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 Aux temps jadis... [Calia/Nô]

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Nôhime
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MessageSujet: Aux temps jadis... [Calia/Nô]   Ven 4 Mai - 5:32

Un sourire aux lèvres.
Nohime avait sonder les appartements de la Succube et ce qu'elle y avait perçut lui plaisait.

« Le destin est en marche. »

Pas gracieux.
Démarche envoutante.
Le sublime Papillon venait de poser un jalon de plus dans l'entente des spectres.

« Une bonne chose de faite. »

Une présence connue...
Un léger flamboiement de cosmos...
Puis enfin, l'invitée attendue arriva...

«  Je t'en prie Calia... Suis moi ! »

Fit elle l'invitant à prendre sa suite.
Une brève traversée silencieuse du château pour enfin parvenir à la sortie du château infernal.

« Nous partons pour le Japon... Et pour un lieu bien particulier... Un lieu chargé d'histoire qui te permettra dans apprendre plus sur le protocole dans lequel Kagaho à grandit. »

Le papillon prit la main de la Vampire.

« En tant que doyenne, ma tache n'est pas facile... Vos incarnations ont compromis certains liens qui unissait les spectres... Vos mémoires sont légèrement altérée, ce qui est normal... Ma tache, mon œuvre est de mettre un terme à ces dissensions internes. »

Un sourire radieux.
Elle semblait si frêle ce Papillon, si douce.
Comment pouvait on imaginer une seule seconde l'assassin derrière tant d'élégance ?

Le lieu qu'elle avait choisit n'était autre que la province du Honshu, là ou Kagaho avait grandit.
Les ruines d'un château du Japon médiéval.
Ces ruines étaient le seul vestige d'un Clan guerrier que l'on qualifiait jadis de Main droite de l'empereur.
Une lignée éteinte mystérieusement sans descendance.

Arrivées sur place, Nôhime tourna son visage vers Calia.
Elles se trouvaient dans une plaines.
Ca et là des ruines de maison modeste ayant mal survécu aux années apportait ce coté rustique au lieu.

Sur une bute de plusieurs centaines de mètre ce tenait d'immense ruine qui petit à petit sous les yeux de la Vampire reprenait vie pour enfin reprendre leur forme originelle.
Nô recréait les lieux, la vie ainsi que la magie de cette époque directement dans l'esprit de la Vampire.

« Les images sont plus parlantes que les mots... Tu comprendras mieux les actes de certains spectres et peut être en apprendra tu plus sur ta propre personne. »

Un sourire.

Spoiler:
 
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Calia
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MessageSujet: Re: Aux temps jadis... [Calia/Nô]   Dim 13 Mai - 7:07

Jaow...

Jaow avait-elle répondu à son fils d'une voix douce. Tel était le nom du jaguar qu'elle caressait d'un geste presque tendre tout en le commandant. Un fauve au pelage unique, un "guerrier" qui lutterait à ses côtés comme ses petites compagnes. Sauvage et puissant sur terre comme ses véloces petites compagnes dans le ciel. Tous combattraient pour la gloire des divinités des Enfers.

Tous se suivaient et se rejoignaient sous l'éclat de l'Etoile des Ténèbres.

Voiles de Nuit et Pattes de velours avançant dans le sillage de la somptueuse Vampire.

Félinité et légèreté. Telle était Calia, la Rose infernale. Splendide et ensorcelante mais les choses semblaient encore sur le point de changer. Elle avait comme perdu la trace d'Améliah. Sa soeur n'était plus avec l'élégant papillon lorsque celle-ci l'accueillit.

Sans perdre de temps, Nohime lui fit part de ses intentions tout en lui offrant son aide.

Une lueur dans le merveilleux regard de rubis. Quitter les enfers alors qu'elle venait d'y revenir. Dame Nô souhaitait l'éloigner du Château d'Heinstein sans doute parce que la solution à sa tourmente ne se trouvait pas en ces lieux.

La vampire sentit la main du magnifique Papillon se refermer sur la sienne. Soie contre soie, un geste d'apaisement mais la rousse Calia était nerveuse. Elle n'appréciait pas trop ce contact. Sa méfiance naturelle venait de se réveiller. Nô avait une grande ressemblance avec Kagaho et cela semait le trouble en elle.

La façon dont le Bénou s'était comporté lors de leur première rencontre avait eu de quoi l'échauder.

- Ma mémoire... A un moment, j'ai réellement souhaité qu'elle s'efface. A jamais...

Le ton triste de la chasseresse ne laissait planer aucun doute sur ses raisons. Les traces, il faudrait encore du temps pour que les derniers vestiges s'effacent.

~~~~~~~~~~~~

Le voyage avait été court avant que les deux sublimes jeunes femmes ne prennent pied sur le sol japonais. La voix douce et sereine de Dame Nô reprit.

Calia l'écoutait sans un mot, ses sens s'imprégnant de tout ce qui l'entourait. Le ciel, les demeures marquées par le temps et les ruines d'un ancien château. Le temps qui semblait s'être comme arrêté en ces lieux qui avait vu grandir le Bénou.

La province de Honshu...

Bien, au moins elle savait où elle se retrouvait mais en même temps, elle n'était guère plus avancée, ne connaissant rien à ces lieux.

Apprendre sur moi-même...

La Vampire à la chevelure de feu approcha alors de la demeure. Ses mains effleuraient les corolles des fleurs sauvages qui avaient colonisé les lieux. Puis les murs, les toits reparurent et la jeune femme commença à parler...

Que puis-je vraiment apprendre en ces lieux, dame Nô ? Je ne vois que vide et désertions. Plus personne n'y vit. Ce n'est qu'une coquille vide et abandonnée. Un lieu ayant vu l'effondrement d'une grande famille.

- Montre-moi car je ne vois rien. Ni femme ni enfant... Rien que du vide.

Les choses ne se passaient sans doute pas comme prévu...

La Vampire se sentait trop oppressée par ce qui voulait s'imposer à elle.
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MessageSujet: Re: Aux temps jadis... [Calia/Nô]   Mar 15 Mai - 2:58

La vie.
Tout reprenait forme, comme dans cette ère lointaine.
Le chemin conduisant à Palais d'hiver, il y a peu envahi de végétation luxuriante, à l'atmosphère glauque prit une autre forme.
Un lieu splendide, un chemin issue du génie de ce clan, la route sur laquelle les deux jeunes femmes se trouvaient avait retrouvé une nouvelle jeunesse.
Route pavé, fait extrêmement rare pour l'époque comme seul les terres du clan du Lion était recouverte.

« Vois, regarde la grandeur de ce pays. »

Un bref sourire.

« Passons des tenues plus digne, veux tu ! »

Un nouveau flamboiement de cosmos, les attaques mentales que distillait le Papillon n'était pas agressive envers sa sœur d'arme, bien au contraire, Nô agissait presque maternellement. De sublimes kimono vinrent recouvrir le corps des deux spectres tandis que leurs armures avaient disparu.

« N'aie crainte, nos surplis ne seront d'aucune utilité en ce territoire ! »

Une invitation à la suivre.
Nô ouvrait le chemin dans ce monde totalement étranger pour Calia.
Leur pas les conduisirent à la grande porte d'entrée.
Deux gardes à la stature imposante en barrait le passage.
Le Papillon tendit ce qui semblait être un parchemin de roseau à l'un deux, qui après l'avoir lu s'inclina avant de s'adresser à son collègue.

« Atsuko-san ! Ces demoiselles sont mandatées par le magistrat d'Emeraude ! »

Etrangement, Calia pouvait comprendre la moindre des paroles des deux hommes.
Le deuxième homme dans un mouvement militaire s'écarta du chemin, leur libérant l'entrée.
Nô avança un peu plus, avant de s'adresser à la Vampire.

« J'ai prit la liberté de nous inviter à un évènement particulier ! »

Les rues de la cité étaient bondées, des personnes baissant le regard devant elles, des marchants appartenant à la caste des Heimins. Leurs tenues arboraient un mon différent.
Calia portait les armoiries du clan du Crabe, un kimono violet ainsi qu'un wakizashi, ainsi toute erreur de sa part dans le protocole serait mise sur le compte d'une éducation dudit clan.
Nôhime quand à elle portait les armoiries de son propre clan, le clan du scorpion, son kimono était pourpre, et arborait à la taille en sus du wakizashi, un mempo, le masque facial qu'arborait les membres dudit clan.

« Leur comportement est celui qui sied, nous représentons deux samouraï-ko, tandis qu'il ne sont que des Heimins. Le fort protégeant le plus faible et le plus faible vénérant le plus fort selon le schéma confucéen. »

Devant l'incompréhension de sa sœur, Nôhime reprit.

« Amateratsu, dame soleil et son époux sire lune Onnotengu, ont donné naissance à des enfants qu'ils envoyèrent sur terre afin de guider les hommes. Ces divinités prirent épouse parmi les filles des hommes pour enfin jumelé leur race à cette civilisation inculte.

Akodo était un combattant, un stratège... Et selon son exemple sa descendance reçu une éducation militaire très stricte. »


Tout en poursuivant son chemin, Nôhime narrait l'histoire de l'Empire du Japon jusqu'à arrivé devant les marches de la famille régente du Clan Lion.

« L'homme se trouvant derrière ces murs et un monstre de la pire espèce... Un brillant stratège qui s'avèrera le pire des pères... Son nom est Kagetora, nous sommes ici pour assister à un événement particulier. »

Il était à peu près minuit et le ciel était vierge de tout éclat.

« Dans la culture Japonaise, c'est signe de mauvais présage. »

Insista Nô avant de se diriger à travers le château vers un lieu particulier.
Un nouveau garde.

« Sama, votre cousine vous attend. »

Fit l'homme avant de s'écarter laissant l'accès à une immense salle ou ne se trouvait qu'une couche certes richement ouvragée mais posé à même le sol, autour desquelles des petites mains semblait s'afférer.

« Nous sommes dans les quartiers du Daïmio du clan ! »

Expliqua t-elle tandis qu'un émoi prit l'ensemble des personnes présentes.
Des sages-femmes tenaient dans leur bras un enfant, un enfant visiblement mort.
Puis un nouvel émoi tandis qu'un deuxième venait au monde, poussant un cri libérateur.
Un homme en armure beaucoup plus ouvragée que les autres croisés précédemment entra dans la salle... Une mine patibulaire qui n'eut aucun regard pour sa femme, ni même pour l'enfant mort-né.
Puis sa voix se fit enfin entendre.

« Un fils... Ma succession est assuré ! »

L'un des femmes tenta d'apporter la dépouille de l'enfant mort-né, mais le père la repoussa.

« Heimin, il n'y a eut qu'un seul enfant... Il s'appellera Nagumo. »

C'est alors que la mère protesta.

« Sama, si nous ne donnons pas de nom à notre enfant mort, jamais son âme ne connaitra le repos ! »
.
Ce fut alors que se produisit l'impensable, une chose que seul les deux spectres purent percevoir.
Un cosmos faible vint nimber la dépouille de l'enfant, qui commença à gesticuler.
L'homme se tourna alors en direction des sages femme qui piaillait, et pour exemple en exécuta une à l'aide de son katana. Car on n'interrompait pas un samouraï. Le deuxième enfant vivait et pourtant le guerrier afficha une moue rageuse.

« Tu choisiras toi même un nom pour cet enfant, femme ! Il ne mérite que mon indifférence. »

Akodo Kagetora quitta la pièce avec l'enfant digne de lui dans les bras, laissant la mère au bon soin des Heimins.
Les femmes apportèrent alors à la mère qui baptisa son enfant Kagaho.
Nôhime se tourna en direction de Calia.

« Si tu le veux bien ma soeur, nous allons avancer dans le temps à présent. »

Elle laissa à sa soeur le temps de poser les éventuelles questions qu'elle pourrait avoir tandis que petit à petit un nouveau décors prenait place.
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MessageSujet: Re: Aux temps jadis... [Calia/Nô]   Sam 19 Mai - 4:52

Images, sons et parfums l'enveloppaient avec une douceur toute particulière.

L'essence même du passé et de la vie reprenait ainsi ses droits sous le "regard" de la Vampire couronnée.

Ainsi cheminait l'Etoile Céleste guidée par le battement d'ailes d'un papillon aux écailles féériques.

Rythme et fascination en une débauche de couleurs chatoyantes.

Plus le temps s'écoulait au son de son coeur et de sa voix et plus Calia sentait les parfums et la vie foisonner autour d'elles. Tout vibrait à présent sous le glorieux soleil d'un empire qu'elle n'avait jamais contemplé sous ce jour auparavant. Celui-là même qui avait vu naître le terrifiant Bénou.

Les pieds de la Belle se posèrent sur un sol dur. Des pavés, de magnifiques pavés posés avec art et dextérité sur la chair du Japon ancien. Puisque c'était bien en un monde révolu que les deux femmes évoluaient mais proche soudain si proche que la belle ténébreuse pouvait l'effleurer de sa main avant de le caresser du bout des doigts.

Elle avait senti le cosmos de Dame Oda la toucher et l'envelopper avec délicatesse, remplaçant la chaleur de son surplis par la soie froide d'un Kimono. Vêtement s'ajustant à ses formes en les estompant, lui redonnant une apparence si juvénile.

Sur sa peau d'albâtre délicieusement parfumée se tenait serré un kimono aux tons violets tandis que sa longue et magnifique chevelure était relevée, nouée avec art selon une mode qui lui était inconnue mais ne pouvait que la sublimer. Nohimé était une femme de goût doublée d'une perfectionniste, souhaitant le meilleur pour le seigneur Hadès. Aussi, si elle devait être accompagnée d'une belle inconnue, elle veillerait à ce qu'elle soit parée comme il le faudrait.

Et là, c'était une magnifique chasseresse du lointain Occident qui apparut telle une fleur aux pétales de feu. Seule rousse au milieu des roses d'Orient.

Puis, enfin, elles croisèrent les premiers hommes qui les invitèrent à poursuivre une fois que dame Nô leur eut présenté un message gravé.

Elle préféra sourire pour ne pas perdre une miette de ce qu'il se passait ni entraver les mots de l'élégante Nô. Ses explications sur le Japon féodal aidait la Vampire à mieux s'y retrouver. Ce monde lui était nouveau et se retrouver plongée en plein inconnu était une épreuve que peu pouvaient supporter avec autant d'aisance que la Belle.

Calia savait que le charme propre aux vampires étaient son principal atout et que si elle prenait exemple sur dame Nô, s'inspirant de ses gestes de sa façon, d'avancer, de se mouvoir tout en dégageant ce sentiment de noblesse, elle arriverait à bluffer tous ceux qui les entouraient tout en jouant sur ses origines. Celles que Nô lui avait attribuées et qui n'avaient rien de réel.

Tels étaient les talents de Calia : se fondre dans le décor et en cas de besoin, s'effacer totalement. Enfin, elle n'était point là pour combattre mais comprendre enfin Kagaho pour qu'il la reconnaisse sans coup férir.

Ce fut ainsi qu'elle atteignit le premier lieu qu'avait choisi l'Etoile de la Féérie. Ses paroles la firent pourtant tiquer et de sa voix envoûtante, Calia répondit, murmurant pour ne déranger personne.

- Moi aussi, je suis venue au monde en pleine nuit noire. Nul éclat, même les lueurs humaines s'étaient effacées. Pourtant, nul ne m'en a jamais dit mot....

Vois déjà la différence entre nos mondes. Ce qui a été un mauvais signe pour ce clan était une bénédiction pour ma lignée...


Elle sourit avec douceur avant de se tourner vers la couche posée à même le sol à de nombreux serviteurs s'affairaient autour d'une jeune femme.

Cette effervescence et ces vies qui ne demandaient qu'à venir au monde.

Un premier enfant apparut sans crier sans pleurer.

Malheureux petit...

Le regard de la belle se fut si triste avant qu'une sorte de joie ne la submerge en sentant que cet enfant était juste en train de naître à sa véritable vie...

Pourtant sa joie fut de courte durée, si courte avec la venue du père.

Cet homme est un monstre. Un monstre de la pire espèce. Comment peut-il rejeter ainsi son fils...

Un enfant promis à une aussi glorieuse destinée.


La Vampire ne dut qu'à son self control de ne pas réduire en cendres cet affreux mortel. Cela lui faisait tant de mal, elle dont le coeur de mère avait tant saigné.

Moi qui ait perdu mon fils...

Un larme de sang sur son visage sans que personne ne puissae la voir excepté Nôhimé.

Mon petit Asclépios... Moi qui ait été séparée de toi pour la force, comment un père peut-il ainsi renier son fils. Sans un regard sans une hésitation.

Le regard de Calia s'en était ensuite allé vers le jeune Nagumo dont le destin ne serait sans doute pas si enviable que cela. Elle se prenait presque de pitié pour les jumeaux.

- Oui, allons-y, dame Nô. Nous avons vu tout ce qu'il y avait à voir.

Elle jeta un oeil à la parturiente.

Veille sur cet enfant et profite du peu de temps que tu auras avec lui pour être heureuse. Ce n'est pas ton époux qui te donnera le bonheur. Loin de là...
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MessageSujet: Re: Aux temps jadis... [Calia/Nô]   Lun 25 Juin - 7:23

[Désolée pour le retard ma chère... L'histoire bien sure est faite en accord avec Kagaho.]

A peine Calia eut t-elle finit ses recommandations, les lieux s'effacèrent comme dans un rêve.
Une nouvelle place se matérialisa sous les yeux des deux créatures infernales, tandis qu’une nuée de papillons que nul autre ne pouvait voir voletait gracilement. En réalité, elles n’avaient pas tant voyagées en tout cas dans l’espace.
La cour intérieure de ce château. Le même qui avait vu naitre Kagaho et son frère, si ce n’est que le temps avait passé. Et en ce jour particulier, le chaos s’était installé.
Une attaque sanglante.
Une mort.
L'enfant élu du père chut sur le sol sous le regard de Kagaho.
Tout cela s’était produit très vite, à peine arrivées, les deux spectatrices avaient été projetées dans le cœur de l’action, les paroles étaient inutiles, dame Nô s’était contentée de poser une main bienveillante sur le bras de Calia pour attirer son attention.

Le sang.
Les carnages.
Les tempes du jeune spectre palpitaient, remplit de rage. Le corps de son frère qui s’était interposé gisait sur le sol, mort. Le survivant maudit avait serré les poings de rage.
Une explosion cosmique déferlant sur la cour, emportant sans pitié les âmes de leurs ennemis.
Puis, plus rien.

Lorsque le jeune garçon s'éveilla enfin, revenant à lui, l'homme odieux à qui il devait la vie se tenait dressé au dessus de lui, l'air grave, mauvais, féroce.
Sa large et noble main immaculée, sans aucune trace de sang malgré le carnage, traduisant son expertise, se referma sur le col de son fils. L’agrippant de toutes ses forces, il le souleva avec haine, fracassant le corps de son enfant contre le mur derrière lui, son regard fiché dans le sien avant de le projeté sur la dépouille de son frère.

Le spectre du Papillon s’était avancé invisible au plus près de la scène, si au premier abord elle semblait demeurer impassible, la lueur dans son regard se fit plus dur, plus amère.

« C'est pour te protéger que mon héritier est mort ? Contemple le résultat de ton existence misérable. »

Les mots étaient durs.
La haine bien présente.
Quand l'indifférence devenait haine, on ne pouvait qu'en déduire ce qui allait suivre.

« Bien, puisque tu es responsable de ce gâchis, tu devras t'acquitter d'un lourd tribut. Si les dieux ont un peu de clémence pour toi, alors ils t’offriront une mort honorable et rapide. »

« Ainsi commença une période noire. » Les premières paroles du Papillon brisèrent le silence douloureux qui s’était instauré. « Mais cela, je pense que tu t’en serais douté. » Un faible sourire s’esquissa sur le visage gracieux de dame Oda.

« Kagaho n’a jamais été souhaité, ni reconnu. Bien sure la perte de son frère était une tragédie, mais son père était bien trop aveugle pour comprendre la grandeur de son second fils. Et dans un monde fait d’honneur absolu, la cécité du père a conduit le fils sur des chemins sombres. »

Calia devait comprendre ce qui avait forgé la mentalité du samouraï, elle avait du remarquer cette espèce d’honneur pudique que tous arboraient comme la plus précieuse des étoffes. Son cœur de mère avait du voir dans les yeux du jeune spectre le besoin de reconnaissance, la nécessité de la distinction d’un père qui se détournait de lui.


Pendant ces quelques paroles échangées, la cour s’était elle aussi volatilisée, et comme un film en accéléré, les jours que comptaient la vie de Kagaho défilèrent devant les yeux des deux jeunes femmes. Des images souvent flous, parfois dures, ou l’ont ne pouvait qu’appréhender la violence qui était née et qui s’était accentuée entre les deux hommes.
De la violence à l'état pur.
Des châtiments qu'aucun être ne pourrait normalement encaisser et pourtant.
Et peu à peu, Kagaho s'endurcit, se fermant aux émotions humaines. Il n’y avait que la haine, la fureur, qui se manifestaient parfois, mais seulement contre lui, jamais contre son père, en tout cas pas pour l’heure. Derrière lui, le visage sombre du père ne manquait pas de surveiller, toujours mécontent, toujours violent.

La vie de Kagaho n’était qu’une progression fulgurante vers la violence lorsqu'un matin, toujours insatisfait, le bourreau décida de lui faire subir le genpukku malgré le jeune âge de son fils.
Des protestations furent énoncées, mais bien vite face à un homme aussi glorieux que ce bourreau, ils s'effacèrent par la crainte que l'homme imposait.

« Le genpukku est une grande épreuve dans la vie d’un héritier, d’un être. Chez nous c’est l’épreuve qui conduit à l’état d’homme, à la reconnaissance de ses pairs. Normalement c’est une grande joie, une grande fierté. »

Mais Calia avait assisté brièvement aux protestations des personnes un tant soit peu bienveillante qui cette fois si estimaient que le père était allé trop loin. La famille n’était pas une sphère dans laquelle autrui s’immisçait, l’autorité du père était sans appel.

C'était aux aurores que le jeune garçon fut contraint de se rendre en forêt, jeté presque nu dans la neige épaisse qui recouvrait les terres du Japon ancestral. Le vent froid soufflait sur l’assemblée qui s’était formée aux portes de la maison occasionnelle que père et fils avaient regagnés la veille en vue de cet évènement.
Le lieu n’avait pas été choisi au hasard, lugubre, il ne laissait aucune chance aux téméraires qui s’y aventuraient et plus d’un guerrier aguerri avait déjà disparu mystérieusement. Sur le visage du père, s’était formé un rictus malsain, tandis qu’au loin le jeune homme disparaissait dans la tempête de neige qui s’était levée.

Une nouvelle ellipse qui éluda les évènements qui s’étaient produits pour le jeune homme, une chose était sur, lorsqu’il réapparu, blessé, mais vivant, une chose avait changée en lui. Une chose que seules les deux spectres pouvaient sentir , Kagaho n’était plus mortel parmi les mortel, il était bien plus. L’assemblée, elle ne s’était pas dissipée, malgré le temps qu’il avait fait, malgré l’heure qui avait tourné. On pensa même un instant que la silhouette du jeune homme était un mauvais présage qui revenait pour les hanter, eux qui n’avaient pas eut le cran de contredire l’affreux bourreau.
On s’extasia, on murmura sur son passage. Certains étaient stupéfaits, d'autre heureux mais ce père bourreau lui arborait toujours sont faciès haineux.
Que lui fallait il donc à cet homme?

« Voilà, nous y sommes. » Murmura Nohime. « Le jour qui nous amène au Kagaho que nous connaissons. Les Enfers… Non, plutôt Hadès lui-même l’a recueilli alors qu’il était dans la tourmente. Notre seigneur s’est érigé tel le père qu’il n’a jamais eut. »

Kagaho était revenu et ostensiblement, il se dressait, foudroyant son père du regard. Il se dressait enfin contre l’injustice, la bêtise humaine.

« Veux tu savoir comment cela s’est terminé ? »


- - - - - - - - - - - - - - - - - -

La cour une nouvelle fois et ce château qui s’érigeait derrières elles. Cette fois ci, il faisait nuit, une nuit profonde, sans lune ni étoiles. Derrière les deux spectres se fit entendre un crépitement assourdissant tandis qu’une chaleur irradiante s’échappait de l’habitation.
Un grand incendie, magnifique, implacable.

« Kagaho a toujours apprécié une certaine forme de théâtralité. » Glissa Nohime dans un souffle, pas plus bruyante que le bruissement d’aile d’un papillon. C’était plus un constat pour elle-même qu’une confidence, elle qui connaissait le samouraï, ne pouvait que poser sur lui un regard bienveillant, presque maternel.
A peine ces mots avaient ils été prononcées que la silhouette nerveuse se dessina dans l’encadrement de la porte principale. Kagaho entouré des flammes sombres qu’il avait créé aussi froid et inexpressif que la mort elle-même.
Eclata un rire malsain qui donna le signal de départ au chaos.
Des hurlements de souffrances s’échappaient de tous cotés, des êtres effrayés, paniqués tentaient d’échapper à cet incendie qui n’avait rien de normal. Mais le spectre avait bien fait les choses.

L’obscurité à nouveau, laissant les deux femmes côte à côte.

« Son père n’a bien sur pas survécu. » Nohime s’en serait d’ailleurs presque délectée, mais seule une lueur dans son regard et un furtif rictus pouvait trahir cela. « Mais tu sais, tout le mal qu’il lui a fait durant son enfance, n’a pas produit pour autant un être ingérable. Malgré les apparences, Kagaho est empreint d’un grand sens de l’honneur. »

Et quel meilleur exemple que la cérémonie funéraire du père. Beaucoup pensait que personne ne viendrait, surtout pas le fils si mal aimé. Et pourtant, Kagaho s’était présenté, la cérémonie de l’eau avait eut lieu en sa présence et l’héritier suivant la tradition et l’honneur de sa lignée apporta le liquide vitale à la dépouille de son père.

« Nul ne l’obligeait à faire cela, mais Kagaho est fier, peut être un peu trop… Et surtout, il est le produit de la tradition et de la culture de nos contrées. Hadès a fait naitre cela en lui, un être plus droit, plus honorable que son père. Voila pourquoi il peut s’avérer être dur, inaccessible. Contrairement aux êtres, l’honneur, elle ne déçoit jamais. »

La suite avait finit de faire de lui l’être qu’il était devenu. Il avait eut besoin d’un maitre, le seigneur des ténèbres avait poussé son destin sur cette voie.
Un sentiment de solitude vite comblé.
Une « adoption » ou plutôt un nouveau maitre.
Un entrainement encore plus rude, plus violent et douloureux que le précédent.
De nombreuses fois, le tuteur, son propre oncle le laissa au bord de la mort.

Une chose différait toutefois.
Le RESPECT.
Cet oncle aussi abjecte pouvait être ses actes à l'encontre de cet enfant, il lui apportait attention et respect.
Respect de sa condition de guerrier, respect de sa condition d'homme.
Des épreuves toujours plus violente à mesure que le jeune garçon se métamorphosait en machine impitoyable.

De la fierté dans le regard du tuteur, voilà tout ce que suffisait à Kagaho pour se sentir vivant.
C’est ainsi que se termina le voyage des deux spectres, l’illusion se volatilisa. Et Nohimé, sourire bienveillant, termina par ces propos.

« La suite de son histoire n’appartient qu’à lui. Peut être te la raconterait il un jour. » Le Papillon infernal n’oubliait pas les interrogations de sa sœur d’arme. « Kagaho dresse aux nues l’honneur, il ne laisse rien au hasard, car c’est ainsi qu’il a été elevé, chaque chose à sa place, chacun à son rôle. Dans les rangs infernaux, tu es une konoïchi, une femme ninja si tu préfères car tu as la capacité de te fondre dans le décor. Redoutable, imperceptible. Ne vois pas une insulte là où il n’y en a pas. Tu es une femme forte, indépendante aussi vive que splendide et peut être que parfois il n’a pas vu d’un très bon œil des actes qu’il juge comme peu honorable. Une chose est certaine, s’il ne te respectait pas, les choses seraient différentes. »

Peut être que l’explication était suffisamment claire, en tout cas, si Calia avait des questions, No était prête à les entendre.
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MessageSujet: Re: Aux temps jadis... [Calia/Nô]   Jeu 28 Juin - 2:54

La voix douce de la Vampire avait-elle été entendue ?
A peine plus audible que le souffle délicat d'une brise d'été mais bien réelle.
Le magnifique regard de rubis avait tant de mal à se détacher de cet infortuné enfant
Qui en cette petite existence si ténue pouvait reconnaître le terrifiant Bénou ?

La splendide jeune femme baissa les yeux lorsque les papillons se mirent à virevolter autour d'elle.

Elle inclina son magnifique visage aussi pâle et mystérieux que le clair de lune...

Le voyage dura si peu de temps. Et pourtant, toute une jeunesse se déroulait sous son regard yeux de rubis de la Vampire. Calia contemplait cela en silence. Un immense tristesse envahissait son coeur de mère. Elle se prenait de tendresse pour ses deux enfants.

L'héritier et le rejeté.
Le désiré et l'ignoré...


Kagaho...

Ses longs yeux brillaient sans qu'elle ne le cache au papillon. Après tout quelle honte y avait-il à se préoccuper des siens ?

Le Bénou ne l'appécierait sans doute jamais mais sa présence auprès d'Hadès et son dévouement à son égard valait bien quelques sacrifices de la part de la Vampire. Elle l'éviterait si nulle solution entre eux n'existait.

Puis, vint le moment où tout bascula...

La mort de l'héritier en un geste de bonté, de protection
Et le regard si cruel, si impitoyable de cet homme...
Qui était le spectre en cet instant ?
L'être dévolu aux affres de l'enfer ?

- Instrument. Ce monstre ne sera jamais qu'un instrument qui paiera au prix fort sa cruauté envers un spectre du seigneur Hadès.

Il est l'instrument de sa haine, celui qui a façonné Kagaho de la plus teriffiante et efficace des façons.

L'orfèvre ciselant le plus redoutable et rapide des spectres...


Le temps qui s'écoula ensuite était celui de la lutte entre ses deux forces s'opposant, se haissant.

La flamme de la haine était si forte que la Rose des Enfers pouvait la toucher du bout des doigts...

- Haine et fureur...
Désirs et destructions...
Le Bénou se réveillera de la plus belle des façons
Avant de voler vers son maître et suzerain...


La main de Nôhime qui s'était un oinstat posée sur son bras. C'était étrange mais la splendide chasseresse était demeurée silencieuse tout le reste du voyage. Pas un détail ne lui avait échappé...

Rien n'avait pas se soustraire aux prunelles ambres et écarlates. Calia avait suivi le tout. La véritable naissance du Bénou qui n'avait que palpité jusqu'ici.

Et ce rire qui dominait le tumulte...

Ingérable...
Non, il ne l'est pas...
C'est moi qui suis partie trop loin...
Si loin...


D'autres flammes l'avaient brûlée et elles continuaient leur oeuvre en son coeur. Dame Nô souhaitait ouvrir.

Elle avait suivi la suite, écouté avec une attention plus que soutenue les paroles de l'ensorcellant Papillon. Kagaho était un homme d'honneur, de respect. Elevé dans une tradition que la jeune spectre rousse n'avait fait qu'effleurée mais dont le résultat s'était révélé dès leur première rencontre.

Il l'avait prise pour un être sans honneur alors qu'elle tentait juste d'approcher et cela avait marqué l'Etoile des Ténèbres.

Ils étaient si différents...

- Une femme ninja... Mes actes ? Pourtant, je ne fais que servir Hadès dans le rôle qu'il m'a désigné. Tous sommes à nos places comme le souhaite notre seigneur, le sombre monarque.

Le mépris... ? J'ignore s'il serait simplement capable de me voir si nous nous croisions...


Calia inclina juste la tête avant de comprendre que les choses mettraient encore bien du temps avant de s'apaiser ou se clarifier.

- Une femme Ninja... Pourtant, je ne me reconnais pas réellement en ces mots.

Se poser des questions, elle ne s'en privait pas mais elle s'était aussi refermée. La jeune femme avait du mal à exprimer ce qu'elle ressentait. C'était trop neuf pour qu'elle puisse dire quoi que ce soit.

Mais au moins, elle savait ce que Kagaho songeait d'elle et qu'il avait une vision si profondément enracinée en lui. Restait ce fossé à combler mais elle ne savait pas comment y prendre. Ses méthodes étaient jugées peu honorables mais son rôle était si différent de celui du garde du corps d'Hadès.

Elle finit par soupirer...

Elle avait une partie de la solution mais ne savait que faire pour la suite.

- Que faire maintenant, dame Nô ?
J'y vois plus clair mais cela ne fait que confirmer les choses...
Kagaho voit en moi un être que je ne suis pas. Je m'en rapproche mais ne le suis pas vraiment non plus...

Il n'y aurait pas de mépris envers moi mais pas de véritable relation. Je dois être sûre de ceux qui sont avec moi si d'aventure, je devais transmettre un message vital...

J'ai gardé ce souvenir en moi et le passé a du ternir encore davantage les choses.
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MessageSujet: Re: Aux temps jadis... [Calia/Nô]   Jeu 23 Aoû - 7:24

Un rire cristallin, franc.
Nôhime ne saurait creuser plus avant dans le passé du Bénou... Peut être fallait il laissé planer encore le mystère entourant le puissant serviteur de sa majesté, mais il fallait répondre à une interrogation.

L'europe, il y a 200 années de cela... Un pacte, un pacte avec une jeune étudiante d'origine asiatique...
Une descendante d'une lignée supposée disparut.
Une belle jeune femme tatouée, arborant une carte dans le dos.
Un tatouage à l'ancienne.
Un chagrin d'amour conduisant au suicide, un honneur supposé bafoué.
Une apparition.
Un corps se vidant de son sang, un décharge de cosmos, une rue malfamée de Paris.

« Le suicide est un acte honorable qui doit être fait dans certaines circonstances... En aucun cas, tu n'as été déshonorées. Tes origines sont nobles, pourquoi se conduire comme la dernière des hinins ? »

La jeune femme porta son regard sur l'être revêtu d'un surplis.

« Qui êtes vous ? »

Un visage sans expression, le Bénou.
Kagaho se trouvait dans ces rues tenant plus d'un bouge qu'autre chose, dans cette capitale de luxure et d'horreur, tout était en contraste avec sa personne... tout ou presque, cette jeune femme resortait du lot.
Un acte de compassion du garde du corps d'Hadès, la suite des paroles de l'oiseau de feu allait levé un voile obscur pour Calia.

« Je suis l'héritier d'une famille, une famille que tes ancêtres ont servis avec loyauté ! Tu ne dois pas mourir ici, ta famille ne dois pas s'éteindre avec toi ! »

Kagaho tendit sa main en direction du bras de la jeune femme qu'il empoigna avec force.

« J'ai besoin de tes talents... Non, le seigneur Hadès a besoin de tes talents... Maintenant, tu vas me servir comme tes ancêtres l'ont jadis fait ! »

Son regard devint lugubre.

« Je t'ai observé Kunoïshi ! Tu as une mission à accomplir pour la cause ! Dès demain, tu partiras pour la grèce... A partir d'aujourd'hui, tu seras mes yeux et oreilles en sanctuaire ! Sa majesté Hadès veut suivre la progression d'un ami à lui... Tenma de Pégase... A présent, va ! Il est ta mission »

La carte répondit au cosmos du Bénou, s'illuminant en osmose avec le cosmos du Bénou.

« Ne doutes plus jamais de ton utilité... tu es un ninja, issu d'un clan prestigieux, ta tache est aussi honorable que celle d'un samouraï... sans vous, nous ne disposerions d'aucunes informations ! »

Admettre qu'un clan de samouraï avait besoin de ninja était difficile cependant, telle était la réalité.
Kagaho en était conscient malgré le fait que ses guerriers de l'ombre ne suivait pas la même philosophie que lui.

Des années passèrent, une mort rituelle.
Les rives du Styx.
Un rapport.

« Tu as accomplit ta mission avec brio ! Tu as même donné descendance à ta famille...Les ninjas seront toujours des êtres sur qui nous samouraï pouvons compter... Tu as droit au repos à présent ou tu peux vivre éternellement en me servant ainsi qu'Hadès tout en veillant sur les tiens ! Ce choix t'appartient que décides tu ? »

Une hésitation.
Une parole, un pacte.
Cette jeune femme ne serait jamais un spectre Hadès cependant elle renaîtrait de ses cendres pour servir son Clan et pour veiller et former sa descendance.
Un adieu, la jeune femme réapparut sur terre dans la maisonnette qui était la sienne en compagnie de sa famille mortelle, mais à jamais elle serait aux services d'un seigneur d'un ancien clan prestigieux du japon antique.
Le monde illusoire s'effaça alors, les deux spectres étaient de nouveau dans ce lieux sans vie, les murs d'enceinte du château étaient redevenus tels qu'ils étaient lorsqu'elles étaient arrivées.

« Pour un seigneur comme celui-ci qui mettrait sa vie plus haut que de la poussière ! »

Nohime reprenait l'ultime phrase de la jeune kunoichi avait prononcé.
Un sourire.
A présent Calia savait, le reste était entre ses mains.

[HRP : Mes posts ont été rédigé en accord avec Kagaho.]
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Calia
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MessageSujet: Re: Aux temps jadis... [Calia/Nô]   Sam 22 Sep - 9:16

Sous le ciel japonais s'était soudain élevé un rire doux, cristallin dénoué de véritable moquerie. Un rire suivi d'un geste tout en élégance et raffinement tandis que Nô considérait avec bienveillance la tendre Etoile des Ténèbres. Le sublime Papillon ne blesserait pas la rousse Vampire. Jamais, Nô était dévouée à son seigneur et connaissait les enjeux de cette rencontre. La belle ténébreuse avait besoin de savoir et au fil d'un bien singulier, elle trouverait enfin ce qu'elle cherchait tant à obtenir auprès de la spectre. Ainsi, la Rose des Enfers avait-elle évolué au coeur des souvenirs du bouillonnant Bénou. Un périple qui lui avait révélé bien des choses sur cet homme qui l'avait si mal comprise.

Calia attendait sans un mot, ses longs cheveux de feu se soulevant au gré d'une brise délicate. Toujours parée des atours que lui avait offerts la Kunoichi, elle se remémorait tout ce qu'elle venait de caresser de son étonnant regard de rubis. Et la mémoire de la reine des jaguars était l'une des plus incroyables des Enfers. De par son immensité mais aussi sa façon de s'exprimer. Calia était un mystère. Elle était la Vampire couronnée que Nô souhaitait ramener vers les siens comme elle l'avait fait pour sa soeur de coeur, la sulfureuse Améliah. Ainsi oeuvrait la spectre du Papillon tissant des liens de fleur en fleur...

Ramener les spectres et renforcer leurs liens au plus profond des enfers pour la plus grande gloire d'Hadès. Calia partageait aussi ce rêve même si une autre ombre planait sur elle...

Pan, comme c'est étrange...
En ces instant où ma vie se mêle aux souvenirs de Kagaho, je te sens soudain si proche...

Toi qui dort en Olympe. Ce que tu peux me manquer. Je n'aurais de cesse de t'aimer, toi qui aux mains de Chronos n'a pas hésité à venir m'arracher...


Elle comprenait. La vampire au tient d'albâtre nacré comprenait. Tout être avait en lui son lot de secret. Si profond si intime. Aussi de son envoûtante voix, elle répondit.

- Bien, dame Nô, laissons à notre vaillant samourai le choix des secrets qu'il souhaiterait révéler. Je respecte cela autant que vous.

En laissant ces mots s'envoler, Calia n'ignorait pas que la visite n'en était pas pour autant finie. La spectre se déplaça à son tour à pas légers et si petits qu'elle semblait plus glisser sur le sol que marcher. Elle était fine et observatrice. Sa façon d'être exigeait la discrétion. Elle était aussi la Vampire capable de se faufiler n'importe où.

Un nouveau voyage commença...

En cette nouvelle plongée dans les méandres de la mémoire du monde, la chasseresse croisa un nouveau destin. Celui d'une toute jeune femme. Une fleur d'Orient, une Kunoïchi, une ninja. D'une subtile beauté, dotée d'une longue chevelure de jais, elle portait aussi de magnifiques tatouages qui loin de la déguisaient, sublimaient encore sa plastique parfaite. Un teint pâle et des yeux profonds, tout en elle transpirait le charme et le mystère. Un magntisme sans égal.

Bella auprès d'elle, la réconfortant du bout du museau comme à chaque fois que la Belle s'était trouvée en danger ou détresse, elle avança comme attirée par cette vie prête à s'éteindre de par sa propre volonté. La Vampire avança encore et encore. Cette femme l'attirait, elle la sentait proche si proche d'elle. Puis, enfin elle comprit. Un cosmos noir comme une nuit sans étoiles et brûlant comme un soleil noir éblouit la frêle jeune femme.

Kagaho...

Bien sûr, le Bénou qu'elle découvrit n'était pas celui qu'elle connaissait. Celui qui avait tenté de la décapiter mais un de ses prédécesseurs. De ses sublimes yeux de rubis, elle le contempla. Il avait la même force, la même stature, cette prestance à nulle autre pareille ainsi que cette aura de fierté mêlée de force brute. La brutalité et l'honneur au service d'un seul maître : le sombre monarque des Enfers, Hadès.

De par sa présence, il sauv la jeune femme ou plutôt l'orienta vers ce qui était sa véritable voie. Il était samouraï mais avait besoin des ninjas. La fierté incommensurable du spectre ne l'avait pas aveuglé.

De son point de vue, Calia observa cette femme qui lui ressemblait tout en étant si éloignée de ce qu'elle était. Sa vie, sa mission en Grèce. Ses gestes et sa famille. Comme elle, Calia, la Vampire déchue et relevée, la Chasseresse exilée en Olympe, cette femme vivait dans l'ombre, se servant de tous ses dons pour servir le roi du Monde Souterrain. Comme elle, elle avait fondé une famille.

Le rituel, la mort, la fin de la mission et enfin les derniers mots que lui répéta Nohime Oda.

« Pour un seigneur comme celui-ci qui mettrait sa vie plus haut que de la poussière ! »

Avant qu'elle ne fasse de même...

- Oui, je comprends. Kagaho et moi sommes destinés à nous compléter même si nos langages et nos mentals respectifs sont différents. Du temps sera nécessaire pour apaiser tout ce qu'il a pu se passer entre nous.

Elle sourit alors à la sublime spectre du Papillon, aérienne, mystérieuse comme elle. Deux fleurs si différentes et si proches. Sa merveilleuse voix se fit alors entendre.

Et maintenant, dame Nô ?
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