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 Le ralliement de la Fratrie : l'arrivée à Polaris.

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Erik
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MessageSujet: Le ralliement de la Fratrie : l'arrivée à Polaris.   Lun 12 Mar - 10:20

VIens de là


Le petit matin était bien vite arrivé, d’ailleurs ce n’était encore que l’aube lorsque Erik le muet passa les portes du domaine familiale, son objectif : rallier le château de Polaris et retrouver sa sœur, sa Lénore, douce et cruelle créature.

Il avait eut un regard pour la chambre qu’il avait laissé au petit oiseau rare, cette fougueuse petite blonde qui avait croisé le chemin d’Erik, qui était parvenu à infléchir son destin et ses pensées.

-Tu es déjà partie, malgré le froid et la douleur. Tu es téméraire, fougueuse… Ainsi, ce que tu m’offres de toi ne m’étonne guère et si tu es telle que je l’imagine alors bientôt les dieux quels qu’ils soient te replaceront sur ma route.

Ou alors je m’inviterais sur la tienne…. Avait il pensé ironiquement, tandis qu’un rictus amusé s’était affiché sur son mystérieux visage.

Erik n’aimait pas les dieux… Tout du moins il éprouvait un grand respect pour eux, pour certains peut être plus que d’autre, mais n’appréciait guère que l’on s’amuse à ses dépends, aussi, il se faisait un malin plaisir de se mêler lui aussi à la partie.

Dans un tintement métallique les lourds grilles se refermèrent, il laissait derrière lui quelques petites mains qui passeraient de temps en temps en toute discrétion et en toute confiance s'occuper des lieux. Puis il grimpa sur son cheval, le joueur de flûte se mettait en route pour rallier le château de Polaris. Rallier son seigneur. Rallier sa sœur et les idéaux de leur famille.

Après les premiers kilomètres, il avait sortit de sa poche intérieure sa petite flûte, puis pour accompagner les pas de sa monture, il avait laissé s’échapper une mélodie discrète comme il l’était.

Plusieurs heures plus tard, Erik arriva à l’entrée du Palais, un garde se dressa sur son chemin, un peu bourru, il le héla le priant avec une certaine maladresse de poser pied à terre.

Erik qui n’était pas du genre à créer des histoires se laissa glisser de sa selle, posa pied à terre et dans son plus grand silence, celui qu’il savait garder en présence d’étranger sans intérêts, il sortit de sa besace une lettre cachetée.
Le document, d’où émanait un parfum raffiné, se froissa entre les doigts du garde qui ne trouvant rien à redire laissa passer l’étranger, non sans que son regard circonspect ne suive cette frêle silhouette un peu malmenée par un voyage long et pénible.

- J’espère Polaris que ton royaume est mieux gardé que les portes de ton palais.

Erik passa la cour, au milieu du chaos des suites de jours de fêtes, personne ne prêta attention à lui, peut être pensait on qu’il était un messager, peut être pensait on qu’il était un homme prêt à se mettre à genoux pour demander une faveur à la grande prêtresse, peut être pensait on qu’il n’était personne, pas là, absent. Il abandonna sa monture à l’écurie, l’écurie des invités.

Par la porte de service il se faufila, qui voulait prêter attention à un être tel que lui qui faisait bien pâle figure aux cotés des brillants invités qui restaient encore après la fête pour se remettre des festivités.

Ce ne fut que plusieurs minutes plus tard qu’on lui demanda qui il était et ce qu’il faisait là… Encore une fois il fit celui qui ne savait pas parler, celui qui ne savait rien faire d’autre que délivrer son message et jouer de la flute.

La matrone lui avait prit sa missive des mains, une lettre cachetée qui venait d’un petit nobliau lointain que l’on n’avait point vue aux réjouissances.

« J’espère que tu es aussi bon que ton maitre semble le sous entendre… »

S’était elle contentée de dire, tandis que son regard le détaillait sans beaucoup de considération. Puis elle eut un tic qui lui déforma les lèvres, au moins le bougre n’était pas sale, en tout cas pas plus qu’un voyageur après une longue chevauchée. Il semblait savoir se tenir et puis il avait le mérite d’être discret.

L’intendante du palais car il s’agissait bien d’elle, relativisa cette charge supplémentaire ne serait rien comparé au retour inattendu du sieur Hagen, ou bien à l’après fête qu’elle devait gérer.

« Je ferais part de votre présence à nos seigneurs en attendant restes dans l’aile des serviteurs.»

Elle s’était retournée en faisant signe à une jeune donzelle, servante au château, de l’accompagner jusqu’à l’aile des serviteurs. Immédiatement, Erik s’était incliné, il savait à qui il devait faire bonne impression, il savait quand il était nécessaire de mettre la plus petite main de son coté.

Il fut conduit jusqu’à ses appartements, enfin jusqu’à son « refuge », une petite pièce de quelques mètres carré largement suffisante pour contenir un lit, une table et une étagère. La missive stipulait qu’il était un cadeau et que si ses dons pour la musique plaisaient alors il pourrait rester quelques temps… Quelques temps, le temps qu’on lui donne sa mission. Qu’il rencontre le maitre… Son seigneur, celui qui avait accordé sa vie pour le royaume… Albérick de Megrez. Un être destiné à porter le poids de la mission familiale.

La petite servante avait légèrement rougie au sourire qu’on lui avait offert et ce petit air qui avait remercié l’aide qu’elle lui avait acordét. Une alliée utile, une petite main discrète. La porte se referma, laissant seul le cavalier poser son sac sur le lit.

-Il ne me reste plus qu’à te trouver ma chère Lénore… Mais je pense que cela ne sera pas la chose la plus compliquée à faire…
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Lénore
Milady d'Asgard
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MessageSujet: Re: Le ralliement de la Fratrie : l'arrivée à Polaris.   Sam 31 Mar - 6:47

La jeune dame vient d'ici

Le calme d'une petite chambre de bonne, loin du tumulte des luxueuses ailes de la famille princière. La simplicité et la propreté d'un lieu modeste et fleurant bon l'essence des sapins et autres herbes que la belle Lénore faisait sécher avec le plus grand soin. La jeune dame avait décidé de tout faire pour la santé de son merveilleux époux. Aussi s'était-elle mise en tête non seulement de concocter elle-même les plats de son cher Albérich mais aussi de les lui faire servir par ruse, le temps de réussir à se glisser dans l'entourage immédiat de la princesse de Polaris. Même si c'était juste pour être la dernière des chambrières. La seule chose qui importait était d'y entrer quitte à ce que ce ne soit que pour frotter le sol sous ses pas.

Jamais, la blonde Lénore ne craindrait de se salir les mains. Pas plus que de s'agenouiller ou de se courber devant la plus jeune des princesses. Cela donnerait de la hargne en plus à son amant et époux, la voir dans cette situation ne plairait pas à Albérich. Elle en était certaine et la vengeance du seigneur de Megrez serait à la hauter des humiliations infligées à son épouse ainsi qu'à sa Fratrie.

Elle se mit à chantonner, rayonnante et rêveuse en songeant à son cher Albérich et à son corps qu'elle allait faire rechercher par les agents de la Fratrie dans tous les coins et recoins d'Asgard. En commençant par les prisons, geôles ou tout autre lieu où l'on parquerait d'éventuels proscrits. Il fallait bien reconnaître que si Hagen était un vaillant guerrier, ce n'était pas l'intelligence qui l'étouffait et qu'il mettrait un certain temps avant de comprendre le risque que cela comportait de se promener avec son apparance actuelle.

Et oui, il avait juste l'apparence, pas l'intelligence de son vaillant époux.

Pauvre Hagen... Il faudra que l'on se charge de ta sécurité...

Non point que la splendide suivante se souciât tant de Hagen mais bien parce qu'il se trouvait pris au piège dans le corps d'Albérich. Quoique l'idée de le garder en vie comme esclave personnel de son cher époux ne serait pas pour lui déplaire. Elle ne lui ferait jamais le moindre mal. Le brave étalon s'en ferait bien assez tout seul...

Prendre la tête d'Asgard se ferait avec les méthodes des Megrez et non la violence sans âme ni art des Polaris. Tout se ferait de sorte à prendre le contrôle en brisant les âmes dans un premier temps. Il restait tant de brèches en eux qu'il suffirait de taper au bon endroit et au bon moment.

La petite fée en était encore à monter des plans et remèdes lorsqu'une présence adorée fit son apparition entre les murs de Polaris et aussitôt, la jeune femme s'empressa de se rendre plus présentable avant se diriger vers la sortie de sa petite chambrette.

Quelque pas dans les couloirs et elle surprit le bavardage d'une petite chambrière comme elle, en train de parler d'un nouvel arrivant : un musicien un peu simplet, muet mais aussi très gentil. Aussitôt, elle se cala dans une des portes avant d'entendre ce qui l'intéressait vraiment. La chambre attribuée au brave garçon à qui dame Helga n'avait même pas accordé le droit de se rendre aux cuisines.

Quoi ? Mon pauvre Erik. Cette peste va payer pour cela... Oser te priver de repas...

Elle en était toute bouleversée. Aussi s'empressa-t-elle à rejoindre la chambre qu'avait indiquée la petite servante avan,t de frapper à la porte selon un air connu des seuls Megrez. Si Erik se tenait derrière la porte, il lui répondrait avant d'ouvrir.

Ce que Lénore espérait de tout son coeur. Voir ses deux hommes réunis au Palais de Polaris quelle joie pour la petite fée.

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Erik
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MessageSujet: Re: Le ralliement de la Fratrie : l'arrivée à Polaris.   Lun 30 Avr - 0:29

Trouver Lénore, telle était sa mission, son devoir, son obsession. Depuis le jour où leur défunte mère l’avait placée dans ses bras, tous deux juchés sur la monture nerveuse et trépignant d’impatience dans la nuit d’hiver, depuis cette funeste nuit, il n’avait eut de cesse de veiller sur elle, elle qui était le plus précieux de tout les joyaux.

Ils ne s’étaient jamais quittés longtemps, même pendant leur éducation. La chose était inconcevable. Pour eux la vie avait toujours été ainsi, leur clan d’un coté le reste de l’univers de l’autre.
Erik ne se faisait pas trop de soucis quant à la suite des évènements, disons qu’il avait une bonne étoile qui veillait sur lui et sur sa famille à moins que ça ne soit à cause du fait que les dieux l’avaient à la bonne. En tout cas il ne risquait pas de se mettre l’intendante en chef à dos en se permettant d’arpenter les couloirs du palais, il le savait bien chaque chose arriverait en son temps et Lénore le rejoindrait quand le moment serait venu.

Et c’est assis sur son lit, dos appuyé contre l’épais mur de pierre que le joueur de flûte s’exerçait à son art. La mélodie qui s’échappait de son instrument était des plus communes, joué presque sans âme tant son esprit était loin, plongé dans ses plans et ceux de son seigneur. Cela faisait longtemps qu’il attendait ce jour, toutes ces années d’apprentissage n’auraient ainsi pas servit à rien. Ils avaient une revanche à prendre et les hostilités pouvaient enfin commencer.

Ses sombres traits fins s’étaient parés d’un sourire satisfait, quand ses réflexions furent interrompues par les coups rythmés donnés sur la porte de sa chambrette. Erik avait stoppé sa mélodie, nul doute que ce qu’il avait entendu était le signalement d’une présence alliée… Sans précipitation, il s’était dirigé vers la porte close et a son tour s’était présenté, avant que d’une main sure, il n’ouvre le passage à sa jeune sœur.

« Ma petite fée…»

Avait il murmuré à son esprit dans un élan d’amour fraternel et de joie, tandis qu’avec une neutralité étonnante, il libérait le passage, saluant le passage de la servante par une courbette profonde. Le couloir des petites mains était un trop grand lieu de passage, inutile d’attirer l’attention sur eux pour l’instant, c’est pourquoi il avait retenu tout élan de joie.
Puis la porte se referma enfin, laissant les deux êtres loin des regards étrangers… Aussitôt, le joueur de flûte avait enlacé sa jeune sœur, déposant un baiser sur sa joue puis s’écartant un peu, sur son front.

« Quel bonheur de te retrouver ma douce ! »
Il l’invita alors d’un regard à prendre place sur le lit.

« Je t’ai rejoins dès que j’ai pu. Ma route à seulement croisé un léger contre temps des plus exquis, mais j’aurais tout le temps de t’en parler d’avantage… Plus tard peut être. »

S’il existait dans la famille une connivence évidente entre ses membres, Erik n’en demeurait pas moins le plus secret de tous, et il n’était pas du genre à parler d’autrui si l’être en question n’avait rien représenté à ses yeux, cela Lénore le savait bien.

«Mais toi, racontes moi… Tu es resplendissante… Tu l’as trouvé, n’est ce pas ? »

Si au premier regard, Erik n’avait pas fait attention à ce détail, à cette lueur dans le regard de sa sœur, à présent qu’il avait à loisir de détailler son minois délicat, il se rendait compte que quelque chose de profond avait changé en elle… Nul doute, elle avait trouvé leur maitre… Pour le reste, c’était à elle de lui faire part des éléments qu’elle détenait à ce sujet.

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Lénore
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MessageSujet: Re: Le ralliement de la Fratrie : l'arrivée à Polaris.   Mer 9 Mai - 4:44

Coups délicats sur la porte, coups légers et rythmés selon un air que reconnaîtrait son frère adoré. Elle avait agi en toute discrétion, mine de rien. Effacée et discrète quand il le fallait, la dame d'Asgard pouvait se faire oublier dès qu'elle le souhaitait. Après tout, qui prêterait attention à une petite chambrière fraîchement débarquée et mise au service de la glorieuse princesse de Polaris.

Bien sûr, toute nouvelle tête surtout aussi jolie que la blonde Lénore était l'objet de curiosité surtout chez les fiers mâles gardant le Palais. Enfin, tant d'hôtes de marque se succédaient depuis ces derniers jours que cela occultait la présence de la nouvelle venue mais loin d'en prendre ombrage, la petite fée s'en réjouissait.

Tant de bonheur en si peu de temps sans personne pour les déranger, elle et son tendre époux. Les heures passées avec Albérich avaient été si merveilleuses si parfaites tout comme l'union de leurs corps et de leurs coeurs. Il l'avait embrasée comme jamais personne ne l'aurait pu, chaviré ses sens et enflammé son coeur.

Elle l'aimait tant son seigneur et époux de Megrez. Elle ferait tout pour lui et lui donnerait de magnifiques héritiers. Lénore ne connaissait ni scrupule ni regret. Tout pour son seigneur et sa Fratrie même s'il lui faudrait piétiner la tendre princesse de Polaris. Non point qu'elle la haissait mais elle se trouvait simplement sur sa route.

Route qui, en cet instant, l'avait menée en ce couloir bien modeste où sa robe simple se fondait à merveille parmi toutes celles des autres petites mains.

Quelques derniers instants avant l'instant tant attendu. L'attente, une épreuve mais aussi une saveur lorsque l'on obtenait enfin ce que l'on souhaitait.

Et, enfin, la porte s'ouvrit sans précipitation inutile. Sous le regard des servantes, gardes et autres, les deux frère et soeur ne pouvaient se retrouver comme ils l'auraient tant souhaité mais Lénore savait que cela n'était que provisoire. Que dans quelque instants délicats, l'huis se refermerait et que l'intimité de la chambrette dissimulerait au mieux les retrouvailles d'Erik le Muet et de Lénore, la petite fée.

Un seul geste et l'attitude neutre de la jeune dame laissa la place à une femme rayonnante de bonheur. Un tel éclat brillait dans ses yeux. La joie de retrouver son cher Erik et de la lui faire partager la grande nouvelle.

Elle se jeta pratiquement dans les bras de son aîné qui l'accueillit avec autant de chaleur. Les seuls êtres pour lesquels les Megrez avaient du respect et un amour immense étaient ceux de leur seule Fratrie. Les liens des Megrez étaient si puissants qu'ils préféraient se faire tuer que trahir les leurs.

Un doux baiser sur sa joue et son front aucune elle répondit spontanément avant de prendre place sur le lit et de répondre enfin sur un ton doux et agréable à son cher musicien. Elle semblait si heureuse, Lénore la fée, Lénore de Drow.

- Enfin, te voilà, mon cher frère...

Une étincelle pétillait dans le regard espiègle du blond muet.

- Une bien plaisante rencontre, Erik. Tu me diras n'est-ce pas ? Elle doit être bien belle...

Un sourire complice, la splendide épouse d'Albérich savait à quel point son frère conservait ses secrets surtout concernant les rares êtres capables de retenir son attention. Puis, laissant passer quelques instants, elle répondit à sa question.

- Oui, je l'ai trouvé et il m'a prise pour épouse et honorée aussitôt. Entre ses bras, je suis devenue femme, sa seule et unique. Il va très bien et s'est trouvée une place de choix pour accomplir les desseins de la Fratrie... Seulement...

Une touche de tristesse sur le beau visage de Lénore. De quoi alerter son grand frère et réveiller son côté protecteur et cruel.

- Seulement, il est revenu sous les traits du guerrier Hagen de Merak et il devra passer ses journées auprès de la princesse Freiya de Polaris. Une jument gauche, parfaite pour le Cheval fou de Beta mais indigne de poser ses mains sur le seigneur des Megrez...

Ombre au bonheur de Lénore, elle avait beau savoir qu'Albérich ne voyait qu'elle, c'était une terrible épreuve de savoir cela.

Puis, chassant sa peine avant qu'une lueur cruelle ne brille un instant dans ses yeux, elle reprit.

- Et voilà, le véritable problème que nous allons devoir régler au plus vite, mon tendre Erik. Le véritable corps de notre seigneur doit être devenu l'enveloppe de ce niais de Hagen et je tremble à l'idée que cet idiot ne se soit rendu compte de ce que cela signifie.

Un léger tremblement dans sa voix alors qu'elle maintenait son image rayonnante.

- Nous devons retrouver Hagen au plus tôt, grand frère... Pour mon bien aimé Albérich, il le faut...
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Erik
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MessageSujet: Re: Le ralliement de la Fratrie : l'arrivée à Polaris.   Dim 13 Mai - 7:28

Ils se connaissaient bien tout les deux, aussi, si Erik avait su lire dans le regard de sa bienheureuse sœur, il n’était pas étonnant qu’elle-même ait deviné bien des choses à son sujet. Ce que représentait l’inconnue dont il se refusait pour l’heure de lui parler, ce qu’elle avait su éveiller en lui… Le joueur de flûte n’avait pour sa sœur aucun secret.

Avec bienveillance, il l’avait écouté exposer la situation, lui-même traversé par un bonheur et un soulagement attendus depuis bien longtemps, mais le secret joueur de flûte ne laissa rien paraitre d’autre qu’un léger sourire aux coins de ses lèvres et une étincelle furtive dans le regard. Il était heureux pour sa sœur, heureux pour sa famille et surtout pour sa cause.

« Je sais à quel point tu attendais son retour, plus que n’importe lequel d’entre nous… »

Et à ces paroles qu’elle était la seule à percevoir, il vint effleurer la joue délicate de sa jeune sœur qui pour la première fois lui apparaissait femme. La rose avait éclose et à présent il s’en rendait compte, elle avait tant prit de leur chère mère.

Immédiatement après, elle avait évoqué avec lui ses inquiétudes, sa tristesse de ne pouvoir garder pour elle seule l’homme qui lui était promis.

« C’est une épreuve de plus sur le chemin de notre destiné, tu connais, plus que quiconque le prix de notre destiné. Mais cela ne fera que consolider d’avantage l’amour que vous éprouvez l’un pour l’autre. »

Plus grave en revanche la substitution qui s’était opéré entre les deux corps. Car si dans un sens cela ne pouvait pas mieux servir leurs causes, cela pouvait se révéler être à double tranchant. En prenant les traits d’Hagen, Albérich s’assurait une place au château, une place de choix qui lui permettrait de procéder aux manipulations qu’il souhaitait… Mais Hagen lâché seul dans la nature… S’il parvenait à trouver une oreille attentive à sa cause, cela pouvait s’avérer être une catastrophe.

« Très bien ma sœur, je me charge de trouver des pistes à ce sujet… Je demanderais aux nôtres d’ouvrir l’œil et pour Asgard je ramènerais cet idiot en sureté. »

Qui savait ce que ce guerrier divin irait faire poussé par le désespoir… Albérich devait pouvoir retrouver son corps lorsque les choses seraient mises en place. Peut être dans leur maison familiales, les galeries seraient un bon endroit pour mettre en sureté leur hôte d’exception.

« Je vais tacher de faire bonne impression. Il parait que l’ainée des Polaris a un gout prononcé pour la musique et l’art. Si je parviens à la conquérir, je m’établirais non loin à l’auberge. Je sais que les choses ne seront pas évidentes pour toi… Mais tu n’es pas n’importe qui ma petite fée… Au cœur du château tu auras l’occasion d’entendre les bruits de couloirs. Tu seras mon lien avec notre seigneur, ainsi nous n’éveillerons pas les soupçons. »

De toute façon, qui se méfierait des petites mains du château, ou d’un simplet muet… Les apparences profitaient aux Megrez, mais les choses n’étaient pas encore gagnées.

« Il faut que tu y ailles à présent petite fée… Tu n’as que trop tarder ici et si la grosse intendante venait à nous surprendre elle pourrait parler contre nous. »

Il déposa à nouveau un baiser sur son front, l’incita à se lever.

« Vas, je ne serais jamais loin de toi… »

Quant à l’autre histoire, ils auraient bien l’occasion de l’évoquer plus tard, lorsqu’ils auraient mis la main sur le corps des Megrez qui n’était pas en sécurité sur les terres asgardiennes. Et puis Erik en était persuadé, l’oiseau rare ne tarderait pas à croiser de nouveau sa route.
Ensemble, ils avaient regagné la porte, le jeune homme avait serré dans ses bras sa tendre sœur, avait déposé un nouveau baiser sur son front. Leur séparation lui serrait le cœur, mais le devoir occupait déjà ses pensées.

« Prends soin de lui et tout Asgard t’en sera reconnaissant… Pour la gloire d’Asgard et son peuple, ma chère fée. »

Et la porte s’était ouverte, le visage du joueur de flute était redevenu impassible, il laissa passer sa sœur, la salua d’une révérence. Bientôt ils auraient l’occasion de se retrouver, lorsqu’Asgard serait sauvé.
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MessageSujet: Re: Le ralliement de la Fratrie : l'arrivée à Polaris.   Dim 24 Juin - 11:12

Un geste délicat et si léger mais d'une telle importance pour la petite Fée. Le toucher sur sa joue, à peine un frôlement. Si peu et tellement. Lénore avait déjà tant changé depuis son arrivée au palais. Elle était devenue femme et épouse. Un jour sans doute serait-elle aussi mère ? Un futur bonheur qu'elle vivrait pleinement auprès de son cher Albérich et de sa Famille. La Fratrie des Megrez se relèverait et règnerait sur Asgard pour son plus grand bonheur.

Les magnifiques yeux se fermèrent. Elle écoutait les "paroles" d'Erik. Erik le Muet, son frère bienaimé si proche d'elle, la berçait au rythme de la voix de son coeur. Tous deux étaient si proches. Elle l'aimait tant son grand frère, encore plus que Olaf et Vigrid à qui elle tenait déjà énormément.

Et le timbre doux de la petite Fée des Megrez reprit, réconfortée de ce simple geste et ces mots plein de sagesse et d'espoir.

- Oui, tu as raison, grand frère, cela ne pourra que renforcer notre amour, à moi et notre seigneur Albérich. Si tu savais comme je l'aime et tiens à le rendre heureux, le combler de bonheur.

Puis, prenant sa main dans la sienne, elle lui demanda.

- Erik, est-ce que tu joueras de nouveau pour moi ? Lorsque le soir tombera et que nous entrouvrirons nos fenêtres comme lors de notre enfance. Tu te souviens chez notre tante, nous entrouvrions les fenêtres pour laisser passer les accents et les notes. Tu jouais et je te répondais par des chants ou des plantes que je glissais sous ta porte.

Joueras-tu pour moi, pour mon bonheur auprès de mon époux. Une chanson pour nos noces... ?


Une caresse sur la main du Muet. Si puissant sous sa fragilité apparente. Les Megrez subtils et sans scrupules, usant de toutes les armes pouvant leur tomber sous la main.

Puis d'un geste, elle se leva, de nouveau rayonnante.

Tous ensemble, ses frères, ses cousines, ses cousins, ses oncles et ses tantes, la totalité de la Fratrie allait se mettre en route pour leur seule maître.

Erik avait raison, les lieux ne manquaient pas pour accueillir le cheval d'Odin dans les meilleures conditions ainsi que, dans un avenir qu'elle n'espérait pas si lointain, sa jument blonde. Les tourteraux pourraient ainsi s'aimer en toute tranquilité pour leur plus grande joie et celle de Lénore.

Puis, elle revint à son aîné et son espoir d'approcher Hilda de Polaris.

- La musique, même si elle ne l'aimait pas, qui pourrait résister à ton talent, mon tendre Erik. La princesse de Polaris aura le sort que notre maître lui réservera mais si jamais, elle s'élève contre lui, nous ne serons pas trop de deux pour la réduire à merci.

Sa douce petite petite soeur ne lui sera pas plus utile qu'elle ne l'a été jusqu'au jour du rituel. Elle sera trop obnubilée par ses propres doutes. Albérich saura lui passer la bride et l'enivrer pour qu'elle ne voit que son propre fardeau et non celui de celle qu'elle devrait soutenir de toutes ses forces. Les Polaris ignorent ce qu'est la vraie Fraternité, mon tendre Erik.

Ce sera à nous de le leur faire découvrir avant de les précipiter à la place qu'ils n'auraient jamais du quitter. Quant à Siegfried...

Notre merveilleux maître s'en occupera personnellement...

Ne lui gâchons pas ce plaisir. Tenons-nous juste à sa disposition.


Le reste se passa en touchante complicté. Lénore et Erik les plus jeunes enfants de la Fratrie mais aussi les plus redoutables. A eux deux, ils seraient le plus puissant des liens entre le Guerrier divin de Delta et son clan. Mieux encore, ils se serviraient de ce fameux lien pour tisser une toile dans laquelle se prendraient et s'englueraient tous leurs ennemis. Le plan était déjà en marche et Polaris n'avait pas senti se mal se faufiler entre ses murs.

Puis, l'instant de la séparation arriva. La jeune dame d'Asgard se blottit dans les bras de son grand frère avant de le quitter.

La porte se referma, la laissant seule dans un couloir qui lui parut soudain si froid mais viendrait le jour où tous deux pourraient librement se promener.
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MessageSujet: Re: Le ralliement de la Fratrie : l'arrivée à Polaris.   

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