaris était la seule à pouvoir faire cela et que leur dernière entrevue le jour même avait quelque peu refroidit leur relation. Qui n’était au demeurant pas très luisante au départ.

Contrairement à ce que pouvait laisser croire le Loup d’Asgard, Fenrir, n’était pas un abrutit fini. Son esprit répondait seulement à d’autres critères de normalité, d’autres lignes de conduites « culturelles ». Aussi, il avait parfaitement réalisé qu’il devrait la jouer fine pour s’attirer les bonnes grâces d’une prêtresse qu’il savait hostile… Et pourtant, son instinct, qui avait malmené volontairement Hilda pour la « remettre » à sa place, à tord ou à raison, n’avait aucun regret. L’humanité n’avait jamais été sympa avec lui, n’avait jamais prit des pincettes, aussi ce n’était qu’un juste retour des choses au demeurant mérité.

Le voyage se passait aux poils, Fenrir retrouvant heures après heures ses pleines capacités physiques, se réappropriant son corps. Ainsi, il avalait les kilomètres, malgré son chargement. La blonde jeune femme, intruse au royaume lui facilitait la tâche en restant plongé dans les méandres de l’inconscience et ses maigres tentatives pour se débattre n’avait fait qu’amener un sourire aux lèvres du guerrier divin.

Le tapis de neige crissait sous ses pas rapides, il connaissait bien les coins et recoins du royaume, et avait estimé avec beaucoup d’expertise quels endroits seraient les plus propices à une course endiablée. Crapahutant, il avait fini par ralentir, le souffle court, le palais n’était plus loin et il devait refléchir encore un peu avant de partir à l’assaut de l’édifice et de ses occupants.

Tu crois vraiment qu’elle va accepter ?

Il se passa un instant de calme dans son esprit avant qu’une fidèle voix ne vienne confirmer ses doutes. Aller voir Hilda pour réclamer sa pitié n’était pas une idée qui l’emballait franchement, humain et loup étaient d’accord sur ce point. Et puis les chances qu’elle accepte étaient maigres…

A quoi lui servirait un guerrier divin privé de ses capacités.

Fenrir avait songé aux arguments qui pourraient faire pencher la balance de son coté, et si son instinct avait il le sentait, acquiescé, il ne semblait pourtant pas convaincu et particulièrement ravi d’aller quémander.

Si seulement il y avait un autre moyen…

Maugréa l’esprit sauvage. Un moyen moins humiliant, un moyen qu’il trouverait par ses propres ressources, comme tout male alpha se devait de le faire. Mais il n’y avait qu’elle… La petite Freiya était pour l’instant un point d’interrogation sur lequel il ne valait mieux pas compter. Heureusement, Fenrir avait pour lui la trop grande gentillesse de la prêtresse… Enfin tout du moins le croyait il.

De toute façon, elle a tout autant à perdre que nous sur le coup… Maintenant j’espère que la monnaie d’échange suffira. Je ne tiens pas particulièrement à devenir le gentil toutou à sa mémère…

L’idée leur arracha une grimace mutuelle. Si la petite blonde ne servait que d’amuse gueule, la présence d’Albérich LE traitre, serait un plat de résistance non négligeable.
C’est le moment que choisit sa cargaison pour se manifester, le coup qu’elle lui porta en pleine nuque l’avait fait vaciller et dans la pente dans laquelle ils progressaient, cela ne pardonna pas. Fenrir se stabilisa de justesse, mais laissa tomber la jeune femme qui roula jusqu’en bas. Heureusement pour elle, la neige avait matelassé sa chute. Rapidement, il glissa jusqu’à elle.
Réalisant qu’elle l’avait traité de chien, un rictus amusé s’était affiché sur son visage sombre. Il secoua négativement la tête, et d’une voix pleine de reproche lança à son intention .

« Ecoutes moi bien… Je ne tiens pas particulièrement à te courir après… »

Il remarqua alors la jambe accidentée, la grimace moqueuse se forma sur ses traits.

« Mais tu peux toujours essayer… »

Elle n’irait sans doute pas loin, autant qu’elle le réalise rapidement. Il s’approcha d’elle, agrippa son fin poignet, et la releva d’un geste sur ses deux jambes.

« Ne t’en fais pas va, la maitresse des lieux est du genre à prendre pitié pour pas grand-chose, il ne t’arrivera rien… »

De toute façon, ce n’était pas son problème, mais c’était peut être le moyen de la dissuader de jouer au chat et à la sourie pendant 10 minutes. Malgré les probables refus d’obtempérer, Fenrir replaça son chargement sur son épaule. La silhouette du château se dessinait un peu plus loin. Il était temps de reprendre sa route.
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Natassja
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MessageSujet: Re: En route pour le palais à dos de loup.    Ven 20 Juil - 5:50

Le coup avait porté au-delà de ses espérances, faisant vaciller le guerrier divin là où elle s'attendait seulement à l'irriter un peu. Ni une ni deux, elle se retrouva sur le sol, sa chute amortie par le tapie de neige puis dégringola le long de la pente qu'ils étaient entrain de pratiquer.

Très vite, la morsure du froid, l'adrénaline aidant, elle s'était redressée autant que faire se peut au vue de son état physique, se retrouvant ni tout à fait assise, ni tout à fait à genoux pour préserver sans jambe douloureuse.
Fenrir se trompait, Natassja était lucide, réalisant rapidement que vue son état, elle ne pourrait pas lui échapper, à quoi bon se donner en spectacle à crapahuter dans la neige, sans pouvoir se tenir sur ses deux jambes ?

Non, elle voulait seulement lui faire face une nouvelle fois, peut être la dernière, le maudire pour ses intentions, mais jamais au grand jamais ne lui faire pitié. D'ailleurs, outre son orgueil amoché, son égo de guerrière qui n'aurait pu la résoudre à user d'un tel stratagème, il paraissait tellement peu probable que cela ne suscite une quelconque empathie chez son ravisseur…

Un instant, elle avait imaginé hurler, pleurer, jurer, l’insulter de toute ses tripes, mais le regard qu’il lui lança, la pique qu’il prononça avaient refroidit ses ardeurs.
Mesquin et cruel, voilà les seules sentiments qu’il avait arboré en la regardant, pour lui, elle n’était rien, personne, il se moquait bien de savoir quel serait son sort… Oui, avant qu’il ne vienne la saisir à nouveau, Natassja avait comprit que quoi qu’il advienne jamais il ne serait celui qui lui ferait échapper d’une quelconque manière à ce qui allait ce produire dans le palais de Polaris. Même si elle le bravait d’une attaque, elle ne pourrait fuir et lui semblait bien décidé à la maintenir en vie.

La blonde vagabonde ne broncha pas lorsque Fenrir la saisit à nouveau, afin de reprendre leur route… Elle devait garder des forces pour plus tard… Et au vue de la proximité du palais de Polaris, le plus tard en question n’allait pas tarder.

Polaris… Elle n’y avait pas encore mit les pieds et d’ailleurs ce n’était pas dans ses priorités…

Un éclair de lucidité la frappa soudainement tandis qu’elle était ballotée dans le vide sans grand ménagement, l’étrange joueur de flûte lui avait déclaré la veille que c’était sa prochaine destination. L’espace d’un instant, elle piqua un fard, s’il était vraiment dans le palais alors peut etre que tout n’était pas perdu… Peut être qu’il la sauverait à nouveau…
Natassja n’osait l’espéré. Il était à nouveau son seul espoir… Et l’idée même de cette dépendance la mettait mal à l’aise. Elle qui n’avait jamais compté que sur elle-même pendant toutes ces années devait se rendre à l’évidence : son aide serait plus que précieuse.

-Pourvu que tu ais raison joueur de flûte…

Pensa t’elle tandis qu’elle entendait les premiers bruits d’activité humaine qui lui signifiait l’arrivée au palais…

-Pourvu que nos chemins se croisent à nouveau.

Une telle pensée sonnait bien étrangement, elle qui n’avait désiré qu’une chose, fuir loin de ce manoir où il l’avait recueillit, échapper à ses attentions, ses regards trop insistants, pour retrouver sa liberté se retrouvait pendu à sa bonne volonté et si à nouveau il avait la bonne idée d’intercéder en sa faveur, alors beaucoup de choses changeraient pour elle.

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Fenrir D'Alioth
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MessageSujet: Re: En route pour le palais à dos de loup.    Sam 21 Juil - 11:23

Fenrir n’avait pas été surpris de la réaction plus que raisonnable de sa captive, la soumission était dans l’ordre des choses, le mâle dominant ordonnait, les autres s’exécutaient et pour l’heure, la blonde demoiselle avait toutes les raisons de se tenir à carreau.
Sans vraiment en prendre conscience, le Loup d’Asgard avait progressivement ralentit sa course, jusqu’à finalement s’arrêter net devant le spectacle du palais qui s’élevait à plusieurs centaines de mètres plus loin.

Imperceptiblement, ses narines s’étaient retroussées dans une grimace de dégout. Ca sentait l’homme… Et cette odeur avait le don de mettre Fenrir mal à l’aise, de l’exciter comme l’on secourait un morceau de barbaque derrière les barreaux d’une cage dans laquelle on l’aurait enfermé. D’un regard, il avait embrassé la scène, ce palais immonde qui défigurait le paysage, cette activité agaçante, mauvaise, infâme qui grouillait autours comme une fourmilière.

« Pouah ! »

Le souffle polaire qui s’était levé apportait avec lui l’odeur tant redoutée, tout en étant à la fois terriblement attendu. Son étreinte se resserra autours du corps qu’il tenait sur l’épaule, il était temps que le voyage se termine car il commençait à ressentir un début de fourmillement qui remontait du bout de ses doigts à la base de sa nuque.

Ne perdons pas de vue notre objectif…

Le conseil l’avait fait grimacé, étant tout à la fois déçut de perdre l’occasion d’un jouissif carnage dont il trouverait le moyen de rejeter l’origine sur un pauvre grouillot incapable qui soit disant gardait les lieux et décidé à récupérer ses pouvoirs. Or, Fenrir et son instinct étaient conscients que l’un excluait l’autre.

Serrant les dents, le Loup d’Asgard s’était remis en route, une lueur de férocité brillant dans son regard, la démarche animale, tendue, prêt à tout même au pire, sortant toutes les armes à sa disposition pour persuader les humains qu’il rencontrerait de sa supériorité.

Voilà, le moment était venu… Ils n’étaient pas encore arrivés à la porte, mais déjà le sol était devenu boueux, mélange de neige fondu, de terre piétinée, la voie principale d’accès au palais. D’ailleurs, il n’était pas le seul à prendre cette direction ou à la quitter… Mais étrangement, personne n’avait été assez fou, ou stupide pour s’approcher trop près du nouvel arrivant, faisant route aux aguets, une jeune femme hissée sur son épaule. Il n’y avait en fait rien d’étonnant à cela, le charisme animal de Fenrir était suffisamment puissant pour faire renoncer les plus téméraires et son regard presque fou dissuadait les voyeurs de s’attarder sur son passage.

Devenant un peu plus nerveux à chacun de ses pas, Fenrir fixait à présent les deux gardes flanqués de part et d’autre du portail d’entrée. Eux aussi n’avaient d’yeux que pour lui, leurs mains fermement accrochés à leurs hallebardes aiguisées. Pour le moment, aucun d’eux n’avait dit mot, mais plus le moment fatidique approchait, plus la tension devenait lourde.

« Seigneur d’Alioth. » avait lâché du bout des lèvres le plus ancien des deux, sans méprit, mais avec une méfiance palpable, reconnaissant toute à la fois la grandeur de cette légende et le danger qu’elle pouvait représentée.

Fenrir s’était arrêté, pile entre les deux gardes, formant une ligne parfaite. L’emploi d’un tel titre à son encontre avait amené un rictus carnassier, se moquant du titre que l’on pouvait bien lui donner, venant à haïr le nom qu’il portait. Ce nom qui le rattachait bien trop à son humanité.

« Que venez vous faire à Polaris ? »

Sa voix était calme, posée, mesurant chaque mot, son interlocuteur tenait de lui rappeler qu’il n’était pas chez lui, pas sur ses terres et que ses faits et gestes seraient surveillés à juste titre. Les poumons du Loup se remplirent, d’un geste de tête, relevant le menton, il scruta un instant la cour intérieur dans laquelle le temps semblait s’être suspendu.

« J’y ramène un trophée. » Ses paroles prenaient des teintes de grognement et sans se soucier de l’homme à sa droite qui n’avait pas dit mot depuis le début, il désigna d’un geste de tête la cargaison sur son épaule.
Le garde n’avait rien dit de plus, même si la tension ne s’était pas évaporée, pour toute réponse, l’homme recula d’un pas, laissant le passage libre et invitant d’un regard son collègue plus jeune, plus nerveux à en faire de même.

La légende faisait de Fenrir un grand combattant, une fierté d’Asgard, mais ceux qui avaient cotoyé le palais de Polaris une dizaine d’année en arrière connaissaient la part d’ombre de ce guerrier. Aussi il n’y avait rien d’étonnant à ce que la garde présente dans la cour se soit immédiatement redressée à l’arrivée de Fenrir. Tout autour de la cour, des yeux scrutateurs s’étaient posés sur le Loup, Fenrir était cerné, mais cela ne l’avait inquiété en rien. Il avança jusqu’au centre de la cour, sa cargaison arrimée à son épaule, altier et fier. Le mâle dominant faisait flotter sur les gardes présents un vent d’alerte, de crainte... Et cela ne faisait que l’exciter d’avantage.

Stoppant sa course, il regarda un à un les hommes et femmes l’entourant, puis huma l’air avec délectation, il avait toujours trouvé que la peur et l’homme étaient deux odeurs qui faisaient bon ménage… Sur de lui, il s’était même octroyé le luxe de fermer les yeux un instant.

Un seul geste de leur part…

Se répétait il inlassablement, avec regret, envie…

Mais ils ne feront rien.

C’était certain, tous les deux le savaient bien, même sous l’influence de son instinct, Fenrir ne perdait pas tout à fait pied… Il valait mieux qu’il ne se produise rien ici. Bien que cela avait le don de le chagriner.
Dans le tumulte des parfums, Fenrir identifia une fragrance particulière, une trace fraiche sortie du plus profond de sa mémoire. Et un nom s’imposait à son esprit…

Aliaénor…

Etait elle encore dans le coin ? Apparemment non…
Droit devant lui à l’autre bout de la cour se trouvait l’entrée principale du palais, là ou l’odeur allait se perdre. De sa main libre, le Loup d’Asgard se frotta la joue, le poing fermé, la jointure de ses doigts insistant sur l’angle de sa mâchoire inférieure. Il était partagé et l’adrénaline qui parcourait son corps l’empêchait de mesurer l’impact de ses choix.
Prendre la grande porte et peut être avoir l’occasion de croiser sa petite protégée… Prendre l’entrée du personnel, s’éviter des ennuis et éviter de croiser trop de monde.

Réglons d’abord cette histoire ! Elle trouvera tôt ou tard le moyen de nous retrouver.

Fenrir acquiesça pour lui-même, et si son regard s’était attardé sur l’entrée fastueuse des invités d’honneurs, ses pas le menaient droit vers la porte plus modeste qui lui suffisait amplement. Sans grande surprise, la garde avait suivit ses mouvements… D’ailleurs, un homme se dressait à présent devant la porte à double battant et lui ne semblait pas du genre à laisser filer.

L’asgardien ne pouvait que se réjouir d’une telle situation, c’est vrai qu’il ne demandait pas mieux qu’un peu de résistance… Et puis, il avait reconnu l’imbécile beaucoup trop téméraire pour rester en vie… Le type qui l’avait arrêté dans son domaine. Le Loup était trop content de ce tête à tête inattendu, surtout devant l’expression féroce qu’il pouvait lire dans les traits de cet homme. D’un geste précis, il envoya la blonde qu’il avait trouvée sur un tas de foin humide qui servait aux chevaux des invités. Son geste tendit un peu ses interlocuteurs, poussant certains à empoigner leurs armes sans pour autant dégainer.

« C’est une prisonnière d’Asgard, taché de la garder à l’œil ! »

Sa place dans la chaine alimentaire de l’armée d’Asgard avait suffit pour que dans le doute, deux asgardiens ne s’approchent de la captive, restant à la fois attentif à la suite des évènements. Fenrir s’était avancé jusqu’au garde planté sur son chemin, jusqu’à se trouver épaule contre épaule.

« J’ai à parler avec la prêtresse ! »

Souffla t’il à la barricade humaine avant de planter son regard dans le sien. L’homme l’avait regardé approché, et son gantelet s’était posé sur le pommeau de son épée. Il serrait les dents, froid et impassible, pourtant dans son regard brûlait une agressivité dévastatrice.

« Bon toutou… Tu meures d’envie de m’étriper, mais elle te retient la Polaris… »

Son mépris dégoulinait de ces paroles qu’il avait murmuré pour son interlocuteur seul. Il guettait sur son visage, dans son regard la moindre faille, le moindre soubresaut… Tout irait très vite, Fenrir le savait, si le garde osait écouter son instinct, agir en homme, alors tout irait très vite. Mais le Loup était persuadé que leur tête à tête n’irait pas plus loin, Hilda éduquait trop bien ses chiens.

« J’aurais tant aimé que tu me donnes ne serait ce qu’une raison… Mais ce doit être pour ça que tu n’es qu’un garde. »

Le bas de la chaine alimentaire, l’élément remplaçable de la meute… La commissure gauche des lèvres de Fenrir tressaillit de plaisir. Le garde avait bombé le torse et tous étaient suspendus aux actes des deux êtres.
Le guerrier divin recula d’un pas, afin de mieux admirer l’expression, la frustration de l’inconscient face à lui. Puis, il avança pour s’engager dans le palais.

« Halte ! » S’exclama le garde sans bouger d’un iota, l’épée dégainée, indiquant d’un geste à ses compagnons d’arme de ne pas bouger.

D’un bond, Fenrir s’était retrouvé à un mètre de là, appuis fermement ancrés au sol, échine légèrement courbé, crocs apparents…
Une douce odeur de tuerie flottait dans l’air, adieu les bonnes résolutions…

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Siegfried
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MessageSujet: Re: En route pour le palais à dos de loup.    Sam 21 Juil - 23:23

Siegfried avait eut un sourire pour son frère, il venait à peine de revenir d'entre les morts et pourtant sa vaillance était toujours présente, nul doute que si une nouvelle guerre venait à éclater son frère de toujours se tiendrait à ses cotés de nouveau, comme jadis. Et machinalement, Siegfried avait posé sa main sur le bras de son amis.

« N' aie aucune crainte à ce sujet... Celle que tu as jadis connu et bien plus compétente que jamais, tu t'en rendra compte bien assez vite, t'en dire trop serait te gacher la surprise ! »

Siegfried avait eut un doux sourire pour Hagen.

« Tu es un peu son oncle, mon frère ! Tu auras tôt fait de t'en rendre compte lorsque tu le rencontrera ! »

La réaction de son frère était égale à celle de Siegfried, deux êtres plaçant l'honneur et la dévotion à Odin au dessus de tout ne pouvait décemment pas comprendre les agissements d'un tel être. La discussion aurait put se poursuivre encore longtemps cependant, Albérich jouait de chance, des bruits de pas précipité dans les couloirs ainsi que le bruit des armes s'entrechoquant attira l'attention du chef des guerriers divins.

« Ne t'inquiètes donc pas mon ami, je m'occupe de tout en attendant que tu sois sur pied... D'ailleurs, il y a quelque chose qui me chiffonne. »

Siegfried se releva avant de regarder ce qu'il se passait. Il présentait quelque chose, des évènements inquiétants vu le déploiement de force militaire. Siegfried eut un ultime regard pour son frère avant d'ajouté.

« Prend soin de toi, ne force pas trop mon fougueux ami... il est important que tu te reposes pour récupérer tes capacités ! Excuse moi encore, mais il semblerait que le devoir m'appelle ! »

Siegfried quitta alors la pièce...


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Siegfried, recouvert de son armure divine n'avait guère tardé, aussi il n'était pas encore trop tard pour intervenir. Tout d'abord ce fut des bruits de pas qui purent attiré l'attention, une démarche altière, régulière, déterminé et puissante.

Il ne put saisir l'intégralité du discours animé qui se déroulait mais la raison de tout cet émoi était bel et bien l'un de ses guerriers divins : Fenrir d'Alioth. La posture de ce dernier ne laissait non seulement présager rien de bon, mais en sus ne prêtait à aucune fausse interprétation.

Il était temps d'intervenir, Siegfried avait fini sa marche jusqu'à pouvoir enfin toucher le garde... Le Chef des guerriers divins pausa sa main sur l'avant bras de l'homme, un manière de l'inciter à rengainer son arme.

« Angus... Bon travail, mon ami ! »

Siegfried eut pour le garde un fin sourire, Siegfried avait toujours était proche de ses hommes, ils les connaissaient tous personnellement. Ils étaient bien plus qu'un simple numéro, ils étaient des fils du nord, des enfants d'Odin, des frères.

En revanche, le regard de Siegfried pour Fenrir n'était pas aussi bienveillant, non pas que ce dernier était menaçant ou autre chose... Non, on pouvait lire une profonde tristesse agrémenté d'une certain déception.

« Fenrir... »

Le guerrier divin soupira, il eut à peine un regard pour la jeune blonde sous bonne garde, avant de reporter son attention sur celui qui avait souffert de la précédente guerre au même titre que lui.

« Pourquoi ? Pourquoi un tel comportement, mon ami ? Sommes nous ennemis pour que tu nous traites de la sorte ? »

Siegfried s'avança encore un peu plus, il se tenait à quelque mètre à peine du guerrier divin d'Epsilon.

« Je pensais pourtant que les choses étaient claire, que ça c'était arrangé... Comprend moi bien, même si nous sommes frères, il y est des comportements que je ne puis tolérer... Nous nous devons de montrer l'exemple, je pensais que ce genre de chose, tu le comprenais plus que quiconque puisqu'il s'agit d'un comportement que tu ne dois surement pas ignorer ! »

Il connaissait la vie qu'avait eut Fenrir, il était un loup... Et en temps que tel, il était « responsable » des petits de sa meute.

« Il est des fois, ou il faut savoir faire preuve de clémence... Tu es un Guerrier Divin, ta bravoure et ta force fait valeur d'exemple... tiens-tu réellement à te battre contre des personnes qui ne sont de toute façon pas de taille contre toi ? »

Siegfried fit un signe de tête provocateur de la tête au loup d'Asgard, peut être avait il besoin de se dérouiller les pattes, aussi s'il voulait réellement du challenge, Siegfried allait lui en proposer. Il délaissa alors son armure, avant de faire face à son frère d'arme.

« Si tu as besoin de te dérouiller et de passer tes nerfs sur quelqu'un, je suis ton homme ! »

Il fit un sourire.

« Surtout que toi comme moi, savons pertinemment que tes paroles vont parfois trop loin... Et si tu es un redoutable guerrier, il est des fois ou il vaut mieux la mettre en veilleuse, tu fais beaucoup de mal à tes semblables sans même le savoir et ça... Je vais me charger de te le faire comprendre ! »

Il voulait bien entendu parler des événements qui s'était produit plus tôt, beaucoup plus tôt et dont il avait eut un rapport bien trop concis mais pourtant particulièrement explicite.

« En garde, mon ami... Pour toutes les raisons sus-citées en plus de te défouler... Je m'en vais te donner une petite leçon ! »

Siegfried se mit à son tour en posture guerrière, le spectacle allait être particulièrement intéressant, surtout qu'ils allaient servir d'exemple et apprendre certaines choses aux gardes... Un vrai travail de modèle tel qu'il attendait de ses plus puissants guerrier.

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Fenrir D'Alioth
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MessageSujet: Re: En route pour le palais à dos de loup.    Dim 5 Aoû - 9:31

Voilà, il allait y avoir du sport… Un truc violent, un truc jouissif qui ôterait de ce visage patibulaire le sourire nerveux, moqueur et excité de son adversaire. D’ailleurs, Fenrir lui aurait peut être bien pété une ou deux dents, histoire qu’il se souvienne de cette percutante rencontre.

C’est ainsi que le loup d’Asgard s’était immobilisé, immortalisant dans son esprit chaque parcelle de ce visage bien trop fier. Alors ses machoires s’étaient serrées dans une délicieuse sensation, et un coin de ses lèvres s’étaient légèrement tordus dans un sourire carnassier.
Il était prêt, prêt comme jamais encore, sentant renaitre en lui la fureur du combat. Depuis son retour à la vie, il n’était jamais passé aussi près d’un furieux règlement de compte, en tout cas une petite leçon qui lui mettait d’avance l’eau à la bouche.

Et comme ultime provocation, son adversaire s’était même payé le luxe de faire claquer les jointures de ses doigts, c’était décidément trop beau… Et oui, trop beau pour être vrai.

A la seconde où le chef de la garde s’était ramené dans la cour, Fenrir avait sentit les poils à la base de sa nuque s’hérissés avec horreur. Il l’avait sentit depuis le couloir effilé qu’il était censé parcourir pour accéder à la prêtresse. Siegfried était le mâle dominant des lieux et Fenrir était sur son territoire… Le Loup d’Asgard avait lancé un regard noir à l’intention de son futur ex-adversaire, froncé les sourcils en voyant le maitre des lieux prendre place face à lui… Il n’avait pas le droit de mettre la pagaille sur un territoire qui n’était pas le sien, aussi, d’Alioth arborait à présent la mine d’un loup prit la pate dans le sac.

Toujours à se ramener quand on a pas besoin de lui…

Maugréa t’il intérieurement tout en abandonnant sa posture défensive. Les réjouissances se termineraient ainsi et ce avec regret tant l’idée du sang versé excitait ses sens.
Et pendant que Fenrir tempêtait intérieurement de cette occasion manquée, se jurant intérieurement que cet Angus finirait entre ses crocs tôt… ou tard… Le chef des guerriers divins, lui, avait joué son petit numéro paternaliste, félicitant son toutou de garde pour ses manières…

Et puis voilà, c’était son tour d’être sermonné… Le Loup d’Asgard se redressa, impassible, sans pour autant que son regard ne défie celui du chef suprême. Car même s’il était le loup dominant de sa meute, il n’était pas ici sur son territoire et puis Alpha était malgré tout, son chef.

Ne baisses pas la tête, pas devant lui…. Qu’il n’oublie pas que tu n’es pas l’un de ces chiens à sa botte…

Son instinct avait tout juste… Alors, malgré les paroles de son interlocuteur, ses sous entendus dénigrant faisant de Fenrir rien de plus qu’un toutou en manque d’affection ou d’exercice, il s’était dirigé vers Siegfried. Son impassibilité entachée seulement par quelques tics… La commissure de ses lèvres, son regard féroce, la tête haute…
Et pendant tout ce temps, Siegfried avait continué son discours, sur l’honneur, le respect, la protection… Fenrir n’écoutait pas, pas un seul instant… Seul un constat s’imposait à son esprit torturé, une fois encore, l’humanité était injuste envers lui… N’était ce pas ce garde qui s’était interposé, n’était ce pas lui qui l’avait agressé, poussé à la folie du combat ?
Il lui restait encore quelques enjambées à parcourir quand un sourire s’échappa du masque d’impassibilité…

Mes semblables…

Fenrir s’était stoppé net. D’un coup d’œil moqueur, il scruta Siegfried de haut en bas…

« Des semblables ?! Tsss ne me confonds pas avec eux, Siegfried … »

Il n’avait pas eut un regard pour la bande de gardes prêtes à attaquer, tendus malgré la présence de leur chef suprême. Ils ne méritaient même pas un regard.

« A présent j’ai à faire… Trouves toi un autre bouffon prêt à faire mumuse si le cœur t’en dit. »

Et sur ce, Fenrir continua sa route, la porte n’était qu’à quelques mètres de là. Le guerrier divin était prêt à tout, sur le qui vive, sachant pertinemment que Siegfried était susceptible et qu’il ne prendrait peut être pas bien ses quelques mots.
Mais l’injustice humaine était ainsi…
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Siegfried
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MessageSujet: Re: En route pour le palais à dos de loup.    Mar 21 Aoû - 23:41

« Tu as bien entendu, Fenrir... Tes semblables que cela te plaisent ou non!! »

Le regard froid de Siegfried dissimulait la fureur de Fafnir coulant dans ses veines, la scrutation de sa personne par le loup d'Asgard avait quelque chose de malveillant.

« Un bouffon, c'est donc ainsi que tu considères les valeureux guerriers d'Asgard ? Et si je n'ignore pas ton histoire, je trouve ton comportement inadmissible et je vais te faire entrer une bonne fois pour toute dans le crane ta mission... L'exemple que tu te dois d'être. »

Siegfried déploya alors son cosmos avant de pointer son doigt en direction du sol, les séparant.

« Tu as l'honneur d'être choisit d'Odin, un grand pouvoir implique de grande responsabilité. »

Un jet de lumière jaillit du doigt du chef des guerriers divins créant un immense fossé devant le loup d'Asgard.

« Franchit cette ligne sans présenter d'excuses à ses guerriers, sans te montrer digne de ton rang et un combat aura lieu... Donnes moi un prétexte, juste un ! »

Siegfried dévisagea le Loup d'Odin qui continua sa marche sans tenir le moindre compte des avertissements de son supérieur, s'en était trop, il bafouait l'autorité... S'il le mettait au défi de sévir, Fenrir le connaissait donc bien mal.

A peine eut il franchit la ligne que le cosmos de Siegfried explosa avec violence, libérant la fureur du Dragon bicéphale millénaire... La correction allait débutée et elle serait copieuse. Les mouvements du chef suprême des armées d'Asgard accéléra ses mouvements, il était bien plus rapide que ce que pouvait percevoir l’œil humain.

La lumière, la vitesse suprême réputé infranchissable venait de prendre toute l'ampleur de son nom, il n'y eut même pas de bang lorsque Siegfried franchit la barrière du son tellement la vitesse de l'attaque était soudaine.

A cette vitesse, sur cette courte distance, le loup d'Asgard n'aurait pas le temps de réagir que déjà le point de Siegfried s’enfonçait dans son ventre avant de le propulser à l'opposer de la ou venait le loup. Il fut arrêté par un mur, le loup était acculé... Un des gardes le repoussa au centre de la surface qui servirait au combat. Les hommes s'avançait formant un cercle parfait autour des deux combattants, frappant sur leur bouclier de leur épée en entonnant des champs païen et guerrier. Siegfried avait dévisagé un instant le garde qui avait repoussé le guerrier divin.

« Ne t'en mêles pas ou tu seras punis à ton tour ! »

Puis posant son regard sur le valeureux soldat qu'était Fenrir, il reprit avec une certaine tristesse dans la voix.

« Pourquoi faut il mon frère que tu ne comprennes que les coups ? Pourquoi faut il que seul la loi du plus fort puissent te faire entendre raison ? »

Siegfried ne lachait pas Fenrir du regard.

« Tu refuses de comprendre l'exemple que tu dois être, tu oses tenir des propos que tu ne dois pas avoir à l'encontre de tes supérieurs, pire tu défies la représentante terrestre d'Odin, mon épouse... Et cela, je ne puis le tolérer. »

Siegfried se mit alors à tourner autour du Loup.

« Tu me mets dans une situation, ennuyeuse mon frère ! Je n'aime pas être partager entre mon devoir et l'amitié...Mais tu ne me laisses pas trop le choix. En garde ! »

Siegfried avait des responsabilités, il était l'exemple à suivre, il représentait l'honneur, la droiture et la puissance guerrière, il ne pouvait avoir d'autre comportement. Le regard de Siegfried se porta sur les hommes de la gardes qui mirent un terme à leur réjouissances, il n'y avait à présent plus un seul bruit. Siegfried n'avait guère plus besoin que d'un regard pour faire taire les clameurs.

« Je te laisse encore une chance de t'excuser même si je demeure persuader que ton orgueil t'en empêchera... Aussi mes derniers mots seront : Fait honneur à ton rang, mon frère ! »

Siegfried prit un posture offensive, pour le guerrier, la meilleur défense était encore l'attaque à outrance... Sans plus de simagrée, il s'élança en direction de son adversaire du moment, son frère d'arme qui avait tant souffert à ses cotés, non sans peine... Mais la fureur du combat avait fait sortir le Dragon de sa tanière et à cet instant précis, Siegfried n'était plus le Prince régent d'Asgard, mais le Godwarrior protecteur du Palais comme il l'était jadis.

Siegfried s'élança en direction de son ami, son point droit fendant l'air en direction du visage de Fenrir, puis il enchaina d'un coup de pied visant à le propulsé à distance.
Siegfried prit son envol, avant de choir sur son adversaire et amis, pied en avant...

Ce n'était qu'une mise en bouche, le combat, l'adrénaline, des sensations qui lui manquaient depuis son retour... S'en était finit de sa vie de château durant la durée d'un combat, il redevenait le guerrier serviteur d'Odin qu'il avait toujours été.

« Offre moi, un combat digne de ce nom, mon frère, n'hésite pas, ne me fait aucun cadeau, car moi, je ne t'en ferai pas. »

Le cosmos de Siegfried envahit rapidement les lieux, tandis que Fafnir apparut dans ce dernier.

« Passons aux choses, sérieuse. »

Fenrir pouvait s'en rendre compte, il venait de réveiller la bête qu'il pensait domestiquée. Il retrouvait l'ancien Siegfried, celui qui était le chef des Godwarriors, le guerrier invulnérable. Et visiblement, le prince d'Asgard y prenait un certain goût.

« Allez, attaque moi !! »

Cria Siegfried qui prit une posture que le loup connaissait bien, une des arcanes les plus puissantes d'Alpha allait s’exprimé après tant d'année de confinement et de rond de jambe. La bête sortait enfin de sa léthargie, de son hibernation pour s'exprimer au grand jour.

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MessageSujet: Re: En route pour le palais à dos de loup.    Mer 29 Aoû - 22:44

Un long frisson de dégout lui était remonté le long de l’échine, l’obligeant à un mouvement de la nuque pour se débarrasser de l’empreinte glacée. Ses semblables ? Non, c’était impossible, hors de question... Il n’y avait entre ces êtres et lui rien de commun et jamais au grand jamais cela ne serait le cas.

Siegfried avait beaucoup changé depuis leur dernière rencontre au Valahalla, pas physiquement non, c’était l’esprit du guerrier d’Alpha qui était différent. Moralisateur, ça, il l’était déjà, mais injuste ça… Fenrir avait grimacé… Tout ceci n’était que la faute de l’humanité. C’était elle qui corrompait les plus valeureux guerriers d’Odhinn, le chef de la « meute » de Polaris…

Le Loup d’Asgard avait serré les poings, serré les dents. Baissé son regard un instant pendant que Siegfried lui assénait ses grandes phrases moralisatrices. Blablabla… La parlote avant l’action, ça aussi ça avait changé.
D’ailleurs, le guerrier divin n’était pas dupe, tous ces mots n’étaient là que pour lui expliquer que Siegfried allait lui faire payer ses soit disant bravades. L’issue ne laissait aucun doute à tel point que tout en s’avançant par devant son frère d’arme, Fenrir avait ralentit sa marche prêt à toute éventualité.

Le temps semblait s’être suspendu dans la cour du château, tout le monde n’avait d’yeux que pour le duo divin, et l’atmosphère s’était chargée d’électricité. L’affrontement paraissait inévitable et pourtant ce n’était pas ce que Fenrir souhaitait. Enfin si… Mais il faisait tout pour contenir la rage qui lui vrillait l’esprit.

Pourquoi te retenir… Tu vas pas me faire croire que tu comptes y échapper ! tu as pourtant entendu le patron, il a bien prévu de te mettre une bonne raclée…

Avait grondé son instinct, plein de rage, de rancœur.

Mais Fenrir ne pouvait y croire.

L’espace d’une seconde tandis qu’il ne faisait plus un pas, il leva les yeux vers son supérieur. Vers son regard électrique puissant et froid. Finalement peut être qu’en lui expliquant ce qu’il s’était vraiment passé Siegfried prendrait d’autres mesures… Sauf que.

D’Alioth avait entrouvert les lèvres, lutté contre son instinct jusqu’à se persuader qu’il n’y avait peut être qu’un malentendu…

« Bordel Siegfried ! »

Commença t’il par dire prêt à lui balancer à la tronche le comportement pourrie d’Angus, celui qui avait tout provoqué, tout déclencher… Sans doute parce que la vue du guerrier divin d’Alpha avait ramener en lui quelques bribes de souvenirs d’une humanité qui s’était développée en Valhalla. Seulement, il n’avait pas eut le temps d’ajouter autre chose que des effluves cosmisques s’étaient échappées de son interlocuteur, comme un gros pouce enfoncé bien profondément dans sa plaie béante.

Siegfred avait choisit son camps. Pire encore, lui avait gardé sa cosmoenergie qu’il arborait ostensiblement tout en lui coupant le passage. Cela avait été comme mettre le doigt dans une prise électrique, un court circuit qui avait assommé l’humanité chancelante qui tentait encore de reprendre le dessus.

D’un geste rapide, le blond d’Asgard avait tracé sur le sol une marque, étroite mais profonde, la ligne à ne pas franchir. Longuement Fenrir avait regardé cette ligne, centimètre par centimètre avant de plonger son regard féroce dans celui de son opposant. Il avait entendu chaque mot de sa mise en garde, chaque syllabe aussi détestable qu’inutile, tous les deux le savaient parfaitement, Fenrir ne se plierait jamais à ces exigences.

« Comme si t’avais besoin d’une excuse. »

Souffla t’il à voix basse, il avait baissé la tête, jeté un regard en biais à Angus, puis à la tripotée de gardes tendus comme jamais devant le menace qu’il était. Un sourire carnassier s’afficha pour toute réponse, puis défiant Siegfried du regard, il franchit la ligne.

Le poing puissant du chef des guerriers divins s’était enfoncé dans son abdomen avec pure violence et Fenrir n’avait rien pu faire. Vitesse décuplée, puissance à son paroxysme, Fenrir n’était pas dupe, il n’avait face à son adversaire aucune chance. Et cela ne faisait que l’exciter d’avantage. La hargne de la bête sauvage acculée, blessée sans aucune chance de s’en sortir.

Dans un bruit assourdissant comme un coup de tonnerre, il avait heurté de plein fouet le mur d’enceinte, un frisson d’adrénaline avait secoué tout son être et s’il n’avait pas été capable lui-même de se relever, la foule s’était chargée de le ramener dans l’arène. Aucune importance, il ne voyait plus que Dubbhe, son air paternaliste à deux balles, ses bouclettes blondes, son visage trop bon pour être vrai. Et son satané cosmos qui ne se déclenchait pas ! Il aurait pu tuer pour ressentir la puissance une dernière fois !

Mais rien ne venait… Rien à faire, s’il devait crever ici alors tant mieux, mais pas sans avoir marqué de ses griffes le visage trop parfait de Siegfried.

C’était décidé, d’aillleurs il ne le quittait plus des yeux, les sens en alerte, les griffes sorties, le dos vouté, leste dans la neige, bourré d’une adrénaline, d’une soif de sang qui elles ne l’avaient pas abandonné. Pendant ce temps, Siegfried marmonnait encore des propos qu’il ne comprenait pas, qu’il ne comprenait plus. Il ne vit que la posture offensive que son adversaire avait prit, ses appuies s’enfoncèrent dans le sol, Siegfried n’aurait pas sa peau sans se battre.

Le poing de Siegfried s’était abattu sur lui, sans aucune surprise, sans aucune subtilité, Fenrir avait tout juste eut le temps d’esquiver d’un pas, avant que le pied du guerrier divin ne vienne le projeter sur le sol. Il faudrait aller plus vite, plus vite comme si cela était possible… Car l’ombre de Siegfried arrivait déjà au dessus de lui, prêt à le piétiner.
Par reflexe, le loup avait roulé sur le coté, son instinct de survie l’avait poussé à se relever. Il se sentait déjà dépassé, fini et l’amertume de son absence de cosmos l’avait fait grimacer d’avantage.
C’est pas un hasard s’il t’as empêché de passer… Il n’en a que faire de ta puissance… C’est un secret qu’il veut garder pour lui.

L’écho de ces paroles avait poussé Fenrir à dévisager Siegfried, le guerrier divin prenait un nouvel aspect déplaisant au possible… Il s’était mis en garder, vociférant, c’était le moment ou jamais.

Fenrir n’avait pas prit la peine de se mettre en garde, pas prit la peine de reflechir à une stratégie quelconque cette idée était exclue, la rage était trop vivace pour songer à quoi que ce soit d’autre.
De toute ses forces, il s’était jeté sur Siegfried, sans son armure, Fenrir avait une chance même mince de le toucher.

Son poing s’abattit dans les côtes de son adversaire, tandis qu’il pivotait pour se retrouver derrière Siegfried et enfoncer son coude dans ses reins. Alpha entrainé par l’élan serait forcé de lui faire face de nouveau, qu’importe, d’un bond Fenrir prendrait appuie sur le genou de son adversaire se projetant dans les airs le poing armé pour s’abattre sur le crane du blond asgardien.
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Siegfried
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MessageSujet: Re: En route pour le palais à dos de loup.    Jeu 30 Aoû - 20:45

Si Fenrir s'était stoppé, le « bordel Siegfried » n'avait qu'une signification pour Siegfried, la dernière fois qu'il avait entendu cette phrase, il avait vu sortir les mauvais penchants de son frère, le loup qui toujours était tapis dans l'âme de D'Alioth... Aussi cette déclaration avait été prise pour une mise en garde...

Ce n'est que ce sourire carnassier et ce regard qui finit de faire prendre conscience que Fenrir ne s'arrèterai pas et que son instinct animal avait prit l'ascendant sur l'humain, il venait de perdre le controle. La suite n'était que trop prévisible, et Siegfried ne prit pas de gant.

Si son premier coup avait fait volé le loup d'Asgard jusqu'au mur d'enceinte, ce dernier ne courbait toujours pas l'échine... Fenrir avait toujours ce regard de loup, cette provocation presque animale, une provocation face à laquelle un humain se devait d'affronter ou périr dévorer.

La position de D'Alioth ne prêtait à aucune mauvaise interprétation, il était en posture agressive, comme un loup. Siegfried était le Dragon furieux, son attaque n'était pas parfaite, il en avait conscience mais s'en fichait bien, à présent que la rage du guerrier avait prit le pas, il n'y avait plus de véritable réflexion.

Fenrir dévisageait Siegfried, mais Alpha lui n'avait qu'un regard froid, vide de tout sentiment, l'homme semblait ne prendre aucun plaisir, il faisait juste se pour quoi, il était né... COMBATTRE.
Le poing de son frère d'arme qui s'écrasa sur les cotes de Siegfried fit naître un sourire sur le visage impassible du guerrier.... Le corps du descendant de Dubhe était comme son lointain aïeul, son corps était aussi dur que les écailles d'un dragon, d'Alioth avait effectué un enchainement parfait digne du guerrier divin qu'il était, Siegfried assista au saut de Fenrir analysant le combat tel une machine.

Lorsqu'il comprit la suite du mouvement de Fenrir, il prit son impulsion pour aller à la rencontre de son homologue, son corps était plus dur que la pierre, le sang de Fafnir avait transformé les descendants de cette famille en monstre insensible dont la peau résistait même aux armes les plus solides.

« Ta part animale te perdra toujours mon frère ! »

Avait il laché amer alors qu'un impact terrible se produisit, tête contre poing, seulement voilà le corps de l'un était indestructible pas celui de l'autre... Le poing de Fenrir céda sous l'impact, la tête de Siegfried poursuivant son mouvement percuta ensuite celle de D'Alioth, la main de Siegfried prit le loup par la gorge avant de se retourner.

« Quand vas tu donc comprendre ! L'esprit est plus fort que l'instinct animal ! »

Les deux hommes s'écrasèrent au sol dans un épais nuage de fumée, un immense cratère s'était formé, les gens présent purent assisté à la deuxième leçon de vol du Loup d'Asgard... En effet, Siegfried venait de le projeté d'un violent coup de pied dans le ventre.

La vélocité de Siegfried était telle que les personnes présente ne purent suivre ses mouvements, tout ce qu'il purent finir par constater c'est que Siegfried se tenait debout à l'autre bout de la cours tenant par la gorge Fenrir, continuant à resserrer son étreinte... Le chef des guerriers divins strangulait son homologue, afin qu'il entende bien la leçon.

« Fenrir, il ne me plait pas de te maltraiter de la sorte.... Mais tu ne veux rien entendre !!! »

Alors encore une fois, écoute bien, il commença à cogner d'Alioth dans le mur tout en maintenant sa prise ponctuant chacun de ses coups.

« Tu... vas agir.... selon.... ton statut.... et.... faire honneur. »

Il projeta le corps sanguinolent du guerrier divin droit sur le garde avec qui il s'était attrapé, le pauvre Angus, qui reçut le corps du Loup avant de s'écrouler.

« à Odin et à Asgard... »

Son regard dévisagea Angus tandis que la fureur le quittait peu à peu.

« Tu es en partie responsable de ce qui s'est produit... Tu le soigneras avec tout l'égard qu'implique son rang, rend le présentable pour rencontrer sa grande prêtresse. »

Le guerrier divin secoua négativement la tête, cela n'était pas à son goût, pourquoi en avait il dut en arriver là ? Pourquoi son homologue n'avait il pas user de son cosmos... Siegfried n'en savait rien, il ne l'avait pas fait non plus comme un accord commun, peut être avait il juste envie d'un combat équitable ? Non, comment pouvait il en être autrement, il avait péter les plombs alors pourquoi ? Pourquoi ne pas avoir utiliser de cosmos ? Etrange !!

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MessageSujet: Re: En route pour le palais à dos de loup.    Lun 24 Sep - 7:07

D’un bond agile Fenrir s’était retrouvé bras armé au dessus de Siegfried, jubilant déjà du son qui s’échapperait de ses phalanges s’écrasant sur son visage trop parfait, trop humain à son gout. Cependant la chose ne s’était pas passée comme prévue, ou tout au contraire cela s’était trop bien passé car Alpha lui-même s’était avancé d’un bond à sa rencontre. En une fraction de seconde, le poing du Loup s’était asséné sur le front de son adversaire, à moins que cela ne soit le contraire qui se produisit, il y eut alors un fracas sourd, le poignet de Fenrir s’était effondré sur lui-même avant que son épaule ne cède sous la pression endurée.

Le Loup plein d’adrénaline n’avait pas hurlé de douleur, il avait grondé par mécontentement, par rage avant que Siegfried ne le saisisse, ne l’enchaine à lui pour aller se fracasser au sol.
Puis Fenrir se retrouva soumis aux mouvements beaucoup trop rapides de son adversaire, bahuté dans la cour du Palais comme un vulgaire fétu de paille. Tout allait trop vite pour qu’il ne puisse s’y opposer jusqu’à même que Siegfried n’éclate son crâne contre le mur d’enceinte avant de le projeté sur Angus, le garde qui s’était interposé.

Puis les choses redevinrent calmes… Le voile noir qui s’était imposé à son regard, à son esprit s’était levé, le soumettant à une lueur presque aveuglante malgré le plafond nuageux qui planait au dessus d’eux. Sous son corps meurtrit, il put sentir de vagues mouvements qui le poussèrent à se relever… Se relever et faire face de nouveau à Siegfried dont la silhouette se détachait au loin.

Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine tout comme le sang à ses tempes. Rapidement, le Loup d’Asgard s’était relevé, abandonnant les bras d’Angus qu’il n’avait pas reconnu un seul instant. Le hasard avait voulu d’ailleurs que dans la plus grande indifférence, Fenrir écrase les doigts du garde encore vautré dans la neige fondue changée en une épaisse boue.

Sa voix intérieure s’était mue en un hurlement à la mort, en un grognement informe pour toute oreille humaine, seul Fenrir comprenait l’urgence de son instinct, la souffrance et la fureur qui le poussait à se redresser.

Les lèvres de Siegfried bougeaient sans cesse dans un mouvement anarchique, mais pas un seul instant Fenrir ne put appréhender ses mots. Tout n’était plus qu’un tourbillon d’odeurs, de bruits assourdissant. Son regard biaisa de gauche à droite avec indifférence, suspectant peut être une intervention quelconque, comme un animal traqué il ne pouvait compter que sur lui.

D’Alioth esquissa un pas en avant quand une douleur vive irradia plus fulgurante que toutes celles qui brisait son corps, arrachant une grimace amère à son visage crispé sous l’effort et le désespoir de la situation. Car pour Fenrir l’issue était toute trouvée, entouré par l’ennemi il devait frapper ou être frappé et pour l’instant il paraissait difficile de s’en sortir sans mal.

Dans une impulsion machinale, sa main gauche avait saisit son poignet droit et tiré sans ménagement jusqu’à ce qu’un bruit identique à celui de l’impact quelques minutes plus tôt ne retentisse. Ses mâchoires s’étaient serrées avec déterminations, sans lâcher Siegfried des yeux, seules ses pupilles trahissant la pointe de douleur qui l’avait parcourut dans un frisson effroyable. Un haut le cœur le prit suivit d’un vertige qui le fit esquisser un pas de coté et il se figea de nouveau.

C’était la dernière fois… Le dernier effort que son corps lui permettait… Après et bien il serait à la merci du maitre des lieux, soumis à ses futiles volontés. Après, il serait déshonoré, détruit, fini et il serait largement temps de se demander s’il pouvait rester à la tête de sa meute. Ses bras retombèrent le long de son corps dans une sorte de résignation, puis un souffle passa lèvres, tête baissé dans une ultime concentration qui avait prit des aires de renonciation.

La foule resta silencieuse et seuls les mouvements maladroits d’Angus derrière lui venait hérisser tant bien que mal ses cheveux à la base de sa nuque rendue poisseuse par la plaie ouverte après sa rencontre avec le mur. Après une nouvelle inspiration, il releva le visage, fit face à Siegfried. Sa langue claqua sur son palais, son pied s’enfonça dans la neige, la seconde suivante, il avait bondit vers son adversaire, son bras droit balloté, inerte.
Siegfried était devenu à ses yeux un rival, venu prendre la tête des siens, il fallait lui déchiqueter la gorge, lui arracher le cœur… La rage de l’instant balança son genou dans les cotes du guerrier divin au dernier moment seulement, son poing valide vint s’enfoncer dans sa poitrine, directement sur la masse palpitante sous la chair et les muscles de son adversaire.

Ce coup n’avait certainement rien fait à Siegfried, même pas une chatouille, le choque en revanche avait pétrifié Fenrir sur place. Un mince filet de sang s’échappait de ses lèvres entrouvertes laissant apparaitre jusqu’à la fin ses crocs menaçant, à moins que cela ne soit un rictus désabusé.
Sous son poids s’étaient dérobés ses jambes tremblantes devant l’effort que lui avait demandé ce combat, devant le ridicule qui avait plus que tout salement amoché son égo.

« Il n’en fallait qu’un… »

Murmura Fenrir le souffle rauque, l’air hagard…

« Mais s’il me touche Siegfried… »

La main logée dans les replis de la tunique d’Alpha retomba le long de son corps et le Loup fixa son supérieur, aucune trace de menace, juste une vérité qui s’imposerait tôt ou tard.

« S’il me touche, je le tuerai… »

L’amertume lui serrait la gorge, Angus avait tout fait capoté, il avait été le seul à se poser sur son chemin, le seul à le menacer, en venant jusqu’ici Fenrir avait fait un effort piétiné sans remord devant ses yeux.
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Bodil
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MessageSujet: Re: En route pour le palais à dos de loup.    Dim 7 Oct - 0:53

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Bodil avait en quelques sortes lancé un défi à Ragnhild, une simple course jusqu'aux remparts colossaux du palais d'Asgard, siège des Polaris. Mais jamais elle n'aurait pensé que parcourir cette longue distance serait aussi aisée que d'enjamber une simple flaque d'eau. Avant d'être une Valkyrie, elle était déjà éveillée au cosmos et en maitrisait l'essence, Mais depuis qu'elle endossait cette armure, elle avait l'impression de découvrir la lumière pour la première fois, d'explorer un nouveau monde, celui de la force et de la puissance.

C'était d'une facilité déconcertante, dévalant les plaines, enjambant les fossés, la guerrière aux yeux cyan arriva telle une comète de saphir à proximité de l'entrée. Son cœur battait toujours aussi fort, à tel point qu'il semblait se cogner contre sa cage thoracique avec la même ardeur qu'un oiseau cherchant à se libérer de sa prison. Seulement ici ce n'était pas la fatigue de cette petite course qui provoquait cette intense activité cardiaque, mais l'excitation et peut-être l'appréhension.

C'était la première fois qu'elle allait pénétrer dans ce palais. Elle allait peut-être croiser dans un futur proche, la royale famille d'Asgard et cette idée fit rougir ses joues naturellement aussi pale que la neige que ses pas souples et félins martyrisaient. Mais au fait ? A quoi ressemblaient-ils ? Bodil bien qu'issue de la petite noblesse d'Asgard, ne le savait pas. Elle avait bien entendu des descriptions ici et là, mais pas grand-chose de concret, hélas ! Ragnhild le saura peut-être ?

En pensant à la valkyrie de la tempête des neiges, un éclat malin fit briller ses pupilles saphiréenes, alors qu'un sourire félin étirait ses lèvres carmines. Petit bout de femme intéressant, avec apparemment un caractère bien trempé. Elle semblait être une habituée des lieux et plus que tout elle devait être plus expérimentée dans ses fonctions officielles. D'après ses dires elle comptait s'y rendre pour des études. Mais quel genre d'études peut bien faire une Valkyrie ! C'est en ce posant cette question que la cryo hydre se rendit compte qu'elle ne connaissait pas grand-chose aux rôles des valkyries. Cependant, quand on connait son mode de recrutement, il est très difficile de lui reprocher cette lacune. En tout cas la nouvelle valkyrie venait de décider d'entrer en contact avec le maximum de ses consœurs. Son perfectionnisme quasi maladif, la poussait à tout faire pour affiner ses talents, bien qu'ayant une épée de Damoclès suspendu au-dessus de la tête.

Mais apparemment cela devra attendre, car en approchant de l'entrée du palais, la guerrière du nord constata une agitation qui ne devait pas avoir lieu dans pareil lieu ! De plus le vent glacé septentrional transportait jusqu'à ses narines l'odeur capiteuse du sang et de la sueur. Tout en se demandant comment elle arrivait à percevoir ces sensations avec tant de netteté, Bodil stoppa net sa course et se dirigea l'attroupement.

« « Que se passe-t-il donc ? »

La réponse était adressée aux gardes avec une certaine naïveté, la jeune femme ignorait tout de la gravité de la scène qui se jouait devant elle, elle n'avait pas encore reconnu les principaux acteurs, car sinon, elle aurait adopté une attitude plus discrète, au lieu de se montrer dans son armure, aussi droite et fière que les lances étincelantes des gardes. Dardant les hommes d'un regard inquisiteur, elle continua sa progressa vers la mêlée, marchant avec souplesse et légèreté.
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En route pour le palais à dos de loup.
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