Sans-Seiya


 
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 Dernière halte avant le Gouffre Interdit

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Dame Hermine PNJ
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16/11/2010

MessageSujet: Dernière halte avant le Gouffre Interdit   Dim 20 Nov - 2:46

nous venons d'ici.

Dame Hermine avait bien lu la tristesse dans le regard de Freiya. Cela avait touché la prêtresse mais elle ne pouvait rien y faire. Trop de temps s'était écoulé pour résoudre ce genre de problème en quelques gestes ou quelques mots. Non, il fallait laisser le temps faire son oeuvre. A la condition que les différentes protagonistes soient toutes d'accord pour s'accorder une chance.

Ermengarde Hermine avait préféré être franche avec Freiya. Eluder la question n'aurait fait qu'ajouter davantage de tristesse à la jeune femme alors qu'une nouvelle chance s'offrait à elle.

Puis, elle ne pouvait s'empêcher de songer à la solitude de Sigrid. La Perle des Ombres n'avait pas choisi ce destin. Pas plus qu'Hilda et toutes deux avaient porté ensemble le poids de leurs fardeaux respectifs... Freiya avait simplement réagi autrement, selon sa propre sensibilité. Qui aurait osé le lui reprocher ? Certainement pas elle. Elle, Ermengarde Hermine, noble dame à la cour des Polaris. Toute sa jeunesse s'était écoulée sur ces terres sacrées qu'elle aimait tant. Les prêtres et prêtresses étaient devenus sa véritable famille. Puis, vint ce jour où on lui confia une enfant qui venait tout juste de naître. Sigrid, qu'on venait de séparer de sa soeur jumelle...

Les années s'étaient ensuite écoulées alors qu'elle gagnait en force et en connaissance. La découverte de l'existence de l'Ecrin des Ombres avait été un véritable choc. En ce lieu incroyable, tout le savoir du grand Odhinn éclatait au grand jour. L'Ecrin à lui seul était un défi. Un exploit dont mêmes les plus grands guerriers ne pouvaient ressentir la présence.

L'orpheline céda la place à une superbe Valkyrie à la chevelure d'or. Jamais Ermengarde n'oublierait cet instant et leur combat. Sigrid était devenue la Perle des Ombres, l'Elfe de Lumière comme l'avait surnommée Baldr-Oskir. L'Elfe de Lumière... fallait-il en prime parler de la complicité naissance entre le petit Odhinn et sa plus secrète protectrice.

Hermine avait préféré se taire pour ne pas meurtrir davantage Freiya. Le temps viendrait où tout éclaterait. Les liens naissants entre Sigrid et Baldy. Sa rencontre avec Bud d'Alcor et Siegfried de Dubhe. Un jour viendrait où la blonde Valkyrie quitterait elle aussi les Ombres. Cela se ferait comme pour Bud...

Les choses auraient peut-être changé en mieux à ce moment-là. Du moins, dame Hermine l'espérait.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Bien plus tard...

Le voyage arrivait presque à son terme. Les toits de Bifröst étaient en vue et tandis que les deux prêtresses approchaient du village, Hermine se penchait vers le côté. Cette ombre. Cela faisait longtemps qu'elle l'avait repérée. Côtoyer Sigrid lui offrait cet avantage de détecter des hommes comme Buddy. Le Tigre de Zeta Prime était à leur côté. Il les avait rejointes dès qu'elles étaient passées devant leur manoir.

Elles allaient entrer dans le village lorsque dame Hermine s'adressa à Freiya.

" Nous y voici, princesse Freiya. Dès que les gardes nous auront annoncées, ce sera à vous d'entrer en scène. Soyez vous-même. Vous êtes aussi une très grande prêtresse à vous de le montrer enfin."

Un ton presque maternel. Dame Hermine appréciait Freiya et le montrait.

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Freiya
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MessageSujet: Re: Dernière halte avant le Gouffre Interdit   Dim 27 Nov - 4:18

Le chemin s'était déroulé ainsi par la suite, Freiya s'était plongée une nouvelle fois dans le silence qui la caractérisait, dans ses pensées et ses espoirs qui resteraient à jamais inaccessible, reconnaissante envers Dame Hermine qui ne l'avait pas blâmé.

Et enfin, l'escorte arrive jusqu'au village de Bifröst, cette bourgade si proche du gouffre interdit qui avait autoriser les membres du sanctuaire d'Athéna à franchir la frontière menant au domaine de Poséidon. La princesse avait posé un pied au sol, assistant à l'arrivée d'un haut gradé sur la place centrale du village, là ou elles s'étaient arrêtées.

Les encouragements de Dame Hermine l'avaient fait sourire et une nouvelle fois, elle l'avait remercié d'un signe de tête avant que l'expression sur son visage ne se durcisse.

"Princesse, que nous vaut le plaisir de votre venue ?"

s'exclama le haut gradé tandis qu'il prenait d'une main la bride de la monture de la princesse, tandis qu'il s'inclinait respectueusement avant de saluer Dame Hermine à son tour.

"Je dois m'entretenir sur le champ avec votre chef."

Il était rare que l'on entende la cadette de Polaris s'exprimer aussi sèchement, et l'homme dont l'armure était recouverte par sa cape de fourrure parut assez étonné par cette réponse.

"Bien évidement votre altesse, il y aurait il eut un évènement fâcheux à Polaris pour que vous veniez nous rendre visite ?"

Mais Freiya ne comptait pas s'entretenir avec cet interlocuteur, elle marchait déjà en direction des premières maisons, mue par une force étrange, peut être le courage que lui avait apporté le retour d'Hagen à moins que les paroles de dame Hermine ne lui ai donné la force pour être elle même sans en avoir à rougir.

Des serviteurs s'étaient précipités vers le petit groupe afin de prendre en charge les montures, Freiya, elle entrait déjà dans le bâtiment principal ou quelques guerriers et guerrières s'étaient rassemblées pour parler et trinquer en toute quiétude. Sur les talons de la prêtresse s'était pressé l'homme qui les avait accueilli et qui avait bien comprit que les choses étaient plus que sérieuses, il devança la princesse qui avait arrêté ses pas au bout de la salle là ou le chef de village recevait ses hôtes.

Le silence qui s'était imposé dans la salle ne décontenança pas la princesse, pas plus que les regards intrigués que les guerriers échangeaient discrètement avant de la regarder de nouveau, pourtant Freiya était troublée par cette attention qui la gênait, elle tourna le dos à l'assistance, attendant la venue à ses côtés de dame Hermine.

L'angoisse pesait sur sa poitrine l'empêchant presque de respirer, sous les airs impérieux qu'elle s'était donnée, Freiya demeurait la frêle cadette de Polaris, elle devrait faire peser des paroles comme Hilda elle même l'aurait fait... Elle n'était pas là pour faire de la figuration, elle venait en tant qu'émissaire pour représenter le commandement du couple princier.

Quelques instants plus tard, alors que dame Hermine était parvenue jusqu'à elle, la fille du chef du village se présenta à elles. Visiblement troublée par la présence d'une délégation royale dans son village, elle n'en gardait pas moins son imperturbable assurance de guerrière. Un frisson remonta le long de sa colonne vertébrale, cette femme aurait pu être Sigrid...

Elle s'inclina devant la princesse et sa consoeur, avant d'inviter d'un geste de la main les jeunes femmes à prendre place, alors Freiya eut un regard pour l'assistance derrières elles.

"Je ne suis pas certaine que vous teniez à ce que nous ayons cette discussion ici... Un lieu plus discret serait préférable."

La réputation de Freiya n'était plus à faire, et lorsqu'elle avait ouvert la bouche, leur hôtesse s'était retournée un peu étonnée vers dame Hermine... Elle plongea son regard étonné dans le sien, ne s'attendant pas à autant de dureté dans la voix de son interlocutrice que l'on disait timide, gentille, naïve.... Puis elle s'était reprise.

"Oui bien sure princesse, suivez moi."

Et la silhouette de la guerrière avait disparut derrière cette même porte par laquelle elle était entrée, invitant la délégation à la suivre, Freiya s'était alors tournée vers dame Hermine, visiblement elle cherchait un signe de sa part, un signe qui lui signifierait qu'elle était sur la bonne voix et qu'elle devait continuer ainsi.

Sans plus attendre, Freiya avait suivit la chef de village, entrant dans une pièce plus petite, plus intime dans laquelle venait d'être installé plusieurs sièges. La jeune femme restant debout avait invité les deux femmes à s'asseoir d'un signe de la main avant d'elle même prendre place en face d'elles.

"Pardonnez mon erreur, je ne m'attendais pas à une visite de votre part..."

Avait dit la guerrière un peu prise de court tandis qu'on servait à la délégation une coupe d'hydromel. Freiya resta impassible, se mordant la lèvre pour ne pas flancher, elle avait prit une profond inspiration avant de rompre de nouveau le silence.

"Nous sommes ici car il a été reporté au palais par l'un des nos guerriers que vous avez laisser des membres du sanctuaire d'Athéna passer le gouffre interdit."

Inutile d'y aller par quatre chemin, et Freiya n'aurait pas la force de s'étendre en discussion, elle sentait le feu sur ses joues, l’adrénaline dans ses veines et grisée alors qu'elle n'en avait pas l'habitude son courage semblait décuplé, seulement la situation durerait elle suffisamment longtemps...
Pour toute réponse, leur interlocutrice avait hoché la tête avant de rependre audiblement, ayant bien comprit que les choses allaient être compliquées pour elle sous peu.

"C'est exact dame Freiya."

La princesse s'était redressée sur son siège.

"J'espère que vous mesurez la gravité de votre geste... Laissez passer les chevaliers sans demander l'avis ou même l'assistance de Polaris et de ses prêtresses, mais ou aviez vous donc l'esprit ?"

Son poing se serra, tous savait l'impact qu'avait eut Poséidon sur le royaume d'Asgard et elle qui devait avoir son age ou un peu plus ne devait pas l'ignorer. Elle ne répondit cependant pas, baissant les yeux visiblement gênée d'avoir été prise en faute.

"Vous avez raison princesse, et je mesure l'erreur qui a été la mienne."

Elle s'était exprimée devant le silence que conservait Freiya, même si en elle, la guerrière sentait le besoin de montrer les armes, elle n'était pas une idiote, elle n'était pas si inconsciente que l'on voulait bien le croire.

"Mais Dame Freiya..." s'était elle aventurée à dire. "Sauf votre respect, le village de Bifröst et ses villageois savent plus que quiconque le danger que représente le sanctuaire sous marin, mais la demande de nos alliés m'a paru légitime. Et s'il s'avère effectivement que les soubresauts ressentis dans le domaine du seigneur des mers signifie son retour, Bifröst et ses guerriers sont d'avis de frapper avant qu'ils n'aient le temps de développer leur force."

Freiya ne su quoi répondre, les paroles de la guerrière avait du sens, et la prêtresse n'étant qu'une prêtresse, elle se trouva prise de cours par cette éventualité qui n'avait pas été abordé... Alors gardant le silence, Freiya espéra que dame Hermine prenne son partie.
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Dame Hermine PNJ
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MessageSujet: Re: Dernière halte avant le Gouffre Interdit   Sam 10 Déc - 4:36

Un dernier sourire d'encouragement à l'adresse de la princesse de Polaris juste avant que l'un des gardes ne s'empare des rènes de sa monture et qu'elle le remercie d'un simple signe de tête pour ne pas paraître trop importante aux côtes de la blonde Freiya.

Apprendre à garder sa place auprès des princesses de Polaris faisait partie intégrante de sa formation de prêtresse. Présente, charismatique, une aide, un soutien sur lequel s'appuyer. Après tout, elle faisait partie de la garde d'honneur des princesses. Les God Warriors étaient le Bras armé, la Puissance brute et la Stratégie du roi des Ases, les princesses des Polaris soutenues par les prêtres et prêtresses sa Parole, la Sagesse et le Savoir, protégeant le Royaume et oeuvrant pour sa prospérité.

Aussi, après être descendue de cheval, Dame Hermine suivit la plus jeune de deux princesses. Elle put la voir avancer avant de soudainement faire volte face.

Un simple sondage des lieux avait aussitôt apporté la réponse à la majestueuse Dame.

Des guerriers, des hommes et des femmes en pleine réunion. A leur vue, le poids de ta solitude volontaire et de ton isolement a du t'être renvoyé en pleine face. Mais n'aie crainte, cela s'effacera si tu gardes confiance en toi. Continue ce que tu viens juste de commencer.

Un autre léger mouvement de tête pour encourager Freiya à avancer ainsi qu'un geste de la main. User de la tansmission de pensée n'aurait certainement pas été la meilleure solution. La plus jeune des deux soeurs devait avancer sans hésiter. En cas de besoin, Hermine était là tout comme Sigrid se tenait dans l'ombre d'Hilda.

Enfin, la prêtresse pouvait reconnaître que la tache ne serait guère aisée : en certaines de ces femmes, Freiya pourrait sans le moindre doute retrouver la flamme et le trempe de la Perle des Ombres. Toutes avaient cette vaillance et cette fierté en commun.

Un autre problème qu'il vous faudra aussi réglé princesse. Il n'y a qu'une seule Sigrid, puissiez-vous éviter de la confondre avec les autres femmes d'Asgard.

Pensez que comme Sigrid, elle agit au mieux en tant que guerrière mais que la prêtresse est aussi là pour protéger le peuple. Prêtres et guerriers doivent se soutenir pour le bien de tous. Nous sommes tous sous les ordres du seigneur Odhinn même si nos rôles sont différents. A nous de trouver la meilleure entente mais pour cela, il vous faut aussi apprendre à mieux connaître les guerriers et exorciser cette sensation de menace que vous semblez encore éprouver à l'égard de Sigrid. Elle ne fait que son devoir de guerrière et de prêtresse. Les Valkyries ont ce statut spécial mais nous sommes si peu... Seules trois Valkyries sont éveillées.

Les pensées de dame Hermine furent interrompues par l'arrivée de la chef du village.

Hum... Elle ressemble à Sigrid. Intéressant, courage princesse, je suis là si vous avez besoin de mon aide. Jusqu'ici vous vous débrouillez très bien.

La prêtresse répondit ensuite au salut de la guerrière avant que Freiya ne repenne les choses en main. A la grande satisfaction de Dame Hermine qui lui sourit lorsque Freiya lui fit comprendre qu'elle cherchait son assentiment.

Parfait, ne montrez pas votre trouble. C'est une guerrière, elle y est très réceptive.

Songea la majestueuse prêtresse avant d'emboîter le pas des deux jeunes femmes. Elle prit ensuite place sur l'un des sièges, acceptant l'hydromel qu'on lui présenta.

Puis, tout en dégustant le précieux nectar, elle suivit attentivement les échanges entre les deux femmes. Ni l'une ni l'autre n'avait sous-estimé le danger que représentaient les Marinas de Poséidon. Le principal reproche était l'empressement qu'avait mis la chef à satisfaire les demandes des Saints, des alliés d'Asgard mais pas forcément capables de faire preuve de la plus élémentaire des prudences.

La prêtresse releva le tête lorsque le silence suivit les dernières paroles de leur hôtesse.

- Qu'est-ce qui vous permet de croire que les Marinas ne sont éveillés que maintenant ? Se rejeter la faute est trop tard et en tant que guerrière vous avez agi au mieux de ce que vous pensiez être la situation. Les Saints de la déesse Athéna sont nos alliés mais en leur ouvrant la porte sans assistance, vous avez aussi ouvert une brèche qui risque de se changer en passage béant droit vers Asgard.

Puis posant sa coupe, elle se releva.

- Vous avez raison, dame Freiya n'est point une guerrière mais une prêtresse mais vous avez oublié une chose capitale.

Hermine ferma alors les yeux avant d'emflammer son cosmos qui ne tarda pas à s'embraser et monter en flèche à une allure vertigineuse. La puissance de la prêtresse était telle qu'elle rayonna non seulement au travers de la salle de réunion mais s'étendit sur l'entièreté du village, un cosmos d'une puissance extrême capable de bloquer bien des êtres sur place mais il y avait plus bien plus.

Hermine, détacha les broches tenant sa longue robe, apparaissant en simple tunique devant la chef du village.

Et avant que celle-ci ne puisse réagir.

Par l'Hermine foudroyante...

Ainis, plaqua-t-elle la jeune femme contre le mur, lui laissant ensuite le temps de reprendre ses esprits et réaliser qu'elle avait le couteau sur la gorge. En dehors de Freiya, il n'y avait eu nul autre témoin.

Puis, relâchant, sa prisonnière, elle reprit.

- Toute prêtresse est aussi capable de combattre même si ce n'est pas son rôle premier et que cela reste celui des guerriers et guerrières d'Asgard. Lutter contre les Marinas est bien votre rôle et vous avez toute notre confiance, ainsi que celle du Seigneur Odhinn, mais placer une barrière pour bloquer leur flux est le nôtre. Nous devons nous soutenir et mettre nos talents en commun pour notre seigneur et notre peuple. Qu'adviendrait-il de la population de Bifröst si tous vos guerriers sont au front ?

Elle lui tendit ensuite l'arme en un geste d'apaisement.

- Gardez cette arme en souvenir de cette journée, je suis Ermengarde Hermine, Valkyrie du seigneur Odhinn, à la fois prêtresse et guerrière. Il était de mon devoir de vous ouvrir les yeux sans risquer de vous voir écrasée par le cosmos de Freiya.

Soudain, la voix de Dame Hermine se tut tandis qu'elle ressentait des mouvements de cosmos.

- Bien, je pense que vous aussi l'avez ressentie, une énergie vient de remonter du Gouffre. L'heure n'est plus aux discussions mais aux actes, princesse, les prêtres et les guerriers attendent vos ordres.
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Freiya
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MessageSujet: Re: Dernière halte avant le Gouffre Interdit   Mar 13 Mar - 3:22

Qui n’avait pu voir la pointe de satisfaction dans le regard de la guerrière chef du village de Bifröst lorsqu’elle avait répondu à la princesse, la laissant littéralement sans voix. L’interlocutrice de Freiya n’était pourtant pas quelqu’un d’hautain, mais elle avait un certain mépris intérieur pour cette jeune créature, cette prêtresse dont on disait que si d’aventure le royaume d’Asgard se trouvait au cœur de nouveaux combats, la blondinette ne servirait pas à grand-chose. Dire qu’elle était arrivée impérieuse pour lui taper sur les doigts, elle, fille de l’illustre chef du village de Bifröst, premier rempart contre l’invasion ennemie. Croyait elle vraiment que du fin fonds de son palais elle pouvait percevoir l’empressement d’une attaque, d’un premier coup porté avant que l’ennemi n’ai eut le temps de s’organiser et de venir marcher sur leurs terres.

La guerrière sur son siège s’était redressée, son menton s’était subtilement relevé tandis que son regard perçant ne quittait pas celui de l’émissaire royal.

Une voix s’était élevée, mais la guerrière ne s’était pas résignée à lâcher sa « proie » des yeux.


« Je vous l’ai dit… » s’était elle contentée de répondre. « Nous sommes en première ligne et les marinas sont des créatures tellement bouffies d’orgueil qu’ils ne rateraient pas une occasion de venir frapper à notre porte. »


Le ton était légèrement narquois après tout ici c’était le front, là où elle avait grandit, son enfance avait été la guerre, l’horreur, la souffrance, les responsabilités… Qu’avaient elles connus, elles, les nobles dans leur jolie palais ?


Ce ne fut qu’à ce moment là qu’elle daigna regarder sa nouvelle interlocutrice, celle-ci s’était alors levé et avait sans explication aucune ôté sa robe pour ne rester vêtu que d’une simple tunique. Sans doute se serait elle amusée de ce comportement si un cosmos d’une pureté et d’une puissance incroyable ne s’était pas manifesté, parcourant non seulement la pièce, mais également l’ensemble du village. On put entendre une certaine stupeur dans la pièce à coté, mais personne n’osa intervenir.

La seconde suivante, la représentante du village de Bifröst se retrouva plaqué contre le mur, une lame aiguisée appuyée sur sa gorge. Comment n’avait elle pas pu anticiper cette attaque ? Comment une simple prêtresse était parvenue à passer sa vigilance de guerrière ? La jeune femme n’avait pas décoché un mot aux avertissements de cette consœur, serrant les dents devant ce coup inattendu et déloyale à souhait.

« Si vous pensez qu’une barrière est nécessaire, soit. Quant à nos hommes, il adviendra d’eux la même chose que la dernière fois, ils feront honneur à leur dieu et leur sacrifice ne sera pas vain. »

Freiya tout au long de cette démonstration de force n’avait pas bougé, elle s’était retrouvée dans une situation détestable, et l’aide de Dame Hermine avait été plus que secourable, surtout qu’à aucun moment la prêtresse n’avait fait comprendre à leur interlocutrice que cette intervention avait été provoquée par l’incompétence d’une jeune prêtresse qui tentait de tenir son rang.

Mais pour une fois, alors que Freiya sentait le stress monter plus que de raison et la panique la gagner, elle n’avait pas fondu en larme… L’image d’Hagen s’était affiché dans son esprit, ses poings s’étaient serrés.

-Ce n’est pas le moment de craquer !

Se répéta t’elle intérieurement comme un leitmotiv alors que dame Hermine était entrain de relâcher son emprise et de tendre avec une amitié toute guerrière sa lame à son adversaire.

« Vous avez raison Dame Hermine, l’heure n’est plus aux paroles mais aux actes. J’ose espérer que cette entrevue vous aura fait comprendre que Bifröst n’est pas un front isolé. Asgard tout entier prie pour ses guerriers, Asgard tout entier est prêt à prendre les armes contre notre ennemi. Par pitié laissé nous soutenir votre bras armé. »

Les prêtresses possédaient un savoir incroyable, elles étaient une aide comme de celle qu’on laisse derrières les lignes de front pour les soutenir.

« Une guerre ne se gagnera pas sans un effort conjoint… Tachons de ne pas commettre les erreurs du passé. »

Finit elle par dire en plantant son regard dans celui de la chef du village. Qu’importe si celle-ci avait cru la toute puissance de son cosmos que Dame Hermine avait sous entendu. Qu’importe qu’elle ne soit pas le quart d’une guerrière, elle savait ce qu’elle avait à faire et la nécessité de son geste. Une nouvelle vague de cosmos en provenance du gouffre s’était fait sentir.


« Vous rassemblerez une escorte pour soutenir la notre, je pense qu’il ne manque pas en Bifröst de bras armé suffisamment valeureux pour flirter avec les lignes ennemis. »

C’est alors qu’un sourire c’était affiché sur le visage de la fille du chef.

« Le plus dur pour nous sera de choisir parmi tous les volontaires ! » avait répondu dans un sourire entendu la guerrière. Elle avait sortit de sa jambière sa propre lame.

« En gage de notre entente Dame Hermine. »

L’arme était finement ouvragée, un cadeau raffiné et tout à la fois conçu pour le combat.

« Bien dans ce cas nous vous attendrons sur la place centrale. » avait conclu la princesse Freiya, en saluant son « homologue » d’un signe de tête. Puis elle s’était dirigée vers la sortie accompagnée de dame Hermine, elles avaient ralliés la place centrale et leur gardes.

« Merci. » avait soufflé la princesse à l’intention de la prêtresse.

« Pour Asgard et pour moi… Merci. »


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Dernière édition par Freiya le Lun 30 Avr - 1:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dernière halte avant le Gouffre Interdit   Sam 17 Mar - 5:50

La fille du chef s'était d'abord raidie sous l'assaut de la prêtresse, furieuse de s'être fait ainsi surprendre par une femme qu'elle n'avait sans doute pas considérée comme étant une rivale potentielle. Une erreur de jugement qui sur un champ de bataille aurait pu avoir de lourdes conséquences. Mais cela ne se reproduirait plus. Dame Hermine connaissait ce genre de guerrière. Une fois l'émotion passée, elle se reprendrait vite et surtout retiendrait la leçon et mieux encore chercherait une parade...

Elle sourit en la voyant accepter la lame avant d'enfin lui répondre. Puis, ce fut au tour dela princesse Freiya. Les yeux d'Ermengarde, dame Hermine, brillèrent de fierté. Sans doute le genre de regard que la princesse de Polaris aurait tant voulu voir chez Hilda. Et pourtant, si la blonde princesse savait. A quel point Hilda avit été fière d'elle...

Malheureusment, même cela, elles n'avaient pu le partager. Hagen avait tout éclipsé, bien plus que la magnifique Perle des Ombres. Enfin, Hermine ne perdait pas espoir de tous les voir un jour rassemblées. Enfin, pour l'instant, c'était la sécurité d'Asgard qui comptait et les échanges entre Freiya et celle qui els recevait.

Magnifique princessse, vous êtes intervenue au bon moment. Sans trop vous imposer et sans vous diminuer. Vous devez apprendre à connaître au mieux ceux qui combattent pour vous et votre peuple. Les connaître mais aussi leur montrer que vous vous souviez d'eux même si vous êtes loin...

Puis, enfin, elles prirent les meilleures décisions. Et Hermine reprit enfin la parole, mettant toujours Freiya en avant.

- Oui, comme vous venez de le dire, c'est ensemble que nous veillerons au mieux sur le peuple et les terres d'Asgard, en unissant nos divers talents. Nous sommes les prêtresses spécialisées dans la défense et le soutien des troupes et vous la force brute contre qui tous s'écrasent et se fracassent. La puissance de frappe du seigneur Odhinn devant qui tous tremblent. Ensemble, rien ne peut nous résister.

Et acceptant le cadeau de la jeune femme, une magnifique lame ouvragée et plus que redoutable. Un échange entre guerrières se respectant devant toute une assemblée enthousiaste. Elle avait raison, jamais, il ne manquerait de volontaires pour escorter les envoyées de Polaris.

- Merci à toi, je suis dame Hermine, Ermengarde, prêtresse et Valkyrie du grand Odhinn. Que ce jour reste dans nos mémoires, ma soeur.

La quasi fraternité des guerriers défendant Asgard. Cela aussi Freiya allait le redécouvrir. Avec le temps, peut-être se rendrait-elle compte que même Sigrid pouvait être apprivoisée.

Et ce fut sur ces derniers actes que la prêtresse suivit Freiya hors des murs.

" De rien, princesse, continuez. Je suis là pour vous..."

L'escorte les attendait déjà mais quelque chose de mauvais flottait dans l'air. Aussi Hermine s'adressa-t-elle à la princesse.

" Les saints sont revenus en surface mais les choses n'en sont pas finies pour autant. Je crains que le regard des Marinas soit irrémédiablement tournés vers nous. Princesse, nous ne devons pas perdre de temps. La Sirène...

La Sirène ne peut avoir oublié. "


[HRP : je te laisse ouvrir le sujet au Gouffre Wink ]

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