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 Et la vie ordinaire repris... Ou presque.

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Héloïse
Ombre du Cancer
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14/05/2010

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MessageSujet: Et la vie ordinaire repris... Ou presque.    Mer 14 Mar - 8:25

Je viens de là



La dernière sonnerie de la journée venait de retentir, la fin des cours était officielle, tout du moins jusqu’au lundi matin 8 heures. Héloïse poussa un soupir de soulagement, tandis que ses nouveaux camarades venaient de quitter, dans un brouhaha impossible, leur salle de cour surchauffée. Cela tombait bien, du bout de son stylo, elle venait de terminer le gribouillage qui l’avait occupé la dernière demie heure de cours, alors qu’elle n’écoutait que d’une seule oreille le baratin de la prof de math.

Une fois la salle vidée, elle avait replié ses affaires, dans un silence de plomb, elle s’était dirigée vers le sortie sous le regard de Miss Kher, professeur de mathématique et accessoirement professeur principal, qui n’avait rien à redire de cette nouvelle élève qu’elle avait accueilli dans sa classe de dernière année, une élève plutôt brillante mais à l’enthousiasme inexistant qui, elle le savait, n’écoutait pas grand-chose de ses leçons. Cependant toutes les fois que l’enseignante l’avait interrogée, il s’était avéré qu’Héloïse avait répondu correctement… C’était tellement rare dans ce lycée de classe moyenne qu’elle n’avait pas cherché plus loin, et abandonné toute sanction.

La feuille qui dépassait du bloc note de la jeune fille s’envola tandis qu’elle passait la porte, venant se poser aux pieds de Miss Kher, qui, la ramassant, héla, la lycéenne.


« Héloïse, tu… »

Avait elle commencé avant de découvrir le dessin griffonné négligemment au coin d’une copie, un visage féminin de toute beauté dont le regard semblait pouvoir fixer quiconque osait poser ses yeux sur ses traits si fins. Mais, il y avait quelque chose de plus et un frisson remonta le long de l’échine de la prof qui faisait ses débuts dans le corps enseignant depuis la rentrée seulement.

« Vous pouvez la garder… »
souffla la lycéenne sur le ton monocorde que Miss Kher lui connaissait, réponse ponctuée d’un haussement d’épaule indifférent.

Il avait fallu plusieurs longues secondes avant que son interlocutrice ne lève ses yeux du dessin et perçoive sa réponse.


« Mais il y a ton cours… »

C’est vrai qu’il y avait le cours du jour inscrit sur la page, mais plus encore, c’est la fascination dans le regard de la prof qui poussa Héloïse à récupérer son bien, comme si d’un simple regard aurait pu naitre une emprise entre la ténébreuse muse qui hantait l’esprit de la lycéenne et cette innocente mortelle. Cette idée détestable ne fit pas hésiter Héloïse bien longtemps, la feuille regagna son sac, la lycéenne salua d’un signe de tête la représentante du corps enseignant et disparut dans la foule du couloir.

Il y avait du monde dans les couloirs du lycée, un monde enthousiaste qui n’avait qu’une hâte, quitter cet obscure lieu de « détention » pour profiter d’un week end bien mérité. D’un pas trainant, à son tour, Héloïse avait regagné son casier, un vieux machin grippé qui grinça à l’ouverture. Elle n’avait pas eut le temps d’y poser ses affaires qu’elle fut plaquée par un coup d’épaule des gars de l’équipe de foot.


« Pauvre type ! »

s’exclama la lycéenne sans que personne n’y prête grande attention. Cahiers, bouquins, feuilles volantes s’étaient répandus sur le sol et se faisaient maintenant piétiner par quelque âme peut charitable qui n’avait que faire de cette nouvelle, une tête de turque toute trouvée pour les prochains mois à venir.

En somme la situation n’avait pas beaucoup changée depuis qu’elle était un témoin clef dans une affaire de terrorisme. Certes, elle avait changé de lycée, changé de nom de famille (on lui avait concédé de laisser son prénom tel qu’il l’était non pas sans une certaine appréhension), à présent une certaine Kaori s’occupait d’elle, mais elle était toujours ignorée, bousculée, raillée et autres réjouissances par les petits malins du coin. La seule chose qui était vraisemblablement différente, c’était son comportement. Elle qui était effacée, muette, voire invisible, avait semble t’il trouvé suffisamment de voix pour envoyer bouler ceux qui avaient l’audace de venir la saouler. A croire qu’elle avait décidé de ne plus se laisser faire.

La voiture qui s’était garée dans la rue derrière l’établissement, n’avait pas eut à attendre bien longtemps avant que la portière du passager avant ne s’ouvre et que le sac ne vol directement sur la banquette arrière.


« Alors ta journée ? » avait lancé Kaori dans un anglais parfait, un sourire bienveillant. La portière s’était refermée dans un claquement, le moteur lança un vrombissement tonitruant, mais un sourire sincère s’était affiché sur le visage de la lycéenne. C’était bien le premier de la journée.

« Bof… Des cours déjà vus, des lycéens mesquins ou au contraire trop gentils… La routine quoi… »

En parlant d’élève trop "gentil", la fille qui lui avait collé aux basques depuis le début de la semaine pour, soit disant et d’après ses propres paroles, la « guider sur le chemin merveilleux de l’apprentissage » frappa au carreau. Une grimace qui se voulait être un sourire barra le visage de la jeune femme, puis elle reporta son attention sur Kaori…

« Pitié démarre. »

Pendant le chemin qui les menait jusqu’à leur petit pavillon en périphérie du centre ville, Kaori n’avait pas dit mot, Héloïse avait allumé la radio et s’était murée dans un silence pesant. Depuis quels s’étaient rencontrés quelques temps plus tôt, la nouvelle baby sitter attitrée n’avait pu que constater le changement flagrant dans le tempérament de la lycéenne qui était sous sa responsabilité. Un changement flagrant, en tout cas quand elles étaient de sortis, d’ailleurs la directrice du lycée l’avait déjà appelé pour la prévenir de cette attitude pour le moins étrange. Bon, au moins lorsqu’elles n’étaient que toutes les deux, Héloïse quittait sa léthargie et devenait de compagnie agréable.

« Ca te dirait de conduire ce soir… On pourrait aller voir un film, manger une pizza et faire un tour. Après tout c’est vendredi soir… »

Quittant des yeux une seconde la route, elle tenta de capter l’attention de l’adolescente.

« Sauf si bien sure tu as prévu quelque chose d’autre. »

Le visage d’Héloïse malgré les craintes de son interlocutrice, s’illumina… Et elle acquiesça d’un signe de tête. Depuis cette fameuse nuit, sa vie avait changé sous bien des aspects, peut être que les gens autours d’elle la voyait comme renfermée, mais elle ne s’était jamais sentie aussi vivante. Son silence n’était qu’apparent car dans son esprit elle ne cessait de s’interroger. Depuis cette fameuse nuit, elle ne s’était jamais sentit aussi bien ni aussi épanouie. Prise d’une envie soudaine d’émancipation, son nouveau projet était d’apprendre à conduire, Kaori n’y avait vu aucun inconvénient bien au contraire, peut être que finalement l’adolescente n’allait pas aussi mal que cela.
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Héloïse
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MessageSujet: Re: Et la vie ordinaire repris... Ou presque.    Ven 11 Mai - 5:46

Quelque part dans le désert californien


Allongée sur le capot encore chaud de la vieille décapotable, Héloïse regardait le ciel étoilé. C’était là qu’elle avait choisit d’aller. Pas à la pizzeria, ni au cinéma, mais une longue virée en voiture pour aller se perdre dans l’immensité des plaines désertiques de l’autre coté des montagnes. Etre seules et apprécier le silence.

Elle avait prit une longue inspiration et esquissa un sourire. A coté d’elle, Kaori s’était appuyée sur l’aile avant, elle tenait en main une bouteille de bière qu’elle venait d’ouvrir à l’intention de sa protégée, elle ne buvait que rarement, ce n’était pas très légal, mais c’était le seul moyen qu’elle avait trouvé pour l’instant de se rapprocher.


« Le lycée ça se passe bien ? »

La question lui avait été posée une dizaine de fois, et cela déboucherait sans doute sur une discussion banale, fade et sans intérêt. Parler de la pluie et du beau temps n’était pas dans les projets de l’adolescente, ça elle avait toute l’occasion de le faire avec les autres et Kaori ne faisait pas partie du groupe des autres. Elles étaient amenées à vivre l’une avec l’autre pour une durée indéterminée, même ses parents n’avaient pas autant faire de sacrifice pour elle.

«Oui je vais bien, oui au lycée ça se passe bien, non je ne suis ni triste, ni déboussolée par ce changement… »

Voilà, le chapitre des discussions banales était clos, expédié un peu sèchement, mais sans méchanceté.

« ça fait longtemps que tu connais Ryo ? »

Un sourire s’esquissa sur le visage de son interlocutrice, et Héloïse qui s’était redressée, prenant la bouteille qu’on lui tendait, n’avait pas manqué de le remarquer, pas plus que le regard furtif dans le vague, le petit soupir qui en disait long sur ce qu’elle pensait de lui.

« Oui assez. »


Il y avait bien quelque chose là-dessous, et Kaori faisait comprendre par son silence à l’adolescente que ça c’était une autre histoire qu’elle lui raconterait peut être un jour, si elle mettait un peu du sien dans leurs relations.

« C’est quelqu’un de bien et il tient toujours ses promesses…


La jeune femme en réponse avait hoché la tête, l’attentat, la folle furieuse qui s’en était prit à elle, Sarah… Tout ça lui revenait à l’esprit de temps à autre même si elle tentait de faire en sorte de ne pas y penser.

« C’est un homme de justice, de droiture… Même si de prime abord on ne s’en rend pas toujours compte…

Avait elle ajouté devant le silence persistant de sa jeune protégée, elle se surprit même à ponctuer ses paroles d’un geste presque maternel, elle s’était approchée d’elle, et avait passé son bras derrière les épaules de l’adolescente.
Chose étonnante, celle-ci ne l’avait pas repoussée. Puis elles s’étaient séparées et ensemble elles avaient tournées leur regard vers les cieux.


« C’est quand même autre chose que ce qu’on peut voir depuis l’appart ‘. »

Elle porta le goulot à ses lèvres sans vraiment en prendre conscience, elle n’aimait par particulièrement le goût, juste les effets qui arrivaient par la suite. Le liquide ambré avait juste eut le temps d’effleurer ses lèvres lorsque Héloïse s’arrêta net.

« Dis Kaori, y aurait moyen que tu me laisses conduire au retour ? » Son interlocutrice lui lança un regard circonspect, qui passa de la jeune fille à la bouteille qu’elle tenait en main.

« Pas une goutte ! »

Et comme preuve de sa bonne foi, elle vida l’entièreté du reste de la bouteille sur le sol. Kaori hésita un instant, elle eut un regard pour la route, droite sur plusieurs kilomètres. A cette heure ci, elle était déserte, elles n’avaient d’ailleurs pas croisé un seul véhicule depuis qu’elles avaient prit la route.

« Si on rentre maintenant, pourquoi pas.

Héloïse se laissa glisser sur le sol, se rendit côté conducteur, attrapa au passage les clefs que lui tendait sa tutrice, puis sans ouvrir la portière alla s’asseoir sur le siège.
Elle avait déjà conduit, une fois ou deux sur circuit, mais ça s’était arrêté là. Elle boucla sa ceinture, inséra les clefs, régla le retro, mis le contact et s’engagea prudemment sur la route.


**********
« Dès que tu le peux, gare toi sur le bas côté…

Avait lancé concentrée Kaori qui fixait d’un œil mauvais l’abruti dans sa caisse qui collait au train de leur véhicule. Plusieurs fois, on lui avait fait comprendre qu’il pouvait doubler, mais il prenait semble t’il un malin plaisir à pourchasser la jeune conductrice qui avait du accélérer sensiblement, pas assez pour dépasser les limites de vitesses, suffisamment pour considérer que l’ado aurait du mal à gérer le véhicule.
Le problème c’est qu’un fossé enserrait la route des deux côtés, impossible de s’arrêter.



« Quel abrutie celui là ! »

i]Pesta la tutrice tandis que le conducteur indélicat avait enfin décidé de les doubler dans un coup de klaxonne narguant avant de disparaitre à l’horizon.
A ses côtés, Héloïse prenait goût à la vitesse, même si dans les premiers instants elle avait sentit la panique monter en elle. [/i]

« C’est bon, tu peux ralentir maintenant.

A ces mots, la tutrice avait posé sa main sur celle de l’adolescente, la ramenant à la réalité. Elles échangeaient un regard lorsque quelque chose sur la route attira leurs attentions. Quelque chose traversait la route, un quelque chose qui resta figé au centre de la voie.

« Attention ! » s’écria Kaori.

Mais il était trop tard, Héloïse avait donné un coup de volant, la voiture avait traversé la voie, quitté la route, prit un talus, et partit en tonneau dans le désert de Californie.


********* ********** ************ *
Lorsqu’elle avait ouvert les yeux, Héloïse s’était retrouvée dans le noir complet, sa tête bourdonnait, son corps meurtris était comme engourdie, du bout des doigts elle actionna le bouton de la ceinture et l’instant d’après se retrouva face contre terre.

La chute lui avait coupé le souffle, mais il lui semblait avoir encore les idées assez clair, dans son esprit avait défilé la scène une nouvelle fois, le chauffard, la bestiole sur la route, le coup de volant. Pendant une minute ou deux, elle resta allongée au sol, sous ses mains posées à plat, elle pouvait sentir quelques grains de sable, la terre aride, les éclats de verre.

Il fallait qu’elle s’extirpe de là, une forte odeur d’essence embaumait l’air, mélangée à la teinte ferreuse du sang frais. En rampant, elle se retrouva dehors, dans un dernier effort, elle se laissa glisser sur le dos, et son regard flou se perdit dans l’immensité de la nuit étoilée.


« Héloïse…. Héloïse…… »

Cela devait faire un moment que le gémissement retentissait, mais Héloïse avait fermé les yeux un instant. Une seconde, une minute, une heure, elle ne savait pas bien. C’était la voix de Kaori, étouffée, plaintive, entrecoupé de toux et de gargouillis étrange.

« Kaori ! » s’était exclamé l’adolescente pour toute réponse.

« Héloïse… murmura soulagée la tutrice. « Ca va ? »

Il y avait eut un bref silence.

«Je crois oui. »

Un frisson remonta le long de sa colonne, elle avait froid, mal, peur… Et tout à la fois la chose était irréelle.

« Tant mieux… Tu… Tu vas appeler les secours… Si tu peux… Ne t’en fais pas… Tout ira bien… »

A chaque seconde sa voix se faisait plus lointaine, plus froide. Une quinte de toux brisa le silence, alors seulement l’adolescente prit conscience que la voix ne venait pas de la voiture. Sous les chocs répétés, la ceinture avait cédée et le corps de la jeune femme s’était vu expulsé de la voiture.

Une nouvelle quinte de toux, suivit d’un gémissement, incitèrent Héloïse à tourner la tête dans sa direction, une mare noirâtre dans laquelle gisait un tas de chair informe éclairé par le seul phare qui continuait à fonctionner.

Trouver du secours, l’adolescente avait porté sa main à la poche de son jean… Pas de portable… Sur la route, pas de voiture. Elle tenta de se redresser, un vertige la fit vaciller. Elle avait alors entreprit de rejoindre le corps inanimé en rampant. Centimètre après centimètre, elle avait parcourut les quelques mètres que la séparait de sa tutrice, ses forces lui échappant à chaque seconde un peu plus. Elle tendit la main dans sa direction, le bout de ses doigts pouvait presque toucher la peau ensanglantée du bras de Kaori.


« Kaori….. Kaori…. »

Mais celle ci ne répondait pas. Un frisson lui glaça le sang, la douleur irradia dans tout son corps, son bras tendu retomba sur le sol, dans un dernier effort, elle égraina une nouvelle fois le prénom… Puis tout devint sombre, tout devint froid.

*************** ************* ********** ******** **
« Kaori ! »

Elles se tenaient là, à quelques mètres l’une de l’autre sur les pentes d’une étrange montagne. Héloïse avait tendu la main dans sa direction, mais la jeune femme n’avait pas prit la peine de se retourner.

Portée par une puissance étrange, sombre, délectable, elle s’était approchée de l’âme, sa main s’était refermée sur son poignet et elle l’avait attiré à elle.

Une nouvelle vague de puissance traversa son corps. Puis le désert californien s’était rematérialisé, Kaori allongée sur le sol prit une nouvelle inspiration, Héloïse s’était « téléportée » à ses côtés et tomba épuisée à ses côtés.
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Shiva
Ombre de la Vierge et Destructeur de monde
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27/05/2010

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MessageSujet: Re: Et la vie ordinaire repris... Ou presque.    Sam 12 Mai - 23:36

- Ce cosmos... Celui d'un chevalier noir à n'en point douter, mais pourtant si faible... Cet être ne le maitrise pas pourtant sa puissance et proche de celle d'un chevalier d'or.

Shiva avait détourné sa conscience des évènements se déroulant sur l'Ile abritant le Sanctuaire noir et ses mystères. Un fin sourire se dessina sur ses lèvres.

« Cela fait des siècles que la puissance de cette ile n'avait envoyé un tel appel envers ses protecteurs... »

Il se surprit à rire brièvement.

« Si seulement, ils savaient tous ce que cela cache ! »

Le chevalier noir de la Vierge quitta un bref instant sa contemplation avant de se diriger vers l'entrée de son Temple.

« Le moment est venu pour moi d'agir... Cela fait bien longtemps que je n'ai eut ce genre de Mission ! »

Reportant son attention sur les évènements se déroulant sur le Territoire de Death Queen, Shiva soupira enfin.

« Bien allons-y ! »

Reprenant sa posture initiale à l'entrée de son Temple, demeurant présent en cas de besoin physiquement, Shiva envoya une infime partie de sa conscience auprès de cette nouvelle énergie.

- - - - - - - - - - - - - - - - -

Dans une petite caserne de pompiers américains, un appel radio retentit... Une voix étouffée à l'autre bout du fil, une voix féminine relativement jeune, semblait demander assistance.. Un accident de voiture venait d'avoir lieu à quelques kilomètre de là.

Le capitaine de division, fit sonner l'alarme puis en une trentaine de secondes à peine, des hommes en tenue firent leur apparition devant l'ambulance de secours aux victimes. Parmi ceux là, un homme à la stature relativement fine, typé hindou.

« Docteur Dachkta... »

Fit le capitaine en désignant le médecin.

« Vous prendrez l'hélico en compagnie de notre meilleur pilote, si nous devons évacuer les victimes en urgence. »

Puis se tournant en direction d'une femme d'environ 40-50, il reprit pour elle.

« Lisa, point de rencontre 35, embranchement 26, la police est déjà en route pour fermer la circulation. »

Sans perdre plus de temps, les secours se mirent en route, chacun de leur coté. L'hélico était le moyen le plus rapide d'y accéder dans un délai relativement restreint. Le vol fut rapide et sans encombre, le ciel était relativement dégagé, la pression extérieure était idéale pour ce genre d'intervention.

Trouver l'endroit exact ne serait pas des plus compliqué par voie aérienne, toutefois, l'hélico ne recevrait pas de renfort avant au moins 45 minutes en partie grâce à l'heure tardive de cet accident, il aurait bien du falloir compter le double en pleine journée voire le triple en heure de pointe.

Ils étaient seuls, survolant l'Highway lorsque la pilote aperçut au loin une légère fumée dans les cieux nocturnes, Shiva sous les traits du médecin eut un sourire. Si lui savait avec exactitude le positionnement de l'épave, il fut surpris des facultés de cette femme, comment un humain pouvait avoir développé de telle aptitude visuelle... Décidément, l'humanité était pleine de surprise.

L'appareil décrocha sur la droite, marquant une figure géométrique surprenante dans les cieux, avant de se mettre en vol stationnaire à une dizaine de mètres de la carcasse fumante, éclairé de temps à autre par les soubresauts d'énergie alimentant par saccade les phares du véhicule. La voix de Lisa, brisa le silence qui s'était installé depuis leur départ.

« Encore un véhicule de sport... Surement un fils à papa qui a voulut profiter de l'obtention de son permis pour faire la fête et qui a prit la voiture totalement alcoolisé ! »

La voiture en question était une décapotable, un vieux modèle sport américain, plein de faiblesse mécanique comme seul les usines d'Amérique savent les faire. Le médecin accompagné du pilote se dirigèrent enfin vers le véhicule.

Très vite, Lisa comprit que les passagers avait été expulsé hors du véhicule, leur état serait surement grave... Elle activa sa radio afin de fournir les informations à l'équipe de renfort tandis que ce bon Docteur Dachkta avançait en direction des deux jeunes femmes inconscientes. Shiva, sous son identité d'emprunt interpella la femme.

« Pilote, nous avons deux victimes dans un état grave... Nous allons leur donner les premiers soins mais il faut les évacuer de toute urgence en direction de l'hôpital le plus proche. »

Lisa se précipita en direction de l'appareil qui les avait conduit sur place avant de contacter par radio, l'hôpital le plus proche, il s'agissait du « Los Angeles County Medical Center ». Shiva profita de l'appel radio pour insuffler aux deux jeunes femmes une infime quantité de son cosmos, une énergie bienveillante et pourtant obscure, murmurant à l'oreille le jeune Héloïse.

« Tu es encore trop jeune et inexpérimentée pour te joindre à nous... Mais peut être qu'un jour, tu seras capable de réveiller ce potentiel dormant. »

L'esprit de Shiva entra en communion avec celui des jeunes femmes se contentant des souvenirs superficiels et résiduels, leur état étant trop grave pour aller plus avant sans engager leur pronostic vital, les évènements qu'elles avaient vécus défilèrent dans l'esprit du sage, qui eut un bref sourire, marmonnant.

« Un Cancer noir... »

Le sourire de Shiva devint presque paternel envers la jeune femme dont les pensées les plus profondes étaient tournées vers sa tutrice.

« N'aie crainte, elle survivra grâce à toi... Cependant, tu vas sombrer dans un coma de quelques jours puis mourir pour renaitre, car tel est ton destin Cancer ! »

Il se surprit à rire légèrement.

« Tu vas mourir très chère, voyons comment ton esprit encaissera ta vrai nature... tu es un grain de chaos de plus dans ce monde, tes choix affecteront ton devenir, seras tu de taille ? »

Puis le bon docteur se mit à l'œuvre, jouant son « rôle » temporaire de secouriste avant d'en appeler au pilote qui revenait vers lui.

« Elles sont stabilisées, elles tiendront jusqu'à l'hôpital mais risquent à tout moment de s'enfoncer dans le coma. »


- - - - - - - - - - - - - - - - -


L'hélico volait à vive allure en direction de l'hôpital, bien vite ce dernier fut en vue, l'atterrissage fut rapide... Les urgentistes efficaces, les jeunes femmes furent admises à 1h 00, soit une heure après l'accident, les stabiliser n'avait pas été une mince affaire.

Le médecin pompier avait suivit les jeunes femmes jusqu'à leur bloc respectif, elles seraient opérées sitôt admises. Shiva s'occupa de l'admission en compagnie du personnel médical de l'hôpital. Les secours héliportés aux états-unis avaient une procédure complexe, les obligeant à demeurer 25 minutes à l'endroit où les victimes secourus devaient être opérées en cas de besoin de transport de toute urgence vers un spécialiste plus compétent.

Aux termes des 25 minutes, un professeur suivant le dossier des jeunes femmes dirigea ses pas afin de permettre aux secours de regagner leur base... Professeur Smith parvint enfin non loin de Lisa qu'il interpella alors.

« Madame... Vous avez été d'une efficacité remarquable, nous avons fait chacun notre maximum pour les sauver... Si le pronostic vital de l'adulte n'est plus engagé, celui de la jeune fille est toujours préoccupant, elle s'est enfoncée dans le coma, toutefois elle a de grande chance de s'en tirer et cela grâce à votre collègue le Docteur Dachkta et vous même. Félicitations. »

Lisa fronça alors les sourcils aux déclarations du professeur avant de rétorquer avec étonnement.

« Le docteur comment ? »

Elle eut une moue dubitative.

« Je suis désolée, vous devez faire erreur, il n'y a personne répondant à ce nom là dans nos services ! »

L'homme vérifia alors la fiche d'admission des grands blessés avant de s'apercevoir que celle ci ne comportait qu'une seule signature : la sienne.


- - - - - - - - - - - - - - - - -

La partie de l'âme que Shiva avait envoyée en secours à l'appel d'une de ses consœurs chevalier noir
réintégra son corps reformant l'entité complexe qu'était Shiva et ne laissant dans l'esprit des mortels qu'une sensation d'incompréhension.

L'esprit affuté de Shiva n'avait jamais totalement quitté l'entrée de son temple, observant avec attention les évènements en cours à cette heure pour ses semblables et le Marinas. Il aurait tout à loisir de s'entretenir avec la jeune femme lorsque qu'elle serait remise sur pied.
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Sarah
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MessageSujet: Re: Et la vie ordinaire repris... Ou presque.    Mar 22 Mai - 3:52

Je viens d'ici

[HRP : Sarah est toujours captive. elle voyage uniquement par le biais du Mimétisme et seule Héloïse est assez proche d'elle pour la voir]

Le calme immense, le sommeil dans lequel elle s'enfonçait de plus en plus. En ce monde de rêves épars où la maintenait Hypnos tout en la nourrisant de son cosmos.

Le lien était devenu tel que la Mante se faisait oublier de tous et de toutes. Que ne devenait-elle dangereuse, cette superbe captive, malgré les marques de son emprisonnement. Le collier la maintenait en cet état mais le désir de liberté, lui, était bien réel. Etrangement, elle ne recevait plus de visites. La vénéneuse Améliah semblait être occupée ailleurs. Ce qui ne pouvait que faire les affaires de la Mante. Sarah, se sentait bien, étrangement bien et depuis un bon moment la confiance renaissait en elle.

Rêve épars où le visage de la Vampire se tenait aux côtés de ceux d'Héloïse et de Ryo avant qu'Hypnos ne fasse comprendre à la belle Chasseresse à la chevelure de feu qu'on ne lui voulait aucun mal. Qu'elle avait été leurrée par celles en qui elle avait toute confiance. Qu'en obéissant au dieu du sommeil, elle servait les intérêts du seigneur Hadès.

Un sourire dans son sommeil...

Les deux roses dont Pandore étaient si fières. Son oeuvre de renforcement des liens entre spectres volerait en éclat. La Rose qu'elle avait reprise à l'Olympe lui serait de nouveau arrachée.

De ses pouvoirs, la Vampire Couronnée amènerait Hypnos vers elle. Les dieux avaient des pouvoirs mais les simples spectres pouvaient s'avérait être des pions indispensables. Le dieux du sommeil avait gardé tous ses sentiments pour magnfique Sarah. Il la relèverait et lui rendrait tout ce que Pandore lui aavit dérobé. Héloïse recevrait la récompense qu'elle souhaitait le plus. Sarah y veillerait tout en gardant un lien quasi-maternel avec sa jeune protégée.

~~~~~~~~~~~~~

Rêve s'éparpillant dans les Enfers...

De nouveau la Mante se laissait dériver. Le temps n'avait plus la même dimension.

Cela dura ainsi, entre rêves et brides de réalité filtrant depuis les yeux d'Héloïse, sa tendre protégée. Un voyage en elle-même sur les courants de cosmos, invisible pour tous jusqu'à ce qu'elle sente une présence familière et aimée au seuil des Enfers ou plus exactement en un lieu bien précis. Celui qui avait vu la défaite de Masque de Mort.

Hum...

Guidée par cette aura en plein bouleversement, elle se laissa attirée. C'était si beau à voir comme un bourgeon qui après un long hiver commençait tout juste à grandir.

Une autre âme se tenait après de la jeune fille avant que d'un mouvement, elle ne la renvoie dans le monde des vivants.

Héloïse, tendre Héloïse, tu viens de franhcir un pas immense sans le savoir, ton cosmos s'est éveillé et mieux encore, tu as une affinité avec l'autre monde.

Soudain un autre cosmos se fit ressentir, faisant se froisser les sourcils de la Captive dissimulée sous son enveloppe angélique.

Chevalier noir de la Vierge. Ainsi, toi aussi, tu viens à sa rencontre mais il est trop tôt pour elle. Sa destinée est tout autre mais je gage que vos chemins se recroiserons... Pour l'instant, elle reste sous ma protection et celle d'un seigneur des Enfers. Ne peux-tu espérez mieux pour un futur Cancer...

Enfin, tu ne peux m'entendre...

Et si tu le peux, sois rassuré. Ce que tu viens de faire était aussi dans mes desseins. Pars donc l'esprit en paix. Je vais veiller sur elle et lui apprendre tout ce qu'elle devra savoir. Et que cette terre lui sera accessible à chaque fois qu'elle le souhaitera mais qu'il y a plus bien plus que cela...


Un sourire alors que l'âme pure se tenait assise sur le bord du chemin. Une simple âme parmi les autres avant qu'elle ne s'efface...

Pour reparaître dans l'esprit de la miraculée.

" Héloïse... "

Une apparition lumineuse s'imposa dans les rêves de la patiente qui s'agita dans la blancheur immaculée d'une chambre stérile. Gestes dérisoires alors que les appareils relevaient une hausse d'activité tandis que plongeait, encore et encore, la jeune disciple dans les profondeurs d'un coma inexplicable à la rencontre de la Mante qui lui tendait les bras, ailes grandes ouvertes, en une vague de couleurs si rassurantes. Prête à la recevoir contre son sein et la guider comme elle l'avait déjà fait.

"Héloïse, écoute-moi... Prend ma main, douce Héloïse et rejoins-moi. Le monde que tu as touché sera ta force...

Viens que je t'offre ce que tu n'as pu voir.


Un autre geste pour l'amener à s'éveiller, avançant irrémédiablement vers sa nouvelle vie.
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Héloïse
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MessageSujet: Re: Et la vie ordinaire repris... Ou presque.    Lun 25 Juin - 5:05

Une chose était certaine, tout ceci n’était pas la réalité. Tout au plus un rêve… Non plutôt un fantasme quelque chose de puissant, qui n’appartenait qu’à elle.
Héloïse n’avait rien sentit des effluves cosmiques qui s’étaient manifestées autours d’elle, celles qui venaient de Shiva, le chevalier noir de la Vierge. Elle ne se souvenait plus vraiment de ce qui s’était passé avant, ni pendant, il n’y avait plus que le choc violent et tout devenait sombre et silencieux.

Puis dans les ténèbres surgit le crépitement d’un feu de cheminé, une lueur qui projetait des ombres immenses sur les murs de la pièce qui venait d’apparaitre sous ses yeux. Le fumoir de la propriété familiale sur les terres de la Reine, le havre de sa petite enfance. Du bois sombre partout, un bureau dans un coin de la pièce, un petit salon au centre où quelques fauteuils de cuire capitonnés se réunissaient autours d’une table basse. Tout était comme dans ses vagues souvenirs… L’odeur de cuire et de cigare, la verrière qui laissait apercevoir un ciel étoilé et quelques nuages menaçant, les étagères de livres reliés. Etait elle de retour chez elle ? Impossible, elle se souvenait encore de « l’attentat ». Etrangement, le mot l’avait fait sourire, la jeune femme savait à présent qu’il n’en était rien et que ce qu’il s’était produit là bas venait d’ailleurs, de quelque chose de plus grand, de plus ancien qu’une simple affaire d’humanité.

Pas à pas, Héloïse s’avança dans ce décor irréel, si elle n’était pas de retour alors ce devait être son esprit qui divaguait. Le violon posé sur une console en demi-lune s’éleva alors dans les airs et l’archet vint caresser harmonieusement ses cordes raides, oui, décidément, son esprit divaguait. Et pourtant, elle appréhendait tout ceci avec une certaine sérénité.
Il était bien loin le moment où elle avait cru mourir dans la chambre du grand hôtel, prise d’une panique, d’une angoisse dévastatrice. A cet instant, il n’en était rien. Son corps n’était qu’un tas de chair et elle avait l’intime conviction que son esprit était bien plus grand, bien plus fort que tout ceci, que cette vie n’était pour elle qu’une goutte d’eau dans l’immensité de l’humanité. En prenant un peu de recul Héloïse voyait les choses sous un angle nouveau quelque chose de rassurant qui murmurait à son oreille qu’il n’y avait pas de hasard, pas de fin.

A présent la jeune femme se retrouvait au centre de la pièce, un verre d’alcool fort était posé sur un guéridon, avec quelques glaçons encore entiers. Une main décharnée apparue, saisissant le récipient dans un tintement, un être était assis dans un grand fauteuil tourné devant l’âtre, jusque là, Héloïse ne l’avait pas remarqué.
Puis il y eut un nouveau bruissement qui attira son attention, une petite fille brune de cinq ou six ans, cachée sous une table.


« Je savais bien que tu te cachais ici… »

La voix était féminine, teintée par l’âge, un âge avancé qui force le respect pour une simple mortelle.

« Viens, viens par ici mon petit… »

L’enfant s’était tirée de sa cachette à quatre pattes, toute à la fois craintive et admirative, Héloïse s’approcha également, curieuse, presque concernée par les propos de cette femme.
Héloïse avait du contourner le fauteuil en velours vert pour voir apparaitre les traits de celle qui faisait l ‘objet de toutes ses attentions. Elle avait alors découvert une femme toute petite dans son grand fauteuil, comme ratatinée par le temps. Sa peau flétrie comme une vieille pomme avait des reflets d’ivoires, qui autours de ses yeux prenait des teintes aubergine, ses yeux enfoncés dans ses orbites fixaient avec sévérité l’âtre crépitant, sans avoir ne serait ce qu’un regard pour la jeune fille qui se cramponnait à l’accoudoir, posant son menton sur celui-ci.
La scène n’était pas inconnue, et cette femme qui tenait entre deux doigts un fume cigarette ébène dont elle prenait de temps à autre de grandes bouffées, avait surgi de son obscur passé.

Adelaïde était la reine mère, celle qui présidait à table pendant les grandes réunions de famille, celle qui ordonnait à tout un chacun, celle dont les paroles étaient prophéties. Elle avait survécu à son mari, survécu à certains de ses enfants. Sa seule présence amenait un silence religieux, elle était admirée, crainte et respectée et la petite Héloïse qui se pressait aux pieds de siège ne faisait pas exception à cette déférence.


(« Tu sais mon petit, il est inutile de se cacher ainsi, tu dois apprendre à faire face à l’adversité, à ceux qui osent te marcher sur les pieds. »

Chaque mot avait été prononcé avec une dureté et une sévérité incroyable comme si la vieille Adélaïde assistait au film de sa vie, une vie bien remplie pendant laquelle, elle avait connu la guerre, la peur, le danger.
Le regard fatigué de la matriarche passa un instant sur Héloïse adolescente, sur ses lèvres s’esquissa un sourire, comme si elle avait pu déceler sa présence, puis elle avait accordé à l’enfant toute son attention.


« Je sais que tu parviendras à cela un jour… Tu es ma descendante et tu vaux bien mieux que ces incapables qui t’ont donné le jour. »

Ce n’était pas un secret Adélaïde était particulièrement déçue par une partie de sa descendance dont les parents d’Héloïse faisaient partis. Elle considérait que pour la plupart ils n’étaient plus que des vautours attendant d’assister à son enterrement et de recevoir les deniers qui resteraient.
En parlant du loup d’ailleurs, le père d’Héloïse et autres parasites entrèrent dans la pièce, provoquant chez la vieille dame un soupir agacé.


« Bonne mère ! » s’exclama son descendant outré, sermonnant tandis qu’il retirait à la Reine mère sa cigarette et son verre. « Le médecin vous a pourtant dit de ne pas vous adonner à ces vices… »

La grande dame se laissa attraper par la taille, envelopper dans des bras maladroits qui l’entrainaient jusqu’à une chaise roulante. La grand-mère eut un regard pour la petite fille que l’on avait repousser puisqu’elle gênait le passage.

« N’oublie pas ma petite, ne laisse jamais personne te dire que faire, émancipe toi et surtout agis, ne te laisses pas ennuyer par plus bête que toi… »

La petite avait acquiescé, sans vraiment comprendre la portée de ces mots, puis chose étrange, la vieille femme relevant la tête avait lancé un regard à la grande Héloïse abasourdit par la situation.

« Mais oui mais oui bonne mère… » Bien que les paroles ne se soient pas adressées à lui, le père y alla de son petit commentaire et comme s’il n’avait pas fait attention à elle plutôt et pourtant, cela faisait plus d’une heure qu’on la cherchait partout. « Tiens, tu es là toi ?! Petite sotte… Crois tu que nous n’avons que cela à faire que de te chercher partout ?! »

Et sans plus d’attention, faisant un signe de tête en direction de la jeune fille au pair, déguisée avec la robe de soubrette et la coiffe en dentelle, le père sortit de la salle poussant le fauteuil grinçant et la vieille femme qui maugréait sans relâche. La scène était incroyable, sortit d’un passé dont elle avait tout oublié. Héloïse resta un instant figée, seule, la jeune fille au pair avait disparut entrainant l’enfant qu’elle était.
L’adolescente était en colère, fulminante devant ce père indigne, absent, devant le peu d’intérêt qu’il lui portait à l’époque, sans aucune évolution…

C’est alors qu’elle avait perçut la présence de son ange… Loin, dans les ténèbres de son inconscient.


« Sarah ?! Sarah est ce bien toi ? » Le salon confortable avait disparut, laissant apparaitre la silhouette gracieuse de l’ange décharnée. « Ta présence ici… S’est il passé quelque chose ? »

Le monde qu’elle avait touché, cette phrase résonnait dans son être, sans pour autant qu’elle ne puisse mettre le doigt sur la raison. Mais il était vrai qu’en elle quelque chose s’était manifestée, à présent qu’elle approchait de sa guide, se laissant entourer de ses bras, elle en était persuadée.
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Sarah
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MessageSujet: Re: Et la vie ordinaire repris... Ou presque.    Sam 7 Juil - 7:16

En ces instants emplis d'émotions, Sarah laissait la jeune fille se blottir entre ses bras. Une attitude quasi-maternelle. Celle dont semblait avoir tant manqué la tendre Héloïse lors de sa courte vie.

Un autre geste tandis que la spectre la regardait avec bienveillance. Tout autour d'elles s'était recrée un monde onirique, magnifique dans son mystère et envoûtant dans les dangers qu'il pouvait receler. Tout rêve pouvait se muer en cauchemar et peut-être que cela serait le cas si la jeune fille échouait ou mieux encore réussissait. Le monde lui paraîtrait au premier abord cauchemardesque comme le penserait le commun des mortels lorsqu'on évoquait les Enfers.

Elle devrait lui apprendre ce qu'était le lieu où elle avait atterri juste après son accident et comment elle avait eu la force de repousser l'autre âme au dehors mais chaque chose en son temps. Tout d'abord, la belle Mante posa la main sur le haut du crâne d'Héloïse, caressant doucement sa sombre chevelure.

Sa voix s'éleva ensuite en ces quelques mots.

" Oui, il s'est passé quelque chose de très important pour toi. Et je suis venue te guider vers ta nouvelle vie. Je suis là Héloïse comme ceux qui ont essayé de t'aider autrefois. Des êtres exceptionnels qui ont senti le pierre précieuse caché en toi."

Elle lui laissa encore quelques instants avant de reprendre. Son apparence changeaity se faisant plus umineuse, plkus angélique. Elle avait en cet instant tout de l'ange blessé et meurtri. Le collier enserrant son cou, à la fois somptueux et si lourd, apparaissait comme une chaîne plus que terrifiante. Celle retenant la spectre loin des siens; l'isolant dans une solitude sans nom.

Sa longue robe aux bords déchirés et effrangés se souleva doucement sous le flux d'une énergie que la jeune fille ne pouvait encore voir mais un oeil à son attitude montrait qu'elle pouvait la ressentir. Une joie immense envahit le coeur de Sarah. Maintenant qu'elle ne risquait plus de succomber à l'épuisement, et ce grâce à son merveilleux Hypnos, elle pouvait totalement se consacrer à sa jeune protégée.

" Dis-moi, Héloïse, qu'as-tu vu ou ressenti après notre séparation ? Prend le temps qu'il te faudra.

Plonge dans tes souvenirs et je les ferai apparaître dans ce monde qui est le nôtre. Notre refuge à nous seules. Ici, nul ne viendra entraver ton véritable éveil. Ta naissance, Héloïse, tu as la force d'agir sur les êtres et les choses. De ta seule volonté, tu as réalisé un véritable prodige aux yeux de tes frères humains.

Mais avant toute chose, souviens-toi...

Laisse-moi t'y aider. Que le rêve te berce et te guide...

Nous pouvons même remonter jusqu'à L.A. et à ton ami Ryo si tu le désires... Lui aussi est un joyau. Tendre Héloïse, un joyau que je pourrai placer en pleine lumière... "
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Héloïse
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MessageSujet: Re: Et la vie ordinaire repris... Ou presque.    Sam 14 Juil - 5:34

Héloïse s’était glissée dans les bras de son ange torturé, le seul refuge qu’elle avait trouvé dans ce monde injuste auquel elle appartenait. L’espace d’un instant, elle avait fermé les yeux, le visage enfoui contre la peau diaphane. Elle avait l’impression d’être une enfant qui était entrain de faire ses premiers pas, son corps était traversé de sensations étranges à la fois envoutantes, plaisantes, gisantes, mais terriblement affolantes.

Lorsqu’elle avait rouvert les yeux l’obscurité avait laissé place à un monde terrifiant. Une ville sans dessus dessous. Les films aux scenarii catastrophiques n’auraient pas mieux décrit ce qui se déroulait sous ses yeux. Plantées au milieu d’une rue, leurs deux corps illuminés par la lumière vacillante d’un réverbère grésillant, l’un des seuls qui avait encore la force de fonctionner, Héloïse et Sarah avaient prit corps dans une ville ravagée. Par qui, par quoi ? Impossible de le savoir…

Une pluie de cendres tombait immuablement sur le paysage, formant une fine couche grisâtre sur le sol, Héloïse se détacha un instant du corps chétif. Osant à peine poser son regard aux alentours. Cela lui rappelait bien trop ce qu’elle avait vu après l’explosion. Des véhicules abandonnées au milieu du chemin, des poteaux défoncés par des par-chocs, des vitrines éventrées, des immeubles en feu.
Les paroles qu’avait murmuré Sarah demeuraient énigmatique, la vie après leur séparation n’était qu’un flot continu qui faisait sombrer son esprit, ses souvenirs étaient vagues, noyés.


« Je ne comprend pas ce que tu veux de moi… »

Murmura piteusement la lycéenne. Car à cet instant la seule sensation qu’elle avait c’était la peur, une peur violente, paralysante. S’en était presque sordide.
Héloïse sentait bien que ses craintes étaient insensées, elle savait au fond qu’elle n’avait rien à craindre dans ce monde, et malgré le recul qu’elle avait, son corps refusait de lui obéir.

Dieu qu’elle était idiote ! Dieu qu’elle était chétive, frêle, inutile !

Une boule de rage lui tordit l’estomac. Alors quoi c’était ça son destin ! Recommencer à raser les murs et craindre le regard des autres ! Brusquement, elle s’était détachée de Sarah, faisant face au sinistre spectacle.
Sarah aurait pu sans difficulté sentir que cette hargne nouvelle ne lui était pas destinée, bien au contraire, entièrement rivée contre Héloïse elle-même. Comme si une part sinistre, déterminée, violente avait voulu écraser la chétive et ennuyeuse Héloîse.


« Dis moi Sarah, explique moi ! Pourquoi faut il que j’en sois encore là ! Pourquoi faut il que je sois réduite à cette misérable chose ! »

Tout devenait plus clair, ce n’était pas évident, mais plus clair. Elle avait sentit sa puissance face au genre humain, elle s’était sentit invincible, menaçante, tellement meilleure que ces pitoyables créatures mortelles.
Elle avait envie d’hurler, d’hurler à s’en déchirer les tympans, à s’en briser les cordes vocales… Mais aucun son ne parvenait à s’échapper de sa gorge, même les larmes qui lui vrillait la tête ne parvenaient pas à couler.

La contradiction entre celle qu’elle était et celle qu’elle devait devenir était trop grande, trop déchirante. Ses bras se croisèrent sur son ventre, ses ongles se plantèrent dans sa chair sous le coup de la rage, du désespoir, de l’incompréhension… Tant pis si la douleur la torturait et même tant mieux d’ailleurs car peut être qu’alors ses autres tourments s’apaiseraient.


« J’ai mal Sarah, trop mal, je t’en supplie ! »

Elle tomba à genoux, trop vivante pour parvenir à laisser s’évader son funèbre cosmos… Condamné à mourir pour naitre, le Cancer noir n’échappait pas aux contradictions de son signe, la mort plongée parmi les vivants.

La douleur était trop profonde, comme si elle déchirait son corps tout entier, tandis que son âme était tiraillée entre son instinct de survie et sa nature profonde.


« Sarah ! Sarah, je t’en supplie ! Je t’en supplie, arrêtes ça ! »

Les larmes commencèrent à rouler, inondant ses joues, ses yeux rougies, gonflés plongèrent dans ceux de sa bienfaitrice. D’un revers de main, elle s’essuya vainement le visage. Une nouvelle vague de douleur, elle tomba les paumes au sol, le visage baissé, tremblant, haletant.

« Tue moi ! » Hurla t’elle soudainement, un instant de lucidité sans doute.
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Sarah
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MessageSujet: Re: Et la vie ordinaire repris... Ou presque.    Mar 17 Juil - 0:56

Des soubresauts animaient le corps de la jeune fille blottie entre ses bras. Elle la serrait tout contre elle, lui caressant doucement les cheveux en un geste tendre et rassurant. Sarah pouvait sentir comme la jeune rescapée était en proie aux doutes et aux affres précédents un éveil. C'était souvent entouré de douleur mais ensuite...

Un dernier mouvement avait qu'elle ne sente sa protégée desserrer son étreinte et s'éloigner doucement. Elle déploya ses ailes si légèreset délicates avant de laisser la jeune fille s'affranchir et osait enfin regarder ce monde en face.

Héloïse avait eu un instant ce même regard perdu après que la Succube l'ai si cruellement malmenée à Los Angeles. Sarah avait senti cette âme si proche d'elle dans son malheur. Elles avaient été les jouets de cette sadique qu'Améliah, malsaine sous son air lumineux. Une peste vicieuse qui se délectait de sa déchéance mais viendrait l'heure où elle la remettrait à sa place ainsi que celle qui avait osé se jouer d'Hadès et des dieux jumeaux durant leurs absences avant de la jeter dans cette geôle où elle dépérissait.

L'heure viendrait. Hypnos ne l'avait pas oubliée.

Dans le même temps, la Mante Religieuse s'était attachée à sa protégée. Sincèrement comme elle était restée fidèle au seigneur Hadès et à ses frères spectraux. Comment Pandore se jouait-elle d'eux avec sa sulfureuse complice ?

Sarah le saurait un jour et ferait tomber les masques mais pour l'instant, elle se penchait sur le sort de cette enfant qui avait fondre son coeur. Elle lui rappelait tant le sien...

Une larme de sang coula sur sa joue. Elle souffrait tant. Pandore lui avait tout pris...

Relevant la tête, la Mante contempla le décor qu'Héloïse avait recréé. Son regard de spectre balayait l'ensemble sans ciller ni même se détourner. Rien de cela ne la faisait réellement tremblait. Ainsi sut-elle qu'Héloïse avait juste franchi les limites de Yomotsu mais guère plus.

Elle n'avait pas encore vu les portes et le véritable enfer. Où qu'elle posait son regard, Sarah ne pouvait trembler. Non, il fallait comme elle avoir été jetée dans une geôle secrète ou comme Calia avoir été jetée dans le Tartare. Cette spectre...

Sarah avait pu convaincre Améliah que la Vampire l'intéressait uniquement car elle appartenait à la Succube. Qu'elle aussi était le jouet de la sulfureuse spectre. Une amie qu'elle reléguait dans l'ombre et pliait d'une certaine façon. La Mante était assez habile pour faire passer ce message plus que flatteur sans l'exprimer réellement. Elle tentait d'insuffler cette idée de rabaisser l'autre spectre sans trop insister. Le lien entre les deux roses existait bel et bien et faire en sorte qu'Améliah ne le fragile d'elle-même était une des faces de sa future vengeance. Lui prendre son faire-valoir...

Subir la cruauté de la Succube depuis tant d'années avait convaincu la Mante Religieuse que cette vicieuse était incapable de véritables sentiments et se servait juste de la Vampire pour couvrir ses arrières. Calia n'avait-elle d'ailleurs pas été condamnée à la place d'Améliah ? L'Etoile des Ténèbres avait toujours défendu les Enfers et la nouvelle de sa déchéance avait surpris les spectres mis aux courant et Pandore elle-même avait eu beaucoup de mal à exécuter un tel ordre. Cela ne pouvait être qu'une manoeuvre d'Améliah comme du temps où elle s'appelait encore Amélie et se jouait d'Estelle. Ce prénom, Sarah le lui rendrait en temps voulu avant de délivrer la Vampire de l'emprise que les deux autres avaient sur elle. Les spectres devaient servir Hadès et non les ambitions de Pandore.

Ses pensées allaient à toute allure sans pour autant perdre Héloïse de vue. Elle la suivait pas à pas. La terreur de la jeune fille grandissait. Elle pouvait le sentir.

Humaine, elle était encore trop soumise à sa nature et ses sensations humaines. Il faudrait agir au plus vite...

Et sous les yeux délavés de l'ange captif, Héloïse fit le premier geste. Celui que Sarah attendait. La lycéenne était tombée à genoux, se blessant elle-même avant de soudain implorer la spectre de la tuer.

Cela fut intense, cela fut violent. Sarah s'était approchée d'Héloïse. De nouveau, elle s'était emparée d'elle mais celle fois, elle enserra son cou de ses mains. La pression était moindre, elle ne marquerait même pas sa peau mais le geste lui suffisait.

" Est-ce cela que tu veux réellement ? Héloïse, ma tendre Héloïse ? franchir enfin le pas qui te libèrera de ta condition. "

Elle lui releva la tête avant de plonger ses yeux dans les siens, la plaquant contre un des murs avant que toute deux ne tombent. Sarah si légère avait toujours ses deux mains sur la peau de la lycéenne. Elle tenait sa vie entre ses doigts. Frêle et pourtant si puissante, elle contemplait le futur cancer noir. Ombre qui ressemblait tant à une braise surlaquelle, elle n'avait plus qu'à souffler.

" Est-ce cela que tu veux ? "

Lui répéta-t-telle si proche. Son visage au-dessus du sien. Elle semblait flotter à quelques centimètre au-dessus de la rescapée allongée sur le dos, dans la poussière. Nul autre contact entre elles que ces doigts sur sa chair.

" Les battements ?

Héloïse, n'as-tu pas encore compris ? "


Elle s'était approchée, chuchotant avec tant de douceur à son oreille.

" N'as-tu pas compris ? Ne sens-tu rien ? "

Elle effleura ses lèvres du bout des siennes, lui insufflant un peu de son aura.

" Pourquoi te tuerai-je puisque ton coeur ne bat déjà plus ? Pourquoi te fais-tu tant de mal ? N'as-tu pas confiance en moi ? "

Les armes, cette fois, coulèrent du visage de l'ange, ruisselant sur celui de la jeune fille.

" N'as-tu aucune confiance en moi pour ne pas le voir ? Ce qui pourtant est si clair si limpide ? "

D'autre larmes.

" Si tu veux te délivrer, nous délivrer, détruis ton reflet. Détruis celle que tu as été. Celle que tu n'es déjà plus mais qui te hante et te poursuit comme le souvenir de cette femme qui t'a meurtrie. Capture ton ancien reflet et détruis-le. Non, dévore-le pour qu'il te nourrisse et reste en toi, à toi seule...

Que toi seule ait le contrôle sur toi et ton passé. Ce ne sera plus qu'à toi rien qu'à toi. "


Ses doigts glissèrent enfin vers le haut, remontant la gorge avant de caresser enfin la joue d'Héloïse. Avec une infinie tendresse, elle essuya les larmes écarlates qui entachaient le visage pâle de sa brune protégée. Puis, enfin, plus que consciente de la détresse cette la jeune fille qu'elle aimait comme sa propre enfant, elle prit une décision qui pouvait lui coûter cher si cher.

Puissé-je ne pas en mourir...

Non, cela serait encore pire que la mort elle-même.


Et elle fit exploser son cosmos, appelant de toute sa force la jeune fille vers elle, lui offrant ce dont elle avait tant besoin pour s'éveiller. Un choc tel qu'elle devrait faire exploser son cosmos en réaction.

Puissant si puissant, pourvu que...

Un tiraillement, les chaînes et le collier. Entravée, elle était violemment arrachée à celle qu'elle venait d'aider.

Ce n'était que le coup de semonce, la geôlière suivrait...

Et tandis que le monde onirique commençait à vaciller, elle été entraînée loin d'Héloïse, tendant les mains vers elle...

Un autre cri alors qu'elle luttait pour se retenir au maximum...

" Hypnos !!! "
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Hypnos
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MessageSujet: Re: Et la vie ordinaire repris... Ou presque.    Lun 23 Juil - 20:26

Je viens de la chambre d'Hadès


Hypnos venait à peine de quitter la chambre du sombre monarque, il épiait un peu tout ce qu'il se passait sur le monde grâce à son don d'omniscience, un combat entre une Sainte et des Marinas, un autre déferlement de pouvoir sur l'ile de Death Queen, rien de neuf quoi. Il ressentait également une perte de cosmos qui était devenue habituelle, elle était dû à sa protégée Sarah qui puisait dans sa puissance divine.

Il y avait encore énormément de choses à faire, chose étonnante pour du Dieu mais les évènements semblaient se précipiter et surtout ne jamais s'épuiser en renouvellement mais l'absence de Sarah et le fait qu'il n'arrivait pas à la localiser précisément l'embêtait et tout le monde sait que les Dieux détestent être embêté ou ne pas savoir. Mais il y avait plus important pour le moment, il s’apprêtait donc à rejoindre son jumeau, Thanatos lorsque soudain une explosion de cosmos le mit en alerte. Sarah l'appelait au secours et cela n'était pas coutumier, enfin il ne ressentait pas son corps à l'endroit d'où l'appel émanait mais il savait que sa présence y était.

Cela faisait une éternité que personne n'avait fait appel à lui, dix années en fait et ses fils n'étaient toujours pas éveillés, il prit donc le temps de répondre à cet appel qui lui amènerait peut être certaines réponses. Son corps s'estompa avant de disparaitre totalement et il réapparu la ou il avait ressentit l'appel de détresse, lévitant au plafond de l'endroit où il se trouvait maintenant. Il regarda atour de lui, à l'affut, il ne trouva pas sa protégée comme il s'en doutait mais il savait qu'elle était la.

Hypnos se servit de ses pouvoirs divins pour tenter de la localiser et il leva un sourcil en constatant que l’absorption de son cosmos par la Mante venait du corps d'une femme allongeait à terre. Il ne fallu pas longtemps au Dieu du sommeil pour constater que celle-ci était....spéciale mais elle était en train de mourir, son âme était sur le point de se détacher de son corps pour rejoindre les enfers.

(Qui est donc cette fille brune et qu'est ce qui la rattache à Sarah ? Comment se fait il que je ressente sa présence à l'intérieur de cette jeune femme)

Le fils de Nyx ne voulait pas perdre la première personne qui pouvait lui donner des réponses. Il utilisa son pouvoir divin, une émanation de cosmos filtra d'Hypnos pour envahir le corps de la jeune femme qui s'éveillait à sa nouvelle vie. Il constata que son âme réintégrait son corps sous l'impulsion du Dieu qu'il était, il faisait son possible pour que son pouvoir soit apaisant et doux. Empêcher quelqu'un de se rendre en Enfer n'était peut être pas la meilleure chose à faire, surtout après avoir déjà demandé à son seigneur la permission d'en sortir une autre de son tourment mais celle-ci n'avait pas encore franchit le pas, bien qu'étant très proche du trépas, aussi il prit le droit et cela passerait inaperçu il en était certain. De plus, tout ce qu'il faisait était dans l’intérêt du seigneur des Enfers.

Une fois cela fait, il "s'assit" dans les airs, toujours en lévitation et il matérialisa sa lyre fétiche dans ses mains. Il commença à jouer un air apaisant en attendant que la jeune femme ne se réveille. Il était aussi intéressant de trouver quelqu'un qui "s'éveillait" au cosmos. Il essaya d'entrer en communication par télépathie avec sa protégée

*Sarah ? m'entends tu ? où es tu, dis le moi, je viendrais te chercher*


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Héloïse
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MessageSujet: Re: Et la vie ordinaire repris... Ou presque.    Mer 25 Juil - 9:11

Peut être que ses paroles avaient dépassés ses pensées, que la mort n’était vraiment ce qu’elle espérait, peut être avait elle espéré que Sarah trouve une solution toute autre à son problème. Non ce n’était pas possible, son âme était bien trop tiraillée, comme déchirée entre deux plans pour pouvoir supporter la souffrance qui était entrain de la dévorer. Et mourir semblait être la seule façon de mettre fin à tout cela.

S’en était presque absurde d’ailleurs car mourir pour le commun de l’humanité ne menait à rien… C’était la disparition de toute chose, le vide intersidéral. Mourir ce n’était qu’une fin et non un moyen d’accéder à un état supérieur. Et pourtant les convictions d’Héloïse étaient toute autre, et si sa part encore humaine, timide, chétive craignait encore la mort, quelque chose de plus profond n’avait d’autres espérances.

Sarah lui faisait face à présent, ses mains s’étaient approchées de sa gorge palpitante. Le temps semblait s’être arrêté l’espace d’une seconde, malgré la douleur, Sarah l’avait fasciné d’un regard, portant en elle toutes les solutions, toutes les clefs de son devenir.
A sa question, la lycéenne n’avait pu qu’hocher la tête, tremblante, pâle, suppliante.

La Mante alors fit son office, plaquant sa protégée contre le mur, ébranlant son corps déjà meurtris, d’instinct, elle avait détourné le regard, craintive, devant cette réaction si brutale pour un être d’apparence aussi douce. Et puis, sous le choc, elles s’étaient retrouvées au sol. Dans la cendre, la poussière, Sarah penchée au dessus d’elle.

Fébrilement, Héloïse avait hoché la tête, positivement, encore et encore, sans pouvoir quitter des yeux le regard translucide… Des larmes de douleurs, des larmes de panique, coulaient ensemble sur ses joues.

Oui c’était ce qu’elle voulait ! Oui son instinct de survie tentait de l’en dissuader ! Héloïse aurait voulu hurler à nouveau, mais elle était bouleversée, détruite, brulée vive et Sarah, Sarah son seul espoir ne lui accordait rien, pas même son ultime souhait.
Ses paroles à cet instant n’avaient pour la lycéenne aucun sens, seuls ses actes comptaient et la spectre angélique faisait durer l’épreuve encore et encore.

Héloise avait sentit le murmure à son oreille, mais le sang à ses tempes tambourinait si fort… Tous ses muscles s’étaient tendus, les lèvres de la spectre effleurèrent les siennes comme le dernier baiser et Héloïse avait inspiré son souffle, prête à tout recevoir d’elle, la violence comme la tendresse.

Dans le brouhaha de son esprit, les mots de sa guide tranchèrent soudain comme un poignard s’enfonçant dans son cœur. Comment Sarah avait elle pu croire cela…


« Nooon ! » Laissa échapper la jeune femme dans un sanglot honteux, fatiguée de combattre pour sa mort. « Jamais, jamais… Sarah… Pourquoi ? » Egraina t’elle la gorge nouée. Malheureuse, désespérée. Cette idée était insupportable au point que son cœur cessant de battre n’était qu’une broutille dans l’océan.

Ses larmes sanglantes glissèrent jusqu’à elle et la culpabilité lui arracha le cœur.
Elle n’était pas digne d’elle, pas digne de son intérêt. Si Sarah la croyait si peu confiante en elle… Alors c’était qu’Héloïse ne méritait pas la tendresse de sa guide. Comme une enfant bouleversée, meurtrie jusqu’au plus profond de son être, elle avait tenté de comprendre ce que la spectre voulait d’elle. Agir au mieux, encore et toujours pour attirer la tendresse de la seule personne qui avait prit soin d’elle ainsi.

La caresse sur sa joue apaisa un peu ses pleures, mais la vie s’échappait peu à peu de son corps, ses forces l’abandonnaient petit à petit, à tel point qu’une immense faiblesse freinaient ses gestes, transformant ses inspirations en râles funestes.
Voilà, les portes de la mort n’allaient pas tarder à s’ouvrir et la douleur qui l’avait meurtrie s’était à présent tue, effacée comme un lointain souvenir. Finalement c’était un peu comme elle l’avait espéré, tout devenait calme et silencieux. Paisible au possible. Le visage de Sarah penché au dessus d’elle qui la couvait de son regard bienveillant.
L’espace d’un instant, elle se serait bien laissé tombé dans l’infinie sérénité. Et puis une lueur dans les yeux de cette bienveillante créature penchée au dessus d’elle la rattrapa. Héloïse avait alors voulu s’accrocher, mais il était trop tard. Elle avait sentit la puissance du cosmos de Sarah bruler, un souffle puissant la traversa. La lycéenne ferma les yeux.

Le cosmos d’Hypnos avait été l’impulsion, l’étincelle qui fit s’embraser la puissance nouvelle du Cancer Noir.
Cela avait commencé avant toute chose par un premier souffle, nouveau, vigoureux, transcendant. Puis un battement de cils. Les choses n’avaient pas changé et pourtant tout était différent. Le Cancer noir plongée dans la cendre s’était brusquement relevée. Sarah avait disparut et c’était la première chose qu’elle avait perçut. Et puis la musique enchanteresse du Dieu infernal avait attiré son attention, ça et le souffle de son obscur cosmos.

La frêle jeune femme, aux lèvres bleuies, au teint blafard taché de suie avait fait face au souverain. Lui lévitait avec grâce au dessus du sol, plongé dans sa mélodie enchanteresse. Pendant un instant, Héloïse l’avait observé. D’abord le souffle de son cosmos puis la douceur lugubre de ses traits. Il n’était pas comme elle, c’était certain, même si elle était incapable de se définir. Pire encore, il était puissant, terriblement puissant. Et pourtant, au lieu de la faire trembler, cela avait amené un demi sourire sur son visage émacié.


« Toi qui entre ici, abandonne toute espérance… » Murmura t’elle dans un souffle comme une douce litanie à sa propre intention.

Elle qui n’était pas assez folle ou pas assez idiote pour déranger un virtuose tel que l’être qui lui faisait face attendit jusqu’à la dernière note dans un religieux silence. Sarah occupait ses pensées, avec inquiétude, détermination… Mais les traits de son visage demeuraient impassibles.
Puis, à présent qu’elle lui faisait face, à bonne distance, elle s’inclina légèrement, par respect et par courtoisie, loin de la déférence auquel peut être un dieu reconnu s’attendait. Mais après tout, le plus important était peut être la sincérité dont était empreint son geste.




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Sarah
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MessageSujet: Re: Et la vie ordinaire repris... Ou presque.    Sam 28 Juil - 7:37

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Hypnos
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MessageSujet: Re: Et la vie ordinaire repris... Ou presque.    Dim 5 Aoû - 23:08

Pendant qu'il officiait pour faire revenir l'âme de la jeune femme dans son enveloppe corporelle, Hypnos la regardait. Sa tête allait de droite à gauche, curieux de fixer tous les traits d'Héloïse. Une fois son office terminé, il avait donc commencé à jouer de son instrument fétiche et ce faisant il avait fermé les yeux.

Il utilisa son cosmos afin de percevoir la nouvelle élue. Ce n'était pas une spectre et pourtant son pouvoir était étrangement sombre pour le divin fils de Nyx. Il sentit qu'elle reprenait conscience, aussi qu'elle était désormais ouverte au cosmos. Sa puissance pour une "novice" pouvait surprendre mais si le potentiel grandit avec l'expérience, il ne dépend pas que de cela et une force innée chez cette femme aurait pu surprendre.

Tout en se méfiant d'une attaque surprise lancée par mégarde ou par peur, voir tout autre, le Dieu du sommeil se focalisa sur Sarah. Dès l'instant ou il était apparu, répondant à son appel, il avait de nouveau perdu tout signe de sa présence. Cet état de fait était déconcertant pour un être d'essence divine qui était censé être omniscient et d'ailleurs cela l'agaça un tantinet. Le pire c'est qu'il perdait toujours sa trace lorsqu'il arrivait aux enfers, un lieu dont il était supposé tout connaitre et en être le seigneur, juste après sa majesté Hadès en personne et à égalité avec son frère Thanatos. Il lui fallait maintenant des réponses car il détestait être agacé, cela l'énervait et il haïssait encore plus cela car il lui arrivait alors d'agir sans réfléchir, chose absurde et abject pour quelqu'un de sa classe et de sa prestance.

Sachant par expérience qu'il ne retrouverait pas signe de Sarah, il revint à la situation présente et à la jeune femme qui était présente. Il espérait qu'elle avait des réponses avant qu'il n'atteigne ses limites qui heureusement étaient fort grandes.

Il ouvrit ses yeux et posa son regard doré sur sa proie, il se retint de rendre son cosmos écrasant, le laissant ainsi, envoutant et séduisant. Constatant qu'elle ne l'interrompait pas, il continua sa litanie qui l'apaisait également, les deux êtres se regardaient et sans doute se jaugeaient ils.

Elle portait sur ses lèvres un demi sourire, elle murmura quelque chose qui amena le même rictus chez Hypnos.

(Il semble qu'elle sait où elle était, c'est une bonne chose)

Il aurait pu paraitre étrange à quelqu'un qui ne connaissait pas la situation de voir des personnes se regardaient sans prononcer une parole, d'autant plus qu'une était "assise" dans le vide. Elle finit par s'incliner même si son geste n'était pas aussi marqué qu'il aurait dû l'être pour quelqu'un de son rang mais Estrela l'avait habitué et la jeune femme ne semblait pas aussi rebelle, juste un peu perdu, peut être.

Une lueur passa dans les yeux de l'être divin alors qu'il arrivait à la fin de son air. La dernière note flotta dans l'air puis le silence s'installa, Hypnos fit disparaitre sa lyre sans un mouvement mais il resta dans sa posture, il était temps de rentrer dans le vif du sujet

"Je te salue, je suis Hypnos, fils de Nyx et Dieu du sommeil, fidèle de sa majesté Hadès. Puis je savoir ce qui t'a amené si proche du trépas, jeune élue ?"

Hypnos était patient, il ne parlerait donc pas immédiatement de Sarah mais nul doute qu'après cette entame de conversation, la suite ne tarderait pas



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Héloïse
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MessageSujet: Re: Et la vie ordinaire repris... Ou presque.    Dim 19 Aoû - 6:14

« Hypnos, fils de Nyx » avait répété la jeune femme mesurant toute la portée de ses paroles, toute l’incidence qu’elles avaient sur son interlocuteur et son identité.

Le réveil avait été brutal pour elle, mais une évidence avait très vite émergée dans son esprit, quoi qu’il se soit passé, elle avait quitté l’ennuyause humanité pour entrer dans un monde doté de ses propres règles et de sa propre vérité. Aussi, la révélation de son interlocteur ne l’avait ni surprise, ni inquiété. Au contraire, elle venait confirmer voire même expliquer le constat qui lui était venu à l’esprit : cet être était puissant, suffisamment pour attirer son attention et son respect.

Pour le reste, une nouvelle évidence s’était présentée. Hypnos était un DIeu en tant que tel, il méritait les plus hauts honneurs. Mais il n’était en aucun cas son dieu et sa déférence tiendrait dès lors d’avantage de la bienséance que de l’idolâtrie.

Mais son interlocuteur n’était vraisemblablement pas là pour les ronds de jambes et la basse flatterie.
Sa question avait interpellée l’élue. La mort, c’était donc cela qu’elle avait connu, qu’elle avait effleuré et qui finalement l’avait fait naitre sous ds traits biens différents. La mort qu’elle se souvenait à présent avoir réclamé avec désespoir à Sarah avant que sa guide elle-même n lui révèle que le destin s’était déjà chargée d’elle.

L’espace d’un instant, le jeune chevalier noir du Cancer avait failli évoquer Sarah, mais sa disparition coïncidait avec l’apparition du Dieu infernal.


« Serait ce donc lui ton geôlier ? »

Cela n’état pas impossible, les choses s’étaient déroulées avec trop de minutie pour n’être qu’un hasard. Et si jamais l’existence de Sarah était en jeu à présent, Dieu ou pas, le Cancer noir savait sans aucune hésitation où allait sa loyauté.

« Le Destin s’est chargé de moi… Lui et je suppose un chauffard qui aura fait quitter la route à mon véhicule… »

Et tout en prononçant ces paroles, elle avait fait apparaitre dans son esprit puisque c’était là que tous deux se trouvaient, le peu d’images qui lui revenaient difficilement à l’esprit : le désert en pleine nuit, la voie sur lquelle elle roulait pour la première fois, et le coup de volant mortel.

« Malheureusement c’est aussi simple que cela… »

Les images s’étaient alors dissipées entre les mains de la jeune femme.

« Mais pardonnez mon incorrection votre Majesté, je me nomme Héloïse et ma filiation n’a, à vrai dire, aucune sorte d’importance. »

Etait ce pour cela qu’Hypnos était venu jusqu’à elle ? Pour s’enquérir de sa petite vie ? Non, Héloïse ne pouvait pas le croire… Même si elle ne savait pas trop en quoi consistait les occupations d’un dieu, il y avait fort à parier que la santé d’êtres de basses classes comme elle n’avait pas vraiment d’importance.

Or, la jeune Cancer noir avait comme un gout d’inachevé laissé par le départ de Sarah, elle sentait qu’il y avait des choses qu’elle devait encore apprendre et qu’elle ne pourrait découvrir seul… Et si la présence d’Hypnos avait poussé au départ de Sarah, alors tant qu’il resterait là, elle ne pourrait pas s’entretenir avec sa bienveillante protectrice.


« Mais je ne peux pas croire que cela ait suffisamment d’intérêt pour mériter votre attention votre Seigneurie… Il y aurait il un autre but à votre présence ici ? »

Héloïse sentait que la mort n’avait plus rien qu’inquiétant… En tout cas qu’elle n’avait plus rien à voir avec l’idée qu’elle s’en faisait quand elle était encore mortelle, craintive, chétive… Elle avait même l’impression au plus profond d’elle-même de faire partit de la mort, d’être un instrument de ses desseins quels qu’ils soient. Ce qu’elle ne savait pas encore c’est que la mort n’est pas l’ultime châtiment et qu’il existe à cet instant bien d’autres tourments susceptibles de s’abattre sur son âme, élue ou non.
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Hypnos
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MessageSujet: Re: Et la vie ordinaire repris... Ou presque.    Mar 11 Sep - 21:12

Héloïse avait de la chance que ce soit Hypnos qui se soit déplacé, sa patience était légendaire et il était de ceux qui prenait en compte les éléments et prenait le temps de la réflexion avant d'agir, sauf si ce n'était pas possible bien évidemment. Enfin il détestait agir dans la précipitation et il n'était pas, au contraire de son frère, enclin à menacer et faire trépasser toutes les personnes qui ne répondaient pas assez vite à ses doléances.

Il était clair pour l'être divin que la jeune femme devant lui venait de découvrir ses pouvoirs. L'ouverture au cosmos était une expérience qui pouvait révéler beaucoup de choses et les réactions des personnes étaient diverses et variées. Elle semblait plutôt bien le prendre, voir elle n'était pas du tout étonnée de sa nouvelle condition, à croire qu'elle avait déjà un maitre pour la guider. Avide de réflexion, le fils de Nyx commença à faire un rapprochement entre Sarah et cette femme, le tout étant de savoir dans quelles proportions et dans quel sens, allié ou adversaire. Hypnos avait régulièrement suivit les faibles traces de sa protégée et il savait donc qu'il finissait toujours par arriver à Héloïse sans jamais trouver signes de Sarah.

Il était également clair pour l'omniscience du Dieu du sommeil qu'elle semblait chercher à lui dissimuler quelque chose, le tout étant de savoir quoi. Elle répondit à la question qui lui avait été posé, exposant en image rémanente de ses souvenirs ce qu'il s'était passé, chose inintéressante au final pour Hypnos qui avait posé cette question par pure politesse ou plutôt dans le but de créer une relation moins tendue avec celle qui avait peut être des réponses à lui fournir. C'est cette idée qui l'avait retenu d'être plus direct. Ensuite elle se présenta et elle finit en tirant un sourire à l'être divin, elle semblait perspicace, c'était une bonne chose.

Sortant de sa position assise, Hypnos se mit debout tout en continuant de léviter, gardant ainsi sa position dominante, bien que sa taille lui aurait permis cela même en étant au sol. Ses yeux de dorés et sa voix de miel étaient une arme qui pouvait se montrer acéré mais il n'en avait pas l'envie actuellement. Ses yeux étaient plongés dans ceux d'Héloïse, cherchant à la jauger

"Tu semble clairvoyante pour quelqu'un de ta condition" (les Dieux ont toujours tendance à s'étonner de la subtilité des humains) "peut être que tu pourras m'être utile."

Il marque une pause, laissant un silence s'installer mais pas trop longtemps avant de reprendre

"Qui te guide maintenant que tu as acquis la connaissance de la cosmos-énergie ? et qui t'a permit de t'éveiller à ta nouvelle condition ? je ne doute pas que l'accident soit un élément déclencheur mais il y a toujours autre chose pour en arriver au stade ou tu en es. Sais tu quelle armure t'as choisie ?"

Hypnos se décida à répondre à la question de la nouvelle élue

"Tu as raison, si je suis venu, c'est dans un but précis. cela fait un moment que je recherche quelqu'un et chaque fois que je l'ai ressentie et recherché, je suis tombé sur toi et pourtant jamais elle n'était à tes côtés, comment peux tu expliquer cela ?"

Voila une façon aussi directe que déformée de faire allusion à Sarah


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MessageSujet: Re: Et la vie ordinaire repris... Ou presque.    Dim 14 Oct - 3:24

(Je sais que les excuses que je t'ai adressé par mp ne sont pas grand chose, mais cela ne se reproduira plus. Encore une fois désolée.)

La présence du dieu était sans aucun doute des plus impressionnantes tant sa puissance semblait émaner de tout son être. Son charisme funeste, écrasant avait quelque chose de fascinant qui faisait pourtant froid dans le dos. Lorsque son divin interlocuteur avait plongé son regard dans le sien, Héloïse n’avait pour autant pas flancher, cette nouvelle force bouillonnant en elle, grisante au possible lui avait insufflé le courage de ne pas ciller, à moins que cela ne soit dû à l’attrait qu’exerçait sur elle Hypnos.
Peut être pour se donner un peu de courage ou pour renforcer ses convictions, la jeune femme avait tout de même serrer les poings le long du corps, enfoncé l’ongle de son index dans la chair de son pouce afin de contrôler toute réaction qui aurait pu trahir plus qu’il n’était nécessaire son état profond.


Devait elle craindre ou aimer Hypnos ?

La question s’était murmurée à demi dans son esprit, car oui, il y avait un dangereux attrait qui titillait son nouvel état… La jeune Cancer fascinée par le dieu mortel comme un papillon de nuit devant un halogène.
Et pourtant une parole claqua comme une étincelle à ses oreilles.


" Lui être utile…"

La remarque était cinglante… Presque douloureuse… Une amourette déçue. C’était idiot, complètement incompréhensible, tant de chose se produisait dans son être à cet instant, c’était fou, inconnu et pour le coup blessant. Jamais de sa vie mortelle, elle ne s’était sentie aussi vivante, aussi humaine qu’à cet instant.

Pendant son silence, les traits de l’adolescente s’étaient mués, passant d’un air intrigué maladroitement impassible à une mine renfrognée, piquée au vif. Le Cancer avait un petit orgueil qui venait se frotter à la dure loi de la réalité.
Sarah… C’était sans doute elle qu’Hypnos cherchait. La pauvre Sarah captive, sa bien aimée guide qu’Héloïse n’avait pas l’intention de trahir. Lui devait être le geôlier, captant les incartades de Sarah. Non, la créature diaphane, son existence était son secret à elle et Héloïse avait l’impression que parler d’elle serait comme vendre son âme.


« Je n’explique rien… » Trancha Héloïse avec une certaine insolence. Comme si un tel air pouvait la faire prendre plus au sérieux. « Avant votre arrivée je n’étais pas consciente et je ne me rappel de rien… De personne. »

Ses lèvres se tordirent dans une moue attristée.

« A moins que vous ne parliez de… »

Elle baissa les yeux brièvement avant de faire face de nouveau, l’air beaucoup plus timoré, comme si cela renvoyait à une part d’elle beaucoup moins téméraire.

« Il y a cette … chose… Une femme qui me tourne autours. C’est à cause d’elle, tout est à cause d’elle. Depuis qu’elle a croisé mon chemin, les choses ont changé… Elle est aussi sombre que vous mon seigneur, même si beaucoup moins puissante. D’abord envoutante puis démoniaque, comme une sirène. »

Oui la sirène d’Homère dont la noirceur de l’âme la rendait d’une laideur insoutenable. Héloïse ne mentait pas, Améliah l’avait conduite sur cette voie, et son esprit ne cessait d’hanter la jeune femme… Quant à Sarah, qu’importe son sort, Héloïse ferait tout pour la protéger et si cela devait passer par le défi d’un dieu alors personne ne pouvait plus rien pour elle.
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MessageSujet: Re: Et la vie ordinaire repris... Ou presque.    Jeu 18 Oct - 23:17

Spoiler:
 

Hypnos était concentré sur la jeune femme qui était en dessous de lui, il ne loupait rien de son comportement. Le serrement de ses points, son ongle s'enfonçant dans sa chair ne passèrent pas inaperçus et cela déclencha un sursaut d'orgueil chez le Dieu du sommeil. Elle n'avait pas baissé les yeux lorsqu'il avait plongé son regard dans le sien, preuve de courage ou de stupidité ? cela restait à définir, les humains étaient si complexes et si passionnants pour l'être divin qu'il adorait les observer. Il ressentit un déclic lorsqu'il avait dit qu'elle pourrait lui être utile, voila une erreur engendrée par la vanité éprouvée par tous les Dieux, il détestait faire des erreurs et nul être supérieur ne pouvait accepter cela.

Héloïse répondit enfin et elle défia Hypnos en criant qu'elle n'expliquerait rien, se cachant derrière le masque de l'inconscience. Il était évident pour quelqu'un de la trempe du fils de Nyx qu'elle mentait éhontément mais il ne montra rien, aucun sentiment, ni sourcillement, un stoïcisme divin qui était inné chez lui.

Le comportement d'Héloïse changea radicalement alors qu'elle faisait appel à sa mémoire et qu'elle expliquait qu'une femme tournait autour d'elle. En la sondant et en l'écoutant, Hypnos comprit qu'il s'agissait d'Améliah, la spectre de la succube, il ne put s'empêcher de se demander ce que la guerrière d'Hadès voulait à cette femme mais il serait temps de lui demander plus tard.

Il était temps pour le Dieu de changer de tactique, il fallait gagner sa confiance mais ce ne serait pas aisé, dévoiler quelques éléments ne seraient pas non plus embêtant. Il baissa son cosmos et il descendit au niveau du sol afin de ne plus imposer sa présence à la jeune femme et la soulager du poids de sa prestance. Une fois qu'il toucha le sol, il fit apparaitre une chaise et il s'assit, il était tout de même un être Divin et il n'avait pas peur d'une simple humaine, fut elle une élue. Il rit alors à gorge déployée avant de reprendre contenance, tout cela était bien évidemment calculé

"hahahahaha"

Il marqua une courte pause, laissant à Héloïse prendre l'ampleur de ce qu'il savait puis il reprit, sa voix se fit implacable mais sur un ton neutre qui dénaturait les mots employés, frôlant l'amusement

"Tu mens, jeune fille et ce n'est pas bien. Je suis un Dieu et tu devrais savoir que tu ne peux rien me cacher."

De nouveau une très courte pause, il rematérialisa de sa lyre dans ses mains et il entama un air envoutant, ajoutant son doux cosmos au morceau qu'il jouait. Le son n'était pas brutal et il se fit en arrière plan, juste présent mais ne gênant pas la conversation, un sourire était affiché sur les lèvres d'Hypnos, sa voix devint un nectar impossible à fuir, ensorcelant

"Je te concède que tu as de la volonté et du courage. Je ne suis pas ton ennemi tu sais et peut être que je pourrais t'aider en retour du tiens. Je SAIS que la personne que je cherche est liée à toi, ce que je ne sais pas c'est pourquoi et comment. Elle m'est très chère et cela fait un moment que je la recherche. De plus, elle a des réponses pour moi et je suis certain qu'elle désire que je la retrouve."

Pas un instant il n'avait lâché Héloïse du regard, ses doigts défilaient sur les cordes de sa lyre d'instinct et il essayait de la subjuguer de son regard de miel

"Si tu m'apporte ton assistance, je t'appuierais à mon tour. J'ai un pouvoir sur la personne qui semble te hanter, je sais qui elle est et elle me doit obéissance, je pourrais par exemple lui demander de te laisser tranquille."

Il laissa un bref instant la jeune femme ingérer l'information, la terreur que semblait lui évoquer Améliah était surprenante et peut être qu'il réussirait à gagner la confiance de son interlocutrice en lui promettant une immunité.

"Je sens aussi que tu es très attirée par le royaume dans lequel je vis, ta constellation te donne un certain pouvoir dessus et je pourrais te prendre sous mon aile protectrice si tu accède à ma demande."

Voila, cette fois il avait tenté de ne pas la vexer, au contraire il lui offrait pleins d'opportunités, chose rare pour un Dieu et qui ne devrait pas manquer d'intérêt. Il pourrait peut être y trouver lui aussi son compte s'il réussissait à s'attacher la fidélité de cette femme, il avait toujours aimé être adoré et il n'avait jamais été ingrat envers ses fidèles. Mais pour l'instant sa principale préoccupation, c'était Sarah.
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MessageSujet: Re: Et la vie ordinaire repris... Ou presque.    Mar 30 Oct - 7:07

Pour toute réponse, Hypnos s’était mis à rire. Sa réaction avait jeté un froid, comme un sceau d’eau glacée pris en pleine figure, c’était révoltant, blessant, qu’importe sa condition d’humaine, qu’importe le dieu qui lui faisait face, il lui avait pourtant semblé qu’il avait eut un minimum d’intérêt pour elle… Mais finalement, il n’en était rien. Voilà qu’il lui parlait comme à une gamine, qu’il lui faisait la morale… Pfff, alors quoi, était il incapable de voir qui il avait en face ?

Oui c’était un dieu, et alors. Des dieux il en existait plein… Alors lui, ou un autre… Tsss… De toute façon le dieu n’est un dieu que si les gens croient en lui…

Vexée, Héloïse lui avait tourné le dos, croisant ses bras sur sa poitrine. Elle n’avait plus aucune envie de l’écouter, plus aucune envie d’être ici, et malgré la puissance qu’elle sentait en elle, Héloïse ne pouvait pas échapper à Hypnos. Oh, et puis dans le fond, elle n’en avait pas envie non plus.
Alors, elle resta là, plantée devant lui, lui tournant le dos, bien décidée à ne pas desserrer les mâchoires, croyant dans sa grande naïveté ou dans sa grande folie que de toute manière, si elle ne voulait pas parler, elle ne parlerait pas.


« Jeune fille… jeune fille… » marmonna t’elle pour elle-même… « Je ne suis plus une gamine… Depuis longtemps même… Et s’il croit qu’il peut… »

Hypnos avait débuté sa mélodie, en parole et en musique, et le silence avait semblé beaucoup plus charmant, beaucoup plus agréable que précédemment. Avec beaucoup de douceur, la jeune Cancer avait accueillit les compliments de son hôte, et un léger sourire s’était affiché sur son visage pâle et pourtant, elle n’avait toujours pas daigné se retourner.

Et puis une parole attira son attention…


« Chère… Chère comment ? »

Héloïse avait regardé par-dessus son épaule, accrochant le regard de son interlocuteur. C’était bien pour se faire une idée qu’elle lui posait la question… Se faire une idée sur les intentions de son interlocuteur et pour bien d’autres raisons qu’elle n’oserait pas s’avouer.

« Admettons que je la connaisse… »

La jeune femme s’était alors retournée, se balançant sur une hanche, les bras toujours blottis sur sa poitrine. Elle l’avait défié un instant du regard, pas méchamment, juste comme une petite impudente voulant susciter l’intérêt.

« Qu’est ce qui me dit qu’elle souhaite vous voir ? Après tout la parole d’un dieu n’engage que celui qui la croit. »

Même le son de sa voix avait changé, plus féline, plus mielleuse… Et puis Hypnos évoqua Améliah, toujours sous les effets de la mélodie, fascinée par le regard caressant et charmeur du dieu, une lueur s’était pourtant mise à briller, différente, plus sombre.

Lui demander de me laisser tranquille ? Ahah, je n’ai que faire qu’elle me laisse tranquille… Moi, je veux qu’elle souffre, je veux qu’elle pleure, la tenir entre mes doigts et l’écraser comme elle le mérite… »

Et tout à sa déclaration, elle avait mimé la situation, admiré sa poigne se refermer dans le vide avec délectation. La terreur était vraie, mais elle prenait des teintes acides et violentes, devenant un vrai feu ardent, aussi puissant que la crainte elle-même.
Et enfin, il lui proposa de la prendre sous son aile… L’argument avait fait mouche, bien plus convaincant que le précédant et pourtant, il y avait une ombre au tableau. Héloïse avait eut l’occasion d’observer dans son lycée l’emprise des puissants sur les autres. Protégés tant qu’ils servent et puis jetés dès la première occasion.


« C’est une offre séduisante… Mais une fois que j’aurais répondu à toutes vos questions, qui me dit que votre intérêt pour moi ne s’envolera pas ? »

Héloïse n’était pas naïve, enfin pas tout le temps et si l’idée d’avoir un maitre était quelque peu déplaisant, voire même contre nature pour elle, un protecteur et encore mieux, un protecteur tel que lui n’était pas pour lui déplaire. Hypnos et Sarah pour la guider, quoi de mieux pour l’avenir ?
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